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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 02:25

Monsieur le Président,

 

Pour commencer, merci pour ce Grand Débat.

Cela sonne pour certains comme un grand prétexte ou un grand écran de fumée. Peut-être même était-ce là l’intention première.

Mais le peuple s’exprime, dans le pays de la révolution, des droits de l’homme. Dans une des grandes démocraties de notre Monde. Alors c’est magnifique et vous voilà maintenant avec une grande responsabilité pour agréger toutes les propositions des Français, construire une stratégie, un plan d’action, le mettre en œuvre et contrôler sa bonne réalisation, et l’améliorer de façon continue, et communiquer à chaque étape, encore et toujours.

 

Encore aujourd’hui, la France représente un peu plus dans le Monde que les 0,87% de la population mondiale rassemblée (ou éparpillée) sur les 0,45 % de la surface terrestre, sur deux continents et trois océans.

Depuis Geneviève, Clovis et Clotilde, mille cinq cents ans sont passés et la France a su prendre et garder une place majeure dans la compétition culturelle, scientifique et commerciale entre les grandes nations mondiales. La France a aussi su adopter, améliorer et créer un modèle social et politique.

Pour réussir son projet de démocratie, la France a investi dans l’éducation de sa population, permettant ainsi à son peuple de prendre de bonnes décisions. Les chercheurs et ingénieurs ont amélioré la santé et les machines. Les ouvriers et les agriculteurs ont promu des règles de protection sociale qui nous protègent tous aujourd’hui individuellement autant qu’elles nous mettent en danger dans la compétition internationale face à d’autres pays qui ne respectent pas ces mêmes règles.

 

Nos forces d’hier peuvent aussi devenir nos faiblesses de demain si elles s’opposent à notre évolution. Ainsi, l’industrie du charbon a été une des forces de notre économie. Nous avons su inventer l’industrie nucléaire pour remplacer cette source d’énergie, mais nous avons eu beaucoup de mal à tourner la page du charbon et cela a coûté très cher. Ce n’est d’ailleurs pas encore tout à fait fini ! D’après l’ADEME (2014), le charbon rentre encore pour 3% dans notre mix énergétique, en étant importé à 100%.

Nous n’avons pas bien su prendre le virage du charbon, et aujourd’hui arrive le virage du pétrole et du gaz. Nous avons limité l’impact du pétrole et du gaz sur notre environnement et sur la balance de notre commerce extérieur grâce à la réalisation et à l’exploitation du parc nucléaire d’EDF. Mais l’électricité ne représente que 22% du mix énergétique (même source ADEME 2014), dont 77% produite par ces centrales nucléaires d’EDF (source RTE). La part du renouvelable, produit localement, en France, est en forte progression mais ne représente encore que 16% (en 2016, source Ministère Transition écologique et solidaire). Ainsi une part majoritaire de notre énergie est importée, ce qui crée une dépendance de notre pays vis-à-vis des exportateurs avec des conséquences diplomatiques et économiques fortes. En 2018, le déficit commercial FAB/FAB se monte à - 59,9 milliards, dont - 46,0 milliards pour le seul déficit énergétique (source http://lekiosque.finances.gouv.fr). 77% de la valeur de notre déficit commercial en 2018 est donc dû uniquement à nos achats d’énergie. Indépendamment même de toute notion écologique, notre pays a perdu cette année-là 46 milliards d’euros de richesse que nous avons donnée à d’autres pays. L’équivalent de 684 Euros par Français.

 

Nous savons - notamment depuis Hubbert dans les années 1950 - que le pétrole, pas plus que le gaz ou le charbon, n’est éternel, dans la mesure où nous le brulons infiniment plus vite qu’il se constitue. Le site http://www.worldometers.info/fr/ indique qu’il reste 16 166 jours (44 ans) avant la fin du pétrole, 58 112 (159 ans) avant la fin du gaz et 149 280 (408 ans) avant la fin du charbon. Pour folkloriques que peuvent sembler des mesures aussi précises, elles sont néanmoins finies. Et l’expérience montre que l’homme ira chercher toujours plus loin pour trouver du carburant, mais il sera toujours plus cher (cf. le charbon en France par exemple). Il faut donc profiter des années qui nous restent avec ces énergies peu chères pour développer le système énergétique de demain. Et la France, avec le potentiel scientifique que nous avons, peut prendre le lead de cette conquête pour peu que nos meilleurs cerveaux ne soient pas enfermés au service des vieux énergéticiens qui sont autant de lobbies, autant de freins.

 

Nous n’avons toujours pas parlé écologie, mais la nécessité de tourner la page du pétrole (et du gaz, et du charbon) est déjà démontrée pour recouvrir notre indépendance diplomatique et financière. L’investissement de capitaux dans les alternatives aux hydrocarbures que sont aujourd’hui le nucléaire, le renouvelable et les mesures d’économie d’énergie aura donc un impact favorable direct demain sur la balance du commerce extérieur de la France.

 

 

Mais l’impact écologique des hydrocarbures est un facteur de risque plus urgent à traiter que la raréfaction de ces ressources.

Sous deux aspects :

> Un aspect local, la pollution dans nos villes dépasse les seuils « acceptables » que nous nous sommes fixés (particules fines, Nox) ;

> Un aspect global avec l’impact de l’augmentation du CO² dans le réchauffement du climat.

 

Après avoir ignoré les risques (ou après les avoir cachés sous la pression des lobbies automobiles ?), il est temps pour la France de protéger ses habitants en luttant drastiquement contre toutes les formes de pollution.

D’abord en proposant à ses habitants une alternative concrète et envisageable pour les usages nécessaires liés aux émissions de polluants ;

Ensuite en réduisant progressivement et rapidement les causes de ces émissions, quitte à accompagner financièrement les industriels « victimes » de cette transition industrielle.

 

Un exemple pourrait être celui de la Californie, état grand comme les deux tiers de la France, qui lutte contre la pollution de l’air depuis 1967 et a notamment imposé des seuils d’émissions des véhicules particulièrement drastiques, au pays du tout voiture. La Californie a réussi à contrer le lobby des constructeurs automobiles de Detroit par un autre lobby pro-environnement. Le procureur Schwarzenegger a renforcé ces dispositions en 2007 et lancé en parallèle un programme en faveur de l’énergie solaire. Cette politique se poursuit aujourd’hui avec le gouverneur Jerry Brown qui s’oppose aux pressions du gouvernement fédéral du Président Trump.

La Californie est un bon exemple pour nous !

 

Il est à noter le rôle positif de la Commission Européenne qui protège les Français et leur santé avec une directive européenne sur la qualité de l’air (en 2008) et un rappel à l’ordre de la France qui ne met pas en place les mesures nécessaires pour protéger la santé des citoyens. Quatorze zones sont concernées par des dépassements des normes : Ile-de-France, Marseille, Nice, Toulon, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Valence, vallée de l’Arve, Strasbourg, Reims, Montpellier, Toulouse et la Martinique.

 

Les sources d’énergie et les usages

 

Augmenter la part du renouvelable et du nucléaire pour limiter au maximum, puis éradiquer les importations et la consommation d’hydrocarbures –

> Le nucléaire existant doit être exploité tant qu’il est sûr. Mais une alternative doit être disponible pour prendre la relève dès que l’ASN décidera d’arrêter une ou plusieurs tranches si elle considère que c’est nécessaire. En effet, il ne serait pas acceptable que l’on doive continuer avec une centrale nucléaire qui ne serait plus parfaitement sure.

> Le nouveau nucléaire doit être développé pour sécuriser la filière. Notre pays est en train, dans la douleur, de retrouver les compétences nécessaires pour construire une nouvelle centrale nucléaire. Ces femmes et ces hommes doivent enchainer sur un autre projet, puis encore un autre, et former la ou les nouvelles générations de techniciens et ingénieurs du secteur jusqu’au moment où l’Etat français décidera d’arrêter d’exploiter des centrales nucléaires. Dans 20 ans, 50 ans, 100 ans, je ne sais pas, mais le jour où sera prise la décision d’arrêter, les meilleures compétences partiront et il conviendra alors de fermer les sites assez vite.

Le problème des compétences se pose de façon cruciale dans le nucléaire : poser un programme a minima permettant de garantir plusieurs années de travail à des ingénieurs et techniciens. Le secteur du nucléaire est exigeant et a besoin de bons ingénieurs, bien payés et avec une visibilité long terme pour que les jeunes aient envie de s’y investir. La situation actuelle n’est pas bonne. La France aujourd’hui a besoin d’un nucléaire fort ayant le soutien des Français et lui permettant d’éviter plus d’importations, plus de compromis diplomatiques délicats, plus de pollution. Besoin du nucléaire avant de trouver et de mettre en place les solutions permettant de le remplacer par mieux.

Le nucléaire et la recherche donc.

Et les économies d’énergie ? Cela fait depuis ma naissance qu’on en parle, et pourtant on construit toujours des logements mal isolés, ou des bâtiments de bureaux. On ne consacre pas toujours l’argent nécessaire lors des rénovations. L’énergie n’est pas assez chère ! Alors pourquoi investir dans des dispositifs permettant de mieux la contrôler, de ne pas la gâcher ?

Non, vraiment l’énergie n’est pas assez chère : il suffit de compter toutes les personnes qui laissent tourner leur moteur de nombreuses minutes à l’arrêt en attendant quelqu’un. (Combien parmi ceux-là étaient dans la rue avec un gilet jaune ? De quoi se poser des questions sur l’efficacité de notre système d’éducation !)

Isolation des logements, neufs et rénovés.

De nombreuses études ont été faites pour optimiser les travaux à faire selon les spécificités des bâtiments. On cherche des investissements qui rapportent ? Moins de dépenses en énergie, c’est de la richesse qui reste dans le pays au lieu d’en partir. Donc il y aura un retour sur investissement. Voyez avec vos équipes à Bercy comment doser les taxes pour que le temps de retour sur investissement soit compatible avec les standards demandés par les financiers. Et/ou lancez une grande opération de crowdfunding sur ce thème. Passons aux bâtiments à bilan énergétique positif.

Renouvelable.

Partout où les toits sont exposés au soleil, montons des toits équipés de panneaux photovoltaïques. A commencer par 100 % des projets neufs. Arrêtons de normer les surfaces à 3, 6 ou 9 kW. Occupons toute la surface exploitable des toits et ne nous limitons pas à cause de considérations administratives. Donnons des moyens à Enedis pour assurer rapidement leur service public de raccordement en simplifiant les procédures. Pourquoi pas un bureau unique de la Région pour le photovoltaïque ? Avec un engagement d’appui aux propriétaires pour la constitution et la validation des dossiers. Tout est beaucoup trop complexe et lent pour un particulier aujourd’hui. Ce Bureau Unique pourrait aussi certifier un écosystème de fournisseur de matériels (panneaux, onduleurs …) et d’installateurs avec une garantie apportée par l’Etat si le particulier choisit matériel et installateur dans cette liste. (Aujourd’hui, un particulier doit faire confiance à un installateur qui n’a pas les moyens financiers de garantir l’installation pendant ses 20 ans de garantie – l’écosystème est trop fragile). Le Bureau Unique pourrait enfin être la plateforme support pour les investissements privés dans les projets photovoltaïques (une base sur laquelle les plateformes existantes pourraient s’appuyer et se développer).

 

Une autre façon de diminuer nos besoins en hydrocarbures est de favoriser les usages qui utilisent d’autres énergies et qui optimisent l’utilisation des ressources. Ainsi les infrastructures collectives – qui étaient fortement développées dans nos villes et régions il y a 100 ans et en ont disparu (du fait des lobbies automobiles ?) sont à relancer pour couvrir nos besoins : tramways, trains, bus, navettes autonomes demain, ainsi que les nouvelles solutions intelligentes et collaboratives : autopartage, covoiturage, taxis et VTC partagés – le tout étant électriques et avec un réseau de recharge adapté.

A propos des taxis en particulier : une démocratie ne peut pas laisser celui qui crie le plus fort lui dicter sa politique. Le système des taxis n’est pas adapté au besoin du plus grand nombre et l’économie du partage va effectivement révolutionner certains métiers. Comme le charbon, ne perdons pas quarante ans à essayer de sauver des métiers qui ne peuvent pas l’être. Pour certains clients, notamment professionnels, les taxis ont leur place dans l’offre de transport d’une métropole, mais sans prendre en otage la mise en place de solutions utiles pour tous sous prétexte qu’ils constituent eux aussi un lobby puissant. Uber pop par exemple est une proposition brillante et une vraie solution. Heetch également. Pensons d’abord aux utilisateurs et à la proposition de valeur que les services apportent à la société avant de protéger des acquis dépassés.

A propos du rôle des pouvoirs publics dans l’innovation et la transition : la France n’a pas la culture américaine du capital risque. En France, une solution devra démontrer sa valeur pour être financée ensuite. Mais avec quel argent financer sa preuve de concept ? Comment l’équipe de créateurs peut-elle se rémunérer ? Payer son propre loyer, ses courses, l’école des enfants ? Comment recruter les meilleurs sur le marché si on n’a pas le premier sou devant soi ? Parmi les nouveaux services, beaucoup peuvent être monétisés, mais il faudra trois à cinq ans pour arriver à des volumes permettant un vrai retour sur investissement. Trop long et trop risqué pour nos structures financières. Et toutes les aides possibles ne sont accessibles que une fois démontrée la preuve de concept. Et même là, en supposant que vous ayez réussi à convaincre une métropole de signer avec vous un partenariat d’innovation, la durée des processus d’achat, leur complexité, les délais de paiement … rien n’est fait pour vous inciter à risquer votre patrimoine, votre vie familiale et votre santé pour promouvoir des solutions permettant un monde meilleur ! Alors définissons un parcours type pour permettre à une innovation d’être testée. Et les critères permettant de juger la réussite du test. Et le processus permettant une scalabilité rapide de la solution à l’échelle des autres métropoles françaises, et internationales.

Deux exemples, sans parler de mon cas personnel : TOTEM.mobi, autopartage de Twizys (petites voitures électriques Renault) en libre-service à Marseille, a réussi par la force de travail de ses créateurs à percer et à essaimer maintenant sur Montpellier. Mais le service est excellent et mériterait d’être très largement financé et déployé, amélioré, en France et à l’étranger. Que de temps perdu par rapport à la concurrence étrangère ! Quelle force de caractère de ses créateurs !

L’autre exemple est l’exact opposé : l’histoire du milliardaire qui se lance lui aussi dans l’autopartage électrique, avec l’argent pour financer et le réseau pour implanter. Bolloré a lancé Autolib’ et c’est une vraie réponse à la problématique de l’alternative à la voiture individuelle et thermique. Certains choix techniques n’étaient pas bons. Sans doute certains contrats ne l’étaient pas non plus. Mais quelle innovation ! Un écosystème complet ! Pas besoin d’attendre que quelqu’un installe un jour une prise avant d’acheter une voiture, ou bien que les Parisiens achètent suffisamment de voitures électriques avant d’installer des prises (ou bien, pour les constructeurs, que les ventes de véhicules électriques décollent pour … commencer à en vendre !). Bien sûr dans le respect des équilibres et de l’intérêt financier du public, l’Etat devrait soutenir ce genre de projet, recueillir le retour d’expérience et prolonger ce service comme un nouveau service public, délégué à un ou plusieurs tiers.

Globalement, le transport de personnes est un service qui peut être assuré par de nombreux opérateurs, de la régie publique de transports en commun à des opérateurs privés, y compris soi-même pour ses propres trajets. Tout cela est à organiser en laissant de la place à la possibilité d’entreprendre autant qu’en protégeant les clients et en leur facilitant leurs choix et leurs parcours.

 

Favoriser les usages qui utilisent d’autres énergies, cela veut dire passer à l’électrique et déployer les infrastructures nécessaires (prises de recharge 3 kW sur les lieux d’habitation et de travail, prises de recharge rapide 50 kW et plus sur les axes de circulation, normalisation des types de prises, transports en commun), mais aussi repenser complètement les villes qui ont évolué sur un modèle américain de péri urbanisation. L’urbanisme est au cœur de cette révolution qui va requestionner nos usages et doit résoudre l’équation de nos déplacements quotidiens sans voiture. On pourrait repenser la ville sur la base de quartiers piétons offrants à leurs habitants l’ensemble des services sans avoir recours à la voiture.

Décentraliser des services accessibles à pied au niveau d’un noyau constitué d’un quartier, autour d’une gare de train ou d’une bouche de métro, cela peut demander de multiplier les emplois et désoptimiser des concentrations faites auparavant, mais avons-nous trop d’emplois en France ou pas assez ? Toujours diminuer les emplois dans les entreprises ou dans les administrations est-il une bonne idée ?

La force d’une start-up, c’est son équipe de fondateurs et ses premiers salariés. Mais en fait c’est pareil pour une grande entreprise. C’est l’engagement de ses salariés qui fait sa valeur. Et c’est d’ailleurs quand il y a perte de sens que tout commence à décliner pour l’entreprise. Les start-ups américaines ne s’y trompent pas. Bien financées, elles vont chercher les meilleurs profils sur le marché de l’emploi, et c’est avec elles et eux que ces entreprises innovent et améliorent notre monde. En France, arrêtons d’écouter des gestionnaires qui ne parlent que de réduire les coûts. Investissons dans des grands projets, donnons du sens, prenons des risques, des parts de marché, créons des océans bleus. Ecoutons les employés, donnons leur l’occasion de montrer leur valeur, de partager leur vision, les moyens de tester et mettre en œuvre leurs idées de changement selon les principes d’effectuation. Acceptons de faire des erreurs parfois et apprenons de nos erreurs. Dans les start-ups, dans les PME, dans les grands groupes, dans les administrations.

J’évoquais en début de cet article l’éducation de nos jeunes. Quelle place donnons-nous aujourd’hui aux professeurs de nos enfants dans la société ? Les professeurs ne devraient-ils pas être les meilleurs d’entre nous ? Et donc les mieux considérés – et donc les mieux payés ? (NdR : je ne suis pas professeur !). Quitte à mettre en place des parcours permettant de naviguer entre l’Education Nationale et les expériences en entreprise. On peut refaire ce raisonnement avec de nombreux métiers de l’administration : médecins, infirmiers, militaires, policiers, … On peut le faire aussi avec les agriculteurs ! Voyez-vous l’importance des agriculteurs ? la richesse qu’ils créent ?

La place du travail dans notre société

Le travail occupe une place centrale dans nos vies. Ne pas en avoir un est un échec du coup. On parle de marché de l’emploi, mais la fluidité de ce marché est parfois nulle, notamment dans certaines régions et cela rend les parcours professionnels très douloureux.

Pour occuper un travail, cela suppose que votre niveau de vie augmente par rapport à la situation où on ne travaille pas. Dans une « expérience hors travail », il est nécessaire que les besoins fondamentaux de la personne et de sa famille soient assurés. Ce sont les fondements de notre protection sociale et ces dispositions peuvent sans aucun doute être confortées, simplifiées et si possible renforcées. Si l’on considère une « expérience travailleur », le rôle de la société globalement est de permettre que cette expérience soit plus positive. Le travailleur va avoir des frais et des contraintes. Il aura parfois besoin d’aide car il aura moins le temps  pour ses tâches du quotidien. C’est le rôle de la collectivité de lui apporter l’ensemble des services nécessaires pour lui permettre de pouvoir travailler, qu’il soit un homme ou une femme, parent ou non. Et ces services doivent être rendus à un prix acceptable. Et enfin son travail doit être payé à un tarif acceptable aussi, pour lui permettre non seulement de payer les frais liés à son travail, mais aussi de vivre mieux que sans travail, de s’offrir plus de loisirs, de sport, de vacances etc …

Ainsi la collectivité doit apporter de la valeur à ses habitants pour lui faciliter la vie. Cela représente encore des emplois. Mais il y a deux façons de voir les choses : c’est soit un fonctionnaire de plus, soit un chômeur de moins (et si c’était tout simplement les deux ?).

Mais que l’on soit une administration ou une entreprise privée, le problème d’une embauche est le même : c’est le coût du travail. Et quand l’administration ne cesse de répéter qu’il faut diminuer le nombre de fonctionnaires, que croyez-vous que va penser le patron d’une entreprise ?

Un travailleur est-il, au final, une charge ou une opportunité ?

Comme on l’a vu ci-dessus, c’est la femme ou l’homme dans l’entreprise qui crée de la valeur.

 

Par contre les progrès de productivité que permettent le numérique doivent toucher aussi l’administration :

Comme une entreprise privée, l’administration doit se remettre en cause, au service de son client pour lui faciliter son parcours en mettant à sa disposition les outils efficaces avec le design adapté. L’efficacité doit guider tous les développements vers l’externe et en interne. Et d’éventuelles ressources ainsi dégagées pourront ainsi être re distribuées, après formation si besoin, dans les secteurs qui en ont besoin.

 

La fiscalité pour « punir » ce qui nous freine et laisser tranquille ce qui nous fait avancer.

Puisque nous ouvrons le champ des possibles - et je vous en remercie, Monsieur le Président -allons plus loin dans la logique : vous voulez pour la France et les Français plus d’emplois, plus d’investissements dans les entreprises, plus d’innovations, plus de services, une transition énergétique et des transports et des bâtiments. Nous le voulons aussi. Pourquoi taxer nos emplois, les investissements de nos entreprises, la recherche et développement, les services locaux, les énergies propres, les transports propres, les matériaux permettant de réaliser ou rénover les bâtiments en les rendant plus propres ?

Pourquoi ne pas transférer la charge fiscale du travail vers le patrimoine et la consommation ?

Et si on taxait plus la consommation, avec une sorte de TVA sociale. Ne pourrait-on pas inventer une compensation de cette surtaxe basée sur le niveau de consommation des Français basé sur les salaires les plus faibles. Cette compensation serait reversée à chaque Français ce qui la rend neutre pour les plus petits consommateurs. Ceux qui souhaiteront consommer plus paieront in fine plus d’impôts.

Cela permet d’appliquer cette taxe sociale à des produits, qu’ils soient fabriqués en France ou en Chine. Et donc cela diminue l’écart de prix lié au dumping social des Chinois (et de tous les autres pays aux conditions sociales moins avantageuses pour les salariés qu’en France).

On pourrait exempter de cette taxe les services locaux (services à la personne …) et les produits et services liés à la transformation énergétique (mais uniquement ce qui est vraiment propre ! Pas de bonus pour un véhicule hybride diesel non rechargeable…).

 

Equilibre budgétaire et dette

Pardon pour la naïveté de mes propos, mais plutôt que de limiter les budgets de l’Etat afin qu’ils ne dépassent pas les recettes de l’Etat de plus de 3% du PIB, ne pourrait-on pas faire des budgets en deçà des recettes ? En prenant une marge qui, si elle se réalise, permettrait de rembourser plus vite la dette ?

En effet, quel ménage ou quel projet d’entreprise prépare son budget annuel en prévoyant déjà de dépenser plus qu’il ne rentre d’argent ?

 

Europe

La CEE et toutes ses évolutions successives ont permis à notre pays de ne pas connaitre de guerre sur notre sol contre un de nos voisins européens.

L’Histoire est faite de cycles. N’oublions pas le passé. N’oublions pas pourquoi l’Europe a voulu se regrouper. Redonnons du sens au Projet Europe. Rappelons le « Pourquoi ? ».

Quand l’étranger est un ennemi, il est bon de se retrouver soi-même un jour en position d’étranger, dans un autre pays. Et quelle meilleure expérience qu’une année Erasmus passée dans un autre pays européen !

Continuons à faire voyager les jeunes. C’est une des composantes de leur éducation qui les aidera plus tard à prendre les meilleures décisions de citoyens.

L’Europe marché commun des marchandises et des travailleurs : un tel marché permet ou permettrait un déploiement de nos produits et services à grande échelle. L’Euro est un outil formidable pour les voyages et les échanges. L’apprentissage des langues de nos voisins en est un autre, et les règlementations locales restent un véritable frein pour la scalabilité rapide de nos solutions sur le territoire européen, comparé à nos concurrents américains ou chinois sur leurs marchés respectifs.

 

Défense, diplomatie, influence, soft power, culture, francophonie

Cela coûte très cher de le faire très bien. Mais ça ne sert parfois à rien si on le fait à moitié. Ainsi, on ne peut pas avoir un seul porte-avion. Il doit forcément être arrêté pour maintenance, comme on l’a connu récemment, et nous n’avons alors plus de porte-avion. Et dans la même logique que la filière nucléaire civile, il n’est pas bon passer trop de temps entre deux réalisations sous peine de perdre les compétences. Il faudrait donc passer rapidement commande d’un second porte avion. Idéalement il faudrait alterner les achats des deux porte-avions, un tous les 20 ans si leur durée de vie est de 40 ans.

La France est l’un des cinq membres permanents de l’ONU. On ne peut pas toujours nous comparer à l’Allemagne ou à la Finlande. Notre pays a une ambition géostratégique et c’est très bien, même si c’est compliqué et cher. Mais nous avons investi dans le passé pour gagner ce rang mondial. Battons nous aujourd’hui pour la garder. Et en faire bénéficier nos industries.

Bravo pour la French Tech ! Continuons à investir dans la promotion de la France dans le Monde, sous toutes ses formes. En continuant à financer l’Alliance Française par exemple.

La France, me semble-t-il, est sous l’influence de deux cultures : l’américaine et la française ! Nous sommes restés différents, nous existons encore en tant que Français. Notre proposition de culture est différente et reconnue comme telle. Il faut la protéger ! Et l’évangéliser dans le monde entier.

MERCI

Et maintenant action ?

Alexis DUFLOS

Rédacteur en chef du BLOGaL www.blogal.fr

Fondateur d’Abel4com www.abel4.com

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 22:15

Pourquoi un véhicule électrique (VE) ?

Dans 40 ans, il n'y aura plus de pétrole. Donc ni diesel ni essence pour alimenter nos voitures. Faut-il attendre la dernière goutte pour réagir ou bien trouver des alternatives ?

Autre problème plus grave et plus urgent, les émissions de CO2 dans l'atmosphère modifient dramatiquement notre climat, et ce très rapidement à l'échelle de l'évolution.

Grace au nucléaire civil, à l'hydroélectricité, à l'éolien et au photovoltaïque, on peut produire de l'électricité sans pétrole ni charbon, sans carbone.

La technologie lithium-ion est utilisée maintenant depuis des années dans nos objets portables. Grâce aux progrès déjà réalisés dans ce domaine du stockage de l'électricité,

celle-ci peut être embarquée dans un véhicule compétitif sur le marché traditionnel. L'autonomie, de 100 à 150 kilomètres, couvre 93% de nos besoins.

Dernier point, encore plus actuel, les émissions de NOx polluent nos villes, nos rues, nos poumons, ceux de nos enfants. Oui, le diesel tue et c'est maintenant prouvé.

Les Marseillais perdent 8 mois d'espérance de vie à cause de la pollution des particules fines.

L'illustration ci-dessus vous montre la pollution relevée sur ma terasse, avec un témoin propre pour comparaison. Cela se passe de mots !

La pollution n'existe pas ... la preuve !

La pollution n'existe pas ... la preuve !

Pourquoi un essai de 3 semaines ?

Essayer un véhicule électrique, ce n'est pas juste tester une n-ième voiture. C'est un changement qui demande l'accompagnement associé. Romain Beaume nous a très bien montré, le 5 décembre 2013 lors de la Conférence PRO-VE-NCE à Marseille, comme le véhicule électrique est un produit de rupture. Ainsi le VE suit les lois de diffusion de Geoffrey Moore plutôt que celles, plus classiques, d'Everett Rogers ou de Frank Bass.

On voit assez vite si une auto est, ou non, une bonne voiture. Par contre trois semaines m'ont paru nécessaires pour comprendre comment se passe la vie avec une voiture électrique. Quand commence-t-on à chercher toutes les prises de courant du quartier ?

Trois semaines m'auront aussi permis de rencontrer diverses conditions météo, à commencer par les pires pour le VE : très froid !

Après un premier essai "stress test" de 400 km en deux jours sur autoroute l'an dernier, voici maintenant un essai plus conventionnel quant à l'utilisation que vous ferez de votre Renault ZE ZOE : 300 km en trois semaines en ville (avec un peu d'autoroute quand même, mais en ville ...)

Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !
Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !

Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !

La Zoé est définitivement une bonne voiture. La meilleure des Renault ?

Je confirme sur la durée ma bonne impression générale de l'an dernier. Je trouve la voiture jolie, actuelle, attirante. Elle est dans le coup d'un point de vue esthétique, encore 2 ans après sa sortie commerciale.

Une simple pression sur la poignée suffit à ouvrir la portière, quand la carte (clé) est dans votre poche (ou votre sac mesdames). C'est gadget, mais très utile car on n'a plus besoin de chercher sa clé pendant trois heures. D'autres marques en font d’ailleurs un argument dans leur pub TV. La Zoé l'a, tout simplement.

Avant de monter à l’intérieur, jetons les cartables dans le coffre. Il est petit. Rien de choquant pour cette catégorie. Par contre le seuil de chargement pourrait être au niveau du coffre – si on a quelque-chose de lourd à transporter.

L'accueil à bord est agréable. Les couleurs sont claires et sobres. Les plastiques sont qualitatifs. Les commandes tombent bien sous la main, notamment la commande de la radio. Côté boite de vitesse, pas de surprise, c'est une boite automatique comme sur toutes les voitures électriques. Limiteur de vitesse, régulateur de vitesse, tout y est.

 

A main droite se trouve la tablette tactile R-link. Le message d'accueil/sécurité s'avère assez pénible à valider à chaque voyage. Mais on peut aussi attendre qu’il s’éteigne tout seul … si on est assez patient. Ensuite, l'écran propose de nombreuses options plus ou moins utiles et plus ou moins ludiques. Du classique GPS, à la commande radio (choix des stations). Mais nos applis préférées ont été la mesure de pollution en temps réel et le suivi de l'énergie consommée. On suit l'évolution du niveau de pollution au cours du trajet. L'énergie consommée est comparée graphiquement à celle récupérée via les freinages et les descentes. (Mais l'échelle semble être différente entre les deux mesures). Lors de la fin de chaque voyage, R-link nous propose le bilan de celui-ci. Vous êtes noté /100 pour votre éco-conduite. Vous retrouvez votre vitesse moyenne et les données de consommation sur le voyage ou depuis le point de référence que vous choisissez (votre dernière recharge par exemple).

R-link ne m’avait pas laissé un grand souvenir lors de mon dernier essai. Cette fois j’ai eu plus de temps pour le prendre en main. Les six pavés de l’écran d’accueil, qui m’avaient fait mauvais effet lors de notre première rencontre, ont l’intérêt de faciliter l’utilisation de la tablette par le conducteur. Celui-ci a autre chose à faire que surfer, n’est-ce pas ?

 

Navigation fonctionne bien, mais quand même plutôt moins bien que le GPS de mon téléphone, Samsung première génération de Galaxy S ! Notamment le système de commande vocale, pourtant très accessible sur le volant, s’avère … comique ! Il a vraiment donné lieu à beaucoup de bonne humeur dans la voiture lors des accompagnements à l’école. Visiblement ce n’est pas le même modèle que celui de la Prius dans le roman "La vie très privée de Mr. Sim" de Jonathan Coe. Après avoir articulé nos adresses de toutes les façons possibles, Madame Commande Vocale nous répondait : « Je n’ai pas compris », ou nous proposait un choix ubuesque de destinations. Partons du principe que c’était une voiture de location et qu’un système de reconnaissance vocale doit apprendre la voix de son maitre et nous trouverons matière à pardonner ces écarts de conduite. Il me semble même que, sur la fin, Madame CV commençait à mieux comprendre la voix de mon fils, qui n’avait pas abandonné l’affaire.

Plus embêtant pour moi, quand nous avons indiqué pour voir une adresse à Paris, Navigation nous a indiqué les différents points de charge sur le trajet pour organiser celui-ci. Mais la base de données des bornes de recharge était quasi-vide. Quelques minutes sur mon mobile m’ont suffi pour faire le même travail à partir de CHARGEMAP. Cette application gratuite me guide parfaitement jusqu’aux bornes de recharge, me donne leurs horaires d’ouverture, leurs coordonnées téléphoniques. Mais impossible de charger chargemap sur ma tablette R-Link ! Pourquoi Renault, qui cite chargemap dans ses brochures publicitaires pour la ZOE, ne l’installe pas en dur sur le R-LINK ?

Déçu par cette mésaventure, je compare les bornes proches de chez moi sur les deux supports. Alors que je suis en chemin vers Marseille – La Valentine, je décide de passer par le magasin Auchan à Saint Loup où R-Link m’indique la station de recharge la plus proche. Un simple contact sur l’écran et R-Link me co-pilote parfaitement vers la borne … qui s’avère désaffectée depuis au moins 20 ans ! (La même génération que celle du TOTAL boulevard Schloesing). Par contre, aucune indication sur RLink de la borne de recharge rapide située derrière le magasin IKEA de La Valentine. Pourtant ce point de recharge est accessible (sans carte) pendant les heures d’ouverture du magasin (fermeture 1 heure avant le magasin pour être précis). Là aussi une précision s’impose : mon véhicule de location ne bénéficiait pas de compte « My Renault » avec mise à jour des données R-Link. Mais c’est dommage de ne pas donner le meilleur au client qui loue la Zoé. En outre, un passage sur le forum Zoé laisse à penser que chargemap resterait dans tous les cas une meilleure option.

 

Multimédia propose en plus de la radio, les photos et les vidéos. Mais outre mon opinion très personnelle qui n’y voit pas un intérêt phénoménal, je n’ai jamais réussi à connecter mon fameux smartphone, ni en bluetooth, ni via USB. Pour ce qui est de la radio, aucun problème, tout est facile et accessible.

 

Téléphone, donc, est resté grisé pendant les trois semaines. Sans doute que mon smartphone n’était pas compatible.

 

Véhicule a été mon pavé préféré. D’abord parce que, même si on pourrait commencer à penser le contraire, j’essaie bien un véhicule et pas une tablette tactile. Ensuite pour son pavé « véhicule électrique », qui permet de suivre à la fois la consommation et la génération d’électricité, en points 1’ de la voiture. En effet, c’est un historique des moyennes sur chaque minute du trajet de l’énergie électrique consommée ou produite par la voiture. Un récapitulatif global indique l’énergie consommée pour la traction (0,8 kWh sur l’exemple qui figure sur la photo ci-après). Celle consommée pour le chauffage/climatisation (ici 0,2 kWh … avec chauffage à fond car il faisait froid !). Et celle récupérée lors de chaque décélération (pied retiré de l’accélérateur) ou freinage, ou dans les descentes (ici 0,2 kWh).

Un autre pavé tactile très facilement accessible illustre ces trois flux d’énergie à travers l’image d’un squelette de Zoé, sa batterie, son moteur et sa commande de chauffage.

On voit en vert l’énergie qui part de la batterie pour aller vers le moteur ; en jaune pour aller vers le chauffage ; en bleu pour recharger la batterie, depuis le moteur (ou plutôt depuis le chargeur Caméléon dont on reparlera).

Des conseils sont accessibles via un nouveau pavé pour optimiser sa conduite et réduire la consommation. Mon coach en éco-conduite trouvait que ma vitesse était bien adaptée, mais voulait me faire freiner plus tôt avant les feux rouges !

 

Services : j’imagine que l’on rentre ici dans le côté payant de la force. J’ai tout de même réussi à me créer un avatar (Fantasy Life ?) et à me paramétrer mon compte Gmail avec succès.

 

Retour à la page d’accueil et dernier écran à vous proposer : celui du suivi de pollution. Trois niveaux : bon, pollution – et pollution +, et à la fois une vue en temps réel et le suivi sur le trajet en moyennes sur 3 minutes. Conclusion : l’autoroute, le rond-point du Prado et le parking souterrain de Carrefour sont pollués. Et devant l’école, ce n’est pas toujours terrible.

 

Après cette longue digression sur cette tablette qu’a rencontré ma main droite, c’est enfin l’heure d’appuyer sur le bouton start et le moteur électrique rugit ... dans le plus grand silence et sans émission de ... rien du tout ! Puis on desserre le frein à main (classique), pied sur le frein, vitesse sur drive, on lève le pied et c‘est parti.

Selon moi, c’est à ce moment-là que la magie électrique opère. Le plaisir de conduite est vraiment poussé pour une voiture de cette catégorie. Alors que j’ai enclenché le limiteur à 50 km/h, histoire de continuer à vous proposer encore d’autres essais, il me semble qu’à chaque pression sur l’accélérateur, j’atteins immédiatement cette vitesse.

La fiche technique donne 4 secondes pour atteindre ces 50 km/h, mais je jurerais que c’est moins. Avec un moteur électrique, la puissance est toujours présente, comme une perfection de moteur thermique. Du coup la conduite est souple et fluide.

 

J’ai choisi de tester l’autonomie de l’auto en la poussant un peu : pas question pour moi ici d’utiliser le bouton ECO situé près du frein à main. (Je l’ai quand même fait pour vous en parler. La voiture perd d’un coup beaucoup d’intérêt, toute sa nervosité, sa vitesse de pointe sur l’autoroute. Elle plafonne alors à 90. Elle n’arrive plus non plus à chauffer correctement !). Je m’en repends, quitte à avoir encore et toujours une voiture, autant qu’elle marche bien ! La Zoé est parfaite dans son rôle de petite citadine et son moteur d’un équivalent thermique de 88 ch l’actionne très bien.

Conduite plus vivement, ses suspensions se révèlent, à mon avis, trop souples. A moins que ce ne soient les pneus spéciaux pour EV qui voient ici leur limite. Il faudrait tester la voiture avec une autre monte. Comme le châssis semble bien équilibré et la répartition des poids excellente avec les batteries sous l’habitacle, j’aimerais bien voir des versions boostées de la Zoé : 110 ch équivalents thermiques, ou même une Renault Sport de 170 ch équivalents thermiques ?

 

Pourquoi la Zoé n’aurait-elle pas droit, elle aussi, à sa déclinaison de gamme, comme la CLIO sa cousine ? Une Zoé cabriolet aurait de la classe. (Et déjà une Zoé avec un grand toit ouvrant, histoire de baisser d’un coup la température l’été quand on rentre dedans). Une Zoé break aussi (le break CLIO est très réussi, on pourrait imaginer un équivalent Zoé) et last but not least, le Zoé scénic !

 

Le mieux serait encore que les deux cousines, Zoé et CLIO, n°1 des ventes en Europe, ne cohabitent pas sous la même bannière de Renault. Quitte à investir 4 milliards dans la mobilité électrique, pourquoi pas aller jusqu’au bout avec une Twingo et une CLIO 100% électriques dès leurs prochaines générations ? Bien sûr il faut imaginer des villes où chaque place de parking est pourvue d’une (simple) prise électrique. Mais on a bien réussi à mettre partout des parcmètres, alors si on veut. …

 

 

Très bon aspect extérieur, très bonne qualité perçue à l’intérieur, loin devant les standards d’une CLIO par exemple, comportement routier très agréable en conduite normale. Joli « clac » quand on ferme la portière. Une voiture 100% montée en France et cela fait la différence. Verdict : sur 2014, la ZOE est numéro 1 du classement des voitures les plus fiables dans le secteur des petites voitures. (Avec une note de 17,5/20). Source : n°825 d'Automobile Magazine.

Indépendamment de son énergie motrice, par sa qualité de fabrication et son confort d’utilisation, la ZOE me parait bien être la meilleure des Renault.

ZOE in the city : 3 semaines d'essai urbain de la Renault électrique #VE 1/2
ZOE in the city : 3 semaines d'essai urbain de la Renault électrique #VE 1/2
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 12:38
Lancement de la communauté Environnement sur Overblog

Bonjour,


Je suis comme vous rédacteur d'un blog sur OverBlog et je viens de créer la communauté Environnement pour que l'on puisse y publier tous nos articles et découvrir ceux des autres blogueurs.

Pour y accéder : https://www.over-blog.com/community/environnement
ou bien tapez Environnement dans la barre de recherche des communautés si ce lien ne fonctionne pas !


A très bientôt si vous souhaitez nous y rejoindre.

Alexis DUFLOS
@DuflosAlexis

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 22:31
courbe de Huppert

courbe de Huppert

Déjà deux ans et demi que notre Président tente d'inverser la courbe du chômage (depuis 2012).

Au même moment, en 2012, Jean-Marc Jancovici explique au Sénat le rapport entre le prix de l'énergie et le prix du travail, démontrant le faible coût de l'énergie, notamment des énergies fossiles comme le pétrole, par rapport au coût du travail humain pour réaliser une tâche équivalente (métaphore de la montée au sommet du Mont Blanc d'un homme qui fournit 0,5 kWh dans la journée pour le faire) : "le kilowattheure d'énergie mécanique issu d'une machine sera de 1 000 à 10 000 fois moins cher que le kilowattheure produit par un travailleur humain payé au SMIC." Pour illustrer encore différemment, c'est grace/à cause du pétrole que les machines ont remplacé les hommes dans les campagnes, les amenant toujours plus nombreux dans les villes pour y trouver du travail.

Depuis 40 ans, notre courbe du commerce extérieur est, à l'inverse de celle du chômage, en baisse et en déficit. Avec un niveau atteint de -53,8 MdsEUR en 2014 (richesse qui sort du pays).

C'est mieux que 2013 car la facture énergétique a baissé de 10 MdsEUR d'une année sur l'autre. Facture énergétique de la France ? 54,8 MdsEUR.

Dernière donnée factuelle : l'âge d'or du pétrole est derrière nous. L'illusion du cours actuel n'est que passagère et il faudra apprendre au plus vite à sustituer d'autres énergies aux énergies fossiles.

A moins que ce ne soit le CO2 qui nous pousse à modifier nos habitudes de bruler ce pétrole, avant même d'en épuiser ses stocks sur terre. Ce CO2 qui a déjà modifié notre climat et son fragile équilibre.

 

L'énergie trop bon marché face au travail de l'homme. Et si nous rétablissions l'équilibre ?

En France, les taxes et charges sociales, sur le travail, représentaient en 2014 : 322 Mds EUR (250 pour l'URSSAF et 72 pour la CSG) ; pour la même période, la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques (TICPE) se montait à 25 MdsEUR.

Imaginons un transfert de charges du travail vers l'énergie : 0 pour le travail, 347 MdsEUR sur l'énergie. Une TICPE multipliée par 14 (le fameux facteur 14 de mon titre). 7 EUR de TICPE par litre (de diesel ou d'essence).

Bien sur à ce stade de l'article, nous crions tous au scandale, mais retournons tous à nos fiches de paie (pour ceux qui ont encore la chance d'en avoir une) et regardons la différence entre notre brut et notre net.

 

De plus, une énergie fossile plus chère nous incitera plus facilement à :

  • développer des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biomasse) et nucléaires (non émettrices de CO2),

  • rentabiliser la rénovation thermique des bâtiments et les transformer en bâtiments "neutres" d'un point de vue énergétique, voire en mini-centrales électriques,

  • déployer les technologies de stockage (dont le vecteur d'énergie hydrogène) dans les bâtiments et les infrastructures pour équilibrer les périodes de production des énergies intermittentes vis à vis des périodes de consommation,

  • mettre en place un réseau intelligent de l'électricité (smart grid), outil permettant à de futurs opérateurs "responsables d'équilibre" d'échanger auprès d'une "communauté d'utilisateurs" de l'énergie électrique tantôt comme fournisseurs ou comme acquéreurs,

  • transformer le panel de véhicules actuels en véhicules électriques, rechargeables la nuit sur des prises standard (16A, comme votre four), utilisables comme source d'électricité de pointe quand ils sont branchés sur et activés par le réseau intelligent.

Autrement dit, une énergie plus chère dès aujourd'hui nous permettrait plus facilement de mettre en oeuvre les 5 piliers de la Troisième Révolution Industrielle de Jérémy Rifkin (sauf le nucléaire, petit ajout personnel que je partage d'après mes lectures, entre autres, avec Jean-Marc Jancovici).

 

J'aimerais réaliser un dossier complet autour de cette hypothèse de travail et le publier dans le BLOGaL. Scientifiques, économistes, chercheurs, citoyens, entrepreneurs, je vous invite à me proposer votre article et je publierai tous ceux qui le mériteront.

 

Vous pouvez m'envoyer vos propositions via mon mail alexis.duflos (at) blogal.fr - N'hésitez pas à déjà vous manifester pour annoncer votre volonté de nous écrire un article, en commentaire du présent article ou bien par mail, ou encore sur Linkedin ou sur mon compte twitter @DuflosAlexis -

Au plaisir de vous lire très vite, et de vous publier ensuite dans ces colonnes.

 

Alexis DUFLOS

Fondateur et Rédacteur en Chef du BLOGaL

 

 

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