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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 02:25

Monsieur le Président,

 

Pour commencer, merci pour ce Grand Débat.

Cela sonne pour certains comme un grand prétexte ou un grand écran de fumée. Peut-être même était-ce là l’intention première.

Mais le peuple s’exprime, dans le pays de la révolution, des droits de l’homme. Dans une des grandes démocraties de notre Monde. Alors c’est magnifique et vous voilà maintenant avec une grande responsabilité pour agréger toutes les propositions des Français, construire une stratégie, un plan d’action, le mettre en œuvre et contrôler sa bonne réalisation, et l’améliorer de façon continue, et communiquer à chaque étape, encore et toujours.

 

Encore aujourd’hui, la France représente un peu plus dans le Monde que les 0,87% de la population mondiale rassemblée (ou éparpillée) sur les 0,45 % de la surface terrestre, sur deux continents et trois océans.

Depuis Geneviève, Clovis et Clotilde, mille cinq cents ans sont passés et la France a su prendre et garder une place majeure dans la compétition culturelle, scientifique et commerciale entre les grandes nations mondiales. La France a aussi su adopter, améliorer et créer un modèle social et politique.

Pour réussir son projet de démocratie, la France a investi dans l’éducation de sa population, permettant ainsi à son peuple de prendre de bonnes décisions. Les chercheurs et ingénieurs ont amélioré la santé et les machines. Les ouvriers et les agriculteurs ont promu des règles de protection sociale qui nous protègent tous aujourd’hui individuellement autant qu’elles nous mettent en danger dans la compétition internationale face à d’autres pays qui ne respectent pas ces mêmes règles.

 

Nos forces d’hier peuvent aussi devenir nos faiblesses de demain si elles s’opposent à notre évolution. Ainsi, l’industrie du charbon a été une des forces de notre économie. Nous avons su inventer l’industrie nucléaire pour remplacer cette source d’énergie, mais nous avons eu beaucoup de mal à tourner la page du charbon et cela a coûté très cher. Ce n’est d’ailleurs pas encore tout à fait fini ! D’après l’ADEME (2014), le charbon rentre encore pour 3% dans notre mix énergétique, en étant importé à 100%.

Nous n’avons pas bien su prendre le virage du charbon, et aujourd’hui arrive le virage du pétrole et du gaz. Nous avons limité l’impact du pétrole et du gaz sur notre environnement et sur la balance de notre commerce extérieur grâce à la réalisation et à l’exploitation du parc nucléaire d’EDF. Mais l’électricité ne représente que 22% du mix énergétique (même source ADEME 2014), dont 77% produite par ces centrales nucléaires d’EDF (source RTE). La part du renouvelable, produit localement, en France, est en forte progression mais ne représente encore que 16% (en 2016, source Ministère Transition écologique et solidaire). Ainsi une part majoritaire de notre énergie est importée, ce qui crée une dépendance de notre pays vis-à-vis des exportateurs avec des conséquences diplomatiques et économiques fortes. En 2018, le déficit commercial FAB/FAB se monte à - 59,9 milliards, dont - 46,0 milliards pour le seul déficit énergétique (source http://lekiosque.finances.gouv.fr). 77% de la valeur de notre déficit commercial en 2018 est donc dû uniquement à nos achats d’énergie. Indépendamment même de toute notion écologique, notre pays a perdu cette année-là 46 milliards d’euros de richesse que nous avons donnée à d’autres pays. L’équivalent de 684 Euros par Français.

 

Nous savons - notamment depuis Hubbert dans les années 1950 - que le pétrole, pas plus que le gaz ou le charbon, n’est éternel, dans la mesure où nous le brulons infiniment plus vite qu’il se constitue. Le site http://www.worldometers.info/fr/ indique qu’il reste 16 166 jours (44 ans) avant la fin du pétrole, 58 112 (159 ans) avant la fin du gaz et 149 280 (408 ans) avant la fin du charbon. Pour folkloriques que peuvent sembler des mesures aussi précises, elles sont néanmoins finies. Et l’expérience montre que l’homme ira chercher toujours plus loin pour trouver du carburant, mais il sera toujours plus cher (cf. le charbon en France par exemple). Il faut donc profiter des années qui nous restent avec ces énergies peu chères pour développer le système énergétique de demain. Et la France, avec le potentiel scientifique que nous avons, peut prendre le lead de cette conquête pour peu que nos meilleurs cerveaux ne soient pas enfermés au service des vieux énergéticiens qui sont autant de lobbies, autant de freins.

 

Nous n’avons toujours pas parlé écologie, mais la nécessité de tourner la page du pétrole (et du gaz, et du charbon) est déjà démontrée pour recouvrir notre indépendance diplomatique et financière. L’investissement de capitaux dans les alternatives aux hydrocarbures que sont aujourd’hui le nucléaire, le renouvelable et les mesures d’économie d’énergie aura donc un impact favorable direct demain sur la balance du commerce extérieur de la France.

 

 

Mais l’impact écologique des hydrocarbures est un facteur de risque plus urgent à traiter que la raréfaction de ces ressources.

Sous deux aspects :

> Un aspect local, la pollution dans nos villes dépasse les seuils « acceptables » que nous nous sommes fixés (particules fines, Nox) ;

> Un aspect global avec l’impact de l’augmentation du CO² dans le réchauffement du climat.

 

Après avoir ignoré les risques (ou après les avoir cachés sous la pression des lobbies automobiles ?), il est temps pour la France de protéger ses habitants en luttant drastiquement contre toutes les formes de pollution.

D’abord en proposant à ses habitants une alternative concrète et envisageable pour les usages nécessaires liés aux émissions de polluants ;

Ensuite en réduisant progressivement et rapidement les causes de ces émissions, quitte à accompagner financièrement les industriels « victimes » de cette transition industrielle.

 

Un exemple pourrait être celui de la Californie, état grand comme les deux tiers de la France, qui lutte contre la pollution de l’air depuis 1967 et a notamment imposé des seuils d’émissions des véhicules particulièrement drastiques, au pays du tout voiture. La Californie a réussi à contrer le lobby des constructeurs automobiles de Detroit par un autre lobby pro-environnement. Le procureur Schwarzenegger a renforcé ces dispositions en 2007 et lancé en parallèle un programme en faveur de l’énergie solaire. Cette politique se poursuit aujourd’hui avec le gouverneur Jerry Brown qui s’oppose aux pressions du gouvernement fédéral du Président Trump.

La Californie est un bon exemple pour nous !

 

Il est à noter le rôle positif de la Commission Européenne qui protège les Français et leur santé avec une directive européenne sur la qualité de l’air (en 2008) et un rappel à l’ordre de la France qui ne met pas en place les mesures nécessaires pour protéger la santé des citoyens. Quatorze zones sont concernées par des dépassements des normes : Ile-de-France, Marseille, Nice, Toulon, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Valence, vallée de l’Arve, Strasbourg, Reims, Montpellier, Toulouse et la Martinique.

 

Les sources d’énergie et les usages

 

Augmenter la part du renouvelable et du nucléaire pour limiter au maximum, puis éradiquer les importations et la consommation d’hydrocarbures –

> Le nucléaire existant doit être exploité tant qu’il est sûr. Mais une alternative doit être disponible pour prendre la relève dès que l’ASN décidera d’arrêter une ou plusieurs tranches si elle considère que c’est nécessaire. En effet, il ne serait pas acceptable que l’on doive continuer avec une centrale nucléaire qui ne serait plus parfaitement sure.

> Le nouveau nucléaire doit être développé pour sécuriser la filière. Notre pays est en train, dans la douleur, de retrouver les compétences nécessaires pour construire une nouvelle centrale nucléaire. Ces femmes et ces hommes doivent enchainer sur un autre projet, puis encore un autre, et former la ou les nouvelles générations de techniciens et ingénieurs du secteur jusqu’au moment où l’Etat français décidera d’arrêter d’exploiter des centrales nucléaires. Dans 20 ans, 50 ans, 100 ans, je ne sais pas, mais le jour où sera prise la décision d’arrêter, les meilleures compétences partiront et il conviendra alors de fermer les sites assez vite.

Le problème des compétences se pose de façon cruciale dans le nucléaire : poser un programme a minima permettant de garantir plusieurs années de travail à des ingénieurs et techniciens. Le secteur du nucléaire est exigeant et a besoin de bons ingénieurs, bien payés et avec une visibilité long terme pour que les jeunes aient envie de s’y investir. La situation actuelle n’est pas bonne. La France aujourd’hui a besoin d’un nucléaire fort ayant le soutien des Français et lui permettant d’éviter plus d’importations, plus de compromis diplomatiques délicats, plus de pollution. Besoin du nucléaire avant de trouver et de mettre en place les solutions permettant de le remplacer par mieux.

Le nucléaire et la recherche donc.

Et les économies d’énergie ? Cela fait depuis ma naissance qu’on en parle, et pourtant on construit toujours des logements mal isolés, ou des bâtiments de bureaux. On ne consacre pas toujours l’argent nécessaire lors des rénovations. L’énergie n’est pas assez chère ! Alors pourquoi investir dans des dispositifs permettant de mieux la contrôler, de ne pas la gâcher ?

Non, vraiment l’énergie n’est pas assez chère : il suffit de compter toutes les personnes qui laissent tourner leur moteur de nombreuses minutes à l’arrêt en attendant quelqu’un. (Combien parmi ceux-là étaient dans la rue avec un gilet jaune ? De quoi se poser des questions sur l’efficacité de notre système d’éducation !)

Isolation des logements, neufs et rénovés.

De nombreuses études ont été faites pour optimiser les travaux à faire selon les spécificités des bâtiments. On cherche des investissements qui rapportent ? Moins de dépenses en énergie, c’est de la richesse qui reste dans le pays au lieu d’en partir. Donc il y aura un retour sur investissement. Voyez avec vos équipes à Bercy comment doser les taxes pour que le temps de retour sur investissement soit compatible avec les standards demandés par les financiers. Et/ou lancez une grande opération de crowdfunding sur ce thème. Passons aux bâtiments à bilan énergétique positif.

Renouvelable.

Partout où les toits sont exposés au soleil, montons des toits équipés de panneaux photovoltaïques. A commencer par 100 % des projets neufs. Arrêtons de normer les surfaces à 3, 6 ou 9 kW. Occupons toute la surface exploitable des toits et ne nous limitons pas à cause de considérations administratives. Donnons des moyens à Enedis pour assurer rapidement leur service public de raccordement en simplifiant les procédures. Pourquoi pas un bureau unique de la Région pour le photovoltaïque ? Avec un engagement d’appui aux propriétaires pour la constitution et la validation des dossiers. Tout est beaucoup trop complexe et lent pour un particulier aujourd’hui. Ce Bureau Unique pourrait aussi certifier un écosystème de fournisseur de matériels (panneaux, onduleurs …) et d’installateurs avec une garantie apportée par l’Etat si le particulier choisit matériel et installateur dans cette liste. (Aujourd’hui, un particulier doit faire confiance à un installateur qui n’a pas les moyens financiers de garantir l’installation pendant ses 20 ans de garantie – l’écosystème est trop fragile). Le Bureau Unique pourrait enfin être la plateforme support pour les investissements privés dans les projets photovoltaïques (une base sur laquelle les plateformes existantes pourraient s’appuyer et se développer).

 

Une autre façon de diminuer nos besoins en hydrocarbures est de favoriser les usages qui utilisent d’autres énergies et qui optimisent l’utilisation des ressources. Ainsi les infrastructures collectives – qui étaient fortement développées dans nos villes et régions il y a 100 ans et en ont disparu (du fait des lobbies automobiles ?) sont à relancer pour couvrir nos besoins : tramways, trains, bus, navettes autonomes demain, ainsi que les nouvelles solutions intelligentes et collaboratives : autopartage, covoiturage, taxis et VTC partagés – le tout étant électriques et avec un réseau de recharge adapté.

A propos des taxis en particulier : une démocratie ne peut pas laisser celui qui crie le plus fort lui dicter sa politique. Le système des taxis n’est pas adapté au besoin du plus grand nombre et l’économie du partage va effectivement révolutionner certains métiers. Comme le charbon, ne perdons pas quarante ans à essayer de sauver des métiers qui ne peuvent pas l’être. Pour certains clients, notamment professionnels, les taxis ont leur place dans l’offre de transport d’une métropole, mais sans prendre en otage la mise en place de solutions utiles pour tous sous prétexte qu’ils constituent eux aussi un lobby puissant. Uber pop par exemple est une proposition brillante et une vraie solution. Heetch également. Pensons d’abord aux utilisateurs et à la proposition de valeur que les services apportent à la société avant de protéger des acquis dépassés.

A propos du rôle des pouvoirs publics dans l’innovation et la transition : la France n’a pas la culture américaine du capital risque. En France, une solution devra démontrer sa valeur pour être financée ensuite. Mais avec quel argent financer sa preuve de concept ? Comment l’équipe de créateurs peut-elle se rémunérer ? Payer son propre loyer, ses courses, l’école des enfants ? Comment recruter les meilleurs sur le marché si on n’a pas le premier sou devant soi ? Parmi les nouveaux services, beaucoup peuvent être monétisés, mais il faudra trois à cinq ans pour arriver à des volumes permettant un vrai retour sur investissement. Trop long et trop risqué pour nos structures financières. Et toutes les aides possibles ne sont accessibles que une fois démontrée la preuve de concept. Et même là, en supposant que vous ayez réussi à convaincre une métropole de signer avec vous un partenariat d’innovation, la durée des processus d’achat, leur complexité, les délais de paiement … rien n’est fait pour vous inciter à risquer votre patrimoine, votre vie familiale et votre santé pour promouvoir des solutions permettant un monde meilleur ! Alors définissons un parcours type pour permettre à une innovation d’être testée. Et les critères permettant de juger la réussite du test. Et le processus permettant une scalabilité rapide de la solution à l’échelle des autres métropoles françaises, et internationales.

Deux exemples, sans parler de mon cas personnel : TOTEM.mobi, autopartage de Twizys (petites voitures électriques Renault) en libre-service à Marseille, a réussi par la force de travail de ses créateurs à percer et à essaimer maintenant sur Montpellier. Mais le service est excellent et mériterait d’être très largement financé et déployé, amélioré, en France et à l’étranger. Que de temps perdu par rapport à la concurrence étrangère ! Quelle force de caractère de ses créateurs !

L’autre exemple est l’exact opposé : l’histoire du milliardaire qui se lance lui aussi dans l’autopartage électrique, avec l’argent pour financer et le réseau pour implanter. Bolloré a lancé Autolib’ et c’est une vraie réponse à la problématique de l’alternative à la voiture individuelle et thermique. Certains choix techniques n’étaient pas bons. Sans doute certains contrats ne l’étaient pas non plus. Mais quelle innovation ! Un écosystème complet ! Pas besoin d’attendre que quelqu’un installe un jour une prise avant d’acheter une voiture, ou bien que les Parisiens achètent suffisamment de voitures électriques avant d’installer des prises (ou bien, pour les constructeurs, que les ventes de véhicules électriques décollent pour … commencer à en vendre !). Bien sûr dans le respect des équilibres et de l’intérêt financier du public, l’Etat devrait soutenir ce genre de projet, recueillir le retour d’expérience et prolonger ce service comme un nouveau service public, délégué à un ou plusieurs tiers.

Globalement, le transport de personnes est un service qui peut être assuré par de nombreux opérateurs, de la régie publique de transports en commun à des opérateurs privés, y compris soi-même pour ses propres trajets. Tout cela est à organiser en laissant de la place à la possibilité d’entreprendre autant qu’en protégeant les clients et en leur facilitant leurs choix et leurs parcours.

 

Favoriser les usages qui utilisent d’autres énergies, cela veut dire passer à l’électrique et déployer les infrastructures nécessaires (prises de recharge 3 kW sur les lieux d’habitation et de travail, prises de recharge rapide 50 kW et plus sur les axes de circulation, normalisation des types de prises, transports en commun), mais aussi repenser complètement les villes qui ont évolué sur un modèle américain de péri urbanisation. L’urbanisme est au cœur de cette révolution qui va requestionner nos usages et doit résoudre l’équation de nos déplacements quotidiens sans voiture. On pourrait repenser la ville sur la base de quartiers piétons offrants à leurs habitants l’ensemble des services sans avoir recours à la voiture.

Décentraliser des services accessibles à pied au niveau d’un noyau constitué d’un quartier, autour d’une gare de train ou d’une bouche de métro, cela peut demander de multiplier les emplois et désoptimiser des concentrations faites auparavant, mais avons-nous trop d’emplois en France ou pas assez ? Toujours diminuer les emplois dans les entreprises ou dans les administrations est-il une bonne idée ?

La force d’une start-up, c’est son équipe de fondateurs et ses premiers salariés. Mais en fait c’est pareil pour une grande entreprise. C’est l’engagement de ses salariés qui fait sa valeur. Et c’est d’ailleurs quand il y a perte de sens que tout commence à décliner pour l’entreprise. Les start-ups américaines ne s’y trompent pas. Bien financées, elles vont chercher les meilleurs profils sur le marché de l’emploi, et c’est avec elles et eux que ces entreprises innovent et améliorent notre monde. En France, arrêtons d’écouter des gestionnaires qui ne parlent que de réduire les coûts. Investissons dans des grands projets, donnons du sens, prenons des risques, des parts de marché, créons des océans bleus. Ecoutons les employés, donnons leur l’occasion de montrer leur valeur, de partager leur vision, les moyens de tester et mettre en œuvre leurs idées de changement selon les principes d’effectuation. Acceptons de faire des erreurs parfois et apprenons de nos erreurs. Dans les start-ups, dans les PME, dans les grands groupes, dans les administrations.

J’évoquais en début de cet article l’éducation de nos jeunes. Quelle place donnons-nous aujourd’hui aux professeurs de nos enfants dans la société ? Les professeurs ne devraient-ils pas être les meilleurs d’entre nous ? Et donc les mieux considérés – et donc les mieux payés ? (NdR : je ne suis pas professeur !). Quitte à mettre en place des parcours permettant de naviguer entre l’Education Nationale et les expériences en entreprise. On peut refaire ce raisonnement avec de nombreux métiers de l’administration : médecins, infirmiers, militaires, policiers, … On peut le faire aussi avec les agriculteurs ! Voyez-vous l’importance des agriculteurs ? la richesse qu’ils créent ?

La place du travail dans notre société

Le travail occupe une place centrale dans nos vies. Ne pas en avoir un est un échec du coup. On parle de marché de l’emploi, mais la fluidité de ce marché est parfois nulle, notamment dans certaines régions et cela rend les parcours professionnels très douloureux.

Pour occuper un travail, cela suppose que votre niveau de vie augmente par rapport à la situation où on ne travaille pas. Dans une « expérience hors travail », il est nécessaire que les besoins fondamentaux de la personne et de sa famille soient assurés. Ce sont les fondements de notre protection sociale et ces dispositions peuvent sans aucun doute être confortées, simplifiées et si possible renforcées. Si l’on considère une « expérience travailleur », le rôle de la société globalement est de permettre que cette expérience soit plus positive. Le travailleur va avoir des frais et des contraintes. Il aura parfois besoin d’aide car il aura moins le temps  pour ses tâches du quotidien. C’est le rôle de la collectivité de lui apporter l’ensemble des services nécessaires pour lui permettre de pouvoir travailler, qu’il soit un homme ou une femme, parent ou non. Et ces services doivent être rendus à un prix acceptable. Et enfin son travail doit être payé à un tarif acceptable aussi, pour lui permettre non seulement de payer les frais liés à son travail, mais aussi de vivre mieux que sans travail, de s’offrir plus de loisirs, de sport, de vacances etc …

Ainsi la collectivité doit apporter de la valeur à ses habitants pour lui faciliter la vie. Cela représente encore des emplois. Mais il y a deux façons de voir les choses : c’est soit un fonctionnaire de plus, soit un chômeur de moins (et si c’était tout simplement les deux ?).

Mais que l’on soit une administration ou une entreprise privée, le problème d’une embauche est le même : c’est le coût du travail. Et quand l’administration ne cesse de répéter qu’il faut diminuer le nombre de fonctionnaires, que croyez-vous que va penser le patron d’une entreprise ?

Un travailleur est-il, au final, une charge ou une opportunité ?

Comme on l’a vu ci-dessus, c’est la femme ou l’homme dans l’entreprise qui crée de la valeur.

 

Par contre les progrès de productivité que permettent le numérique doivent toucher aussi l’administration :

Comme une entreprise privée, l’administration doit se remettre en cause, au service de son client pour lui faciliter son parcours en mettant à sa disposition les outils efficaces avec le design adapté. L’efficacité doit guider tous les développements vers l’externe et en interne. Et d’éventuelles ressources ainsi dégagées pourront ainsi être re distribuées, après formation si besoin, dans les secteurs qui en ont besoin.

 

La fiscalité pour « punir » ce qui nous freine et laisser tranquille ce qui nous fait avancer.

Puisque nous ouvrons le champ des possibles - et je vous en remercie, Monsieur le Président -allons plus loin dans la logique : vous voulez pour la France et les Français plus d’emplois, plus d’investissements dans les entreprises, plus d’innovations, plus de services, une transition énergétique et des transports et des bâtiments. Nous le voulons aussi. Pourquoi taxer nos emplois, les investissements de nos entreprises, la recherche et développement, les services locaux, les énergies propres, les transports propres, les matériaux permettant de réaliser ou rénover les bâtiments en les rendant plus propres ?

Pourquoi ne pas transférer la charge fiscale du travail vers le patrimoine et la consommation ?

Et si on taxait plus la consommation, avec une sorte de TVA sociale. Ne pourrait-on pas inventer une compensation de cette surtaxe basée sur le niveau de consommation des Français basé sur les salaires les plus faibles. Cette compensation serait reversée à chaque Français ce qui la rend neutre pour les plus petits consommateurs. Ceux qui souhaiteront consommer plus paieront in fine plus d’impôts.

Cela permet d’appliquer cette taxe sociale à des produits, qu’ils soient fabriqués en France ou en Chine. Et donc cela diminue l’écart de prix lié au dumping social des Chinois (et de tous les autres pays aux conditions sociales moins avantageuses pour les salariés qu’en France).

On pourrait exempter de cette taxe les services locaux (services à la personne …) et les produits et services liés à la transformation énergétique (mais uniquement ce qui est vraiment propre ! Pas de bonus pour un véhicule hybride diesel non rechargeable…).

 

Equilibre budgétaire et dette

Pardon pour la naïveté de mes propos, mais plutôt que de limiter les budgets de l’Etat afin qu’ils ne dépassent pas les recettes de l’Etat de plus de 3% du PIB, ne pourrait-on pas faire des budgets en deçà des recettes ? En prenant une marge qui, si elle se réalise, permettrait de rembourser plus vite la dette ?

En effet, quel ménage ou quel projet d’entreprise prépare son budget annuel en prévoyant déjà de dépenser plus qu’il ne rentre d’argent ?

 

Europe

La CEE et toutes ses évolutions successives ont permis à notre pays de ne pas connaitre de guerre sur notre sol contre un de nos voisins européens.

L’Histoire est faite de cycles. N’oublions pas le passé. N’oublions pas pourquoi l’Europe a voulu se regrouper. Redonnons du sens au Projet Europe. Rappelons le « Pourquoi ? ».

Quand l’étranger est un ennemi, il est bon de se retrouver soi-même un jour en position d’étranger, dans un autre pays. Et quelle meilleure expérience qu’une année Erasmus passée dans un autre pays européen !

Continuons à faire voyager les jeunes. C’est une des composantes de leur éducation qui les aidera plus tard à prendre les meilleures décisions de citoyens.

L’Europe marché commun des marchandises et des travailleurs : un tel marché permet ou permettrait un déploiement de nos produits et services à grande échelle. L’Euro est un outil formidable pour les voyages et les échanges. L’apprentissage des langues de nos voisins en est un autre, et les règlementations locales restent un véritable frein pour la scalabilité rapide de nos solutions sur le territoire européen, comparé à nos concurrents américains ou chinois sur leurs marchés respectifs.

 

Défense, diplomatie, influence, soft power, culture, francophonie

Cela coûte très cher de le faire très bien. Mais ça ne sert parfois à rien si on le fait à moitié. Ainsi, on ne peut pas avoir un seul porte-avion. Il doit forcément être arrêté pour maintenance, comme on l’a connu récemment, et nous n’avons alors plus de porte-avion. Et dans la même logique que la filière nucléaire civile, il n’est pas bon passer trop de temps entre deux réalisations sous peine de perdre les compétences. Il faudrait donc passer rapidement commande d’un second porte avion. Idéalement il faudrait alterner les achats des deux porte-avions, un tous les 20 ans si leur durée de vie est de 40 ans.

La France est l’un des cinq membres permanents de l’ONU. On ne peut pas toujours nous comparer à l’Allemagne ou à la Finlande. Notre pays a une ambition géostratégique et c’est très bien, même si c’est compliqué et cher. Mais nous avons investi dans le passé pour gagner ce rang mondial. Battons nous aujourd’hui pour la garder. Et en faire bénéficier nos industries.

Bravo pour la French Tech ! Continuons à investir dans la promotion de la France dans le Monde, sous toutes ses formes. En continuant à financer l’Alliance Française par exemple.

La France, me semble-t-il, est sous l’influence de deux cultures : l’américaine et la française ! Nous sommes restés différents, nous existons encore en tant que Français. Notre proposition de culture est différente et reconnue comme telle. Il faut la protéger ! Et l’évangéliser dans le monde entier.

MERCI

Et maintenant action ?

Alexis DUFLOS

Rédacteur en chef du BLOGaL www.blogal.fr

Fondateur d’Abel4com www.abel4.com

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 14:57

Comme les fidèles lecteurs de ce blog le savent, je suis pour une évolution de nos modes de transport vers des solutions plus écologiques et plus adaptées à notre espace.

Les rues et les routes n’augmentent pas - il faut donc arrêter d’augmenter le nombre de voitures individuelles en circulation / et même le diminuer si l’on veut moins de bouchons.

 

On connaît les solutions : transports en commun, covoiturage, autopartage. Marche, vélo et autre modes doux également. Changer d’habitudes demande un effort. C’est le prix du changement. Nous savons pourquoi nous devons le faire.

 

Changer d’énergie aussi. Nous avons la chance d’avoir sur le marché des véhicules disponibles qui ne polluent pas localement. Exigeons de la compagnie de transports en commun que ces bus soient électriques. Choisissons un taxi électrique. Demandons une voiture électrique de location ou en autopartage.

 

De nombreuses légendes circulent sur ces voitures électriques. Sur ce sujet comme sur d’autres, c’est souvent celui qui crie le plus fort devant un micro qui semble avoir raison.

Du coup tout le monde s’agace et moi le premier en réagissant vivement tout à l’heure à la publication d’un ami.

 

Donc je voulais faire un article démontant l’un après l’autre tous les arguments contre la voiture électrique. Finalement je n’en ai pas eu besoin, Olivier Bourgeois, un des membres d’un groupe Facebook que je fréquente s’en est chargé, voici le lien vers son article :

http://www.linkedbyroad.com/fr/vehicules-electriques/la-verite-sur-les-vehicules-electriques/?fbclid=IwAR3-JKm8agKDG2zHF9r_f0u1xsJyhXisuRMK_LUSJuxkFp3wXcwPFFKUWSE

Et je le double avec cet article de l’AVERE :

http://www.avere-france.org/Site/Article/?article_id=7496&fbclid=IwAR1IVU5n9S7H7FUcckAJgM0TyCxkj2F51MjhiJTEbqGyTXcpySdabBBwOAw

 

Ces deux articles sont rédigés par des partisans de la voiture électrique. Pour autant les sources sont citées et vérifiables.

Il reste d’ailleurs une affirmation qui est vraie et non résolue à date, c’est la dépendance au cobalt.

 

Donc oui cela pose un problème de maîtrise des approvisionnements d’un point de vue social, environnemental et géopolitique :

https://www.facebook.com/Loopsider/videos/vb.424922021243063/309337452994331/?type=2&theater

L’usine nouvelle a même fait un dossier complet sur ce sujet :

https://www.usinenouvelle.com/article/le-cobalt-est-le-nouveau-petrole.N595303

https://www.usinenouvelle.com/article/glencore-vend-un-tiers-de-sa-production-de-cobalt-au-chinois-gem.N666664

 

Donc oui, il y a bien un problème avec le cobalt. Je vais d’ailleurs demander aux constructeurs comment il gèrent ce problème dans leur stratégie d’achat et je reviens vers vous quand j’aurai des réponses.

Mais non, ça ne doit pas nous empêcher de transformer nos usages et non, non et non n’achetez plus un SUV diesel !

cobalt

cobalt

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 22:15

Pourquoi un véhicule électrique (VE) ?

Dans 40 ans, il n'y aura plus de pétrole. Donc ni diesel ni essence pour alimenter nos voitures. Faut-il attendre la dernière goutte pour réagir ou bien trouver des alternatives ?

Autre problème plus grave et plus urgent, les émissions de CO2 dans l'atmosphère modifient dramatiquement notre climat, et ce très rapidement à l'échelle de l'évolution.

Grace au nucléaire civil, à l'hydroélectricité, à l'éolien et au photovoltaïque, on peut produire de l'électricité sans pétrole ni charbon, sans carbone.

La technologie lithium-ion est utilisée maintenant depuis des années dans nos objets portables. Grâce aux progrès déjà réalisés dans ce domaine du stockage de l'électricité,

celle-ci peut être embarquée dans un véhicule compétitif sur le marché traditionnel. L'autonomie, de 100 à 150 kilomètres, couvre 93% de nos besoins.

Dernier point, encore plus actuel, les émissions de NOx polluent nos villes, nos rues, nos poumons, ceux de nos enfants. Oui, le diesel tue et c'est maintenant prouvé.

Les Marseillais perdent 8 mois d'espérance de vie à cause de la pollution des particules fines.

L'illustration ci-dessus vous montre la pollution relevée sur ma terasse, avec un témoin propre pour comparaison. Cela se passe de mots !

La pollution n'existe pas ... la preuve !

La pollution n'existe pas ... la preuve !

Pourquoi un essai de 3 semaines ?

Essayer un véhicule électrique, ce n'est pas juste tester une n-ième voiture. C'est un changement qui demande l'accompagnement associé. Romain Beaume nous a très bien montré, le 5 décembre 2013 lors de la Conférence PRO-VE-NCE à Marseille, comme le véhicule électrique est un produit de rupture. Ainsi le VE suit les lois de diffusion de Geoffrey Moore plutôt que celles, plus classiques, d'Everett Rogers ou de Frank Bass.

On voit assez vite si une auto est, ou non, une bonne voiture. Par contre trois semaines m'ont paru nécessaires pour comprendre comment se passe la vie avec une voiture électrique. Quand commence-t-on à chercher toutes les prises de courant du quartier ?

Trois semaines m'auront aussi permis de rencontrer diverses conditions météo, à commencer par les pires pour le VE : très froid !

Après un premier essai "stress test" de 400 km en deux jours sur autoroute l'an dernier, voici maintenant un essai plus conventionnel quant à l'utilisation que vous ferez de votre Renault ZE ZOE : 300 km en trois semaines en ville (avec un peu d'autoroute quand même, mais en ville ...)

Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !
Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !

Pas de pot - c'est ça qu'il nous faut !

La Zoé est définitivement une bonne voiture. La meilleure des Renault ?

Je confirme sur la durée ma bonne impression générale de l'an dernier. Je trouve la voiture jolie, actuelle, attirante. Elle est dans le coup d'un point de vue esthétique, encore 2 ans après sa sortie commerciale.

Une simple pression sur la poignée suffit à ouvrir la portière, quand la carte (clé) est dans votre poche (ou votre sac mesdames). C'est gadget, mais très utile car on n'a plus besoin de chercher sa clé pendant trois heures. D'autres marques en font d’ailleurs un argument dans leur pub TV. La Zoé l'a, tout simplement.

Avant de monter à l’intérieur, jetons les cartables dans le coffre. Il est petit. Rien de choquant pour cette catégorie. Par contre le seuil de chargement pourrait être au niveau du coffre – si on a quelque-chose de lourd à transporter.

L'accueil à bord est agréable. Les couleurs sont claires et sobres. Les plastiques sont qualitatifs. Les commandes tombent bien sous la main, notamment la commande de la radio. Côté boite de vitesse, pas de surprise, c'est une boite automatique comme sur toutes les voitures électriques. Limiteur de vitesse, régulateur de vitesse, tout y est.

 

A main droite se trouve la tablette tactile R-link. Le message d'accueil/sécurité s'avère assez pénible à valider à chaque voyage. Mais on peut aussi attendre qu’il s’éteigne tout seul … si on est assez patient. Ensuite, l'écran propose de nombreuses options plus ou moins utiles et plus ou moins ludiques. Du classique GPS, à la commande radio (choix des stations). Mais nos applis préférées ont été la mesure de pollution en temps réel et le suivi de l'énergie consommée. On suit l'évolution du niveau de pollution au cours du trajet. L'énergie consommée est comparée graphiquement à celle récupérée via les freinages et les descentes. (Mais l'échelle semble être différente entre les deux mesures). Lors de la fin de chaque voyage, R-link nous propose le bilan de celui-ci. Vous êtes noté /100 pour votre éco-conduite. Vous retrouvez votre vitesse moyenne et les données de consommation sur le voyage ou depuis le point de référence que vous choisissez (votre dernière recharge par exemple).

R-link ne m’avait pas laissé un grand souvenir lors de mon dernier essai. Cette fois j’ai eu plus de temps pour le prendre en main. Les six pavés de l’écran d’accueil, qui m’avaient fait mauvais effet lors de notre première rencontre, ont l’intérêt de faciliter l’utilisation de la tablette par le conducteur. Celui-ci a autre chose à faire que surfer, n’est-ce pas ?

 

Navigation fonctionne bien, mais quand même plutôt moins bien que le GPS de mon téléphone, Samsung première génération de Galaxy S ! Notamment le système de commande vocale, pourtant très accessible sur le volant, s’avère … comique ! Il a vraiment donné lieu à beaucoup de bonne humeur dans la voiture lors des accompagnements à l’école. Visiblement ce n’est pas le même modèle que celui de la Prius dans le roman "La vie très privée de Mr. Sim" de Jonathan Coe. Après avoir articulé nos adresses de toutes les façons possibles, Madame Commande Vocale nous répondait : « Je n’ai pas compris », ou nous proposait un choix ubuesque de destinations. Partons du principe que c’était une voiture de location et qu’un système de reconnaissance vocale doit apprendre la voix de son maitre et nous trouverons matière à pardonner ces écarts de conduite. Il me semble même que, sur la fin, Madame CV commençait à mieux comprendre la voix de mon fils, qui n’avait pas abandonné l’affaire.

Plus embêtant pour moi, quand nous avons indiqué pour voir une adresse à Paris, Navigation nous a indiqué les différents points de charge sur le trajet pour organiser celui-ci. Mais la base de données des bornes de recharge était quasi-vide. Quelques minutes sur mon mobile m’ont suffi pour faire le même travail à partir de CHARGEMAP. Cette application gratuite me guide parfaitement jusqu’aux bornes de recharge, me donne leurs horaires d’ouverture, leurs coordonnées téléphoniques. Mais impossible de charger chargemap sur ma tablette R-Link ! Pourquoi Renault, qui cite chargemap dans ses brochures publicitaires pour la ZOE, ne l’installe pas en dur sur le R-LINK ?

Déçu par cette mésaventure, je compare les bornes proches de chez moi sur les deux supports. Alors que je suis en chemin vers Marseille – La Valentine, je décide de passer par le magasin Auchan à Saint Loup où R-Link m’indique la station de recharge la plus proche. Un simple contact sur l’écran et R-Link me co-pilote parfaitement vers la borne … qui s’avère désaffectée depuis au moins 20 ans ! (La même génération que celle du TOTAL boulevard Schloesing). Par contre, aucune indication sur RLink de la borne de recharge rapide située derrière le magasin IKEA de La Valentine. Pourtant ce point de recharge est accessible (sans carte) pendant les heures d’ouverture du magasin (fermeture 1 heure avant le magasin pour être précis). Là aussi une précision s’impose : mon véhicule de location ne bénéficiait pas de compte « My Renault » avec mise à jour des données R-Link. Mais c’est dommage de ne pas donner le meilleur au client qui loue la Zoé. En outre, un passage sur le forum Zoé laisse à penser que chargemap resterait dans tous les cas une meilleure option.

 

Multimédia propose en plus de la radio, les photos et les vidéos. Mais outre mon opinion très personnelle qui n’y voit pas un intérêt phénoménal, je n’ai jamais réussi à connecter mon fameux smartphone, ni en bluetooth, ni via USB. Pour ce qui est de la radio, aucun problème, tout est facile et accessible.

 

Téléphone, donc, est resté grisé pendant les trois semaines. Sans doute que mon smartphone n’était pas compatible.

 

Véhicule a été mon pavé préféré. D’abord parce que, même si on pourrait commencer à penser le contraire, j’essaie bien un véhicule et pas une tablette tactile. Ensuite pour son pavé « véhicule électrique », qui permet de suivre à la fois la consommation et la génération d’électricité, en points 1’ de la voiture. En effet, c’est un historique des moyennes sur chaque minute du trajet de l’énergie électrique consommée ou produite par la voiture. Un récapitulatif global indique l’énergie consommée pour la traction (0,8 kWh sur l’exemple qui figure sur la photo ci-après). Celle consommée pour le chauffage/climatisation (ici 0,2 kWh … avec chauffage à fond car il faisait froid !). Et celle récupérée lors de chaque décélération (pied retiré de l’accélérateur) ou freinage, ou dans les descentes (ici 0,2 kWh).

Un autre pavé tactile très facilement accessible illustre ces trois flux d’énergie à travers l’image d’un squelette de Zoé, sa batterie, son moteur et sa commande de chauffage.

On voit en vert l’énergie qui part de la batterie pour aller vers le moteur ; en jaune pour aller vers le chauffage ; en bleu pour recharger la batterie, depuis le moteur (ou plutôt depuis le chargeur Caméléon dont on reparlera).

Des conseils sont accessibles via un nouveau pavé pour optimiser sa conduite et réduire la consommation. Mon coach en éco-conduite trouvait que ma vitesse était bien adaptée, mais voulait me faire freiner plus tôt avant les feux rouges !

 

Services : j’imagine que l’on rentre ici dans le côté payant de la force. J’ai tout de même réussi à me créer un avatar (Fantasy Life ?) et à me paramétrer mon compte Gmail avec succès.

 

Retour à la page d’accueil et dernier écran à vous proposer : celui du suivi de pollution. Trois niveaux : bon, pollution – et pollution +, et à la fois une vue en temps réel et le suivi sur le trajet en moyennes sur 3 minutes. Conclusion : l’autoroute, le rond-point du Prado et le parking souterrain de Carrefour sont pollués. Et devant l’école, ce n’est pas toujours terrible.

 

Après cette longue digression sur cette tablette qu’a rencontré ma main droite, c’est enfin l’heure d’appuyer sur le bouton start et le moteur électrique rugit ... dans le plus grand silence et sans émission de ... rien du tout ! Puis on desserre le frein à main (classique), pied sur le frein, vitesse sur drive, on lève le pied et c‘est parti.

Selon moi, c’est à ce moment-là que la magie électrique opère. Le plaisir de conduite est vraiment poussé pour une voiture de cette catégorie. Alors que j’ai enclenché le limiteur à 50 km/h, histoire de continuer à vous proposer encore d’autres essais, il me semble qu’à chaque pression sur l’accélérateur, j’atteins immédiatement cette vitesse.

La fiche technique donne 4 secondes pour atteindre ces 50 km/h, mais je jurerais que c’est moins. Avec un moteur électrique, la puissance est toujours présente, comme une perfection de moteur thermique. Du coup la conduite est souple et fluide.

 

J’ai choisi de tester l’autonomie de l’auto en la poussant un peu : pas question pour moi ici d’utiliser le bouton ECO situé près du frein à main. (Je l’ai quand même fait pour vous en parler. La voiture perd d’un coup beaucoup d’intérêt, toute sa nervosité, sa vitesse de pointe sur l’autoroute. Elle plafonne alors à 90. Elle n’arrive plus non plus à chauffer correctement !). Je m’en repends, quitte à avoir encore et toujours une voiture, autant qu’elle marche bien ! La Zoé est parfaite dans son rôle de petite citadine et son moteur d’un équivalent thermique de 88 ch l’actionne très bien.

Conduite plus vivement, ses suspensions se révèlent, à mon avis, trop souples. A moins que ce ne soient les pneus spéciaux pour EV qui voient ici leur limite. Il faudrait tester la voiture avec une autre monte. Comme le châssis semble bien équilibré et la répartition des poids excellente avec les batteries sous l’habitacle, j’aimerais bien voir des versions boostées de la Zoé : 110 ch équivalents thermiques, ou même une Renault Sport de 170 ch équivalents thermiques ?

 

Pourquoi la Zoé n’aurait-elle pas droit, elle aussi, à sa déclinaison de gamme, comme la CLIO sa cousine ? Une Zoé cabriolet aurait de la classe. (Et déjà une Zoé avec un grand toit ouvrant, histoire de baisser d’un coup la température l’été quand on rentre dedans). Une Zoé break aussi (le break CLIO est très réussi, on pourrait imaginer un équivalent Zoé) et last but not least, le Zoé scénic !

 

Le mieux serait encore que les deux cousines, Zoé et CLIO, n°1 des ventes en Europe, ne cohabitent pas sous la même bannière de Renault. Quitte à investir 4 milliards dans la mobilité électrique, pourquoi pas aller jusqu’au bout avec une Twingo et une CLIO 100% électriques dès leurs prochaines générations ? Bien sûr il faut imaginer des villes où chaque place de parking est pourvue d’une (simple) prise électrique. Mais on a bien réussi à mettre partout des parcmètres, alors si on veut. …

 

 

Très bon aspect extérieur, très bonne qualité perçue à l’intérieur, loin devant les standards d’une CLIO par exemple, comportement routier très agréable en conduite normale. Joli « clac » quand on ferme la portière. Une voiture 100% montée en France et cela fait la différence. Verdict : sur 2014, la ZOE est numéro 1 du classement des voitures les plus fiables dans le secteur des petites voitures. (Avec une note de 17,5/20). Source : n°825 d'Automobile Magazine.

Indépendamment de son énergie motrice, par sa qualité de fabrication et son confort d’utilisation, la ZOE me parait bien être la meilleure des Renault.

ZOE in the city : 3 semaines d'essai urbain de la Renault électrique #VE 1/2
ZOE in the city : 3 semaines d'essai urbain de la Renault électrique #VE 1/2
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 12:38
Lancement de la communauté Environnement sur Overblog

Bonjour,


Je suis comme vous rédacteur d'un blog sur OverBlog et je viens de créer la communauté Environnement pour que l'on puisse y publier tous nos articles et découvrir ceux des autres blogueurs.

Pour y accéder : https://www.over-blog.com/community/environnement
ou bien tapez Environnement dans la barre de recherche des communautés si ce lien ne fonctionne pas !


A très bientôt si vous souhaitez nous y rejoindre.

Alexis DUFLOS
@DuflosAlexis

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 20:15

Après la signature d’une lettre d’intention, en septembre 2013, les Groupes français Renault et Bolloré deviennent aujourd’hui partenaires pour faire progresser ensemble le véhicule électrique autour de trois accords qui portent sur :

  • un accord de coopération industrielle : l’usine Renault de Dieppe (Seine Maritime, France) assemblera des véhicules électriques Bluecar du Groupe Bolloré, à compter du second semestre 2015,

  • la création d’une joint-venture destinée à vendre des solutions complètes d’auto-partage de véhicules électriques en France et en Europe,

  • la réalisation d’une étude de faisabilité confiée par le Groupe Bolloré au Groupe Renault et qui portera sur la conception, le développement et la fabrication par Renault d’un nouveau véhicule électrique urbain équipé d’une batterie Lithium Métal Polymère (LMP) 20 kwh.

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Crédit photo : Renault

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Crédit photo : Renault

Le développement du véhicule électrique est incontournable pour apporter une réponse aux enjeux écologiques, notamment en ce qui concerne les problématiques de qualité de l’air et de mobilité dans les villes et les métropoles.

 

Réduire l’impact environnemental

Pour réduire drastiquement l’impact de l’automobile sur l’environnement, le développement du véhicule électrique et de l’auto-partage n’est pas une option, c’est une révolution incontournable.

Avec un véhicule électrique, les impacts globaux sur l’environnement sont divisés par près de deux par rapport au véhicule thermique équivalent*. Les véhicules électriques, qui n’émettent ni CO2, ni odeur, ni particules fines (hors pièces d’usure) lors du roulage permettent d’améliorer de façon significative la qualité de l’air et les nuisances sonores, en particulier dans les villes. Sans les véhicules électriques, la qualité de l’air dans les villes ne peut progresser qu’à un rythme lent : celui du renouvellement du parc thermique et des évolutions règlementaires sur les émissions polluantes.

Les véhicules électriques, particulièrement agréables à conduire, ont su séduire, depuis leur lancement, aussi bien les clients particuliers que les flottes d’entreprise. Le marché du véhicule électrique démarre ainsi 20 fois plus vite que le marché hybride en son temps. Les ventes de véhicules électriques progressent partout dans le monde : + 100% en France, +250% aux États-Unis, +50% en Allemagne (2013 vs 2012).

Les deux Groupes Renault et Bolloré ont donc décidé d’allier leur complémentarité. Le Groupe Renault possède un savoir-faire à la fois sur la conception, le développement et l’industrialisation de véhicules électriques (ZOE, Kangoo, Twizy). De son côté, le Groupe Bolloré se positionne comme un acteur majeur du stockage de l’électricité, dont l’auto-partage de véhicules 100% électriques constitue une application aujourd’hui reconnue avec le succès de l’Autolib à Paris.

* selon l’étude comparative Fluence Thermique & électrique disponible sur group.renault.com

 

 

1- Accord de coopération industrielle


Le Groupe Bolloré a décidé de confier progressivement à Renault, leader du véhicule électrique en Europe, l’assemblage de ses Bluecar (jusque-là uniquement fabriquées en Italie). L’assemblage de ces véhicules sera réalisé à l’usine Renault de Dieppe (Seine Maritime, France) à compter du second semestre 2015. Pour l’usine de Dieppe, c’est une reconnaissance en termes de savoir-faire, et un gage d’avenir pour l’ensemble des salariés.
L’usine de Dieppe est spécialisée dans la production de petites séries. Elle produit actuellement la Clio IV R.S. et produira la future Alpine, dont la commercialisation est prévue en 2016. L’usine de Dieppe pourra s’appuyer sur le savoir-faire du Groupe Renault en matière de véhicules électrique, pour acquérir les compétences propres à l’assemblage de véhicules électriques. Un nouvel atelier de montage sera spécifiquement créé au sein de l’usine pour pouvoir produire ces véhicules. Le Groupe Bolloré aura ainsi accès à un outil de production moderne et adapté à ses fabrications, ce qui lui permettra d’obtenir une réduction significative de ses coûts.


 

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Les Bluecar produites en France - Crédit photo : Bolloré

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Les Bluecar produites en France - Crédit photo : Bolloré

2- Création d’une joint-venture dans l’auto-partage


Alors que plusieurs villes ont été amenées à prendre des mesures coercitives pour freiner la circulation automobile afin de faire face aux problématiques de qualité de l’air et de circulation, les Groupes Renault et Bolloré ont décidé de créer une joint-venture, dont l’objet sera de conquérir et d’installer des solutions complètes d’auto-partage de véhicules électriques en France et en Europe. Cette société sera détenue à 30% par le Groupe Renault et à 70% par le Groupe Bolloré.

Dans le cadre de cet accord, les réseaux d’auto-partage de Lyon (Bluely) et Bordeaux (Bluecub) proposeront dès le second semestre 2014 à leurs clients la possibilité d’utiliser la Twizy, véhicule aux usages différenciés et complémentaires de la Bluecar, déjà disponible en auto-partage à Lyon et à Bordeaux

L’introduction de véhicules Renault (Twizy et ZOE) dans la flotte d’auto-partage sera progressive pour atteindre dès que possible 30% de la flotte de véhicules électriques mis en service.

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Crédit photo : Renault

Accord Renault/Bolloré sur les VE - Crédit photo : Renault

3- Étude de faisabilité d’une Bluecar 3 places

 

Le Groupe Bolloré a décidé de confier à Renault une étude de faisabilité qui portera sur la conception, le développement et l’industrialisation dans une usine du Groupe Renault en France d’une voiture plus petite que la Bluecar actuelle (3 places au lieu de 4) et qui pourra notamment accompagner la croissance des opérations d’auto-partage. Ce véhicule pourra également être commercialisé auprès des particuliers, des entreprises et des collectivités.
Ce véhicule électrique sera doté d’une batterie Lithium Métal Polymère (LMP) Blue Solutions d’une capacité de 20kwh.

 

A.D.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 09:11

Encore un samedi pourri, en ce samedi de mi-août, avec 1 heure de bouchons au péage pour me rendre en famille à la montagne. Eh oui, pourtant je sais bien qu'il ne faut pas voyager un samedi en juillet et en août (ainsi que toutes les autres vacances scolaires) !

Et encore, ça n'est rien par rapport à des parisiens qui reviennent ce WE du Sud de la France ! Que faire ? On ne va pas construire plus d'autoroutes quand même !

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Imaginons que l'on divise d'un quart le nombre de voitures sur la route. Pas besoin d'un bac+5 en mécanique des fluides pour savoir que les bouchons vont, eux, diminuer de beaucoup plus (essayez avec un robinet et un tuyau ...). Il peut même ne plus du tout y avoir de bouchon.

Alors pourquoi pas obliger, par la loi, tout organisme ou personne ayant plus d'un appartement à louer à la semaine, d'en louer 1 sur 2 du samedi au samedi comme aujourd'hui, et 1 sur 2 du mercredi au mercredi ?

Nous aurons alors deux grosses journées sur les routes. Avec en plus, pour les vacanciers, la possibilité de couper la route à l'aller et/ou au retour avec un séjour d'une nuit à l'hôtel, on répartit sur la veille et le lendemain de ces deux jours, soit en tout 6 jours sur 7 possibles !

Pour nettoyer les appartements, accueillir les vacanciers, cela fait aussi un "coup de feu" étalé sur deux jours au lieu d'un et c'est donc plus facile à gérer. Pareil pour la SNCF et l'affluence dans les gares ou dans les trains.

Alors, Mesdames et Messieurs les Politiques, trop simple comme idée ?

 

Alexis DUFLOS

Rédacteur en Chef du BLOGaL

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:30

 

  • Vous habitez dans l’hypercentre ? Lachez votre voiture ! Vendez la ! Place aux alternatives avec votre budget de 6000 € par an ainsi dégagé.

  • Vous habitez en zone péri-urbaine ? Lors de votre prochain achat de voiture neuve, optez pour l’électrique !

  • Vous construisez des maisons et immeubles en zone péri-urbaine ? N’oubliez pas les prises dans les garages et emplacements de stationnement.

  • Vous êtes syndic de copropriété ? Pensez à ajouter un service d’autopartage dans les résidences que vous gérez.

  • Vous êtes maire de votre ville, en zone péri-urbaine ? Renforcez l’attractivité de votre ville en installant des prises dans ses rues (1 place = 1 prise), pilotées par des parcmètres.

 

D’après Rifkin, in « La Troisième Révolution Industrielle », nous avons besoin que l’on nous raconte une histoire autour d’une innovation pour que nous réalisions les bénéfices de celle-ci et pour que nous la mettions en œuvre. 

Ainsi je vous invite à lire son livre qui vous aidera à anticiper sa vision de la transition énergétique à venir. Et je vais m’efforcer d’élargir cette histoire pour l’emmener dans votre rue, dans votre garage, dans votre quotidien.

 

 

Nous sommes en 2014 et vous avez en projet de changer votre voiture ou d’en acquérir une première ? Bien entendu vous avez pesé le pour et le contre en étudiant toutes les solutions alternatives à la voiture et aux quelques 6000 € de budget annuel que vous allez y engloutir. L’offre actuelle vous permet déjà de choisir d’excellentes voitures en fonction de vos besoins, avec des prix très intéressants si vous comprenez bien que la comparaison doit être faite avec le modèle thermique équivalent en prenant en compte les coûts d’entretien et d’énergie pour la période et le kilométrage considéré. Voir le dernier paragraphe de l’essai de la Zoé et son positionnement sur le marché

 

Alors, nous sommes en 2014 et vous optez pour la Smart électrique au lieu de la thermique, pour la Renault Zoé au lieu de la Clio, pour l’Opel Ampéra au lieu de l’Insignia, pour la Tesla Model S au lieu de l’Audi A6. En faisant ce choix, vous prenez moins de risques sur la revente : qui voudra d’un véhicule thermique dans 4 ans ? Et je ne parle même pas du diesel !

Nous sommes toujours en 2014 et vous rentrez chez vous avec votre véhicule électrique. 

  • Si, comme 45 % des Français, vous habitez dans une maison individuelle, une simple prise à 80 € vous permet, une fois reliée correctement à votre tableau électrique, une recharge normale pendant la nuit.
  • Si, comme 35 % des Français, vous habitez dans une résidence, de nouveaux services sont maintenant proposés par des sociétés comme BorneRechargeService pour vous installer votre station de charge personnelle à votre emplacement, la relier au TGBT commun, et réaliser le décompte de l’énergie pour rendre l’opération transparente pour la copropriété. En attendant d’autres services comme l’autopartage de véhicules électriques, disponibles sur le parking de la résidence à l’usage des propriétaires et locataires, géré par votre copro avec un financement via les charges.
  • Enfin si, comme 20% des Français, vous garez votre voiture dans la rue, il vous faudra attendre la suite de cette histoire pour avoir un réel confort d’utilisation, et utiliser d’autres solutions de recharge sur votre parcours (recharge rapide en 30 minutes) ou par exemple à votre travail le cas échéant.

 

-- Pause constats --

Deux constats s’imposent à ce stade :

  • 80 % de la population peut déjà s’équiper de voitures électriques ou hybrides rechargeables performantes. Les voitures neuves vendues chaque jour à cette typologie de personnes peuvent donc être considérées comme autant d’échecs collectifs des politiques, du marketing et des médias (moi compris donc).
  • Il reste toutefois 20% de la population qui ne peut pas « se brancher ». Il s’agit notamment des habitants des hyper-centres où se concentrent les immeubles anciens sans parking (Haussmaniens par exemple, dans certains quartiers de Paris). C’est déjà la population privilégiée par la politique urbaine de transports publics avec un tramway, un métro, au pire un bus qui passe sous leur fenêtre. Mais il s’agit également des villes et villages péri-urbains, autour de la gare … ou non. 

 

J’ajoute un autre constat : l’électricité est plus chère le jour, moins chère (et moins polluante / moins de CO2, de NOx et de particules fines) la nuit. Cela peut se comprendre en regardant la courbe de consommation publiée par le RTE :

 

courbe_charge-jour-RTE.jpg

source : RTE

 

 

Et la répartition du mix énergétique français :

 

mix_energetique_jour.jpg

source : RTE

 

Ainsi RTE et ErDF, dont c’est le rôle, priorisent chacun sur leurs réseaux l’injection sur le réseau d’énergie « fatale » (éolien, solaire, hydrolique au fil de l’eau). RTE appelle ensuite, pour que la production corresponde à ses prévisions de consommation court terme, les centrales de production priorisées en fonction du prix proposé par les producteurs : le nucléaire d’abord, puis les cycles combiné au gaz, les centrales au charbon et au fuel et les turbines à combustible pour passer les pointes. L’hydraulique pouvant être utilisé comme outil de pilotage très fin grâce à sa capacité à délivrer très vite de la puissance.

Les énergies renouvelables (sauf le soleil !) et le nucléaire fournissent ainsi la quasi-totalité de l’électricité la nuit. Les centrales thermiques classiques étant alors au minimum de leur puissance pour être opérationnelles le lendemain.

 

 

Enfin une autre opportunité pour le gestionnaire de réseau d’équilibrer l’offre (production) et la demande (consommation) sur son périmètre est l’activation, via le mécanisme d’ajustement, d’offres de délestage de clients industriels (baisse de la consommation), voire d’injection sur le réseau d’électricité produite en interne par ces grands sites industriels (augmentation de la production).

 

-- fin de la pause constats --

 

 

Si l’on considère mon argument sur la variété de l’offre de mobilité qui se présente, en 2014, à notre habitant de l’hypercentre, on peut en conclure qu’il n’utilisera pas son véhicule pour ses besoins de trajets domicile – école – travail. Tout l’enjeu étant à mon avis que cet urbain n’ait pas de véhicule : à lui les 6000 € économisés chaque année ou partiellement dépensés en services divers : livraison à domicile des courses, utilisations du train pour les longs voyages, de l’autopartage ou du taxi de façon ponctuelle …

 

Pas de prise dans la rue pour lui, donc, mais plutôt une paire de tennis, un vélo, un smartphone et une clé universelle BLOGaL_Solutions©.

 

On pourrait installer des prises pour brancher les voitures des péri-urbains venus coloniser l’hyper-centre le temps de leur journée de travail ? Et bien non ! C’est l’objet du troisième constat ci-dessus : un véhicule électrique doit se recharger la nuit. L’électricité n’est pas chère et très décarbonée. Et les autonomies des modèles actuels permettent de faire 120 km dans la journée, soit plus que nécessaire pour 87% des personnes.

C’est à la maison qu’on doit brancher son VE. Vous rentrez chez vous, vous branchez votre voiture et vous faites … ce que vous avez à faire ! Plus besoin de s’en occuper jusqu’au lendemain où vous la retrouvez prête à partir, réservoir (batterie) plein(e). 

D’autant plus que, comme votre téléphone, votre voiture est « smart », intelligente ! Elle sait que de 19h à 21h, le réseau électrique est en période de pointe et elle va commencer par injecter l’énergie qui reste dans ses batteries sur le réseau ErDF. Ensuite elle attend les heures creuses et le tarif avantageux qui va avec pour se recharger. Ainsi plusieurs milliers de véhicules électriques vont se comporter comme autant de mini centrales électriques de pointe et seront valorisés comme tels : le futur opérateur de mobilité BLOGaL_Solutions© vous proposera dans son offre de mise à disposition de votre véhicule électrique cette prestation de « V2G+HC = moins de C02 ».

Si vous avez choisi ce soir de reprendre votre voiture pour aller au théatre, il suffit de la prévenir pour annuler l’injection V2G, voire actionner la recharge si c’est nécessaire.

 

 

Quelle solution, donc, pour les 20% de péri-urbains qui se garent dans la rue le soir en rentrant chez eux ?

Installer une prise électrique pour chaque emplacement de stationnement. Pas une borne de recharge hors de prix, mais de simples prises, de type Green-up, pilotées par exemple par le parcmètre (plusieurs modèles de parcmètres permettent déjà cette fonctionnalité).

 

rue-branchee.jpg 

 

 

Alexis DUFLOS

Fondateur du BLOGaL et de BLOGaL_Solutions

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 11:00

EVER Monaco 2014 propose des conférences scientifiques, des tables rondes, des rencontres internationales sur le thème des Véhicules Ecologiques et des Energies Renouvelables.

J’aurai le plaisir d’intervenir mercredi 26 mars lors de la table ronde « Ladies in Mobility : La mobilité électrique dans les Smart Cities ».

Je participerai également jeudi 27 mars à la table ronde EVER2014 : « Solutions d’avenir pour le stockage d’énergie d’origine électrique ».

 

Comme mon profil twitter l’annonce, je travaille sur un projet de nouvelle activité dans le secteur de la mobilité durable. Je dévoilerai ce projet la semaine prochaine à Monaco. Mais en voici les éléments principaux, en avant-première pour les fidèles lecteurs du BLOGaL :


 

Le principal enseignement de ma Conférence ProVEnce sur les véhicules électriques était sans doute contenu dans l’introduction de Pierre Sémériva, vice-Président de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole : il ne faut pas substituer simplement une voiture thermique par une voiture électrique, mais « changer du tout voiture » en privilégiant les modes doux (marche à pied, vélo, tramway et métro ou bus).


Ainsi, j’ai complètement repris mon projet de création d’entreprise pour mieux répondre à cette attente, avec de nouvelles questions : finalement, pourquoi n’utilisons nous pas plus toutes les alternatives à la voiture ? Comment lâcher au moins une des deux voitures du foyer ?


Pour commencer, il faut connaître l’offre alternative. De nouvelles applications existent, souvent sur une zone géographique donnée, pour proposer une utilisation optimale des transports publics, mais aucune ne vous propose, comme une sorte d’extension de l’appli « Navigation » sur votre smartphone, la solution optimisée pour vous rendre à votre point d’arrivée en fonction de tous les modes disponibles, au moment où vous en avez besoin.

 

BLOGaL_Solutions développera un portail unique et universel sur votre smartphone qui vous reliera aux solutions de mobilité locales, quelque soit votre localisation.

 

 Cette offre répond à votre besoin d’information opérationnelle. 

 

Samsung-Galaxy-S3-vs-iPhone-5-le-comparatif.jpg

 

Ensuite il faut accéder facilement à la (ou aux) solution(s) de mobilité. BLOGaL_Solutions développera une clé universelle, sésame de tous les moyens disponibles à la fois intermodal (du vélo au train en passant par les bus, métros, tramways, autopartage, covoiturage, taxi, accès aux bornes de recharge de véhicules électriques …) et intergéographique (sur Lille, Bruxelles, Londres, Paris, Lyon, Marseille, Nice, Monaco, Gênes …).


Cette offre d’aggrégation de services répond à votre besoin de vous faciliter l’accès aux offres alternatives à votre voiture particulière. 

 

Le paiement et le reporting seront assurés par nos services.

 

cle_universelle_BLOGaL.jpg


 

Enfin, BLOGaL_Solutions pourrait développer localement, seul ou via des partenariats, certaines solutions alternatives de mobilité si un besoin est avéré sans être satisfait.


Le pitch est court, c’est voulu. Plus de détails lors de mes présentations des 26 et 27 mars, à Monaco.

 

 

Alexis DUFLOS, Fondateur et CEO du BLOGaL et de BLOGaL_Solutions

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 21:15


5 ans déjà que le BLOGaL existe, et vous avez pu suivre dans nos colonnes un tour du monde en véhicule électrique (VE), partager nos réflexions sur les meilleures solutions de recharge pour les VE, à la maison ou en dehors. Nous avons même pu nous retrouver le 5 décembre 2013 lors de la Conférence ProVEnce que nous avons organisée avec les Centraliens.

5 ans déjà et pourtant voici le premier essai d’un VE dans nos colonnes ! Alors nous avons choisi la Renault Zoé, à la fois 100% électrique (BEV) et 100% montée en France.

Merci à Renault Michelet de nous avoir prêté la voiture. Programme mixte : utilisation quotidienne et citadine : aller chercher les enfants mardi à l’école, les emmener vendredi matin (si vous souhaitez un essai 100% urbain de la ZOE - voir cet article du BLOGaL de février 2015). Et entre les deux, aller/retour Marseille – Nice pour assister aux 3èmes Assises IRVE sur les Infrastructures de Recharge des Véhicules Electriques. Y aller en VE étant bien entendu une façon de me rendre compte par la pratique de l’état des lieux des infrastructures de recharge sur mon parcours.

Avant de monter dans la voiture, rappelons l’actu de la Zoé : un mois de janvier 2014 difficile avec 102 ventes France seulement (contre 121 pour la Nissan LEAF), mais de belles perspectives avec le fameux câble de recharge occasionnel qui sera offert avec la Zoé à partir de mars et sera compatible avec une prise normale ou une prise Green-up. Notons également une nouvelle formule de location de batteries pour les petits rouleurs, à 49 € pour 400 km par mois.

 

 

Premier contact

La voiture est belle ! C’est bien sûr complètement subjectif, mais c’est mon avis … et je le partage ! Oubliée la voiturette de golf avec les mauvaises moulures en PVC : la Zoé est une vraie voiture. Rapide prise en main : la porte est bien lourde, claque bien. Nous sommes dans le domaine de la qualité perçue. Le domaine des allemandes. La Zoé a tout bon.

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La position de conduite est assez élevée, la vue est bonne. L’intérieur est très propre et qualitatif. Jolie qualité de plastiques utilisés. A main droite se trouve le fameux écran tactile R-link et une prise USB qui accueille très vite mon portable, pour le recharger pendant le trajet. La communication se faisant par Bluetooth.

Cette tablette R-link est par contre assez décevante. Le graphisme est digne des premières consoles Atari. La prise en main n’est pas si évidente (comment programmer le chauffage de la voiture pendant la recharge … ). Il y avait sans doute moyen de faire mieux. Bizarrement, ce qui est acceptable dans une voiture « banale » (une CLIO IV que j’ai louée une semaine plus tôt) ne l’est plus dans le bijou technologique qu’est la Zoé.

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La Zoé, must have pour les Geeks

Ainsi la Zoé se situe selon moi comme LA voiture branchée du moment. Dépassées les Fiat 500, Mini, Mito et autres DS3 : les mamans hype iront chercher leur progéniture haut de gamme devant l’Ecole de Provence (à adapter à votre ville), au volant d’une Zoé. Juste un détail, Messieurs les marketeurs de Renault, personnaliser sa Zoé serait … indispensable !!!  Avec les quelques couleurs proposées sur le site, on est loin du compte. Voici votre modèle : http://www.girleek.net/2011/09/06/personnalisez-a-lextreme-votre-future-citroen-ds3/.

4 grandes places (je mesure 1,95 m et l’enfant derrière moi ne s’est pas plaint de manquer de place pour ses jambes). Je n’ai pas testé la 5èmeplace derrière, mais elle semble identique à celle de la CLIO. Le coffre, par contre, est immense.

Donc en résumé, débauchez un marketeur de Citroën pour le packaging et un autre d’Apple pour votre tablette et vous serez proches des 80% de la niche des mamans hype devant l’école ! (Et rappelez vous de Geoffrey Moore, cité par Romain Beaume à la Conférence ProVEnce du 5 décembre : « Pour inspirer confiance et déclencher des phénomènes de prescription, mieux vaut détenir 80% de plusieurs niches que 0,1% d’un marché très vaste mais hyperconcurrentiel »).

 

 

Au volant

La voiture marche vraiment bien. Elle est vive, précise. Rien à voir avec la CLIO que j’avais louée l’autre jour. Et la boite auto est un régal absolu. Pas de problème de plage d’utilisation. Le couple moteur est toujours au rendez-vous. Comme je pouvais l’avoir sur ma 207 essence 1,6 120 ch boite auto, en bloquant la boite sur le réglage sport … et en consommant entre 12 et 14 l / 100 km !!!

Sur route et autoroute, une touche fait toute la différence : la touche éco située à côté du levier de vitesse. Enclenchée, la pédale d’accélérateur se fait TRES ferme ! Et empêche de dépasser les 100 km/h. (Je n’avais pas eu l’occasion d’emmener la CLIO sur l’autoroute. Le mode éco est-il aussi restrictif sur un diesel ?). Alors, en mode éco … c’est moins amusant ! Mais l’autonomie est au rendez-vous : après 90 km entre Brignoles et Marseille, au retour, il me restait encore 35 km.

Mais quand le prochain point de recharge est suffisamment proche, appuyer sur le bouton Eco pour le déverrouiller est comme actionner le KERS en formule 1 : la voiture est boostée et retrouve d’un coup sa joie de vivre : accélérations, reprises. Doubler un camion, en pleine montée, n’est absolument pas un problème. En fait, sans cette touche éco, la voiture se conduit parfaitement normalement !

 

 

 

Le passage à la pompe

Pour une première expérience, j’ai choisi de faire des relais de 90 km entre deux recharges. Les conditions météo abominables de l’aller m’ont donné raison. Avec le froid, la pluie, les phares allumés, le chauffage, la voiture annonçait environ 105 km (15 de plus que les 90 effectués).

Premier stop, donc à Brignoles, chez Renault : http://www.renault.fr/concession/brignoles

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En 1h15 environ, ma batterie avait retrouvé 99% de sa charge (sur une borne de type « accélérée », qui fournit 80% de la charge en 1 heure). Pendant ce temps là, l’accueil par Renault était parfait, je suis allé faire une course à la gare. RAS. Il faut juste respecter les horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 8h-12h 14h à 18h30 et le samedi de 8h à 12h 14h à 18h. Le plus ? Renault offre la charge !

Ensuite je me suis arrêté à Cannes : http://www.renault.fr/concession/cannes

Là j’ai branché la voiture juste avant la fermeture de l’agence (entre 12h30 et 13h30) et je suis allé déjeuner pendant la charge. Au bout d’une heure nous n’étions arrivés qu’à 81 % ! Damned ! La borne avait basculé d’une charge accélérée à une charge normale … sans prévenir ! Je me suis donc laissé offrir un café et nous avons discuté VE avec le staff de Renault Cannes. Moralité : pour être sûr de ma recharge accélérée, je préfèrerai désormais la borne blanche et carrée située dans l’atelier à la borne verte plus petite située à l’extérieur.

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Juste pour le plaisir, j’ai fait une halte à la station d’autoroute AVIA de Vidauban, sur l’A8 direction Nice. http://fr.chargemap.com/points/details/avia-aire-de-vidauban Un peu comme sur la photo de chargemap, il y avait déjà deux voitures (thermiques) garées aux deux places prévues pour la recharge, mais une annonce dans le magasin et une place s’est très vite libérée. Il était très facile de brancher à ma Zoé la prise adaptée (type 2 / pas la CHADEMO, l’autre !). Mais … la Zoe n’a pas accepté ce mode de recharge. Côté borne, pas de problème, mais le tableau de bord de la Zoe annonce une recharge impossible. Dommage, j’aurais bien aimé tester la recharge rapide.

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On en a parlé aux Assises IRVE 2014 !

Enfin la Zoé sera munie, dès le mois de mars 2014, d’un câble permettant de se brancher sur une prise électrique « normale ». Si comme moi vous dormez la nuit, plus besoin d’investir plusieurs centaines d’euros pour acheter la wallbox, une simple prise Legrand Greenup (81 € HT) reliée à votre tableau électrique suffit, d’autant plus que la Zoé gère son heure de recharge, pour préférer les heures creuses. (Si vous habitez en immeuble, des solutions existent / voir par exemple BorneRechargeService).

 

 

Conclusion

Je sais bien, j’ai emmené la Zoe sur l’autoroute et elle n’est pas faite pour cela. Mais en même temps elle y est très à l’aise. Si j’ajoute à ma liste de points négatifs le maintien lombaire qui n’est pas optimal, en plus des ajustements à apporter pour l’usage de la recharge rapide, ma Zoé reste complètement dans le coup contre les Fiat 500, Citroën DS3 ou Mini, y compris pour une utilisation de type commuter jusqu’à 100 km par jour, ce qui répondra aux besoins de 82% des Européens (77% des Français) selon l’Observatoire Cetelem Automobile de 2011.

 

 

Alors j’achète ?

Un pricing rapide via internet me donne ma Zoé à 17 250 € (bonus gouvernemental de 6300 € déduit), et 79 € par mois de location de batterie + 15 € d’électricité par mois (sur une base moyenne de 10 000 km par an).

Une Fiat 500 Essence S boite Auto qui fait seulement 69 ch est proposée à 18 120 € après configuration sur le site de FIAT et il faudra ajouter 120 € d’essence par mois.

Une Mini One Clubman auto démarre à 20 100 € (la Cooper S est à 28 500 € !) + les 120 € d’essence par mois. (impossible de configurer la Mini normale en boite auto sur le site !)

Une Citroën DS3 boite auto est proposée après configuration à 23 450 €, plus mes 120 € d’essence chaque mois.

On le voit, la Zoe est hyper compétitive !

Avec un volume de vente en France en 2013 de 23 484 Citroën DS3 (20è place), 19 006 Fiat 500 (28e), 8 888 Mini (52è) et 5 511 Zoé (84è, sur 10 mois), on note deux choses :

  • la Zoé avait en 2013 9,7% de part de ce marché ;
  • un objectif de 20 000 véhicules dans l’année en France serait tout à fait envisageable pour placer la voiture sur le podium entre les DS3 et Fiat 500.

Source : http://www.ccfa.fr/Marche-automobile-annee-2013

 

Alexis Duflos

Rédacteur en Chef du BLOGaL

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 13:04

A propos de VE … et de leadership !

 

L’histoire se répétera-t-elle ? Le BLOGaL a posé à John Waters, Directeur du Projet pack batterie à l’époque de l’EV1 de General Motors, une question simple : 

  • Selon vous, pourquoi le lancement du véhicule électrique a-t-il échoué il y a quinze ans, et pourquoi pourrait-il être couronné de succès aujourd’hui ?

 

JW Head Shot - small

 

« Le lancement du marché de la voiture électrique il y a presque 20 ans a été un grand succès dans tous les domaines mesurables. Si vous mesurez l’innovation technologique, l’efficacité marketing (avec de nombreuses récompenses et soutiens de célébrités) l’infrastructure et l’assistance (sur les marchés initiaux de Californie et d’Arizona) ou l’intérêt du public (deux ans de liste d’attente sur ce produit), le lancement de l’EV1 de General Motors était à mon avis historique sur tous les points.

 

En tant qu’ingénieur responsable du pack batterie sur ce programme, je peux assurer (à 100%) que les performances de la batterie et de l’ensemble du véhicule respectaient ou dépassaient nos objectifs de performance de Recherche et Développement et que je n’ai connu aucune réclamation de client voulant plus de performance ou plus d’autonomie (nous avions des solutions de batteries pour 160 km, 320 km ou 480 km d’autonomie – mais il est intéressant de noter qu’une majorité de nos clients de l’option 160 km ont constaté une autonomie plus grande à l’usage). 

 

 

L'EV1 était un produit révolutionnaire et "a étonné et a enchanté" tout ceux qui l’ont essayé (comme c’est le cas pour ceux qui essaient une Tesla Model S, qui excède actuellement des projections de ventes). Le drame émotionnel "de tuer" ce produit et le programme de VE dans son ensemble a été assez bien relaté dans le documentaire "Who Killed The Electric Car?".

 

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      photo : RightBrainPhotography (Rick Rowen)

 

 

Ainsi, pourquoi les programmes de véhicules électriques de GM, Honda, Nissan et Toyota ont-ils échoué dans les années 1990 ? À mon avis, la réponse était l'avidité. Tout a commencé par un changement de leader à la tête de GM. L'ancien PDG, Bob Stempel a été remplacé par Jack Smith, dont la mission était de résoudre des défis financiers associés à une grève de l'UAW (1992). Malheureusement pour GM et l'industrie automobile entière, Jack Smith était un expert en finances et connaissait très peu la technologie automobile, l'innovation, les parts de marché, le développement durable, la pollution, l'accélération et le génie pur d’un produit.

 

 

C'était l'avidité absolue – conduite par les "profits d'actionnaires à court terme" - qui guidait le management exécutif de GM et qui a motivé le "baisser de rideau" sur tout le développement de technologie de véhicule avancé et a créé la stratégie d'acquérir la gamme de produits Hummer et de vendre plus de 40,000 $ (USD) des SUV avec plus de 20,000 $ (USD) de marges bénéficiaires par véhicule, indépendamment de l'économie de carburant (plus de 15 litres aux 100 km), de la performance, des notions de développement durable ou du plaisir client. Mais, pourquoi pas ? Après tout, l'essence est " gratuite" et qui se soucie vraiment de la pollution atmosphérique (sic !) ? L'avidité peut aveugler les yeux de la Direction, même avec les meilleures intentions pour des actionnaires.

 

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   photo : Sfoskett

 

 

En cohérence avec la stratégie massive en faveur des produits SUV, GM a alimenté une propagande en communiquant sur l'EV1 comme une déception pour les consommateurs en se basant sur l’autonomie limitée du véhicule et sur le « manque de législations en faveur des ventes » en Californie. En tant que « Monsieur Batterie » de l'EV1, je peux courageusement déclarer que cette affirmation et d’autres du même n'étaient juste pas vraies. En fait, incognito, un collègue et moi-même avons placé un moteur de moto « groupe électrogène » dans le coffre d'un EV1 (c'est-à-dire, comme la Chevrolet Volt) en 1996 pour illustrer l'efficacité de plate-forme de l'EV1 et nous l'avons appelé "VE Infini" (la voiture de démonstration dépassait 1200 km d’autonomie avec un seul plein d'essence et a possédait le coefficient le plus bas de traînée jamais produite dans un véhicule de série, 0.19 Cx). Nous avons fortement poussé le principe au sein de GM de réfuter la propagande interne et externe mais notre appel est tombé dans "des sourdes oreilles" de la Direction. Comme la liste d'attente de deux ans de clients attendant l'EV1. Ce sont de faits : la mort de l'EV1 n'a pas été basée sur des limitations technologiques ou la non-demande client.

 

 

Avec le départ de Bob Stempel du poste de PDG (c’était en réalité un ingénieur qui avait l'expérience de la production d’automobiles) il n'y avait plus une vision de leadership globale pour GM, pour devenir le leader mondial dans la technologie automobile avancée et changer le paradigme de l'automobile (le VE n'exige pas de bougies, des vidanges d'huile et de filtres et cela a amené une partie de l’organisation interne de GM à étouffer le développement de ces technologies avancées et ces véhicules électriques qui n’avaient plus besoin de leurs produits vieux de 100 ans ; avidité hélas, à nouveau). Une fois que GM a convaincu les autorités de Californie (CARB) que des véhicules électriques "n'étaient pas prêts" et que cette technologie de pile à combustible était "la solution miracle" de l'avenir (la blague d'initiés : "les piles à combustible seront prêtes dans environ 10 ans" est le sentiment que la plupart des initiés ont eu pendant plus de 20 ans maintenant), alors l'industrie du VE tout entière fut pliée, à l'exception de la Toyota Prius (une autre innovation historique, l'EV-HYBRIDE, qui a sans doute contribué à faire de l’entreprise Toyota la plus grande réussite dans l'histoire de l’automobile ; à propos, la Direction de Toyota a observé et a conduit "un hybride" EV dans ma maison en 1992, hmmm).

 

 

Un manque de leadership et une volonté de profits à court terme

La mort du marché du VE il y a 15 ans est une réponse complexe mais ce n'était certainement pas en raison de la technologie, des marchés, des infrastructures, ou de l'adoption par les clients. À mon avis, la mort du VE était simplement en raison d'un manque de leadership et d’une volonté de profits à court terme (c'est-à-dire, l'avidité). Je ne pense pas que Toyota dirait que l'industrie du "VE" s'est révélé être un échec pour eux comme ils ont continué avec le succès étonnant dans leur engagement de promouvoir la technologie et le développement durable (d’ailleurs, quelques RAV-4 électriques roulent toujours dans les rues des USA !).

 

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   photo : Mariordo - Mario Roberto Durán Ortiz

 

 

Le leadership de Tesla et leurs produits qui changent le paradigme étant maintenant saisis par les consommateurs (comme l'EV1 il y a 15 ans), la dynamique appropriée est de retour dans le marché mondial pour le long terme. Je crois que cela a été le leadership téméraire, risquée et hardi du PDG Elon Musk qui fait la plus grande différence dans l'industrie, à l’heure où la planète a besoin de leadership clair et hardi pour rompre avec les positions acquises du passé.

 

 

C'est tout bête vraiment : rentabilisez les produits qui sont bons pour les gens et la société dans laquelle nous vivons (Jésus l'a dit cette façon, "Aimez votre voisin comme vous-même"). Je suis sûr que nous conduirons des véhicules 100% efficaces dans le ciel et avoir une Model S efficace à plus de 90% sur terre est un assez bon échauffement avant l’éternité !

 

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photo : TESLA

 

 

M. John E. Waters a travaillé pour General Motors et a conduit de nombreux projets de développement durable, dont l'invention et la production du système de pack batterie pour les premiers véhicules électriques de GM (les GM EV1 et S-10 Électrique). Il a managé l'équipe de « stockage d'énergie avancé » et a fourni des solutions de packs de batteries pour de multiples plates-formes légères et résistantes.

 

 

 

Alexis Duflos

 

Rédacteur en chef du BLOGaL

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