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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 02:33

Pour son dernier déplacement dans ces éliminatoires de l'Euro 2012, l'équipe de France sera en Roumanie ce mardi. Elle y affrontera la sélection locale et participera à l'inauguration du Stadionul Național (Stade national) de Bucarest (ici), qui accueillera notamment la finale de la Ligue Europa 2011/2012. Présentation du futur adversaire de l'équipe de France.

Mais comme c'est de coutume en ces lieux, évoquons le pays. La Roumanie (
Româniaen roumain) est un pays d'Europe de l'Est, frontalier de la Bulgarie, de la Hongrie, de la Moldavie, de la Serbie et de l'Ukraine et bordé par la mer Noire au sud-est. Elle s'étend sur 238.391 km² et compte près de 22 millions d'habitants. La capitale est Bucarest tandis que Cluj, Constanța, Iași et Timișoara sont les autres villes importantes. La langue nationale est le roumain qui contrairement à la plupart des autres langues de la région est d'origine latine comme l'espagnol, le français ou l'italien, ce dernier présentant d'ailleurs beaucoup de ressemblances avec la langue roumaine. C'est l'une des originalités de ce pays qui est devenu communiste après la Seconde Guerre mondiale et qui a du subir des décennies durant la dictature de Nicolae Ceauceșcu. Après la chute du tyran, renversé et exécuté en 1989, le régime communiste est tombé et la Roumanie est devenue membre de l'Union européenne en 2007, en même temps que la Bulgarie.

Sans être une nation dominante du football en Europe, la Roumanie en est une place importante. Elle a été l'une des premières équipes européennes à adopter ce sport et elle faisait partie, en 1930, des quatre sélections du Vieux continent à faire le long voyage en bateau vers le Brésil en compagnie de la Belgique, de la France et de la Yougoslavie. Lors du tournoi, en Uruguay, la Roumanie sort dès le premier tour. Après une victoire initiale face au Pérou (3-1), elle s'incline lourdement face au pays hôte, futur vainqueur (0-4) et ne termine que deuxième de son groupe, insuffisant car seul les leaders accèdent au demi-finales. La Roumanie est encore présente en Italie, en 1934. Elle sort dès les huitièmes de finale (1), battue par la Tchécoslovaquie, futur finaliste (1-2). Le résultat est le même quatre ans plus tard, en France. C'est cette fois Cuba qui se charge d'éliminer la sélection roumaine (3-3 a.p. puis 1-2 lors d'un match d'appui). Néanmoins, la Roumanie est l'une des rares sélections à avoir participé aux trois Coupes du Monde d'avant-guerre.
Ce n'est qu'en 1970 que la Roumanie fait son retour en Coupe du Monde. En éliminatoires, elle termine en tête d'un groupe comprenant la Grèce, la Suisse et le Portugal. Durant la compétition, au Mexique, elle sort dès le premier tour. Il faut dire que son groupe était très relevé avec le futur vainqueur brésilien, le tenant du titre anglais et la Tchécoslovaquie. Les Roumains démarrent par une défaite face à l'Angleterre (0-1) avant de battre la Tchécoslovaquie (2-1) puis de voir ses espoirs de qualification ruinés par une défaite face au Brésil (2-3). Une campagne honorable malgré l'élimination prématurée.
La Roumanie manque ensuite les quatre éditions suivantes et ne refait son apparition dans un Mondial qu'en 1990, en Italie. En éliminatoires, la Roumanie sort victorieuse de son groupe devant le Danemark, la Grèce et la Bulgarie. À cette époque, une génération dorée s'installe dans la sélection roumaine, incarnée par Gheorghe Hagi, « Le Maradona des Carpates », ainsi que par d'autres joueurs de talent comme Lăcătuş, Popescu, Răducioiu et Stelea. Versée dans un groupe B relevé comprenant l'Argentine, championne du monde en titre, le Cameroun, une équipe montante, ainsi que le vice-champion d'Europe soviétique, la Roumanie démarre par une victoire contre l'URSS (2-0) avant de s'incliner face au Cameroun (1-2) puis de tenir en échec l'Argentine (1-1). Deuxième de son groupe derrière le Cameroun mais devant l'Argentine et l'URSS, la Roumanie passe le premier tour pour la première fois de son histoire. Mais l'aventure s'arrête dès les huitièmes de finale, face à l'Irlande (0-0, 4-5 t.a.b.).
La Roumanie revient toutefois en 1994, aux États-Unis. Complétée par les arrivées de Miodrag Belodedici et Dan Petrescu, la génération dorée roumaine termine leader de son groupe de qualifications devant la Belgique, la Tchécoslovaquie (2), le Pays de Galles, Chypre et les Îles Féroé. Ambitieuse, la Roumanie est versée dans le groupe A en compagnie de la Colombie, des États-Unis et de la Suisse. Elle démarre par une victoire face aux Sud-américains (3-1) avant de sombrer face aux Helvètes (1-4) mais finit par une victoire contre le pays hôte (1-0) qui lui assure la première place du groupe. En huitièmes de finale, la Roumanie réalise l'exploit en éliminant l'Argentine (3-2) privée de Maradona pour dopage pour ce qui reste sans doute le plus grand match de l'histoire de la sélection roumaine (
iciet ici). Une sélection qualifiée pour la première fois de son histoire pour les quarts de finale durant lesquels elle affronte la Suède. Mais la Roumanie laisse échapper un match pourtant à sa portée. Menée au score, elle parvient à égaliser en fin de partie puis à prendre l'avantage en prolongations avant de se faire égaliser à cinq minutes du terme de celles-ci pour finalement s'incliner aux tirs au but (4-5). Mais peu importe la déception car ce quart de finale reste à ce jour la meilleure performance de la Roumanie en Coupe du Monde.
La Roumanie est encore présente quatre ans plus tard en France en 1998, au terme d'un parcours qualificatif impressionnant. Elle terminera en tête de son groupe de qualifications devant l'Irlande, la Lituanie, la Macédoine, l'Irlande et le Liechtenstein avec 28 points, soit neuf victoires et un nul en dix rencontres avec 37 buts marqués pour seulement 4 encaissés, soit le meilleur bilan de la zone Europe. En phase finale, la sélection roumaine est reversée dans le groupe G avec l'Angleterre, la Colombie et la Tunisie. Elle démarre par deux victoires face à la Colombie (1-0) et à l'Angleterre (2-1). Son nul face à la Tunisie (1-1) lui permet de terminer en tête du groupe. Mais elle tombe dès les huitièmes de finale, battue par la surprenante Croatie (0-1).
C'est à ce jour la dernière participation de la Roumanie en Coupe du Monde.
Lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2002, la Roumanie termine deuxième de son groupe derrière l'Italie et devant la Géorgie, la Hongrie et la Lituanie. Ce qui lui vaut une place de barragiste face à la Slovénie, qui éliminera les Roumains à la surprise générale (défaite 1-2 à Ljubljana et nul 1-1 à Bucarest).
Lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2006, la Roumanie est reversée dans un groupe relevé comprenant la République Tchèque, les Pays-Bas, la Finlande, la Macédoine, l'Arménie et Andorre. Elle termine finalement troisième de ce groupe avec un parcours honorable (8 victoires, 1 nul, 3 défaites, 23 buts marqués pour 11 encaissés) derrière les Pays-Bas et la République Tchèque mais seulement deux points derrière cette dernière.
Forte de ce bon parcours éliminatoire et de sa qualification pour l'Euro 2008 (voir par ailleurs), la Roumanie aborde avec beaucoup d'ambition les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010 durant lesquels elle affrontera la France, la Serbie, l'Autriche, la Lituanie et les Îles Féroé. Mais elle débute cette phase qualificative de la pire manière possible, en encaissant une sévère correction à domicile face à la Lituanie (0-3). Face à la France, elle mène de deux buts avant de se faire égaliser et de passer près de la défaite en fin de match (2-2) et elle obtient un nul très inespéré au retour (1-1). Face à la Serbie, elle perd à domicile (2-3) avant de se faire corriger à Belgrade (0-5). Au final, dans un groupe où elle pouvait viser au moins une place de barragiste, la Roumanie termine à l'avant-dernière place avec 3 victoires, 3 nuls et 4 défaites, 12 buts marqués pour 18 encaissés.

(1) En 1934 et 1938, seize équipes participent au Mondial mais il n'y a pas de phase de poules. Les huitièmes de finale constituent le premier tour.
(2) La Tchécoslovaquie a démarré les éliminatoires du Mondial 1994 en tant que telle mais elle s'est divisée entre temps entre deux nations nouvellement créées, la République Tchèque et la Slovaquie. Elle est toutefois restée unifiée le temps de ces éliminatoires qu'elle a disputé sous le nom de Rassemblement des Tchèques et Slovaques (RTS). Un peu comme la CEI qui a remplacé l'URSS lors de l'Euro 1992 ou comme la Serbie-Monténégro, restée unifiée à l'occasion de la Coupe du Monde 2006 en dépit de la partition du pays.


Et à l'Euro, quel bilan pour la Roumanie ?
Lors de la première édition, en 1960, la Roumanie élimine dans un premier temps la Turquie (3-0, 0-2) en huitièmes de finale mais s'incline en quarts face à la Tchécoslovaquie (0-2, 0-3). Elle ne participe donc pas au tournoi finale en France puisqu'à l'époque seuls les demi-finalistes y sont conviés.
En 1964, elle échoue encore lors des éliminatoires, battue lors du tour préliminaire par l'Espagne, futur vainqueur (0-6, 3-1).
Les éliminatoires de l'édition 1968 se déroulent pour la première fois sous la forme d'une phase de groupes. La Roumanie termine deuxième de sa poule derrière l'Italie, futur vainqueur encore une fois, et devant la Suisse et Chypre et ne participe donc pas aux quarts de finale.
Lors des éliminatoires de l'Euro 1972, la Roumanie finit en tête de son groupe devant la Tchécoslovaquie, le Pays de Galles et la Finlande. Ce qui lui permet de participer aux quarts de finale qui se déroulent à l'époque sous un format aller-retour. Quarts de finale durant lesquels elle est éliminée par son voisin et rival hongrois (1-1, 2-2, défaite 1-2 lors du match d'appui). La Roumanie manque à nouveau la phase finale.
Lors des éliminatoires de l'Euro 1976, la Roumanie ne passe pas la phase de groupes car elle termine seulement deuxième de sa poule derrière l'Espagne et devant l'Écosse et le Danemark.
En 1980, huit équipes participent à l'Euro pour la première fois. Troisième de son groupe éliminatoire derrière l'Espagne et la Yougoslavie et devant Chypre, la Roumanie manque encore une fois à l'appel.
La sélection roumaine doit donc attendre 1984 pour participer à sa première phase finale d'un championnat d'Europe des nations. Elle finit en tête d'un groupe pourtant relevé comprenant la Suède, la Tchécoslovaquie (troisième de l'édition précédente), l'Italie (championne du monde en titre) et Chypre. Lors du tournoi, en France, la Roumanie sort toutefois dès le premier tour. Emmenée par László Bölöni (qui deviendra par la suite entraîneur, notamment en France), elle démarre par un nul face à l'Espagne (1-1) avant de s'incliner face à la RFA (1-2) puis face au Portugal (0-1). Ce qui lui vaut de terminer dernière de son groupe.
La Roumanie manque ensuite les Euros 1988 (deuxième de son groupe qualificatif derrière l'Espagne et devant l'Autriche et l'Albanie) et 1992 (troisième derrière l'Écosse et la Suisse et devant la Bulgarie et Saint-Marin).
Elle ne fait son retour que lors de l'édition 1996, en Angleterre. Sur la lancée de son Mondial 1994 réussi, la Roumanie termine leader de son groupe qualificatif (6 victoires, 3 nuls et 1 défaite en 10 matchs, 18 buts marqués pour 9 encaissés) devant la France, la Slovaquie, la Pologne, Israël et l'Azerbaïdjan. Mais en phase finale, l'aventure s'arrête de nouveau dès le premier tour avec trois défaites en autant de matchs face à la France (0-1), à la Bulgarie (0-1) et à l'Espagne (1-2).
La Roumanie se qualifie ensuite pour l'Euro 2000, en Belgique et aux Pays-Bas, en terminant en tête et invaincue (7 victoires, 3 nuls en 10 matchs, 25 buts marqués pour 3 encaissés) devant le Portugal, la Slovaquie, la Hongrie, l'Azerbaïdjan et le Liechtenstein. Durant la phase finale, elle hérite d'un groupe difficile avec l'Allemagne, le Portugal et l'Angleterre. Elle démarre par un nul face aux Allemands (1-1) après avoir ouvert le score. Puis elle s'incline dans les arrêts de jeu contre le Portugal (0-1) avant de battre l'Angleterre dans les dernières minutes (3-2) au cours d'un match à rebondissements qui qualifie les Roumains en même temps qu'il élimine les Anglais. Deuxième de son groupe derrière le Portugal et devant l'Angleterre et l'Allemagne, la Roumanie tombe en quarts de finale, éliminée par l'Italie, futur finaliste (0-2). Ce match était le dernier en sélection de Gheorghe Hagi, qui terminera sa carrière internationale sur une expulsion.
La Roumanie manque ensuite l'Euro 2004, terminant seulement troisième de son groupe (4 victoires, 2 nuls et 2 défaites en 8 matchs) derrière le Danemark et la Norvège et devant la Bosnie-Herzégovine et le Luxembourg. Elle termine a égalité de points avec la Norvège et une meilleure différence de buts mais une moins bonne différence particulière a joué en sa défaveur.
Ce n'est donc pas dans des conditions optimales que la Roumanie aborde les éliminatoires de l'Euro 2008, qui se déroule en Suisse et en Autriche. Mais la qualification semble accessible puisque les deux premiers de chaque groupe sont automatiquement qualifiés. Et la poule offerte à la Roumanie est composée des Pays-Bas, de la Bulgarie, de la Slovénie, de l'Albanie, de la Biélorussie et du Luxembourg. La sélection roumaine réalise une surprenante campagne qualificative, parfaitement maitrisée. Et elle s'offre même le luxe de terminer en tête de son groupe à la surprise générale devant les Pays-Bas, avec 9 victoires, 2 nuls et 1 défaite, concédée en Bulgarie en novembre 2007. Le point d'orgue de cette campagne réussie a été la victoire obtenue face aux Pays-Bas à Constanța en octobre 2007 (1-0), des Néerlandais qui avaient été incapables de s'imposer quelques mois plus tôt à domicile face à cette même équipe roumaine (0-0). Huit ans après sa dernière participation à un grand tournoi, la Roumanie fait donc son retour à l'occasion de l'Euro 2008 qu'elle aborde en position d'outsider. Mais elle n'est pas épargnée par le tirage au sort qui lui réserve un groupe relevé avec les Pays-Bas et surtout l'Italie et la France, respectivement champion et vice-champion du monde. Ce sont les Bleus qui se présentent face aux Roumains pour le premier match, le 9 juin à Zurich. Un match qui se termine sur un match nul et vierge au terme d'une partie très ennuyeuse (0-0). Quatre jours plus tard, la Roumanie affronte l'Italie, toujours à Zurich. Profitant d'une erreur de Gianluca Zambrotta, la star roumaine Adrian Mutu ouvre le score à la 54ème minute mais Christian Panucci égalise dans la foulée pour l'Italie. À dix minutes du terme de la partie, la Roumanie obtient un penalty qu'Adrian Mutu se charge de transformer. Mais l'attaquant voit son tir arrêté par Gianluigi Buffon. Plus que la victoire, c'est peut être la qualification que la Roumanie vient de laisser passer. Mais avant d'affronter les Pays-Bas, à Berne le 17 juin, la sélection roumaine a toujours son destin en main. Une victoire lui suffirait face à une équipe déjà qualifiée et assurée de sa première place après ses cartons face à l'Italie (3-0) et à la France (4-1). Mais face à une équipe néerlandaise quasi-entièrement remaniée, la Roumanie s'incline (0-2) et ne termine que troisième du groupe, l'Italie s'étant emparé de la deuxième place en battant dans le même temps la France à Zurich (2-0).
Après des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010 catastrophiques (voir plus haut), la Roumanie n'aborde pas de la meilleure manière possible les qualifications de l'Euro 2012, dans un groupe comportant la France, la Bosnie-Herzégovine, la Biélorussie, l'Albanie et le Luxembourg. Elle commence difficilement par deux matchs nuls face à l'Albanie (1-1) et en Biélorussie (0-0) avant de s'incliner en fin de match en France (0-2). Une nouvelle défaite concédée en Bosnie-Herzégovine (1-2) semblait avoir mis fin à ses espoirs de qualification mais depuis elle a enchainé trois victoires face au Luxembourg (3-1), à la Bosnie-Herzégovine (3-0) et au Luxembourg (2-0) et se remet à rêver à une qualification qui semblera toutefois bien difficile à obtenir. Une victoire face à la France est obligatoire !

L'effectif de la sélection de Roumanie est loin d'être aussi impressionnant qu'il y a quelques années. En cause ? Un manque de joueurs évoluant dans des championnats majeurs et un championnat local affaibli, à l'image des clubs de Bucarest. Ce qui a permis à quelques équipes méconnues de remporter le Graal et de se qualifier pour la Ligue des Champions, comme Unirea Urzicieni (2009) et
Oţelul Galaţi (2011). Plus de détails ici. De plus, l'ancien capitaine Cristian Chivu a pris sa retraite internationale tout comme l'expérmienté Mirel Rădoi tandis que Adrian Mutu et Gabriel Tamaș sont ecartés pour raisons disciplinaires.
Voici une présentation de l'équipe retenue pour affronter la France par Victor
Piţurcă, sélectionneur durant l'Euro 2008 et qui a retrouvé son poste après la démission de Răzvan Lucescu (le fils de Mircea Lucescu, l'entraîneur du Chakhtar Donetsk) en juin dernier.
Dans les buts, le géant
Costel Pantilimon(24 ans et 2,04 m ! ) devrait être titulaire. Ce jeune gardien porte depuis cet été les couleurs de Manchester City où il devrait être la doublure de Joe Hart. Silviu Lung(22 ans, Astra Ploiești), fils et homonyme de l'ancien gardien de la sélection, ainsi que Ciprian Tătărușanu(25 ans, Steaua Bucarest) seront ses doublures.
Les deux latéraux titulaires de la sélection figurent parmi les meilleurs joueurs de cette équipe.
Cristian Săpunaru(27 ans), le latéral droit, a récemment remporté la Ligue Europa avec le FC Porto tandis que son alter-ego sur le côté gauche, Răzvan Raţ(30 ans), le nouveau capitaine, brille avec le Chakhtar Donetsk. Ștefan Radu(24 ans, Lazio Rome) est un défenseur polyvalent capable d'évoluer aussi bien dans l'axe que sur le côté gauche. Nicolae Dorin Goian(30 ans, Glasgow Rangers) est un pilier de la défense centrale qui a notamment évolué au Steaua Bucarest et à Palerme. George Galamaz(30 ans, Steaua Bucarest) a participé à la Ligue des Champions avec Unirea Urizicieni en 2009/2010 mais il n'a connu les joies de la sélection que récemment, à 28 ans. Vlad Chircheș(21 ans, CS Pandurii Târgu Jiu), Iasmin Latovlevici(25 ans, Steaua Bucarest) et Alexandru Măţel(21 ans, Astra Ploiești) sont moins connus.
Gabriel Torje(21 ans) a été l'un des joueurs les plus convoités sur le marché des transferts cet été mais c'est finalement l'Udinese, toujours très malin en terme de transferts, qui est parvenu à attirer le « Messi roumain », double buteur face au Luxembourg, qui évoluait au Dinamo Bucarest. Mais il sera suspendu face à la France, ce qui devrait profiter à Bănel Nicoliţă(26 ans). Unique international roumain issu de la communauté Rom, cet ailier vient de rejoindre Saint-Étienne en provenance du Steaua Bucarest. Ancien joueur du Lokomotiv Moscou, Răzvan Cociș(28 ans) vient de retrouver le championnat russe en s'engageant l'été dernier avec Rostov après des passages au Politehnica Timișoara, en Arabie Saoudite (Al-Nassr) ainsi que chez les Ukrainiens du Karpaty Lviv. C'est un milieu offensif polyvalent et expérimenté. Ovidiu Petre(29 ans) joue au poste de milieu défensif. Il a lui aussi évolué à Al-Nassr après avoir porté les couleurs du Steaua Bucarest mais il a fait son retour en Europe cet été à Modène, un club de deuxième division italienne. Cristian Tănase(24 ans, Steaua Bucarest), est un milieu offensif polyvalent. C'est l'un des joueurs roumains les plus prometteurs. Ovidiu Herea(26 ans, Rapid Bucarest) ainsi que Costin Lazăr(30 ans, PAOK Salonique) n'ont pas la réputation des joueurs précédemment cités.
En l'absence de Mutu,
Ciprian Marica(25 ans) est le patron de l'attaque roumaine. Après avoir brillé sous le maillot du Chakhtar Donetsk, ce buteur a tenté l'aventure allemande avec Stuttgart mais sans vraiment s'imposer. Libéré de son contrat, il a rejoint Schalke 04 cet été. Bogdan Stancu(24 ans) a rejoint Galatasaray l'hiver dernier après avoir brillé au Steaua Bucarest mais il ne s'est pas imposé chez le géant turc qui l'a prêté cet été chez le promu Orduspor. Ianis Zicu(28 ans) n'est pas réellement un buteur, plus un milieu offensif. Après avoir évolué un temps à l'Inter et après avoir écumé de nombreux clubs roumains, il a posé ses valises cet été au CSKA Sofia. Meilleur buteur du championnat roumain en 2005 et 2009, Gheorge « Gigel » Bucur(31 ans) porte les couleurs du Kouban Krasnodar, l'équipe surprise du championnat russe entrainée par Dan Petrescu.

Dans leur histoire, la France et la Roumanie se sont affrontées à quinze reprises. Le bilan est favorable à la France : 8 victoires pour 4 nuls et 3 défaites roumaines. Les Roumains ont remporté la première confrontation entre les deux équipes en 1932 (6-3) tandis que la France s'est imposée lors du match aller, la dernier match franco-roumain en date (2-0). La dernière victoire roumaine face à la France remonte à 1972.
Récemment, la France et la Roumanie se sont souvent rencontrées. Ce match sera en effet le quatrième depuis l'Euro 2008 et le nul (0-0) de Zurich. Durant les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010, la France a décroché le nul en Roumanie (2-2) alors qu'elle était menée 2-0 grâce notamment à un but extraordinaire de Yoann Gourcuff. Au retour, la Roumanie est parvenue à tenir en échec les Bleus au Stade de France (1-1) grâce à un but contre son camp de Julien Escudé. Enfin, en octobre dernier, la France l'a emporté (2-0) grâce à des buts tardifs de Rémy et Gourcuff.
En octobre 1995, l'équipe de France d'Aimé Jacquet s'est imposée à Bucarest (3-1) durant les éliminatoires de l'Euro 1996. Ce jour là, une équipe était née, celle qui allait gagner le Mondial 1998 puis l'Euro 2000. Près de seize ans plus tard, l'histoire se répétera t-elle pour l'équipe de Laurent Blanc ?
(Cf. article précédent) 

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