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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 02:25

Monsieur le Président,

 

Pour commencer, merci pour ce Grand Débat.

Cela sonne pour certains comme un grand prétexte ou un grand écran de fumée. Peut-être même était-ce là l’intention première.

Mais le peuple s’exprime, dans le pays de la révolution, des droits de l’homme. Dans une des grandes démocraties de notre Monde. Alors c’est magnifique et vous voilà maintenant avec une grande responsabilité pour agréger toutes les propositions des Français, construire une stratégie, un plan d’action, le mettre en œuvre et contrôler sa bonne réalisation, et l’améliorer de façon continue, et communiquer à chaque étape, encore et toujours.

 

Encore aujourd’hui, la France représente un peu plus dans le Monde que les 0,87% de la population mondiale rassemblée (ou éparpillée) sur les 0,45 % de la surface terrestre, sur deux continents et trois océans.

Depuis Geneviève, Clovis et Clotilde, mille cinq cents ans sont passés et la France a su prendre et garder une place majeure dans la compétition culturelle, scientifique et commerciale entre les grandes nations mondiales. La France a aussi su adopter, améliorer et créer un modèle social et politique.

Pour réussir son projet de démocratie, la France a investi dans l’éducation de sa population, permettant ainsi à son peuple de prendre de bonnes décisions. Les chercheurs et ingénieurs ont amélioré la santé et les machines. Les ouvriers et les agriculteurs ont promu des règles de protection sociale qui nous protègent tous aujourd’hui individuellement autant qu’elles nous mettent en danger dans la compétition internationale face à d’autres pays qui ne respectent pas ces mêmes règles.

 

Nos forces d’hier peuvent aussi devenir nos faiblesses de demain si elles s’opposent à notre évolution. Ainsi, l’industrie du charbon a été une des forces de notre économie. Nous avons su inventer l’industrie nucléaire pour remplacer cette source d’énergie, mais nous avons eu beaucoup de mal à tourner la page du charbon et cela a coûté très cher. Ce n’est d’ailleurs pas encore tout à fait fini ! D’après l’ADEME (2014), le charbon rentre encore pour 3% dans notre mix énergétique, en étant importé à 100%.

Nous n’avons pas bien su prendre le virage du charbon, et aujourd’hui arrive le virage du pétrole et du gaz. Nous avons limité l’impact du pétrole et du gaz sur notre environnement et sur la balance de notre commerce extérieur grâce à la réalisation et à l’exploitation du parc nucléaire d’EDF. Mais l’électricité ne représente que 22% du mix énergétique (même source ADEME 2014), dont 77% produite par ces centrales nucléaires d’EDF (source RTE). La part du renouvelable, produit localement, en France, est en forte progression mais ne représente encore que 16% (en 2016, source Ministère Transition écologique et solidaire). Ainsi une part majoritaire de notre énergie est importée, ce qui crée une dépendance de notre pays vis-à-vis des exportateurs avec des conséquences diplomatiques et économiques fortes. En 2018, le déficit commercial FAB/FAB se monte à - 59,9 milliards, dont - 46,0 milliards pour le seul déficit énergétique (source http://lekiosque.finances.gouv.fr). 77% de la valeur de notre déficit commercial en 2018 est donc dû uniquement à nos achats d’énergie. Indépendamment même de toute notion écologique, notre pays a perdu cette année-là 46 milliards d’euros de richesse que nous avons donnée à d’autres pays. L’équivalent de 684 Euros par Français.

 

Nous savons - notamment depuis Hubbert dans les années 1950 - que le pétrole, pas plus que le gaz ou le charbon, n’est éternel, dans la mesure où nous le brulons infiniment plus vite qu’il se constitue. Le site http://www.worldometers.info/fr/ indique qu’il reste 16 166 jours (44 ans) avant la fin du pétrole, 58 112 (159 ans) avant la fin du gaz et 149 280 (408 ans) avant la fin du charbon. Pour folkloriques que peuvent sembler des mesures aussi précises, elles sont néanmoins finies. Et l’expérience montre que l’homme ira chercher toujours plus loin pour trouver du carburant, mais il sera toujours plus cher (cf. le charbon en France par exemple). Il faut donc profiter des années qui nous restent avec ces énergies peu chères pour développer le système énergétique de demain. Et la France, avec le potentiel scientifique que nous avons, peut prendre le lead de cette conquête pour peu que nos meilleurs cerveaux ne soient pas enfermés au service des vieux énergéticiens qui sont autant de lobbies, autant de freins.

 

Nous n’avons toujours pas parlé écologie, mais la nécessité de tourner la page du pétrole (et du gaz, et du charbon) est déjà démontrée pour recouvrir notre indépendance diplomatique et financière. L’investissement de capitaux dans les alternatives aux hydrocarbures que sont aujourd’hui le nucléaire, le renouvelable et les mesures d’économie d’énergie aura donc un impact favorable direct demain sur la balance du commerce extérieur de la France.

 

 

Mais l’impact écologique des hydrocarbures est un facteur de risque plus urgent à traiter que la raréfaction de ces ressources.

Sous deux aspects :

> Un aspect local, la pollution dans nos villes dépasse les seuils « acceptables » que nous nous sommes fixés (particules fines, Nox) ;

> Un aspect global avec l’impact de l’augmentation du CO² dans le réchauffement du climat.

 

Après avoir ignoré les risques (ou après les avoir cachés sous la pression des lobbies automobiles ?), il est temps pour la France de protéger ses habitants en luttant drastiquement contre toutes les formes de pollution.

D’abord en proposant à ses habitants une alternative concrète et envisageable pour les usages nécessaires liés aux émissions de polluants ;

Ensuite en réduisant progressivement et rapidement les causes de ces émissions, quitte à accompagner financièrement les industriels « victimes » de cette transition industrielle.

 

Un exemple pourrait être celui de la Californie, état grand comme les deux tiers de la France, qui lutte contre la pollution de l’air depuis 1967 et a notamment imposé des seuils d’émissions des véhicules particulièrement drastiques, au pays du tout voiture. La Californie a réussi à contrer le lobby des constructeurs automobiles de Detroit par un autre lobby pro-environnement. Le procureur Schwarzenegger a renforcé ces dispositions en 2007 et lancé en parallèle un programme en faveur de l’énergie solaire. Cette politique se poursuit aujourd’hui avec le gouverneur Jerry Brown qui s’oppose aux pressions du gouvernement fédéral du Président Trump.

La Californie est un bon exemple pour nous !

 

Il est à noter le rôle positif de la Commission Européenne qui protège les Français et leur santé avec une directive européenne sur la qualité de l’air (en 2008) et un rappel à l’ordre de la France qui ne met pas en place les mesures nécessaires pour protéger la santé des citoyens. Quatorze zones sont concernées par des dépassements des normes : Ile-de-France, Marseille, Nice, Toulon, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Valence, vallée de l’Arve, Strasbourg, Reims, Montpellier, Toulouse et la Martinique.

 

Les sources d’énergie et les usages

 

Augmenter la part du renouvelable et du nucléaire pour limiter au maximum, puis éradiquer les importations et la consommation d’hydrocarbures –

> Le nucléaire existant doit être exploité tant qu’il est sûr. Mais une alternative doit être disponible pour prendre la relève dès que l’ASN décidera d’arrêter une ou plusieurs tranches si elle considère que c’est nécessaire. En effet, il ne serait pas acceptable que l’on doive continuer avec une centrale nucléaire qui ne serait plus parfaitement sure.

> Le nouveau nucléaire doit être développé pour sécuriser la filière. Notre pays est en train, dans la douleur, de retrouver les compétences nécessaires pour construire une nouvelle centrale nucléaire. Ces femmes et ces hommes doivent enchainer sur un autre projet, puis encore un autre, et former la ou les nouvelles générations de techniciens et ingénieurs du secteur jusqu’au moment où l’Etat français décidera d’arrêter d’exploiter des centrales nucléaires. Dans 20 ans, 50 ans, 100 ans, je ne sais pas, mais le jour où sera prise la décision d’arrêter, les meilleures compétences partiront et il conviendra alors de fermer les sites assez vite.

Le problème des compétences se pose de façon cruciale dans le nucléaire : poser un programme a minima permettant de garantir plusieurs années de travail à des ingénieurs et techniciens. Le secteur du nucléaire est exigeant et a besoin de bons ingénieurs, bien payés et avec une visibilité long terme pour que les jeunes aient envie de s’y investir. La situation actuelle n’est pas bonne. La France aujourd’hui a besoin d’un nucléaire fort ayant le soutien des Français et lui permettant d’éviter plus d’importations, plus de compromis diplomatiques délicats, plus de pollution. Besoin du nucléaire avant de trouver et de mettre en place les solutions permettant de le remplacer par mieux.

Le nucléaire et la recherche donc.

Et les économies d’énergie ? Cela fait depuis ma naissance qu’on en parle, et pourtant on construit toujours des logements mal isolés, ou des bâtiments de bureaux. On ne consacre pas toujours l’argent nécessaire lors des rénovations. L’énergie n’est pas assez chère ! Alors pourquoi investir dans des dispositifs permettant de mieux la contrôler, de ne pas la gâcher ?

Non, vraiment l’énergie n’est pas assez chère : il suffit de compter toutes les personnes qui laissent tourner leur moteur de nombreuses minutes à l’arrêt en attendant quelqu’un. (Combien parmi ceux-là étaient dans la rue avec un gilet jaune ? De quoi se poser des questions sur l’efficacité de notre système d’éducation !)

Isolation des logements, neufs et rénovés.

De nombreuses études ont été faites pour optimiser les travaux à faire selon les spécificités des bâtiments. On cherche des investissements qui rapportent ? Moins de dépenses en énergie, c’est de la richesse qui reste dans le pays au lieu d’en partir. Donc il y aura un retour sur investissement. Voyez avec vos équipes à Bercy comment doser les taxes pour que le temps de retour sur investissement soit compatible avec les standards demandés par les financiers. Et/ou lancez une grande opération de crowdfunding sur ce thème. Passons aux bâtiments à bilan énergétique positif.

Renouvelable.

Partout où les toits sont exposés au soleil, montons des toits équipés de panneaux photovoltaïques. A commencer par 100 % des projets neufs. Arrêtons de normer les surfaces à 3, 6 ou 9 kW. Occupons toute la surface exploitable des toits et ne nous limitons pas à cause de considérations administratives. Donnons des moyens à Enedis pour assurer rapidement leur service public de raccordement en simplifiant les procédures. Pourquoi pas un bureau unique de la Région pour le photovoltaïque ? Avec un engagement d’appui aux propriétaires pour la constitution et la validation des dossiers. Tout est beaucoup trop complexe et lent pour un particulier aujourd’hui. Ce Bureau Unique pourrait aussi certifier un écosystème de fournisseur de matériels (panneaux, onduleurs …) et d’installateurs avec une garantie apportée par l’Etat si le particulier choisit matériel et installateur dans cette liste. (Aujourd’hui, un particulier doit faire confiance à un installateur qui n’a pas les moyens financiers de garantir l’installation pendant ses 20 ans de garantie – l’écosystème est trop fragile). Le Bureau Unique pourrait enfin être la plateforme support pour les investissements privés dans les projets photovoltaïques (une base sur laquelle les plateformes existantes pourraient s’appuyer et se développer).

 

Une autre façon de diminuer nos besoins en hydrocarbures est de favoriser les usages qui utilisent d’autres énergies et qui optimisent l’utilisation des ressources. Ainsi les infrastructures collectives – qui étaient fortement développées dans nos villes et régions il y a 100 ans et en ont disparu (du fait des lobbies automobiles ?) sont à relancer pour couvrir nos besoins : tramways, trains, bus, navettes autonomes demain, ainsi que les nouvelles solutions intelligentes et collaboratives : autopartage, covoiturage, taxis et VTC partagés – le tout étant électriques et avec un réseau de recharge adapté.

A propos des taxis en particulier : une démocratie ne peut pas laisser celui qui crie le plus fort lui dicter sa politique. Le système des taxis n’est pas adapté au besoin du plus grand nombre et l’économie du partage va effectivement révolutionner certains métiers. Comme le charbon, ne perdons pas quarante ans à essayer de sauver des métiers qui ne peuvent pas l’être. Pour certains clients, notamment professionnels, les taxis ont leur place dans l’offre de transport d’une métropole, mais sans prendre en otage la mise en place de solutions utiles pour tous sous prétexte qu’ils constituent eux aussi un lobby puissant. Uber pop par exemple est une proposition brillante et une vraie solution. Heetch également. Pensons d’abord aux utilisateurs et à la proposition de valeur que les services apportent à la société avant de protéger des acquis dépassés.

A propos du rôle des pouvoirs publics dans l’innovation et la transition : la France n’a pas la culture américaine du capital risque. En France, une solution devra démontrer sa valeur pour être financée ensuite. Mais avec quel argent financer sa preuve de concept ? Comment l’équipe de créateurs peut-elle se rémunérer ? Payer son propre loyer, ses courses, l’école des enfants ? Comment recruter les meilleurs sur le marché si on n’a pas le premier sou devant soi ? Parmi les nouveaux services, beaucoup peuvent être monétisés, mais il faudra trois à cinq ans pour arriver à des volumes permettant un vrai retour sur investissement. Trop long et trop risqué pour nos structures financières. Et toutes les aides possibles ne sont accessibles que une fois démontrée la preuve de concept. Et même là, en supposant que vous ayez réussi à convaincre une métropole de signer avec vous un partenariat d’innovation, la durée des processus d’achat, leur complexité, les délais de paiement … rien n’est fait pour vous inciter à risquer votre patrimoine, votre vie familiale et votre santé pour promouvoir des solutions permettant un monde meilleur ! Alors définissons un parcours type pour permettre à une innovation d’être testée. Et les critères permettant de juger la réussite du test. Et le processus permettant une scalabilité rapide de la solution à l’échelle des autres métropoles françaises, et internationales.

Deux exemples, sans parler de mon cas personnel : TOTEM.mobi, autopartage de Twizys (petites voitures électriques Renault) en libre-service à Marseille, a réussi par la force de travail de ses créateurs à percer et à essaimer maintenant sur Montpellier. Mais le service est excellent et mériterait d’être très largement financé et déployé, amélioré, en France et à l’étranger. Que de temps perdu par rapport à la concurrence étrangère ! Quelle force de caractère de ses créateurs !

L’autre exemple est l’exact opposé : l’histoire du milliardaire qui se lance lui aussi dans l’autopartage électrique, avec l’argent pour financer et le réseau pour implanter. Bolloré a lancé Autolib’ et c’est une vraie réponse à la problématique de l’alternative à la voiture individuelle et thermique. Certains choix techniques n’étaient pas bons. Sans doute certains contrats ne l’étaient pas non plus. Mais quelle innovation ! Un écosystème complet ! Pas besoin d’attendre que quelqu’un installe un jour une prise avant d’acheter une voiture, ou bien que les Parisiens achètent suffisamment de voitures électriques avant d’installer des prises (ou bien, pour les constructeurs, que les ventes de véhicules électriques décollent pour … commencer à en vendre !). Bien sûr dans le respect des équilibres et de l’intérêt financier du public, l’Etat devrait soutenir ce genre de projet, recueillir le retour d’expérience et prolonger ce service comme un nouveau service public, délégué à un ou plusieurs tiers.

Globalement, le transport de personnes est un service qui peut être assuré par de nombreux opérateurs, de la régie publique de transports en commun à des opérateurs privés, y compris soi-même pour ses propres trajets. Tout cela est à organiser en laissant de la place à la possibilité d’entreprendre autant qu’en protégeant les clients et en leur facilitant leurs choix et leurs parcours.

 

Favoriser les usages qui utilisent d’autres énergies, cela veut dire passer à l’électrique et déployer les infrastructures nécessaires (prises de recharge 3 kW sur les lieux d’habitation et de travail, prises de recharge rapide 50 kW et plus sur les axes de circulation, normalisation des types de prises, transports en commun), mais aussi repenser complètement les villes qui ont évolué sur un modèle américain de péri urbanisation. L’urbanisme est au cœur de cette révolution qui va requestionner nos usages et doit résoudre l’équation de nos déplacements quotidiens sans voiture. On pourrait repenser la ville sur la base de quartiers piétons offrants à leurs habitants l’ensemble des services sans avoir recours à la voiture.

Décentraliser des services accessibles à pied au niveau d’un noyau constitué d’un quartier, autour d’une gare de train ou d’une bouche de métro, cela peut demander de multiplier les emplois et désoptimiser des concentrations faites auparavant, mais avons-nous trop d’emplois en France ou pas assez ? Toujours diminuer les emplois dans les entreprises ou dans les administrations est-il une bonne idée ?

La force d’une start-up, c’est son équipe de fondateurs et ses premiers salariés. Mais en fait c’est pareil pour une grande entreprise. C’est l’engagement de ses salariés qui fait sa valeur. Et c’est d’ailleurs quand il y a perte de sens que tout commence à décliner pour l’entreprise. Les start-ups américaines ne s’y trompent pas. Bien financées, elles vont chercher les meilleurs profils sur le marché de l’emploi, et c’est avec elles et eux que ces entreprises innovent et améliorent notre monde. En France, arrêtons d’écouter des gestionnaires qui ne parlent que de réduire les coûts. Investissons dans des grands projets, donnons du sens, prenons des risques, des parts de marché, créons des océans bleus. Ecoutons les employés, donnons leur l’occasion de montrer leur valeur, de partager leur vision, les moyens de tester et mettre en œuvre leurs idées de changement selon les principes d’effectuation. Acceptons de faire des erreurs parfois et apprenons de nos erreurs. Dans les start-ups, dans les PME, dans les grands groupes, dans les administrations.

J’évoquais en début de cet article l’éducation de nos jeunes. Quelle place donnons-nous aujourd’hui aux professeurs de nos enfants dans la société ? Les professeurs ne devraient-ils pas être les meilleurs d’entre nous ? Et donc les mieux considérés – et donc les mieux payés ? (NdR : je ne suis pas professeur !). Quitte à mettre en place des parcours permettant de naviguer entre l’Education Nationale et les expériences en entreprise. On peut refaire ce raisonnement avec de nombreux métiers de l’administration : médecins, infirmiers, militaires, policiers, … On peut le faire aussi avec les agriculteurs ! Voyez-vous l’importance des agriculteurs ? la richesse qu’ils créent ?

La place du travail dans notre société

Le travail occupe une place centrale dans nos vies. Ne pas en avoir un est un échec du coup. On parle de marché de l’emploi, mais la fluidité de ce marché est parfois nulle, notamment dans certaines régions et cela rend les parcours professionnels très douloureux.

Pour occuper un travail, cela suppose que votre niveau de vie augmente par rapport à la situation où on ne travaille pas. Dans une « expérience hors travail », il est nécessaire que les besoins fondamentaux de la personne et de sa famille soient assurés. Ce sont les fondements de notre protection sociale et ces dispositions peuvent sans aucun doute être confortées, simplifiées et si possible renforcées. Si l’on considère une « expérience travailleur », le rôle de la société globalement est de permettre que cette expérience soit plus positive. Le travailleur va avoir des frais et des contraintes. Il aura parfois besoin d’aide car il aura moins le temps  pour ses tâches du quotidien. C’est le rôle de la collectivité de lui apporter l’ensemble des services nécessaires pour lui permettre de pouvoir travailler, qu’il soit un homme ou une femme, parent ou non. Et ces services doivent être rendus à un prix acceptable. Et enfin son travail doit être payé à un tarif acceptable aussi, pour lui permettre non seulement de payer les frais liés à son travail, mais aussi de vivre mieux que sans travail, de s’offrir plus de loisirs, de sport, de vacances etc …

Ainsi la collectivité doit apporter de la valeur à ses habitants pour lui faciliter la vie. Cela représente encore des emplois. Mais il y a deux façons de voir les choses : c’est soit un fonctionnaire de plus, soit un chômeur de moins (et si c’était tout simplement les deux ?).

Mais que l’on soit une administration ou une entreprise privée, le problème d’une embauche est le même : c’est le coût du travail. Et quand l’administration ne cesse de répéter qu’il faut diminuer le nombre de fonctionnaires, que croyez-vous que va penser le patron d’une entreprise ?

Un travailleur est-il, au final, une charge ou une opportunité ?

Comme on l’a vu ci-dessus, c’est la femme ou l’homme dans l’entreprise qui crée de la valeur.

 

Par contre les progrès de productivité que permettent le numérique doivent toucher aussi l’administration :

Comme une entreprise privée, l’administration doit se remettre en cause, au service de son client pour lui faciliter son parcours en mettant à sa disposition les outils efficaces avec le design adapté. L’efficacité doit guider tous les développements vers l’externe et en interne. Et d’éventuelles ressources ainsi dégagées pourront ainsi être re distribuées, après formation si besoin, dans les secteurs qui en ont besoin.

 

La fiscalité pour « punir » ce qui nous freine et laisser tranquille ce qui nous fait avancer.

Puisque nous ouvrons le champ des possibles - et je vous en remercie, Monsieur le Président -allons plus loin dans la logique : vous voulez pour la France et les Français plus d’emplois, plus d’investissements dans les entreprises, plus d’innovations, plus de services, une transition énergétique et des transports et des bâtiments. Nous le voulons aussi. Pourquoi taxer nos emplois, les investissements de nos entreprises, la recherche et développement, les services locaux, les énergies propres, les transports propres, les matériaux permettant de réaliser ou rénover les bâtiments en les rendant plus propres ?

Pourquoi ne pas transférer la charge fiscale du travail vers le patrimoine et la consommation ?

Et si on taxait plus la consommation, avec une sorte de TVA sociale. Ne pourrait-on pas inventer une compensation de cette surtaxe basée sur le niveau de consommation des Français basé sur les salaires les plus faibles. Cette compensation serait reversée à chaque Français ce qui la rend neutre pour les plus petits consommateurs. Ceux qui souhaiteront consommer plus paieront in fine plus d’impôts.

Cela permet d’appliquer cette taxe sociale à des produits, qu’ils soient fabriqués en France ou en Chine. Et donc cela diminue l’écart de prix lié au dumping social des Chinois (et de tous les autres pays aux conditions sociales moins avantageuses pour les salariés qu’en France).

On pourrait exempter de cette taxe les services locaux (services à la personne …) et les produits et services liés à la transformation énergétique (mais uniquement ce qui est vraiment propre ! Pas de bonus pour un véhicule hybride diesel non rechargeable…).

 

Equilibre budgétaire et dette

Pardon pour la naïveté de mes propos, mais plutôt que de limiter les budgets de l’Etat afin qu’ils ne dépassent pas les recettes de l’Etat de plus de 3% du PIB, ne pourrait-on pas faire des budgets en deçà des recettes ? En prenant une marge qui, si elle se réalise, permettrait de rembourser plus vite la dette ?

En effet, quel ménage ou quel projet d’entreprise prépare son budget annuel en prévoyant déjà de dépenser plus qu’il ne rentre d’argent ?

 

Europe

La CEE et toutes ses évolutions successives ont permis à notre pays de ne pas connaitre de guerre sur notre sol contre un de nos voisins européens.

L’Histoire est faite de cycles. N’oublions pas le passé. N’oublions pas pourquoi l’Europe a voulu se regrouper. Redonnons du sens au Projet Europe. Rappelons le « Pourquoi ? ».

Quand l’étranger est un ennemi, il est bon de se retrouver soi-même un jour en position d’étranger, dans un autre pays. Et quelle meilleure expérience qu’une année Erasmus passée dans un autre pays européen !

Continuons à faire voyager les jeunes. C’est une des composantes de leur éducation qui les aidera plus tard à prendre les meilleures décisions de citoyens.

L’Europe marché commun des marchandises et des travailleurs : un tel marché permet ou permettrait un déploiement de nos produits et services à grande échelle. L’Euro est un outil formidable pour les voyages et les échanges. L’apprentissage des langues de nos voisins en est un autre, et les règlementations locales restent un véritable frein pour la scalabilité rapide de nos solutions sur le territoire européen, comparé à nos concurrents américains ou chinois sur leurs marchés respectifs.

 

Défense, diplomatie, influence, soft power, culture, francophonie

Cela coûte très cher de le faire très bien. Mais ça ne sert parfois à rien si on le fait à moitié. Ainsi, on ne peut pas avoir un seul porte-avion. Il doit forcément être arrêté pour maintenance, comme on l’a connu récemment, et nous n’avons alors plus de porte-avion. Et dans la même logique que la filière nucléaire civile, il n’est pas bon passer trop de temps entre deux réalisations sous peine de perdre les compétences. Il faudrait donc passer rapidement commande d’un second porte avion. Idéalement il faudrait alterner les achats des deux porte-avions, un tous les 20 ans si leur durée de vie est de 40 ans.

La France est l’un des cinq membres permanents de l’ONU. On ne peut pas toujours nous comparer à l’Allemagne ou à la Finlande. Notre pays a une ambition géostratégique et c’est très bien, même si c’est compliqué et cher. Mais nous avons investi dans le passé pour gagner ce rang mondial. Battons nous aujourd’hui pour la garder. Et en faire bénéficier nos industries.

Bravo pour la French Tech ! Continuons à investir dans la promotion de la France dans le Monde, sous toutes ses formes. En continuant à financer l’Alliance Française par exemple.

La France, me semble-t-il, est sous l’influence de deux cultures : l’américaine et la française ! Nous sommes restés différents, nous existons encore en tant que Français. Notre proposition de culture est différente et reconnue comme telle. Il faut la protéger ! Et l’évangéliser dans le monde entier.

MERCI

Et maintenant action ?

Alexis DUFLOS

Rédacteur en chef du BLOGaL www.blogal.fr

Fondateur d’Abel4com www.abel4.com

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 10:30
tête de classe - crédit photo Alexis DUFLOS

tête de classe - crédit photo Alexis DUFLOS

C’est la rentrée, l’occasion de faire le ménage dans les affaires pour les petits et les grands. Nouveau cartable, nouvelles chaussures, … et pourquoi pas nouvelle voiture ?

Les vacances sont passées, et avec elles leur lot de nouveaux kilomètres au compteur. Il est peut être temps de vendre Titine tant qu’elle vaut encore quelque chose et de profiter des soldes de fin d’année chez les concessionnaires.

Pour la moyenne d'entre nous, la voiture la plus vendue en Europe, la Golf, nous conviendrait tout à fait. 

… mais bien sûr d'autres alternatives sont possibles.

photos Alexis DUFLOSphotos Alexis DUFLOS
photos Alexis DUFLOS

photos Alexis DUFLOS

Dans le cadre du blog, NISSAN m’a prêté une LEAF pour un essai.

 

Oublions l’écologie,

Oublions l’autonomie.

 

Pourquoi n’achèterions nous pas une LEAF ?

         - l'essai exclusif du BLOGaL -

Une rentrée en LEAF

HABITACLE SOBRE ET EFFICACE

Pas d’originalité. A l'exception de la console centrale intégrant la tablette tactile, l'ensemble reste assez consensuel. Il y a de la place pour les jambes derrière le conducteur (grand), les passagers arrière pouvant notamment faufiler leurs pieds sous les sièges avant.

Le coffre aussi est grand, avec 370 litres. Comme une Golf (sauf en version GTE hybride qui perd 100 litres pour loger les batteries) – mais moins qu’une 308 avec 420 l.

Les commandes sont à leur place et l’écran de pilotage est clair : vitesse, kilométrage, autonomie, accélération – tout y est, clair et lisible.

Une bizarrerie tout de même : le frein à main … à pied !

Une rentrée en LEAFUne rentrée en LEAF

LES GADGETS EMBARQUES

CarWings permet de programmer la recharge, le chauffage ou la climatisation depuis votre smartphone. (A propos, la LEAF utilise le même principe de pompe à chaleur réversible que la ZOE).

Carwings, utilisé depuis la tablette tactile de la LEAF, vous conduit aussi vers les bornes de recharge les plus proches et calcule le trajet le plus économe pour les batteries en plus d’être un GPS classique. Même si Waze ou le GPS de mon téléphone me parait encore plus performant. Point noir, cet écran d’accueil qui me demande toujours une validation. Je ne peux pas lui dire une bonne fois pour toutes que je suis OK (ou pas) pour que Nissan piste mes trajets à la trace !

Toujours pas possible de connecter mon (nouveau) téléphone en bluetooth. Pourtant c’est censé être possible ! Du coup je n’ai pas réussi à écouter ma musique.

Les caméras de recul et la petite musique pour piétons sont bien pratiques pour faire ses manœuvres.

Enfin – cela devient la norme – ma voiture était équipée d’une clé main libre i-Key qui reste toujours dans la poche.

Une rentrée en LEAF
Une rentrée en LEAF

EFFICACITE ET COMPORTEMENT ROUTIER

Sans atteindre le niveau des reines du secteur, comme la 308, la LEAF reste très agréable à conduire. Les 21 ch. supplémentaires à poids équivalent par rapport à la Renault ZOE sont immédiatement perceptibles et amènent à se demander pourquoi diable Renault a été chercher un autre moteur que celui de la LEAF. (Mais il n’est peut-être pas trop tard pour avoir, en plus de la ZOE de 88 ch, une version 109 ch ???). La LEAF est bien suspendue, aux standards européens (elle est maintenant produite à Sunderland, en Angleterre).

Le freinage, caractéristique sur la ZOE, ne m’a pas semblé marquer de grosses différences avec une voiture classique, même en mode « récupération d’énergie optimisée ». Du coup j’ai privilégié ce réglage jusqu’à la fin de l’essai. Par contre j’ai préféré laisser de côté le mode ECO pour garder le plaisir des accélérations permises par les 254 Nm, dès 0 km/h et en 11.9’’ à 100 km/h.

En plus du côté dynamique très satisfaisant, le silence et surtout l’absence totale de vibration à bord est très zen. La façon de conduire s’en ressent. Et comme on est sensibilisé à la consommation, on apprend progressivement l’éco-conduite – non sans profiter de la capacité d’accélération de temps en temps.

Dernier point, la boite automatique est parfaite : aucun à coup au moment de changer les rapports … il n’y en a qu’un ! La souplesse du moteur électrique est disponible sur toute la plage d’utilisation, contrairement au thermique.

Une rentrée en LEAF

BUDGET

La LEAF débute en version « cheap » Vista à 17.090 euros bonus déduit avec une location de batterie entre 79 et 142 € par mois en fonction du kilométrage annuel (12500 à 25000) – à comparer aux 13.700 euros de la ZOE d’entrée de gamme (bonus déduit + location de batterie), ou plutôt aux 17.800 euros d’une Peugeot 308 en version 1.2 VTi 82 Access ou aux 17.990 euros de la Golf 1.2 TSI 85 Trendline.

La LEAF ACENTA, version la mieux équipée est proposée dans les mêmes conditions à 20.090 euros, ou 25.990 € si vous souhaitez être propriétaire de votre batterie (option non proposée à ce jour chez Renault). Les concurrentes côté Peugeot et VW seraient alors la 308 1.6 e-HDi 115 ch Féline vendue 28.350 euros ou la Golf 1.6 TDI 105 ch Carat affichée à 27.820 euros.

Côté passage à la pompe, on reste sur un ordre de grandeur de 2 € le plein. Ainsi le positionnement pricing de la location mensuelle de la batterie est censé être équivalent à votre facture d’hydrocarbures pour un équivalent voiture à combustion interne.

Et pour l’entretien : rien à voir ! Pas de pièces tournantes dans un moteur électrique, donc pas d’usure ? Pas de niveau d’huile ou de liquide de refroidissement à vérifier, pas de vidange tous les ans … et même une usure des pneus en baisse. Le budget entretien est vraiment réduit. Ce paragraphe est valable pour toutes les voitures électriques. La Poste nous confiait, lors de la conférence BLOGaL/Intergroupe des Centraliens en Provence du 05/12/2013 sur les véhicules électriques, que le TCO d’un kangoo électrique est équivalent à celui d’un kangoo diesel.

La grande inconnue, qui fera peut-être la différence, c’est le prix de revente de la voiture. La cote de La Centrale, par exemple, n'est guère optimiste pour la LEAF. Là où 308 et Golf perdent entre 2000 et 3000 euros en deux ans, la LEAF perdrait 8000 ...Cela demande confirmation et j'attends vos nombreux commentaires, mais cela résonne avec la proposition du Député FM Lambert (que nous avions eue en avant première à la conférence BLOGaL/Centraliens du 05/12/2013) de créer un marché de l'occasion du véhicule électrique.

Une rentrée en LEAF
Une rentrée en LEAFUne rentrée en LEAFUne rentrée en LEAF
Une rentrée en LEAFUne rentrée en LEAF
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J'en viens maintenant en conclusion à : ECOLOGIE et AUTONOMIE

Repensez à la dernière fois que vous étiez dans un bouchon, bloqué sous un tunnel, à Marseille, Paris ou ailleurs. Lors du dernier retour de vacances par exemple. Imaginez que toutes les voitures deviennent d'un coup électriques, juste à ce moment là. D'un coup de baguette magique ... Vous pouvez ouvrir la fenêtre, respirer et écouter le silence. Avec zéro consommation d'énergie pour l'ensemble du bouchon. Un bon endroit pour mettre les panneaux de publicité pour les VE !

 

Avec ses 22 kWh utiles, la LEAF me permet une autonomie de 150 km. Je n'ai jamais eu besoin de tester cette limite pendant le mois d'essai. Recharge le soir (mais pas tous les soirs) sur la prise simple de mon box, dans ma résidence. Recharge très occasionnelle (plus pour tester la rapidité du CHADEMO) sur la borne IKEA disponible au magasin de La Valentine (jours et heures d'ouverture du magasin, une seule borne ... attendre son tour si une TESLA est déjà en charge).

La consommation moyenne de 14,3 kWh/100 km, en ville avec une conduite normale est assez nettement supérieure à celle de la ZOE. Les chiffres sont cohérents avec ceux publiés par Challenges. Cela justifie peut-être le choix de Renault de développer un nouveau moteur moins puissant et moins gourmand. Mais LEAF et ZOE pourraient chacune bénéficier du moteur de l'autre pour élargir leurs gammes.

150 km dans la journée, cela est suffisant pour 93% d'entre nous. Et pour vos 5 semaines de congés, si vous partez loin, les bornes rapides CHADEMO vous permettent de récupérer 80% de votre charge en 30' - et donc de quasi doubler votre autonomie, voire plus si vous acceptez -- de manière exceptionnelle c'est les vacances -- de vous arrêter deux fois 30' sur votre trajet pour faire environ 320 km en quatre heures. Voici le plan des bornes CHADEMO actuellement déployées.

 

Et si vous partez chaque année en Bretagne depuis Marseille, NISSAN vous propose des conditions avantageuses pour mettre votre LEAF sur le train, dans la continuité de la mobilité électrique.

Voyage en train toujours, NISSAN vous offre 4 semaines de location avec son partenaire HERTZ. Partez donc en train, et récupérez une voiture à la gare le temps de vos vacances.

La LEAF apparait dans notre quotidien : dans nos rues et dans nos films ou séries : "Le choc des générations" (Parental Guidante, 2012) avec Billy Crystal, "Silicon Valley" ou "Togetherness" par exemple.
La LEAF apparait dans notre quotidien : dans nos rues et dans nos films ou séries : "Le choc des générations" (Parental Guidante, 2012) avec Billy Crystal, "Silicon Valley" ou "Togetherness" par exemple.
La LEAF apparait dans notre quotidien : dans nos rues et dans nos films ou séries : "Le choc des générations" (Parental Guidante, 2012) avec Billy Crystal, "Silicon Valley" ou "Togetherness" par exemple.

La LEAF apparait dans notre quotidien : dans nos rues et dans nos films ou séries : "Le choc des générations" (Parental Guidante, 2012) avec Billy Crystal, "Silicon Valley" ou "Togetherness" par exemple.

CONCLUSION

Avant d'acheter cette nouvelle voiture, avez vous vraiment besoin d'une voiture ? Réfléchissez sur vos usages.

 

- Si les modes doux (marche, vélo), les transports en commun, l'autopartage ou le covoiturage ne vous permettent pas d'assurer votre besoin quotidien de mobilité ;

- si ce besoin quotidien est inférieur à 150 km par jour (ou 300 km si vous pouvez brancher votre véhicule sur une prise de recharge à votre travail) ;

-> alors n'hésitez pas à opter pour une voiture électrique, dont la LEAF est l'étendard avec ses 200 000 exemplaires en circulation depuis 2010.

 

Alexis DUFLOS

Une rentrée en LEAF

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 12:38
Lancement de la communauté Environnement sur Overblog

Bonjour,


Je suis comme vous rédacteur d'un blog sur OverBlog et je viens de créer la communauté Environnement pour que l'on puisse y publier tous nos articles et découvrir ceux des autres blogueurs.

Pour y accéder : https://www.over-blog.com/community/environnement
ou bien tapez Environnement dans la barre de recherche des communautés si ce lien ne fonctionne pas !


A très bientôt si vous souhaitez nous y rejoindre.

Alexis DUFLOS
@DuflosAlexis

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 22:31
courbe de Huppert

courbe de Huppert

Déjà deux ans et demi que notre Président tente d'inverser la courbe du chômage (depuis 2012).

Au même moment, en 2012, Jean-Marc Jancovici explique au Sénat le rapport entre le prix de l'énergie et le prix du travail, démontrant le faible coût de l'énergie, notamment des énergies fossiles comme le pétrole, par rapport au coût du travail humain pour réaliser une tâche équivalente (métaphore de la montée au sommet du Mont Blanc d'un homme qui fournit 0,5 kWh dans la journée pour le faire) : "le kilowattheure d'énergie mécanique issu d'une machine sera de 1 000 à 10 000 fois moins cher que le kilowattheure produit par un travailleur humain payé au SMIC." Pour illustrer encore différemment, c'est grace/à cause du pétrole que les machines ont remplacé les hommes dans les campagnes, les amenant toujours plus nombreux dans les villes pour y trouver du travail.

Depuis 40 ans, notre courbe du commerce extérieur est, à l'inverse de celle du chômage, en baisse et en déficit. Avec un niveau atteint de -53,8 MdsEUR en 2014 (richesse qui sort du pays).

C'est mieux que 2013 car la facture énergétique a baissé de 10 MdsEUR d'une année sur l'autre. Facture énergétique de la France ? 54,8 MdsEUR.

Dernière donnée factuelle : l'âge d'or du pétrole est derrière nous. L'illusion du cours actuel n'est que passagère et il faudra apprendre au plus vite à sustituer d'autres énergies aux énergies fossiles.

A moins que ce ne soit le CO2 qui nous pousse à modifier nos habitudes de bruler ce pétrole, avant même d'en épuiser ses stocks sur terre. Ce CO2 qui a déjà modifié notre climat et son fragile équilibre.

 

L'énergie trop bon marché face au travail de l'homme. Et si nous rétablissions l'équilibre ?

En France, les taxes et charges sociales, sur le travail, représentaient en 2014 : 322 Mds EUR (250 pour l'URSSAF et 72 pour la CSG) ; pour la même période, la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques (TICPE) se montait à 25 MdsEUR.

Imaginons un transfert de charges du travail vers l'énergie : 0 pour le travail, 347 MdsEUR sur l'énergie. Une TICPE multipliée par 14 (le fameux facteur 14 de mon titre). 7 EUR de TICPE par litre (de diesel ou d'essence).

Bien sur à ce stade de l'article, nous crions tous au scandale, mais retournons tous à nos fiches de paie (pour ceux qui ont encore la chance d'en avoir une) et regardons la différence entre notre brut et notre net.

 

De plus, une énergie fossile plus chère nous incitera plus facilement à :

  • développer des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biomasse) et nucléaires (non émettrices de CO2),

  • rentabiliser la rénovation thermique des bâtiments et les transformer en bâtiments "neutres" d'un point de vue énergétique, voire en mini-centrales électriques,

  • déployer les technologies de stockage (dont le vecteur d'énergie hydrogène) dans les bâtiments et les infrastructures pour équilibrer les périodes de production des énergies intermittentes vis à vis des périodes de consommation,

  • mettre en place un réseau intelligent de l'électricité (smart grid), outil permettant à de futurs opérateurs "responsables d'équilibre" d'échanger auprès d'une "communauté d'utilisateurs" de l'énergie électrique tantôt comme fournisseurs ou comme acquéreurs,

  • transformer le panel de véhicules actuels en véhicules électriques, rechargeables la nuit sur des prises standard (16A, comme votre four), utilisables comme source d'électricité de pointe quand ils sont branchés sur et activés par le réseau intelligent.

Autrement dit, une énergie plus chère dès aujourd'hui nous permettrait plus facilement de mettre en oeuvre les 5 piliers de la Troisième Révolution Industrielle de Jérémy Rifkin (sauf le nucléaire, petit ajout personnel que je partage d'après mes lectures, entre autres, avec Jean-Marc Jancovici).

 

J'aimerais réaliser un dossier complet autour de cette hypothèse de travail et le publier dans le BLOGaL. Scientifiques, économistes, chercheurs, citoyens, entrepreneurs, je vous invite à me proposer votre article et je publierai tous ceux qui le mériteront.

 

Vous pouvez m'envoyer vos propositions via mon mail alexis.duflos (at) blogal.fr - N'hésitez pas à déjà vous manifester pour annoncer votre volonté de nous écrire un article, en commentaire du présent article ou bien par mail, ou encore sur Linkedin ou sur mon compte twitter @DuflosAlexis -

Au plaisir de vous lire très vite, et de vous publier ensuite dans ces colonnes.

 

Alexis DUFLOS

Fondateur et Rédacteur en Chef du BLOGaL

 

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 23:15

A partir d'un système start&go, toute voiture peut être considérée comme hybride. Y compris une Yaris ou une 508, incapables de monter la pente du parking à l'aide de leur moteur électrique.

 

Alors revenons aux fondamentaux : quels sont les besoins ? Nos besoins ?

 

Le vrai besoin du consommateur, c'est de parcourir chaque jour son trajet domicile - (école) - travail - (école) - domicile - (courses) - (sorties) en 100% électrique en se rechargeant chaque soir, aux heures creuses, sur le réseau ErDF.

Après, le consommateur que nous sommes souhaite garder l'assurance de l'autonomie pour le week-end et les vacances. A minima pour une des voitures du foyer s'il en a plusieurs (l'autre ou les autres pouvant, elles, être 100% électriques ou BEV - Battery Electric Vehicle).

Le coût et le poids des batteries étant encore, en 2014, des facteurs limitants, il convient de vendre un produit au plus prêt du besoin client.

 

La dernière Enquête nationale transports et déplacements (ENTD) 2008, disponible gratuitement sur le net, permet de ressortir sur un panel de 20,2 millions d'actifs ayant une activité hors de leur domicile, leur besoin en autonomie A/R pour le domicile/travail :

Distance A/R domicile travail pour 20 millions d'actifs en France (source ENTD 2008)

Distance A/R domicile travail pour 20 millions d'actifs en France (source ENTD 2008)

On peut considérer grossièrement que la marche à pied est a priori le mode de déplacement optimal pour une distance A/R inférieure à 4 km (12,2% des actifs de l'étude, en France).

Il faut 1/4 d’heure pour faire 1 km à pied et, en ville, 1/4 des trajets voiture font moins d’1 km
30 minutes de marche rapide par jour améliorent votre santé.

 

 (source ADEME)

 

De même, le vélo (avec ou sans assistance électrique) paraît parfaitement adapté aux trajets A/R inférieurs à 10 km (en cumulé, 28,1% des actifs de l'étude, en France)..

Il faut 1/4 d’heure pour faire 3 km à vélo et un trajet en voiture sur deux fait moins de 3 km.

10 km de vélo tous les jours évitent le rejet, par l’usage d’une voiture, de 700 kg de CO2par an.
place de stationnement voiture, c’est 10 places de stationnement vélo.

Jusqu'à 5 km, le vélo est plus rapide que la voiture : un cycliste roule en moyenne à 15 km/h en ville contre 14 km/h pour une voiture !

 (source ADEME)

 

Considérons donc le secteur suivant du camembert : 23,9% des 20 millions d'actifs a besoin de 20 km d'autonomie électrique pour son A/R au travail, etc ...

 

Définissons ainsi quatre segments :

A_   20 km d'autonomie en 100% électrique ;

B_   40 km ;

C_   80 km ;

D_ 160 km.

Une solution technique doit être proposée à chacun de ces segments marketing.

 

En me basant sur ce que j'ai testé, une Renault Zoé de 1470 kg pour 65 kW (85 ch) et une batterie de 22 kWh parcourt 120 vrais km (y compris autoroute) quelles que soient les conditions. Simplifions les paramètres : à poids et puissance équivalents, il faudra donc (arrondis) :

(A) :   4 kWh pour une autonomie de 20 km ;

(B) :   8 kWh pour 40 km ;

(C) : 16 kWh ;

(D) : 32 kWh.

 

Pour illustrer, le bon élève est l'Opel Ampera, dont le constructeur annonce 60 km d'autonomie pour les 10,5 kWh utiles de sa batterie.

L'hybride rechargeable le plus vendu en France est le Mitsubishi PHEV (pourquoi les versions Citroën et Peugeot n’existent pas ?) avec 119 kW et 12 kWh pour une autonomie annoncée à 55 km en tout électrique.

La Prius hybride rechargeable : 4,4 kWh pour une autonomie de 25 km ; la Toyota Auris ne fait que 4 km en 100% électrique (préférez votre vélo) !

 

Un rapide benchmark sur les dix meilleures ventes de voitures en Europe nous montre les tendances et les choix des constructeurs :

 

  • La Golf, N°1 des ventes en Europe est disponible en version électrique pure (BEV) de 85 kW et 24 kWh et en version hybride GTE avec le 1.4 TSI associé à un moteur de 75 kW et une batterie de 8,7 kWh.

 

  • La Zoé est construite sur le même châssis que la CLIO, N°4 des ventes en Europe, mais pas de CLIO hybride au catalogue.

 

  • La Ford Focus (N°5 des ventes en Europe) existe en pure électrique : 107 kW et 23 kWh.

 

  • La 208 (N°8) existe en version proto HYbrid FE de … 30 kW et 0,56 kWh ! On ne parle plus de la même chose, c’est clair. Pas question de la brancher à la maison.

 

  • Quant à la FIAT 500, sa version électrique très appréciée n’est aujourd’hui disponible qu’en Californie ! Pourtant une voiture de ville de 83 kW avec une batterie de 24 kWh ! En France, nous avons la version diesel. logique pour la ville !

 

  • Une Polo hybride, un Qashqai hybride sont aussi annoncés pour 2015. Espérons qu’ils seront bien rechargeables sur prise et qu’ils nous permettront de vraiment rouler toute la journée à l’électrique !

 

On voit que presque tout reste à faire pour proposer un véhicule à zéro émission sur ses premiers 20, 40, 80 ou 160 km. Le véritable enjeu plutôt que de parier sur 2 litres (de diesel) aux 100 km.

 

Finissons en beauté sur le proto Eolab de Renault : 40 kW et 6,7 kWh pour 60 km en électrique pur :

le futur passe par l'électrique

le futur passe par l'électrique

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 10:15
UK's Rapid Charge Network for EV

UK's Rapid Charge Network for EV

Joint EU project will give electric vehicle (EV) drivers an extensive Rapid Charge Network across the UK connecting Ireland and Europe.

 

Nissan is leading a partnership of Battery Electric Vehicle (BEV) manufacturers in a joint project through the European Union's Trans-European Transport Network (TEN-T) program, to create a multi-standard and interoperable network through the United Kingdom and Ireland.

 

As well as helping to finance the €7+ million scheme, the consortium is providing other members of the project with the benefit of its extensive experience in the BEV field.

 

Nissan is joined in the project by BMW, VW and Renault: it's the first time leading BEV companies have united to accelerate the growth of EV charging infrastructure, seen as a key enabler towards making zero-emission mobility a market reality. The project, managed by Zero Carbon Futures in Sunderland also draws on the network expertise of ESB, one of Ireland's foremost energy company and leader of a previous TEN-T project completed this summer, and Newcastle University.

When complete, the UK Rapid Charge Network (RCN) will comprise more than 70 multi standard rapid chargers covering some 1,100km of major trunk routes and providing EV-friendly links to five seaports and five international airports.

 

Running on two priority road axes on the mainland of the UK, the RCN will link major ports and cities including Stranraer, Liverpool, Holyhead, Birmingham, Felixstowe, Leeds and Kingston upon Hull. There will also be networks embracing Dublin, Ireland and Belfast, Northern Ireland.

 

Significantly, the rapid chargers are the latest state-of-the-art multi-standard units and are compatible with cars using 44kW CCS, 44kW CHAdeMO or 43kW AC systems. This will ensure that EV drivers travelling in the UK and Ireland can undertake long journeys secure in the knowledge that they will never be far from a rapid charger.

 

Ten rapid chargers have been already installed with a further 28 sites soon to be commissioned. The start of the project's deployment was officially marked on 9 September 2014 at a ceremony at the Corley Services on the M6 motorway in Coventry, UK.

 

Baroness Kramer, UK Minister of State for Transport said: "We are serious about plug-in vehicles and have a comprehensive package of measures to help consumers and industry make the switch to electric. The UK now has the best rapid charging network in Europe. Projects like this highlight how industry is showing its confidence in the rapidly growing market."

 

The UK RCN is part of the European Union-financed Trans European Transport Network (TEN-T) and represents a substantial partnership investment of €7,358,000, half of which is being funded by the EU.

 

Nissan is leading the BEV manufacturers' contribution to the overall costs, a significant portion of which will be used to fund a research program, led by Newcastle University. This will aim to confirm the benefits of such an advanced interoperable EV rapid charging network.

 

Strategic information gathered from users, including customer charging behaviour and changes in mobility patterns, will help plan the roll-out future of rapid charging infrastructure in member states across Europe.

 

"The UK's Rapid Charge Network will provide a vital sense of security for all EV drivers, as well as helping to promote the advantages of zero emission mobility to others," said Olivier Paturet, General Manager, Nissan Europe Zero Emission Strategy and RCN Project Leader. "This project will have a major impact on the decarbonisation of European transport, and Nissan is thrilled to contribute to its viability."

 

The project is co-funded by the European Union's TEN-T Programme, which aims to improve transport infrastructure across Europe and will run on the European Union's two priority axes. It was among the 172 projects selected from the 2012 Call for funding which will help realise TEN-T network development and aid European Transport in moving to a more sustainable future.

 

 

When complete, the UK Rapid Charge Network (RCN) will comprise more than 70 multi standard rapid chargers covering some 1,100km of major trunk routes and providing EV-friendly links to five seaports and five international airports.

 

Running on two priority road axes on the mainland of the UK, the RCN will link major ports and cities including Stranraer, Liverpool, Holyhead, Birmingham, Felixstowe, Leeds and Kingston upon Hull. There will also be networks embracing Dublin, Ireland and Belfast, Northern Ireland.

 

Significantly, the rapid chargers are the latest state-of-the-art multi-standard units and are compatible with cars using 44kW CCS, 44kW CHAdeMO or 43kW AC systems. This will ensure that EV drivers travelling in the UK and Ireland can undertake long journeys secure in the knowledge that they will never be far from a rapid charger.

 

Ten rapid chargers have been already installed with a further 28 sites soon to be commissioned. The start of the project's deployment was officially marked on 9 September 2014 at a ceremony at the Corley Services on the M6 motorway in Coventry, UK.

 

Baroness Kramer, UK Minister of State for Transport said: "We are serious about plug-in vehicles and have a comprehensive package of measures to help consumers and industry make the switch to electric. The UK now has the best rapid charging network in Europe. Projects like this highlight how industry is showing its confidence in the rapidly growing market."

 

The UK RCN is part of the European Union-financed Trans European Transport Network (TEN-T) and represents a substantial partnership investment of €7,358,000, half of which is being funded by the EU.

 

Nissan is leading the BEV manufacturers' contribution to the overall costs, a significant portion of which will be used to fund a research program, led by Newcastle University. This will aim to confirm the benefits of such an advanced interoperable EV rapid charging network.

 

Strategic information gathered from users, including customer charging behaviour and changes in mobility patterns, will help plan the roll-out future of rapid charging infrastructure in member states across Europe.

 

"The UK's Rapid Charge Network will provide a vital sense of security for all EV drivers, as well as helping to promote the advantages of zero emission mobility to others," said Olivier Paturet, General Manager, Nissan Europe Zero Emission Strategy and RCN Project Leader. "This project will have a major impact on the decarbonisation of European transport, and Nissan is thrilled to contribute to its viability."

 

The project is co-funded by the European Union's TEN-T Programme, which aims to improve transport infrastructure across Europe and will run on the European Union's two priority axes. It was among the 172 projects selected from the 2012 Call for funding which will help realise TEN-T network development and aid European Transport in moving to a more sustainable future.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 20:15

Après la signature d’une lettre d’intention, en septembre 2013, les Groupes français Renault et Bolloré deviennent aujourd’hui partenaires pour faire progresser ensemble le véhicule électrique autour de trois accords qui portent sur :

  • un accord de coopération industrielle : l’usine Renault de Dieppe (Seine Maritime, France) assemblera des véhicules électriques Bluecar du Groupe Bolloré, à compter du second semestre 2015,

  • la création d’une joint-venture destinée à vendre des solutions complètes d’auto-partage de véhicules électriques en France et en Europe,

  • la réalisation d’une étude de faisabilité confiée par le Groupe Bolloré au Groupe Renault et qui portera sur la conception, le développement et la fabrication par Renault d’un nouveau véhicule électrique urbain équipé d’une batterie Lithium Métal Polymère (LMP) 20 kwh.

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Crédit photo : Renault

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Crédit photo : Renault

Le développement du véhicule électrique est incontournable pour apporter une réponse aux enjeux écologiques, notamment en ce qui concerne les problématiques de qualité de l’air et de mobilité dans les villes et les métropoles.

 

Réduire l’impact environnemental

Pour réduire drastiquement l’impact de l’automobile sur l’environnement, le développement du véhicule électrique et de l’auto-partage n’est pas une option, c’est une révolution incontournable.

Avec un véhicule électrique, les impacts globaux sur l’environnement sont divisés par près de deux par rapport au véhicule thermique équivalent*. Les véhicules électriques, qui n’émettent ni CO2, ni odeur, ni particules fines (hors pièces d’usure) lors du roulage permettent d’améliorer de façon significative la qualité de l’air et les nuisances sonores, en particulier dans les villes. Sans les véhicules électriques, la qualité de l’air dans les villes ne peut progresser qu’à un rythme lent : celui du renouvellement du parc thermique et des évolutions règlementaires sur les émissions polluantes.

Les véhicules électriques, particulièrement agréables à conduire, ont su séduire, depuis leur lancement, aussi bien les clients particuliers que les flottes d’entreprise. Le marché du véhicule électrique démarre ainsi 20 fois plus vite que le marché hybride en son temps. Les ventes de véhicules électriques progressent partout dans le monde : + 100% en France, +250% aux États-Unis, +50% en Allemagne (2013 vs 2012).

Les deux Groupes Renault et Bolloré ont donc décidé d’allier leur complémentarité. Le Groupe Renault possède un savoir-faire à la fois sur la conception, le développement et l’industrialisation de véhicules électriques (ZOE, Kangoo, Twizy). De son côté, le Groupe Bolloré se positionne comme un acteur majeur du stockage de l’électricité, dont l’auto-partage de véhicules 100% électriques constitue une application aujourd’hui reconnue avec le succès de l’Autolib à Paris.

* selon l’étude comparative Fluence Thermique & électrique disponible sur group.renault.com

 

 

1- Accord de coopération industrielle


Le Groupe Bolloré a décidé de confier progressivement à Renault, leader du véhicule électrique en Europe, l’assemblage de ses Bluecar (jusque-là uniquement fabriquées en Italie). L’assemblage de ces véhicules sera réalisé à l’usine Renault de Dieppe (Seine Maritime, France) à compter du second semestre 2015. Pour l’usine de Dieppe, c’est une reconnaissance en termes de savoir-faire, et un gage d’avenir pour l’ensemble des salariés.
L’usine de Dieppe est spécialisée dans la production de petites séries. Elle produit actuellement la Clio IV R.S. et produira la future Alpine, dont la commercialisation est prévue en 2016. L’usine de Dieppe pourra s’appuyer sur le savoir-faire du Groupe Renault en matière de véhicules électrique, pour acquérir les compétences propres à l’assemblage de véhicules électriques. Un nouvel atelier de montage sera spécifiquement créé au sein de l’usine pour pouvoir produire ces véhicules. Le Groupe Bolloré aura ainsi accès à un outil de production moderne et adapté à ses fabrications, ce qui lui permettra d’obtenir une réduction significative de ses coûts.


 

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Les Bluecar produites en France - Crédit photo : Bolloré

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Les Bluecar produites en France - Crédit photo : Bolloré

2- Création d’une joint-venture dans l’auto-partage


Alors que plusieurs villes ont été amenées à prendre des mesures coercitives pour freiner la circulation automobile afin de faire face aux problématiques de qualité de l’air et de circulation, les Groupes Renault et Bolloré ont décidé de créer une joint-venture, dont l’objet sera de conquérir et d’installer des solutions complètes d’auto-partage de véhicules électriques en France et en Europe. Cette société sera détenue à 30% par le Groupe Renault et à 70% par le Groupe Bolloré.

Dans le cadre de cet accord, les réseaux d’auto-partage de Lyon (Bluely) et Bordeaux (Bluecub) proposeront dès le second semestre 2014 à leurs clients la possibilité d’utiliser la Twizy, véhicule aux usages différenciés et complémentaires de la Bluecar, déjà disponible en auto-partage à Lyon et à Bordeaux

L’introduction de véhicules Renault (Twizy et ZOE) dans la flotte d’auto-partage sera progressive pour atteindre dès que possible 30% de la flotte de véhicules électriques mis en service.

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Crédit photo : Renault

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Crédit photo : Renault

3- Étude de faisabilité d’une Bluecar 3 places

 

Le Groupe Bolloré a décidé de confier à Renault une étude de faisabilité qui portera sur la conception, le développement et l’industrialisation dans une usine du Groupe Renault en France d’une voiture plus petite que la Bluecar actuelle (3 places au lieu de 4) et qui pourra notamment accompagner la croissance des opérations d’auto-partage. Ce véhicule pourra également être commercialisé auprès des particuliers, des entreprises et des collectivités.
Ce véhicule électrique sera doté d’une batterie Lithium Métal Polymère (LMP) Blue Solutions d’une capacité de 20kwh.

 

A.D.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 09:11

Encore un samedi pourri, en ce samedi de mi-août, avec 1 heure de bouchons au péage pour me rendre en famille à la montagne. Eh oui, pourtant je sais bien qu'il ne faut pas voyager un samedi en juillet et en août (ainsi que toutes les autres vacances scolaires) !

Et encore, ça n'est rien par rapport à des parisiens qui reviennent ce WE du Sud de la France ! Que faire ? On ne va pas construire plus d'autoroutes quand même !

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Imaginons que l'on divise d'un quart le nombre de voitures sur la route. Pas besoin d'un bac+5 en mécanique des fluides pour savoir que les bouchons vont, eux, diminuer de beaucoup plus (essayez avec un robinet et un tuyau ...). Il peut même ne plus du tout y avoir de bouchon.

Alors pourquoi pas obliger, par la loi, tout organisme ou personne ayant plus d'un appartement à louer à la semaine, d'en louer 1 sur 2 du samedi au samedi comme aujourd'hui, et 1 sur 2 du mercredi au mercredi ?

Nous aurons alors deux grosses journées sur les routes. Avec en plus, pour les vacanciers, la possibilité de couper la route à l'aller et/ou au retour avec un séjour d'une nuit à l'hôtel, on répartit sur la veille et le lendemain de ces deux jours, soit en tout 6 jours sur 7 possibles !

Pour nettoyer les appartements, accueillir les vacanciers, cela fait aussi un "coup de feu" étalé sur deux jours au lieu d'un et c'est donc plus facile à gérer. Pareil pour la SNCF et l'affluence dans les gares ou dans les trains.

Alors, Mesdames et Messieurs les Politiques, trop simple comme idée ?

 

Alexis DUFLOS

Rédacteur en Chef du BLOGaL

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  • : Le BLOGaL vous dit tout sur les véhicules électriques depuis 2008. Nous avons organisé le 5 décembre 2013 à Marseille une conférence sur les voitures électriques et à prolongateur d'autonomie à hydrogène (pile à combustible). Nous soutenons les projets innovants et non carbonés de mobilité.
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