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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 17:00

Tout a commencé à Paris, lors d’une de ces longues soirées d’hiver où Xavier et Antonin, colocataires vivant leurs toutes premières années professionnelles, étaient occupés à refaire le monde. « Et si nous profitions de ce moment de liberté dans notre vie, après nos études donc et avant de fonder une famille, pour découvrir le vaste monde ? » se dirent-ils soudain.

En voiture électrique ! Pour prouver à tous que, si eux peuvent faire le tour du monde avec, tout un chacun peut bien l’utiliser pour ces besoins quotidiens, emmener les enfants à l’école, aller au travail, faire du sport, faire les courses …

En voiture électrique aussi car ce sera un prétexte pour rencontrer du monde sur la route. Il faudra bien la recharger : trouver une prise de courant, demander à quelqu’un. Ce sera l’occasion de discuter et de partager autour d’une prise électrique.

Ainsi, il y a un an et demi, Antonin et Xavier traçaient une route grise, sur Google Maps, qui relie Strasbourg à … Strasbourg (un de leurs partenaires), en passant par Bruxelles, Rotterdam, New York City, Chicago, San Francisco, Tokyo, Fukuoka, Singapour, Kuala Lumpur, Bangkok, Hanoi, Kunming, Chengdu, Lanzhou, Urumqi, Karagandy, Astana, Kostanay, Chelyabinsk, Kazan, Moscou, Kiev, Rivne, L’viv, Rzeszow, Krakow, Katowice, Prague, Plzen, Nuremberg, Stuttgart et quelques autres …

Grâce à un contact d’Antonin à l’AVERE qui lui a ouvert son carnet d’adresses, ce projet est devenu chaque jour plus concret, jusqu’à l’arrivée de la voiture, une Citroën Czéro, joli clin d’œil à la Croisière Jaune, il y a tout juste 80 ans !

 

Avec dans leur boite à gants le fameux L’usage du Monde de Nicolas Bouvier (la Bible du voyageur NDLR), ils sont partis dans le froid du mois de février, en passant par Fessenheim (EDF est un autre partenaire). Puis sont venues les premières rencontres avec le réseau de pluggers (représentés par des prises noires sur la carte) qui se constitue au fil du parcours en s’inscrivant sur leur site, et leur parcours réel suit petit à petit le fil gris qui se déroule sur Google Maps.

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Et aujourd’hui, 25 juillet 2012, les voici à Lanzhou, capitale de la Province du Gansu, au milieu de l’Empire du Milieu, sur les bords du Fleuve Jaune, pour fêter les 29 ans d’Antonin ! Joyeux anniversaire ! Lanzhou leur ouvre, avec ses deux mille ans d’histoire, le chemin du retour vers l’Europe via la Route de la Soie.

C’est l’occasion, après plus de la moitié du voyage, de faire un premier bilan. La voiture électrique ? Ca fonctionne ! Même dans des conditions extrêmes, avec la batterie qui passe largement dans l’eau en traversant des mares, ou quand au petit matin après un gros orage, on retrouve le câble d’alimentation sous l’eau jusqu’à la prise ! Et l’autonomie de 150 km promise par le constructeur ? C’est vérifié sur la route. Au départ il faisait très froid, ce qui n’est pas favorable pour les batteries, et les deux compagnons misaient sur une autonomie de 120 km, mais les performances se sont améliorées avec la température et les 150 km ont bien été atteints, voire dépassés, quand il fait chaud avec une route plate et une conduite adaptée. C’est ainsi que les journées commencent souvent par une étape de 100 km à 150 km, puis une pause de 2 à 3 heures pour effectuer une recharge partielle qui permet de récupérer de l’ordre de 70 km d’autonomie pour porter l’étape du jour à environ 200 km en tout. Quand la route monte, l’équipage prévoit 10 km en moins chaque 100 m de dénivelée. Pour l’instant ça fonctionne !

Leur plus grand souvenir pour l’instant ? Xavier me racontait hier au téléphone (Orange est aussi un de leurs partenaires) une journée particulière et imprévue, dans l’Ouest du Nebraska, aux Etats Unis. A l’issue de leur étape du matin, les garçons s’arrêtent dans une ferme gigantesque, perdue au milieu de nulle part. Ils avisent un homme qui s’affaire à re-ferrer un cheval. Xavier est tout à sa discussion pour demander s’il peut brancher sa voiture quelque part quand il prend soudain conscience des animaux présents dans l’enclos juste derrière lui : des bisons ! Sur ce, le propriétaire du ranch arrive, la voiture est branchée et les Boys profitent du temps de charge pour découvrir le domaine. Le propriétaire appelle alors le cow boy pour que celui-ci emmène Antonin et Xavier voir le reste du troupeau. Voilà maintenant le cow boy qui arrive à cheval. Imaginez la tête de nos deux Parisiens ! En fait c’était une femme cow boy ! Les voilà bientôt partis en pick up (on ne tient pas à trois sur le cheval !) pour aller voir les veaux et marquer ceux nés récemment par une sorte de piercing à l’oreille. Xavier observe le travail de la cow girl, impressionné, jusqu’à ce qu’il entende « le prochain, c’est toi qui le fait ! » Et le voilà, l’outil à la main, courant après la bête sous l’œil noir de sa mère ! Les steaks de bison le soir étaient bien mérités.

Amis lecteurs, chinois aujourd’hui, kazakhs en août, puis russes, ukrainiens, polonais, tchèques et allemands, c’est aussi pour vous rencontrer que Xavier et Antonin sont partis autour du monde.

Vous pouvez vous inscrire sur leur site (voir ci-dessus) pour qu’ils viennent recharger leur voiture chez vous.

Nous vous proposons aussi de guetter leur passage dans votre région, de relayer ce message dans les médias locaux (exemple chinois), et de leur réserver le meilleur accueil. (Xavier me disait hier que l’hospitalité des gens est extraordinaire).

Enfin, nous vous ouvrons les pages du BLOGaL, blog participatif par essence, pour vous laisser nous présenter votre région et rendre plus vivant ce tour du Monde pour tous les suiveurs de Xavier et Antonin, et ils sont nombreux, sur le BLOGaL. Envoyez nous un mail en utilisant le lien « contact » tout en bas de cette page, ou publiez sous forme de commentaire via « Ecrire un commentaire », juste en dessous de l’article. N’oubliez pas de préciser votre ville, nous vous publierons pile le jour du passage de la Czéro en bas de chez vous. Et surtout partagez, utilisez les réseaux sociaux : kaixin, facebook, douban, renren, QQ, sina weibo et bien sûr twitter, pinterest et pourquoi pas viadeo ou linkedin.

Grace à googletrad, retrouvez cet article dans toutes les langues pratiquées dans les pays où se trouvent Xavier et Antonin ou qu’ils vont traverser d’ici fin septembre : chinois, kazakh, russe, ukrainien, polonais, tchèque, allemand et français.


Profitez également de notre appli Google translate, située en bas (à gauche) de chaque article de notre blog. Choisissez votre langue et découvrez tous les articles du BLOGaL, sur les véhicules électriques, le football ou d’autres sujets.

 

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 22:06

czero如果我們能做到的世界巡迴演唱會,電動車標準,可以為您的通勤使用。 

基於這一格言,和安東尼·澤維爾鑽進他們的雪鐵龍Czéro,直奔前方。而今天呢?他們意識到他們的革命的一半以上,在中國,電動車最大的國家。


事實上,他們可以靠近你!他們昨天離開昆明,成都,以達到其計劃7月17日。他們將通過找罵第二類G213 / G040高速公路G85和G93和S7,然後通過昭通,宜賓,犍為,樂山,東坡去?

這裡你可以按照自己的旅程:


Agrandir le plan

 

 

放大地圖

他們做了什麼特殊的是,是一次偉大的冒險。因此,我們指望你,中國朋友們,他們的Facebook頁面上添加1十億,如:http://www.facebook.com/electric.odyssey,當然按照每個@ ElecOdyssey這些現代冒險家的鳴叫

但比什麼都重要的是,我們要身體,看到你鼓勵他們在路邊。他們有你,有檢查他們的網站上,或者它們運行的嗡嗡聲!先來看看他們阻止任何其他的,我指望你在路邊的噪音。法國的環法自行車賽,你有一個世界巡迴賽!因此,昭通,宜賓,犍為,樂山,東坡,傳遞和分享所有社交網絡上的信息。顯示法國的中國人熱情好客,是如何將這些傳奇。幫助他們以及他們的電動車充電。

如果你是一個電動車的風扇,你可以找到在BLOGaL其他項目與中國的翻譯,通過模塊上點擊googletrad左下角,標題為“BLOGaL,英語,否則?” 

當然,你也都歡迎我們自己的Facebook頁面上

這自己的博客上公佈你的故事,在這篇文章發表評論。

 

我們指望你,道路上的各種慶祝Xavier和安東尼在他們對中國的十字路口,本週出發的航線昆明 - 成都。

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 21:41

czeroSi nous pouvons faire le tour du monde avec une voiture électrique standard, vous pouvez l'utiliser pour vos trajets quotidiens. 

Sur la base de cette maxime, Xavier et Antonin sont montés dans leur Citroën Czéro et sont partis droit devant eux. Et aujourd'hui ? Ils ont réalisé plus de la moitié de leur révolution et se trouvent en Chine, dans le plus grand pays de la voiture électrique.


En fait, ils sont peut être près de chez vous ! ils sont partis hier de Kunming, vers Chengdu qu'ils prévoient de rejoindre le 17 juillet. Vont-ils passer par la G213 / G040 Zhaoma 2nd Class Hwy puis G85 puis S7 puis G93 et traverser Zhaotong, Shoushanxiang, Liangwanxiang, Yibin, Qianwei, Leshan, Dongpo ?

Vous pouvez suivre leur route ici : 


Agrandir le plan

Ce qu'ils font est exceptionnel, c'est une grande aventure. Alors nous comptons sur vous, amis Chinois, pour ajouter un milliard de like sur leur page facebook : http://www.facebook.com/electric.odyssey et bien sûr pour suivre chaque twitt de ces aventuriers des temps modernes @ElecOdyssey.

Mais plus que tout c'est physiquement que nous voulons vous voir les encourager, sur le bord de la route. Ils sont là chez vous, il n'y a qu'à vérifier sur leur site ou ils sont et faire marcher le buzz ! Le premier qui les voit prévient tous les autres et je compte sur vous pour faire du bruit sur le bord de la route. Les Français ont le Tour de France, vous avez le Tour du Monde ! Alors Zhaotong, Shoushanxiang, Liangwanxiang, Yibin, Qianwei, Leshan, Dongpo, faites passer l'info partout et partagez sur tous les réseaux sociaux. Montrez à ces Français à quel point l'hospitalité chinoise est légendaire. Aidez les à recharger leur véhicule électrique aussi.

Si vous êtes fan de véhicules électriques, vous pouvez retrouver d'autres articles dans le BLOGaL, avec une traduction en chinois en cliquant dans le module googletrad en bas à gauche, intitulé "BLOGaL, in english, or else ?" 

Bien sûr vous êtes tous aussi les bienvenus sur notre propre page facebook

et pour publier vos témoignages sur ce propre blog, en commentaire à ce billet.

 

On compte sur vous, tous sur la route pour fêter Xavier et Antonin lors de leur traversée de la Chine, à commencer par cette semaine sur le trajet Kunming - Chengdu.

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 00:35

Euro-2012-F6.jpg
(uefa.com)

Retour (tardif) sur le dénouement de l'Euro 2012.




Enfin, l'heure de la finale était arrivée. En ce premier jour de juillet à Kiev, l'Espagne, tenante du titre, remettait son trophée en jeu face à l'Italie, invitée quasiment surprise de cette finale tant on s'attendait à voir l'Allemagne. En demi-finales, les Italiens étaient venus à bout des Allemands grâce à un Balotelli des grands soirs (2-1) tandis que l'Espagne avait du attendre les tirs au but (4-2) pour disposer du Portugal au terme d'un match nul et vierge. Comme en 1988, 1996 et 2004, la finale opposait deux équipes qui s'étaient déjà affrontées plus tôt dans la compétition. Le 10 juin dernier à Gdansk, pour le compte de la première journée des phases de poules dans le groupe C, l'Espagne et l'Italie s'étaient neutralisées (1-1) au terme d'un match très agréable.
Alors que l'Espagne alignait son équipe habituelle « sans attaquant », et donc avec Fàbregas en pointe, l'Italie avait effectué quelques modifications dans sa défense. Blessé face à l'Allemagne, Abate faisait son retour sur le côté droit tandis qu'à gauche Chiellini était de nouveau préféré à Balzaretti. Une option plus défensive, le joueur de la Juventus étant habituellement aligné comme défenseur central bien qu'ayant une formation de latéral gauche.
Fidèle à ses habitudes, l'Espagne prend le contrôle du match mais en étant plus dangereuse qu'à l'accoutumée, sur la lancée des prolongations de son match face au Portugal. Sergio Ramos, sur corner (7') puis Xavi (10') manquent notamment le cadre d'un rien. L'ouverture du score arrive logiquement peu avant le quart d'heure de jeu pour les Espagnols : Iniesta trouve Fàbregas qui déborde Chiellini avant d'adresser un centre pour la tête du petit (1,70 m) David Silva qui marquait dans le but vide. Une ouverture du score logique qui place l'Espagne dans des conditions idéales dans cette finale. Les malheurs de l'Italie ne font en tout cas que commencer dans ce match : à la 21ème minute, Chiellini, fautif sur l'ouverture du score, se blesse et cède sa place à Balzaretti. Mais après cette entame difficile, l'Italie réagit et il faut de bonnes interventions de Casillas pour empêcher Cassano (28') puis Marchisio (32') d'égaliser. Passée cette période de panique passagère, l'Espagne reprend le contrôle des opérations. Et à la 41ème minute, Jordi Alba, après un relais avec Xavi, se présente face à Buffon et double la mise pour les Espagnols. Séduisante et cette fois réaliste, l'Espagne a déjà posé une main sur le trophée quand la mi-temps est sifflée sur ce score de 2-0 en faveur du tenant du titre.
À la reprise, l'Italie tente le tout pour le tout avec la rentrée du vétéran Antonio Di Natale en lieu et place de Cassano. Le nouvel entrant se met rapidement en valeur avec une frappe juste au dessus (47') et un tir sans contrôle repoussé par Casillas (51'). Six minutes après cette occasion, Cesare Prandelli effectue son dernier changement en remplaçant Montolivo par Thiago Motta. Un choix plutôt étonnant car le dernier entrant est un joueur à vocation défensive. Mais Thiago Motta est également réputé pour sa fragilité physique. Une réputation qui se confirmera durant cette rencontre, pour le plus grand malheur de l'Italie, le joueur du PSG se blessant à peine cinq minutes après son entrée en jeu... et ce alors que les Transalpins avaient déjà effectué leurs trois changements. Cet énième coup dur sonne le glas des espoirs italiens et l'Espagne se contente de dérouler pour les trente dernières minutes. Avant d'enfoncer le clou en fin de match grâce à ses entrants. Entré en jeu à la 75ème minute en lieu et place de Fàbregas et raillé durant le tournoi (et durant sa saison en club) pour son inefficacité, Fernando Torres profitait d'une superbe passe de Xavi pour inscrire le troisième but du match à la 84ème minute. Déjà auteur du but sacrant l'Espagne en 2008 face à l'Allemagne, Torres devenait le premier joueur à marquer dans deux finales d'Euro consécutives. L'attaquant espagnol se muera ensuite en passeur quatre minutes plus tard pour son coéquipier en club Juan Mata, entré en jeu une minute plus tôt et qui disputait là ses premières minutes dans le tournoi. Score final : Espagne 4, Italie 0.
Grâce à ce large succès, le plus large dans l'histoire de l'Euro, l'Espagne remporte l'Euro 2012 et entre un peu plus dans l'histoire. Elle devient la première équipe à remporter deux Euros consécutifs mais également à réaliser la passe de trois : Euro 2008 – Coupe du Monde 2010 – Euro 2012. Une sorte de fusion des parcours de la RFA des années 1970 (qui avait remporté l'Euro en 1972 puis la Coupe du Monde en 1974) et de la France de la fin du deuxième millénaire (Coupe du Monde 1998 puis Euro 2000). En outre, elle rejoint l'Allemagne au palmarès avec désormais trois trophées européens remportés. Et du reste, elle n'a plus encaissé de but en phase éliminatoire d'une grande compétition (si l'on excepte donc la Coupe des Confédérations 2009) depuis le 27 juin 2006 et un huitième de finale de Coupe du Monde remporté par la France (3-1). Le bourreau s'appelait ce jour là Zinedine Zidane, un joueur que la presse espagnole avait juré d'envoyer à la retraite. Et malheureusement, les torchons espagnols ne se sont pas mis au diapason du niveau de leur équipe, continuant de manifester une certaine arrogance. Heureusement pour eux que les résultats de la sélection leur donne raison, pour l'instant. Pour être honnête, c'est sans doute ce battage médiatique, en Espagne comme ailleurs, autour de cette équipe qui ne me fait que moyennement aimer celle-ci. Alors si j'ai un vœu à formuler, ce serait que l'on apprécie ces joueurs pour ce qu'ils sont : de formidables joueurs de football, et ce sans entrer dans des considérations extérieures.
Mais si cette finale a été très réussie, il ne faudra pas oublier que l'Espagne n'a pas toujours été flamboyante dans ce tournoi et qu'elle a été mise en difficulté par l'Italie (lors du match de poule), la Croatie (qui aurait sans doute du bénéficier d'un penalty) et le Portugal notamment. Et si la France n'avait pas déjà perdu le match dans sa tête avant d'entrer sur le terrain, elle avait également les moyens de faire quelque chose.
Enfin séduisante, à des années-lumière de la réputation que l'on pouvait avoir d'elle, l'Italie aura brillé par un jeu offensif audacieux grâce à un Pirlo retrouvé. Un résultat assez inattendu avant le coup d'envoi de la compétition, entre des prestations calamiteuses en amical (avec un 0-3 concédé face à la Russie à une semaine du début du tournoi en point d'orgue) et affaires de matchs truqués. Dommage qu'elle ait explosé lors de cette finale. À noter qu'en dépit de cette défaite, l'Italie sera présente à la Coupe des Confédérations 2013, au Brésil. L'Espagne était en effet déjà qualifiée grâce à son titre de champion du monde et en conséquence c'est le vice-champion d'Europe qui aura l'honneur de représenter le Vieux Continent. L'Italie avait déjà participé, en tant que championne du monde, à cette compétition en 2009, pour un résultat assez catastrophique avec une élimination dès le premier tour (victoire 3-1 face aux États-Unis puis défaites 0-1 face à l'Égypte et 0-3 face au Brésil).
Espagne 4-0 (mi-temps : 2-0) Italie
Buts : Silva (14'), J. Alba (41'), Torres (84'), Mata (88')
Avertissements : Espagne : Piqué (25') ; Italie : Barzagli (45')
Espagne : (1) Iker Casillas(c)/(17) Álvaro Arbeloa – (3) Gerard Piqué – (15) Sergio Ramos – (18) Jordi Alba/(8) Xavi – (16) Sergio Busquets – (14) Xabi Alonso/(21) David Silva (59' (7) Pedro Rodríguez) – (10) Francesc Fàbregas (75' (9) Fernando Torres) – (6) Andrés Iniesta (87' (13) Juan Mata)
Sélectionneur : Vicente del Bosque
Italie : (1) Gianluigi Buffon(c)/(7) Ignazio Abate – (15) Andrea Barzagli – (19) Leonardo Bonucci – (3) Giorgio Chiellini (21' (6) Federico Balzaretti)/(8) Claudio Marchisio – (21) Andrea Pirlo – (16) Daniele De Rossi/(18) Riccardo Montolivo (57' (5) Thiago Motta)/(9) Mario Balotelli – (10) Antonio Cassano (46' (11) Antonio Di Natale)
Sélectionneur : Cesare Prandelli
Homme du match : Andrés Iniesta (Espagne) (3ème citation)



Buteurs :
1. Mario Gómez (Allemagne) ; Mario Mandžukić (Croatie) ; FERNANDO TORRES (Espagne) ; Mario Balotelli (Italie) ; Cristiano Ronaldo (Portugal) ; Alan Dzagoev (Russie) : 
3 buts
7. Nicklas Bendtner, Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; Xabi Alonso, Francesc Fàbregas, David Silva (Espagne) ; Dimitris Salpingidis (Grèce) ; Petr Jiráček, Václav Pilař (République Tchèque) ; Zlatan Ibrahimović (Suède) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine) : 
2 buts
17. Lars Bender, Sami Khedira, Miroslav Klose, Philipp Lahm, Mesut Özil, Lukas Podolski, Marco Reus (Allemagne) ; Andy Carroll, Joleon Lescott, Wayne Ronney, Theo Walcott, Danny Welbeck (Angleterre) ; Nikica Jelavić (Croatie) ; Jordi Alba, Juan Mata, Jesús Navas (Espagne) ; Yohan Cabaye, Jérémy Ménez, Samir Nasri (France) ; Theofanis Gekas, Giorgos Karagounis, Giorgos Samaras (Grèce) ; Sean St Ledger (Irlande) ; Antonio Cassano, Antonio Di Natale, Andrea Pirlo (Italie) ; Rafael van der Vaart, Robin van Persie (Pays-Bas) ; Jakub Błaszczykowski, Robert Lewandowski (Pologne) ; Hélder Postiga, Pepe, Silvestre Varela (Portugal) ; Roman Chirokov, Roman Pavlioutchenko (Russie) ; Sebastian Larsson, Olof Mellberg (Suède) : 
1 but
A marqué contre son camp : Glen Johnson (Angleterre) pour la Suède



Contrairement aux éditions précédentes, aucun buteur ne se sera distingué dans cette compétition. Et au final, ils sont six à finir avec trois buts inscrits, y compris le Croate Mandžuki
ć et le Russe Dzagoev, pourtant issus d'équipes ayant quitté la compétition dès le premier tour. Mais au final, c'est Fernando Torres qui décroche le Soulier d'Or, récompensant le meilleur buteur de l'Euro. L'attaquant de Chelsea se détache du lot grâce à sa passe décisive, offerte en finale à Juan Mata. Problème : l'Allemand Mario Gómez, lui aussi auteur de trois buts, a également fait une passe décisive durant le tournoi. Et c'est dont le troisième critère qui permet à Torres de remporter ce trophée honorifique : le nombre de minutes jouées. Torres aura finalement pu tirer parti de son temps de jeu limité du à son statut de remplaçant. Qui l'eut cru ?
Grâce au festival espagnol en finale, il y aura eu au total 76 buts marqués au cours de cet Euro. C'est seulement un de moins que lors des éditions 2004 et 2008 mais il s'agit malgré tout du deuxième plus faible total depuis que l'Euro est passé à seize équipes, juste après 1996 (64 buts). Néanmoins, on a assisté à un Euro ouvert sur le plan du jeu, la plupart des équipes n'hésitant pas à aller de l'avant. Même la Grèce termine le tournoi avec cinq buts marqués, dont deux face à l'Allemagne. Et même les deux rencontres qui se sont achevées sur un 0-0 (Angleterre – Italie et Portugal – Espagne) étaient loin d'être ennuyeuses.

Andrés Iniesta termine meilleur joueur de la compétition, devant Andrea Pirlo. Une récompense méritée car si le milieu espagnol n'a pas brillé par ses statistiques (zéro but marqué et une passe décisive), il aura été excellent dans le jeu, provoquant constamment le danger malgré une position d'ailier gauche qui correspond moins à ses qualités que celle de milieu axial qu'il occupe généralement au Barça. Voici du reste l'équipe-type de la compétition ainsi que le classement des joueurs nommés homme du match.

Équipe-type :
Gardiens : Manuel Neuer (Allemagne) ; Iker Casillas (Espagne) ; Gianluigi Buffon (Italie)
Défenseurs : Philipp Lahm (Allemagne) ; Jordi Alba, Gérard Piqué, Sergio Ramos (Espagne) ; Fábio Coentrão, Pepe (Portugal)
Milieux : Sami Khedira, Mesut Özil (Allemagne) ; Steven Gerrard (Angleterre) ; Xabi Alonso, Sergio Busquets, Andrés Iniesta, Xavi (Espagne) ; Daniele De Rossi, Andrea Pirlo (Italie)
Attaquants : Francesc Fàbregas, David Silva (Espagne) ; Mario Balotelli (Italie) ; Cristiano Ronaldo (Portugal) ; Zlatan Ibrahimović (Suède)

Les hommes du match :
3 nominations : Andrés Iniesta (Espagne) ; Andrea Pirlo (Italie)
2 nominations : Mesut Özil (Allemagne) ; Cristiano Ronaldo (Portugal)
1 nomination : Mario Gómez, Lukas Podolski (Allemagne) ; Steven Gerrard (Angleterre) ; Mario Mandžukić (Croatie) ; Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; Xabi Alonso, Fernando Torres (Espagne) ; Samir Nasri, Franck Ribéry (France) ; Giorgos Karagounis (Grèce) ; Antonio Cassano (Italie) ; Jakub Błaszczykowski, Robert Lewandowski (Pologne) ; Pepe (Portugal) ; Petr Jiráček, Václav Pilař (République Tchèque) ; Alan Dzagoev (Russie) ; Zlatan Ibrahimović, Olof Mellberg (Suède) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine)

Voici également le classement final de cet Euro 2012 :
1. Espagne
---------------------------
2. Italie
---------------------------
3. Allemagne
4. Portugal
----------------------------
5. Angleterre
6. Grèce
7. République Tchèque
8. France
-----------------------------
9. Russie
10. Croatie
11. Suède
12. Danemark
13. Ukraine
14. Pologne
15. Pays-Bas
16. Irlande

Un classement qui reflète plutôt bien la hiérarchie européenne actuelle, en dehors du classement spectaculairement bas des Pays-Bas. Les Bataves, minés par les querelles d'égo et par une défense trop fragile, auront été avec l'Irlande (trop faible pour ce tournoi) et à un degré moindre la Russie l'une des déceptions du tournoi. Les pays organisateurs ont également quitté la compétition prématurément mais auront montré des intentions de jeu et auront été à la lutte jusqu'au bout. Quant aux huit équipes qui ont passé le premier tour, elles ont toutes montré qu'elles méritaient leur place à ce niveau. On aurait simplement plus aimé voir la France tenter face à l'Espagne. Dommage qu'elle ait eu un tel complexe d'infériorité. Car l'Euro n'a pas si été catastrophique que ça pour les Bleus, qui auront réalisé de très bonnes prestations dans ce tournoi, face à l'Angleterre et surtout lors du match épique face à l'Ukraine.
La qualité de jeu aura été l'une des principales satisfactions de cet Euro 2012.
À titre personnel, j'ai également beaucoup apprécié, sur un plan assez éloigné du jeu certes, la chanson officielle de cet Euro bien que celle-ci soit assez "stéréotypée", finalement (ici) et surtout la musique qui accompagnait les joueurs à leur entrée sur le terrain (ici), qui semblait parfaitement adaptée à la hauteur des enjeux.

Au niveau des points négatifs, on évoquera les quelques défaillances constatées au niveau de l'organisation, même si tout s'est plutôt bien déroulé dans l'ensemble. En vrac, on évoquera les cris racistes lors de l'entraînement des Pays-Bas, les bagarres entre « supporters » russes et polonais, les incidents provoqués par les « supporters » croates et, pire encore, les décès dans des conditions pour le moins mystérieuses d'un supporter irlandais en Pologne et d'un fan espagnol en Ukraine.
Autre point négatif, le traitement médiatique de cette compétition en France. À croire que les chaînes de télé ont voulu nous sevrer au maximum d'images de football. Pour la première fois dans l'histoire, une chaîne payante s'est arrogée les droits de certains matchs. Ceux qui n'étaient pas abonnés à BeIn Sport auront donc manqué la moitié des matchs du premier tour. Un premier pas vers la privatisation du foot ? On ne jettera pas la pierre ici à la chaîne du groupe Al-Jazira, qui a après tout bien raison de vouloir se positionner sur le marché français. Non, les principaux coupables sont l'UEFA et les instances dirigeantes du football français qui ne voient que l'attrait de l'argent et qui ont oublié l'intérêt des téléspectateurs. Une situation qui sera amenée à se reproduire à l'avenir, malheureusement. BeIn Sport, qui détient également les droits pour la Ligue des Champions et la Ligue Europa la saison prochaine, a en effet déjà obtenu les droits pour l'Euro 2016. Néanmoins, les premiers échos en provenance de cette chaîne sont plutôt bons (lire ici).
Mais le traitement de cet Euro sur les chaînes hertziennes n'aura globalement pas été satisfaisant. La part du football a été limitée au maximum, avec en prime une innovation déjà vue lors de la dernière Coupe du Monde de rugby : de la publicité entre les hymnes nationaux et le coup d'envoi. Les commentaires n'ont pas été d'un très haut niveau, notamment chez M6 qui aura ressorti Denis Balbir du placard, pour le plus grand malheur de nos oreilles. Ce qui nous fait regretter d'autant plus l'absence de Thierry Roland qui aurait du commenter cet Euro mais qui était malheureusement victime de soucis de santé qui auront eu raison de lui le 16 juin dernier, à l'âge de 74 ans. Quant aux émissions consacrées au sujet, elles ne parlaient que peu des matchs qui s'étaient déroulés durant la journée, expédiés dans de brefs résumés pour privilégier le côté talk-show.
Autre reproche : la surabondance de statistiques inutiles que j'ai constaté, notamment sur internet. À quoi bon vouloir créer des séries de matchs quand ceux-ci sont espacés de deux ans, quatre ans, voire plus ? Peut-être en raison d'une connivence avec le milieu des paris en lignes. Je me souviens que juste après le passage de la loi légalisant ceux-ci (juste avant la Coupe du Monde 2010, comme par hasard), on entendait les commentateurs évoquer les cotes à l'antenne, en justifiant celles-ci par des séries statistiques parfois absurdes, comme par exemple le fait que l'Algérie ait encaissé des buts sur tous ses matchs de Coupe du Monde. Il n'y avait jamais après tout que vingt-quatre ans d'écart entre les deux dernières participations algériennes à une Coupe du Monde.
Et que dire du traitement réservé à l'équipe de France ? Entre la volonté de créer un « Knysna 2 » chez
L'Équipe et les débats post-élimination qui auront surtout servi de défouloir aux idées réactionnaires les plus abjectes, on ne pourra pas dire que l'on aura vécu un Euro serein à ce niveau là. Au final, on a le choix entre deux options : soit la France gagne et tout va bien dans le meilleur des mondes, soit elle perd et il faut chercher des coupables.



Pour terminer, rappelons qu'il s'agit du dernier Euro disputé à seize équipes. Je vous proposerais dans quelques jours un bilan de l'Euro depuis 1996 et le passage à seize équipes.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 23:05

Bonjour à tous ! Pas le temps et pas le cœur de rédiger ces articles à propos des demi-finales de cet Euro 2012. Je vous laisse donc avec les comptes-rendus des deux matchs ainsi qu'avec les résumés du site de l'UEFA, qui proposent également photos, vidéos et statistiques.

Rendez-vous après la finale !



Portugal 0-0 (mi-temps : 0-0, fin du temps réglementaire : 0-0, mi-temps des prolongations : 0-0), 2-4 t.a.b. Espagne
Avertissements : Portugal : F. Coentrão (45'), Pepe (61'), J. Pereira (64'), B. Alves (86'), M. Veloso (90'+3') ; Espagne : S. Ramos (40'), Busquets (60'), Arbeloa (84'), X. Alonso (113')
Tirs au but : X. Alonso (arrêté, 0-0), J. Moutinho (arrêté, 0-0), Iniesta (réussi, 0-1), Pepe (réussi, 1-1), Piqué (réussi, 1-2), Nani (réussi, 2-2), S. Ramos (réussi, 2-3), B. Alves (manqué, 2-3), Fàbregas (réussi, 2-4)
Portugal : (12) Rui Patrício/(21) João Pereira – (3) Pepe – (2) Bruno Alves – (5) Fábio Coentrão/(16) Raul Meireles (113' (18) Silvestre Varela) – (4) Miguel Veloso (106' (6) Custódio) – (8) João Moutinho/(17) Nani – (9) Hugo Almeida (81' (11) Nélson Oliveira) – (7) Cristiano Ronaldo(c)
Sélectionneur : Paulo Bento
Espagne : (1) Iker Casillas(c)/(17) Álvaro Arbeloa – (3) Gerard Piqué – (15) Sergio Ramos – (18) Jordi Alba/(8) Xavi (87' (7) Pedro Rodríguez) – (16) Sergio Busquets – (14) Xabi Alonso/(21) David Silva (60' (22) Jesús Navas) – (11) Álvaro Negredo (54' (10) Francesc Fàbregas) – (6) Andrés Iniesta
Sélectionneur : Vicente del Bosque
Homme du match : Sergio Ramos (Espagne)
Résumé


Allemagne 1-2 (0-2) Italie
Buts : Allemagne : Özil (90'+2' sp) ; Italie : Balotelli (20', 36')
Avertissements : Allemagne : Hummels (90'+4') ; Italie : Balotelli (37'), Bonucci (61'), De Rossi (84'), T. Motta (89')
Allemagne : (1) Manuel Neuer/(20) Jérôme Boateng (71' (13) Thomas Müller) – (5) Mats Hummels – (14) Holger Badstuber – (16) Philipp Lahm(c)/(6) Sami Khedira – (7) Bastian Schweinsteiger/(18) Toni Kroos – (8) Mesut Özil – (10) Lukas Podolski (46' (21) Marco Reus)/(23) Mario Gómez (46' (11) Miroslav Klose)
Sélectionneur : Joachim Löw
Italie : (1) Gianluigi Buffon(c)/(6) Federico Balzaretti – (15) Andrea Barzagli – (19) Leonardo Bonucci – (3) Giorgio Chiellini/(8) Claudio Marchisio – (21) Andrea Pirlo – (16) Daniele De Rossi/(18) Riccardo Montolivo (64' (5) Thiago Motta)/(9) Mario Balotelli (70' (11) Antonio Di Natale) – (10) Antonio Cassano (58' (22) Alessandro Diamanti)
Sélectionneur : Cesare Prandelli
Homme du match : Andrea Pirlo (Italie) (3ème citation)
Résumé



Buteurs :
1. Mario Gómez (Allemagne) ; Mario Mandžukić (Croatie) ; Mario Balotelli (Italie) ; Cristiano Ronaldo (Portugal) ; Alan Dzagoev (Russie) : 3 buts
6. Nicklas Bendtner, Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; Xabi Alonso, Francesc Fàbregas, Fernando Torres (Espagne) ; Dimitris Salpingidis (Grèce) ;
 Petr Jiráček, Václav Pilař (République Tchèque) ; Zlatan Ibrahimović (Suède) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine) : 2 buts
16. Lars Bender, Sami Khedira, Miroslav Klose, Philipp Lahm, Mesut Özil, Lukas Podolski, Marco Reus (Allemagne) ; Andy Carroll, Joleon Lescott, Wayne Ronney, Theo Walcott, Danny Welbeck (Angleterre) ; Nikica Jelavić (Croatie) ; Jesús Navas, David Silva (Espagne) ; Yohan Cabaye, Jérémy Ménez, Samir Nasri (France) ; Theofanis Gekas, Giorgos Karagounis, Giorgos Samaras (Grèce) ; Sean St Ledger (Irlande) ; Antonio Cassano, Antonio Di Natale, Andrea Pirlo (Italie) ; Rafael van der Vaart, Robin van Persie (Pays-Bas) ; Jakub Błaszczykowski, Robert Lewandowski (Pologne) ; Hélder Postiga, Pepe, Silvestre Varela (Portugal) ; Roman Chirokov, Roman Pavlioutchenko (Russie) ; Sebastian Larsson, Olof Mellberg (Suède) :
 1 but
A marqué contre son camp : Glen Johnson (Angleterre) pour la Suède 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 12:29

Euro2012Fra.jpg

France : oublier Kircha

Bras de fer aujourd’hui entre Laurent Blanc et Noël Le Graët. Aucun des deux hommes n’est satisfait de leur collaboration et si l’objectif sportif fixé aux Bleus de Blanc (1/4 de finale) a été atteint avec un match gagné dans un grand tournoi, ce qui n’était plus arrivé depuis 6 ans (donc deux tournois, 2008 et 2010), l’objectif d’image est clairement raté.

Si Blanc reste, c’est pour gagner la Coupe du Monde. Un seul objectif, la gagne.

Pour la gagner, il faut se qualifier bien sûr, bâtir un groupe qui arrivera à vivre ensemble et respecter des fondamentaux, construire une identité de jeu et trouver une équipe type.

Le projet de Blanc

Deux ans d’expérience de la fonction et 27 matchs ont permis à Blanc de croire dans son 4-3-3 qui lui aura apporté ses plus belles victoires à commencer par la Bosnie (1) en septembre 2010, l’Allemagne (2) en février 2012 ou la Serbie (3) en mai 2012. La seule variante dans ce 4-3-3 étant la direction du triangle des trois milieux : orienté vers le but adverse (avec un numéro 10) ou vers le nôtre (avec une sentinelle unique numéro 6).

Grâce à Laurent Blanc, l’Equipe de France a retrouvé un Franck Ribéry à la hauteur de l’Equipe de France alors qu’on pensait l’avoir perdu. Alou Diarra que je suis le premier à avoir critiqué a été irréprochable dans l’engagement et le comportement et aurait finalement mérité d’être le Capitaine ! Malouda également irréprochable. Alou et Florent méritent de voir le Brésil avec ce groupe, sans toutefois prétendre à des places de titulaires vu leur (déjà) grand âge.

Rien à dire sur Benzéma et Lloris qui ont fait de leur mieux de chaque côté du terrain. Il a manqué à mon sens un appui en attaque à Benzéma et un pourvoyeur de ballons pour lui permettre de donner sa pleine mesure (Giroud et Martin).

Koscielny, Debuchy et Clichy ont fait plus que confirmer. La France tient sa défense pour les deux prochaines années, reste à compléter la charnière centrale : Kaboul me semble le choix le plus logique, Sakho, Yanga Mbiwa et Varane étant dans le groupe jusqu’à la CM sauf mauvaise conduite.

La grosse révélation au milieu n’aura pas été M’Vila mais Cabaye. C’est à lui qu’il faut confier les clés du camion, qui doit tirer les coups francs et porter le brassard. Reste à trouver qui sera la nouvelle sentinelle des Bleus. M’Vila a besoin de prendre un peu de recul. Matuidi et Capoue peuvent le faire et doivent dans un premier temps intégrer le groupe. L’Equipe a besoin de joueurs d’expérience et de caractère, je choisis Mavuba pour finir 2012 à ce poste.

Au prochain match, nous pourrions ainsi retrouver une équipe :

Ribéry Giroud Valbuena

Benzéma

Mavuba Cabaye

Clichy Koscielny Kaboul Debuchy

Lloris

Et devinez quoi, si c’est Deschamps qui remplace Blanc … et bien c’est pareil !

(1) avec déjà Lloris, Rami, Mexès, Clichy, Diarra, M’Vila Diaby, Malouda, Valbuena et Benzéma.

(2) avec Debuchy-Valbuena sur le côté droit, Rami Mexès M’Vila Cabaye Ribéry Giroud.

(3) avec Lloris, Koscielny, Mexès, Clichy, M’Vila, Cabaye, Malouda, Ribéry et Benzéma.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 02:37

On est désormais entré dans la phase à élimination directe dans cet Euro 2012. Avant les rencontres du dernier carré, retour sur les quarts de finale.
(photos : uefa.com)



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La tête plongeante victorieuse de Cristiano Ronaldo. Le Portugal s'impose face à la République Tchèque (1-0)

Le Portugal était le premier favori en lice, à Varsovie, et il était opposé à l'un des invités surprise de ces quarts de finale, la République Tchèque, qui a fini en tête du groupe A.
Le scénario du match semble connu à l'avance : les Portugais allaient attaquer et les Tchèques résister en tenant de jouer les contres à fond. Mais ils devront se passer pour cette rencontre de leur meneur de jeu et capitaine Tomáš Rosický, blessé comme trop souvent depuis quelques années, et remplacé par le jeune Vladimír Darida. Le Portugal aligne de son côté son équipe habituelle, la même que depuis le début de la compétition.
C'est la République Tchèque qui mène le jeu d'entrée, privant les Portugais de ballons sans pour autant les mettre en danger. Cette domination se traduit uniquement par quelques incursions aux abords de la surface portugaise qui donneront lieu, au mieux, à des corners. Après cette période difficile, traduite par deux avertissements quasiment consécutifs pour Nani et Miguel Veloso autour de la demi-heure de jeu, le Portugal prend les choses en main à l'image de Cristiano Ronaldo. La star du Real Madrid, auteur d'un doublé contre les Pays-Bas, s'offre trois balles de but en fin de première période avec un retourné acrobatique qui ratait le cadre (33'), un coup franc lointain qui passait à côté (35') et surtout avec un enchainement contrôle puis frappe, dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, qui terminait sa course sur le montant de Petr
Čech. Entre temps, l'avant-centre titulaire du Portugal, Hélder Postiga, avait du céder sa place à Hugo Almeida en raison d'une blessure. À la mi-temps, le score est nul et vierge. Après une domination dans la possession de balle en début de partie, la République Tchèque a reculé face aux assauts de Portugais de plus en plus présents.
Le Portugal confirme ses intentions en seconde période et les alertes se multiplient devant la cage de Petr Čech. Hugo Almeida s'illustre le premier à la 46ème minute avec une tête qui passe au dessus. Trois minutes plus tard, Cristiano Ronaldo obtient un coup franc qu'il se charge de frapper. Le ballon finit sa course dans le mur mais il est dévié par une main. Deuxième chance, de plus près, pour le capitaine portugais dont la frappe allait cette fois heurter le poteau. Peu avant l'heure de jeu, les Portugais pensent avoir marqué mais le but de Hugo Almeida était logiquement refusé pour une position de hors jeu. La pression reste très présente sur le but tchèque et Čech doit s'employer pour détourner une frappe de João Moutinho qui semblait filer sous la barre (64'). Il fallait attendre la 79ème minute pour que le Portugal concrétise enfin sa domination : Cristiano Ronaldo est à la réception d'un centre de João Moutinho d'une tête plongeante et il ne laisse cette fois aucune chance à Čech. Ouverture du score logique pour le Portugal et troisième but pour Cristiano Ronaldo dans cet Euro. La République Tchèque doit réagir mais elle continue de prendre l'eau, et elle doit encore compter sur son gardien pour détourner une bonne frappe de João Pereira (82'). Elle parvient néanmoins à obtenir un corner en toute fin de match sur lequel Čech monte mais celui-ci ne donne rien. Pire, il aboutit à un contre portugais (alors que les buts étaient vides !) finalement mal négocié. Très logiquement, le Portugal s'impose 1-0 et prend sa revanche sur les Tchèques qui l'avait éliminé à ce même stade de la compétition, sur ce même score, il y a seize ans.
Ce sera la quatrième demi-finale d'un Euro pour le Portugal qui avait déjà atteint ce stade de la compétition en 1984, 2000 et 2004. Après un premier tour bien géré dans un groupe difficile, les Portugais ont fait le travail face à un adversaire à leur portée. La République Tchèque, bien que largement dominée, quitte cet Euro la tête haute et elle aura vu certains de ses joueurs se révéler aux yeux de l'Europe, à l'image de Jiráček, Gebre Selassie et Pilař. Les deux derniers cités viennent d'ailleurs de rejoindre le championnat allemand.

République Tchèque 0-1 (mi-temps : 0-0) Portugal
But : C. Ronaldo (79')
Avertissements : République Tchèque : Limberský (90') ; Portugal : Nani (26'), Miguel Veloso (27')
République Tchèque : (1) Petr Čech(c)/(2) Theodor Gebre Selassie – (6) Tomáš Sivok – (3) Michal Kadlec – (8) David Limberský/(17) Tomáš Hübschman (86' (20) Tomáš Pekhart) – (13) Jaroslav Plašil/(19) Petr Jiráček – (22) Vladimír Darida (61' (9) Jan Rezek) – (14) Václav Pilař/(15) Milan Baroš
Sélectionneur : Michal Bílek
Portugal : (12) Rui Patrício/(21) João Pereira – (3) Pepe – (2) Bruno Alves – (5) Fábio Coentrão/(16) Raul Meireles (88' (14) Rolando) – (4) Miguel Veloso – (8) João Moutinho/(17) Nani (84' (6) Custódio) – (23) Hélder Postiga (40' (9) Hugo Almeida) – (7) Cristiano Ronaldo(c)
Sélectionneur : Paulo Bento
Homme du match : Cristiano Ronaldo (Portugal) (2ème citation)



Euro-Q2.jpg
La joie des joueurs allemands, faciles vainqueurs de la Grèce (4-2)

On annonçait une balade de santé pour l'Allemagne, qui s'était qualifiée sans trembler dans un groupe pourtant très difficile, à Gdansk face à la Grèce, une équipe qui a passé assez miraculeusement le premier tour. Le contexte du match était assez particulier en raison des tensions entre les deux pays dans le domaine économique. Plongée dans une crise sans précédent, la Grèce tenait avec cette rencontre face au représentant du géant économique de l'Union Européenne l'occasion de prendre en quelque sorte sa revanche.
Mais la Grèce devait faire sans son capitaine Karagounis, injustement suspendu après avoir écopé lors du match face à la Russie d'un carton jaune pour une simulation alors que la faute était bien réelle. L'Allemagne disposait d'un groupe au complet mais elle choisissait de faire tourner en attaque. Les titulaires habituels Müller, Podolski et Gómez étaient ainsi remplacés par Reus, Schürrle et par l'emblématique Miroslav Klose. Excès de confiance ou stratégie ?
Même remaniée, l'Allemagne ne doute pas et attaque dès les premières minutes face à une équipe grecque qui n'allait de toute façon pas se livrer. Elle pense d'ailleurs ouvrir le score après seulement quatre minutes de jeu par Klose, à l'affut après une frappe de Khedira repoussée par Sifakis, mais le but était refusé pour une position de hors-jeu. L'Allemagne poursuit sa domination face à une Grèce agressive, à l'image de Samaras, mais sans se procurer d'occasion jusqu'à la 24ème minute et une frappe d'Özil, après un joli mouvement collectif, sur laquelle le gardien grec était impérial. Sifakis s'illustre de nouveau devant Khedira à la 36ème minute. La délivrance interviendra finalement pour les Allemands à la 39ème minute grâce à son capitaine Philipp Lahm, un défenseur. Parti depuis le côté gauche, celui-ci frappait en force du droit depuis l'extérieur de la surface et ouvrait la marque. Ce n'est pas la première fois que Lahm s'illustre en phase finale : sa position d'arrière gauche droitier lui offre souvent ce genre d'opportunités : c'est ainsi que le capitaine allemand avait marqué le premier but de la phase finale de la Coupe du Monde 2006, face au Costa Rica (victoire allemande 4-2) ainsi que le but qui donnait la victoire en toute fin de match à l'Allemagne face à la Turquie en demi-finale de l'Euro 2008 (3-2). Le score ne bougera pas jusqu'à la mi-temps, malgré une nouvelle occasion allemande dans les arrêts de jeu signée Schürrle, mais il aurait pu être bien plus lourd.
Forcée de réagir, la Grèce réalise deux changements à la pause, en faisant entrer notamment son buteur Theofanis Gekas, décalant ainsi l'avant-centre Salpingidis sur le côté droit de l'attaque. La deuxième mi-temps ressemble au départ à la première, avec donc une domination allemande stérile. Un manque d'efficacité payé cash à la 55ème minute : la Grèce part en contre sur le côté droit avec Salpingidis qui centrait pour Samaras qui devançait Boateng de manière peu orthodoxe (lol) pour pousser le ballon au fond des filets. Cette égalisation grecque, inattendue et inespérée, est une véritable sensation. Mais loin de se désunir, l'Allemagne repart à l'attaque de plus belle et reprend l'avantage à peine six minutes après l'égalisation grâce à Khedira, qui catapulte grâce à une reprise de volée le ballon au fond des filets grecs après un centre de Boateng. Ce but mine le moral des Grecs qui ne peuvent plus faire grand chose par la suite face à la déferlante allemande. Klose, de la tête à la réception d'un coup franc d'Özil (68'), puis Reus, à l'affut après un ballon relâché par Sifakis (74') inscrivent deux nouveaux buts qui mettent la Grèce définitivement hors jeu. Mais celle-ci parviendra tout de même à sauver l'honneur en toute fin de match en obtenant un penalty pour une faute de main de Boateng sur un centre de Fotakis. Déjà buteur lors du match d'ouverture face à la Pologne, Salpingidis prenait Neuer à contre-pied pour inscrire le second but grec de la soirée. Il s'agit du premier penalty transformé de cette compétition : un seul avait été obtenu auparavant... par la Grèce, face à la Pologne, mais il avait été raté par Karagounis. Score final : 4-2 pour l'Allemagne, une victoire largement méritée qui aurait pu être plus nette. Mais la Grèce repart de Pologne avec les honneurs.
L'Allemagne se qualifie comme en 2008 pour les demi-finales. Pour une deuxième finale consécutive ? Les changements effectués par Joachim Löw dans ce match auront été payants et cela ne peut être que bénéfique pour la suite : les « remplaçants » ont pu avoir du temps de jeu et se sont imposés comme des recours intéressants tandis que les titulaires ont pu avoir un repos bien précieux dans une phase finale où tout s'enchaine toujours très vite. La Grèce aura réalisé un parcours honorable, assez inattendu. Après la victoire de 2004, cette élimination en quarts de finale constitue la deuxième meilleure performance de son histoire.
Allemagne 4-2 (1-0) Grèce
Buts : Allemagne : Lahm (39'), Khedira (61'), Klose (68'), Reus (74') ; Grèce : Samaras (55'), Salpingidis (89' sp)
Avertissements : Grèce : Samaras (14'), Papastathopoulos (75')
Allemagne : (1) Manuel Neuer/(20) Jérôme Boateng – (5) Mats Hummels – (14) Holger Badstuber – (16) Philipp Lahm(c)/(6) Sami Khedira – (7) Bastian Schweinsteiger/(21) Marco Reus (80' (19) Mario Götze) – (8) Mesut Özil – (9) André Schürrle (67' (13) Thomas Müller)/(11) Miroslav Klose (80' (23) Mario Gómez)
Sélectionneur : Joachim Löw
Grèce : (13) Michalis Sifakis/(15) Vasilis Torosidis – (19) Sokratis Papastathopoulos – (5) Kyriakos Papadopoulos – (3) Giorgos Tzavellas (46' (16) Giorgos Fotakis)/(6) Grigoris Makos (72' (9) Nikos Liberopoulos) – (2) Giannis Maniatis/(18) Sotiris Ninis (46' (17) Theofanis Gekas) – (21) Kostas Katsouranis(c) – (7) Giorgos Samaras/(14) Dimitris Salpingidis
Sélectionneur : Fernando Santos
Homme du match : Mesut Özil (Allemagne) (2ème citation)



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Xabi Alonso inscrit son deuxième but de la soirée sur penalty. C'est fini pour la France, battue 2-0 par l'Espagne

Après sa défaite face à la Suède lors du dernier match de poule (0-2), la France devait affronter l'Espagne en quarts de finale, à Donetsk. Une mission très difficile mais pas impossible. Car si l'Espagne s'était qualifiée relativement facilement pour ces quarts de finale, elle a montré quelques signes de faiblesse notamment face à la Croatie.
Laurent Blanc avait affirmé avant la rencontre craindre l'Espagne et cela s'est vérifié dans sa composition d'équipe puisque à la surprise générale c'est Mathieu Debuchy, habituel latéral droit, qui accompagnait Benzema et Ribéry sur le front de l'attaque. En défense, Koscielny était titulaire en raison de la suspension de Mexès tout comme Réveillère, qui profitait des réajustements tactiques. Et au milieu, M'Vila était associé à Cabaye et Malouda. Une orientation plutôt défensive donc. Du côté espagnol, on avait pris parti pour la possession de balle puisque Fàbregas était préféré à Torres en pointe.
Dans cette configuration défensive, la France laisse le ballon aux Espagnols en espérant jaillir en contre. Mais la possession espagnole s'avère stérile dans ce début de match bien en place. Le tenant du titre ouvrira toutefois le score à la 19ème minute : Jordi Alba devance Debuchy et centrait pour Xabi Alonso libre de tout marquage et qui pouvait tranquillement battre Lloris de la tête. Le plan de Laurent Blanc a échoué puisque c'est du côté droit, pourtant renforcé, qu'est venu le but. Malouda est également coupable puisqu'il ne suit pas Xabi Alonso qui partait à toute vitesse vers la surface de réparation. Ce but a au moins le mérite de réveiller une équipe de France qui parvient à se procurer deux coup francs intéressants. Le premier à la 26ème minute est frappé directement par Benzema qui envoyait son ballon dans les tribunes. C'est Cabaye qui prend sa chance six minutes plus tard : cette fois la tentative est cadrée et se dirige vers la lucarne de Casillas qui parvient à repousser en corner. À la mi-temps, l'Espagne mène 1-0.
La deuxième mi-temps s'avère être assez ennuyeuse, au final. L'Espagne garde le ballon sans mettre vraiment l'équipe de France en danger, sauf autour de l'heure de jeu quand Lloris enlève un ballon chaud des pieds de Fàbregas. L'équipe de France tente de jouer les coups à fond et presse plutôt bien mais sans inquiéter non plus Casillas, qui n'aura à s'employer que sur un centre en retrait dangereux de Ribéry (71'). L'Espagne se dirige vers une victoire tranquille et elle obtient en toute fin de match un penalty pour une faute discutable de Réveillère sur Pedro, entré en jeu peu auparavant. Xabi Alonso le transforme et s'offre un doublé pour sa centième sélection. Et l'Espagne s'impose au final, logiquement, 2-0.
Ce match ne restera pas dans les annales, et ce bien qu'il s'agisse de la première victoire de l'Espagne sur la France en compétition. Sans trembler mais sans se montrer réellement souverain, le tenant du titre poursuit l'aventure mais il a affiché des lacunes inhabituelles. On a ainsi vu les Espagnols perdre notamment des ballons au milieu du terrain voire dans son camp, ce qui est assez rare. La France aura laissé passer sa chance. La faute sans doute à une tactique trop frileuse de la part de son sélectionneur, beaucoup trop respectueux d'une équipe espagnole qui aura pourtant montré, sur ce match et sur le précédent, qu'elle n'était pas intouchable. Quant aux problèmes extra-sportifs... ce n'est pas l'objet de cet article, mais je pourrais y revenir plus tard.
Espagne 2-0 (1-0) France
Buts : Xabi Alonso (19', 90'+1' sp)
Avertissements : Espagne : S. Ramos (31') ; France : Cabaye (42'), Ménez (76')
Espagne : (1) Iker Casillas(c)/(17) Álvaro Arbeloa – (3) Gerard Piqué – (15) Sergio Ramos – (18) Jordi Alba/(8) Xavi – (16) Sergio Busquets – (14) Xabi Alonso/(21) David Silva (65' (7) Pedro Rodríguez) – (10) Francesc Fàbregas (67' (9) Fernando Torres) – (6) Andrés Iniesta (84' (20) Santi Cazorla)
Sélectionneur : Vicente del Bosque
France : (1) Hugo Lloris(c)/(13) Anthony Réveillère – (4) Adil Rami – (21) Laurent Koscielny – (22) Gaël Clichy/(6) Yohan Cabaye – (17) Yann M'Vila (79' (9) Olivier Giroud) – (15) Florent Malouda (65' (11) Samir Nasri)/(2) Mathieu Debuchy (64' (14) Jérémy Ménez) – (10) Karim Benzema – (7) Franck Ribéry
Sélectionneur : Laurent Blanc
Homme du match : Xabi Alonso (Espagne)


Euro-Q4.jpg
Le gardien anglais Joe Hart tente de déconcentrer Andrea Pirlo lors de la séance de tirs au but du match Angleterre - Italie. Mais le maestro italien, auteur d'un match énorme, transformera son penalty de belle manière. Après un match nul à l'issue des prolongations (0-0), l'Italie s'impose aux tirs au but (4-2)
 

À Kiev, le dernier quart de finale opposait deux équipes assez similaires. Deux équipes que l'on annonçait très affaiblies avant le début du tournoi mais qui ont su passer le premier tour. Il s'agissait de l'Angleterre et de l'Italie.
Les Anglais alignaient la même équipe que celle qui a battu l'Ukraine (1-0) tandis que l'Italie confirmait son 4-4-2 qui lui avait permis de venir à bout de l'Irlande mais avec deux changements : Montolivo remplaçait Motta au poste de meneur de jeu tandis que Balotelli retrouvait une place de titulaire au détriment de Di Natale.
Le match démarre tambour battant et ce sont les Italiens qui affirment les premiers leurs ambitions. On joue depuis trois minutes quand De Rossi, de 35 mètres, envoie une frappe lourde sur le poteau de Hart. Deux minutes plus tard, l'Angleterre répond par Johnson dont la frappe est captée par Buffon. Deux occasions très nettes en cinq minutes : le match est bel et bien lancé. L'Italie monte petit à petit en puissance, à l'image de son maestro Andrea Pirlo, et se crée une belle occasion à la 26ème minute : Balotelli est lancé à la limite du hors-jeu par Pirlo mais il tergiverse et se fait rattraper par Terry alors qu'il se présentait seul face à Hart. Cassano tente également sa chance mais Hart est impérial (38'). Trois minutes plus tard, Pirlo sert Cassano qui remet de la tête en direction de Balotelli mais l'attaquant italien est de nouveau devancé par Terry. 0-0 à la pause : après un bon départ, l'Angleterre doit subir les offensives italiennes.
Les occasions italiennes se multiplient après la reprise. De Rossi (49'), puis Balotelli (52', devancé par Terry et 60' sur un retourné qui passe au dessus) se mettent notamment en valeur, sans parvenir à trouver la faille. L'Italie continue de dominer en deuxième période, sans succès. L'Angleterre se crée bien quelques occasions, à l'image d'un retourné de Rooney au dessus dans les arrêts de jeu, mais est largement dominée. Et elle peut s'estimer chanceuse d'arriver à 0-0 à la fin du temps réglementaire. C'est d'ailleurs le premier match nul et vierge (à l'issue du temps réglementaire) dans cet Euro.
La domination est toujours italienne à l'entame de la prolongation et celle-ci manque d'un rien d'être payante à la 101ème minute, sur une frappe enroulée (ou un centre) du rentrant Diamanti qui terminait sa course sur le poteau de Hart. La deuxième mi-temps de la prolongation est du même acabit. L'Italie pense enfin trouver la faille à la 115ème minute mais Nocerino est signalé hors-jeu, à juste titre. Et le match se termine sur un score de 0-0 : ce sont donc les tirs aux but qui vont décider du vainqueur.
Balotelli est le premier à s'élancer, peu après que le commentateur de M6 Denis Balbir ait annoncé que ce dernier n'allait pas tirer dans cette séance. Bien vu ! L'attaquant de Manchester City, malheureux durant toute la rencontre, bat son coéquipier en club Joe Hart et ouvre le score. Steven Gerrard égalise ensuite pour l'Angleterre. Montolivo est le deuxième tireur italien. Il a l'occasion de donner l'avantage à son équipe mais il rate sa tentative qui passe à côté. Dans la foulée, Rooney donne l'avantage à l'Angleterre. Vient ensuite le tour de Pirlo : impérial durant le temps réglementaire, le métronome italien ose et réussit une
Panenka, pour permettre à son équipe d'égaliser. Ashley Young peut redonner l'avantage à l'Angleterre mais sa frappe trouve la barre transversale. Et Nocerino, juste derrière, redonne l'avantage à l'Italie. Ashley Cole a une balle d'égalisation mais son tir est arrêté par Buffon. Diamanti s'élance : il réussit sa tentative et l'Italie est en demi-finales !
Cette qualification est amplement méritée pour l'Italie qui aura montré un visage très séduisant face à une Angleterre laborieuse et solidaire mais qui n'aura pas démérité malgré tout.
Angleterre 0-0 a.p. (0-0 ; fin du temps réglementaire : 0-0, mi-temps des prolongations : 0-0), 2-4 t.a.b. Italie
Avertissements : Italie : Barzagli (82'), Maggio (93', suspendu au prochain match)
Tirs au but : Balotelli (réussi, 0-1), Gerrard (réussi, 1-1), Montolivo (manqué, 1-1), Rooney (réussi, 2-1), Pirlo (réussi, 2-2), Young (manqué, 2-2), Nocerino (réussi, 2-3), A. Cole (arrêté, 2-3), Diamanti (réussi, 2-4)
Angleterre : (1) Joe Hart/(2) Glen Johnson – (6) John Terry – (15) Joleon Lescott – (3) Ashley Cole/(16) James Milner (60' (7) Theo Walcott) – (4) Steven Gerrard(c) – (17) Scott Parker (94' (8) Jordan Henderson) – (11) Ashley Young/(10) Wayne Rooney/(22) Danny Welbeck (60' (9) Andy Carroll)
Sélectionneur : Roy Hogdson
Italie : (1) Gianluigi Buffon(c)/(7) Ignazio Abate (90'+1' (2) Christian Maggio) – (15) Andrea Barzagli – (19) Leonardo Bonucci – (6) Federico Balzaretti/(8) Claudio Marchisio – (21) Andrea Pirlo – (16) Daniele De Rossi (80' (23) Antonio Nocerino)/(18) Riccardo Montolivo/(9) Mario Balotelli – (10) Antonio Cassano (78' (22) Alessandro Diamanti)
Sélectionneur : Cesare Prandelli
Homme du match : Andrea Pirlo (Italie) (2ème citation)



Buteurs :
1. Mario Gómez (Allemagne) ; Mario Mandžukić (Croatie) ; Cristiano Ronaldo (Portugal) ; Alan Dzagoev (Russie) : 3 buts
5. Nicklas Bendtner, Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; Xabi Alonso, Francesc Fàbregas, Fernando Torres (Espagne) ; Dimitris Salpingidis (Grèce) ;
 Petr Jiráček , Václav Pilař (République Tchèque) ; Zlatan Ibrahimović (Suède) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine) : 2 buts
15. Lars Bender, Sami Khedira, Miroslav Klose, Philipp Lahm, Lukas Podolski, Marco Reus (Allemagne) ; Andy Carroll, Joleon Lescott, Wayne Ronney, Theo Walcott, Danny Welbeck (Angleterre) ; Nikica Jelavić (Croatie) ; Jesús Navas, David Silva (Espagne) ; Yohan Cabaye, Jérémy Ménez, Samir Nasri (France) ; Theofanis Gekas, Giorgos Karagounis, Giorgos Samaras (Grèce) ; Sean St Ledger (Irlande) ; Mario Balotelli, Antonio Cassano, Antonio Di Natale, Andrea Pirlo (Italie) ; Rafael van der Vaart, Robin van Persie (Pays-Bas) ; Jakub Błaszczykowski, Robert Lewandowski (Pologne) ; Hélder Postiga, Pepe, Silvestre Varela (Portugal) ; Roman Chirokov, Roman Pavlioutchenko (Russie) ; Sebastian Larsson, Olof Mellberg (Suède) :
 1 but
A marqué contre son camp : Glen Johnson (Angleterre) pour la Suède



Neuf buts ont été marqué durant ces quarts de finale, ce qui porte le total de la compétition à 69. Soit une moyenne de 2,46 buts par match, légèrement inférieure à celle de l'édition 2008 (2,48). Il faudrait que huit buts soient marqués lors des trois derniers matchs pour égaler le nombre de buts de l'édition précédente. Angleterre – Italie a été la première rencontre du tournoi à se terminer sur un score nul et vierge mais a été l'un des meilleurs matchs de la compétition jusque là. Preuve que la qualité d'un match ne dépend pas forcément du nombre de buts inscrits.
C'est la fin de l'aventure pour la République Tchèque, la Grèce, la France et l'Angleterre. Quatre équipes éliminées assez logiquement par des adversaires supérieurs. Il ne reste plus d'équipes issues des groupes A et D, les groupes où les pays organisateurs étaient têtes de série. Ce qui prouve sans doute qu'attribuer d'office le statut de tête de série à un pays organisateur n'est pas forcément une bonne idée puisque mécaniquement ce système entraîne la formation de groupes plus faibles. C'est également fini pour le stade de Gdansk qui retrouvera les joies d'accueillir des matchs de football à la reprise du championnat polonais.
Quatre joueurs ont été élus à deux reprises « homme du match » : il s'agit de Cristiano Ronaldo, d'Andrés Iniesta, de Mesut Özil et d'Andrea Pirlo. Soit à peu de choses près les joueurs offensifs clés des quatre équipes encore en lice lors de ces demi-finales : le Portugal, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie. Présentation.

27 juin : 20h45 (Donetsk) : Portugal – Espagne
Il y aura forcément une équipe de la péninsule ibérique en finale. Tenante du titre, l'Espagne est favorite pour une qualification en finale qui la laisserait en course pour être la première équipe à remporter deux Euros consécutifs et à remporter trois trophées majeurs d'affilée. Mais elle devra se méfier d'un Portugal qui monte en puissance, à l'image de sa star et capitaine Cristiano Ronaldo. D'autant qu'elle n'est pas complètement en confiance. Et il n'est pas dit que les attaquants portugais exploiteront aussi mal les failles défensives espagnoles que leurs homologues français.

28 juin : 20h45 (Varsovie) : Allemagne – Italie
Cette rencontre opposera les deux équipes qui sont peut être les plus séduisantes depuis le début de cette compétition. Petit avantage à l'Allemagne qui bénéficiera d'une fraicheur physique certaine puisqu'elle a eu deux jours de récupération supplémentaire face à un adversaire qui aura en plus du disputer une prolongation. De plus, les Allemands ont profité de la rencontre face à la Grèce pour réaliser une revue d'effectif en attaque. Mais l'Italie reste l'Italie, une équipe qui n'est jamais aussi forte que lorsque tout le monde la donne battue. Son parcours dans cet Euro est directement inspiré de cette logique.

Deux remarques pour finir cet article :
- on pourrait avoir comme en 1988, 1996 et 2004 une finale entre deux équipes qui se sont déjà affrontées lors du premier tour en cas d'affiche Allemagne – Portugal (1-0, le 9 juin) ou Espagne – Italie (1-1, le 10 juin).
- trois de ces quatre équipes étaient présentes en demi-finales lors de la Coupe du Monde 2006, l'Espagne remplaçant ici la France. Et il y avait eu cette année là un duel Allemagne – Italie, remporté par les Transalpins (2-0 a.p.) sur la route de leur quatrième sacre mondial.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 02:20

Retour sur la dernière journée de la phase de groupes de l'Euro 2012
(photos : uefa.com)



Groupe A :

Euro-4.jpg
Le capitaine grec Giorgos Karagounis échappe à la vigilance de la défense russe pour ouvrir le score. La Grèce s'impose 1-0 et se qualifie pour les quarts de finale en compagnie de la République Tchèque, vainqueur de la Pologne (1-0). La Russie et la Pologne sont éliminées

Certes, le suspense était encore présent partout puisque aucune équipe n'était qualifiée pour les quarts de finale. Mais ce groupe A était surement le plus serré de tous, comme annoncé lors du tirage au sort. Tout le monde pouvait encore se qualifier pour les quarts de finale.
Le match des extrêmes opposait, à Varsovie, la Russie, leader avant cette journée, et la Grèce, dernière. Pendant ce temps, à Wroclaw, la République Tchèque affrontait le pays organisateur, la Pologne, dans un match couperet.
Obligée de gagner, la Pologne se rue à l'attaque pour espérer se qualifier. Dans l'autre rencontre, la Russie tente de gérer tranquillement étant donné qu'un nul lui suffisait pour passer, non sans se faire quelques frayeurs. Le tournant intervient dans les arrêts de jeu de la première période : le capitaine grec Giorgos Karagounis profite d'une erreur défensive russe pour foncer vers le but puis battre Malafeïev d'une frappe croisée. Au meilleur des moments possibles, la Grèce ouvre le score face à la Russie et mène 1-0 à la pause. Pendant ce temps, à Wroclaw, le score dans le derby entre Tchèques et Polonais est toujours de 0-0. La Russie, malgré le score en sa défaveur, est alors qualifiée en compagnie de la Grèce.
Consciente que ce résultat lui est défavorable, la République Tchèque affirme ses intentions tandis que la Russie tente d'égaliser pour ne pas avoir à dépendre du résultat de l'autre match. Denissov voit notamment sa frappe passer de peu à côté (57'). La Grèce croit bénéficier d'un penalty quatre minutes plus tard mais Karagounis est finalement averti pour simulation alors que la faute semblait bien réel. Pire encore, ce carton prive le capitaine grec d'un éventuel quart de finale. La Russie domine mais s'énerve et multiplie les fautes. Et la Grèce profite de ces faiblesses, manquant même d'un rien de doubler la mise sur un coup franc de Tzavellas qui achevait sa course sur la transversale. Presque dans le même temps, la République Tchèque ouvre le score grâce à Petr Jiráček après un joli mouvement collectif. Ce qui redistribue complètement les cartes dans le groupe : la République Tchèque prend alors la tête devant la Grèce et la Russie est alors éliminée. Il faut désormais absolument marquer pour les Russes et Dick Advocaat choisit d'ailleurs de jeter toutes ses forces vives offensives dans la bataille. Mais la tête de Dzagoev, triple buteur jusque là dans cet Euro, passe d'un rien à côté (83'). La Russie a laissé passer sa chance et comme un symbole, dans les arrêts de jeu de l'autre rencontre, la frappe du Polonais Błaszczykowski est repoussée de justesse par le Tchèque Gebre Selassie. Ce but aurait qualifié la Russie s'il avait été marqué !
Scores finaux : République Tchèque 1-0 Pologne et Grèce 1-0 Russie. La République Tchèque termine en tête du groupe avec six points malgré une différence de buts négative tandis que la Grèce arrache la deuxième place avec quatre points, au bénéfice de la différence particulière face à la Russie. La Pologne, devant son public, termine dernière avec deux points et elle court toujours après sa première victoire dans un Euro.
La grande surprise réside bien évidemment dans l'élimination de la Russie(*), que l'on voyait déjà parmi les outsiders voire les vainqueurs potentiels après sa démonstration en ouverture face à la République Tchèque (4-1). Les Russes regretteront sans doute de ne pas avoir su tuer le match face à la Pologne lors de la deuxième journée alors qu'ils étaient qualifiés à la pause. Ils n'ont rien pu faire face à une équipe grecque qui a joué sur ses forces traditionnelles : défense solide, solidarité et abnégation. Alors que beaucoup de gens la voyait déjà dehors et peu concernée vu le contexte trouble dans lequel elle se trouve actuellement, la Grèce a su faire mentir les pronostics pour se qualifier de justesse pour les quarts de finale. Pour refaire le coup de 2004 ?
C'est la République Tchèque qui accompagnera les Grecs en quarts de finale. Elle a su rebondir après un départ catastrophique grâce à des changements tactiques judicieux et a mérité sa qualification bien qu'ayant une équipe moins talentueuse qu'il y a quelques années. Elle a su remporter le match qu'il fallait, le « huitième de finale » face à la Pologne. Cette dernière aura également déçu, incapable de remporter un match même dans des conditions favorables comme en ouverture face à la Grèce. Cette élimination prématurée a en tout cas déjà fait une victime : le sélectionneur Franciszek Smuda, démissionnaire.

((*) la Russie était avec l'Irlande et la Suède l'équipe la plus âgée du tournoi. Ces deux équipes ont elles aussi quitté l'Euro 2012 dès le premier tour, dans des conditions différentes certes. À croire que cet Euro ne récompense pas les équipes expérimentées)


Résultats :

République Tchèque 1-0 (mi-temps : 0-0) Pologne
But : Jiráček (72')
Avertissements : République Tchèque : Limberský (12'), Plašil (87'), Pekhart (90'+4') ; Pologne : Murawski (22'), Polanski (48'), Wasilewski (61'), Błaszczykowski (87'), Perquis (90')
République Tchèque : (1) Petr Čech(c)/(2) Theodor Gebre Selassie – (6) Tomáš Sivok – (3) Michal Kadlec – (8) David Limberský/(17) Tomáš Hübschman – (13) Jaroslav Plašil/(19) Petr Jiráček (84' (12) František Rajtoral) – (19) Daniel Kolář – (14) Václav Pilař (88' (9) Jan Rezek)/(15) Milan Baroš (90'+1' (20) Tomáš Pekhart)
Sélectionneur : Michal Bílek
Pologne : (22) Przemysław Tytoń/(20) Łukasz Piszczek – (13) Marcin Wasilewski – (15) Damien Perquis – (2) Sebastian Boenisch/(5) Dariusz Dudka – (7) Eugen Polanski (56' (21) Kamil Grosicki)/(16) Jakub Błaszczykowski(c) – (11) Rafał Murawski (73' (18) Adrian Mierzejewski) – (10) Ludovic Obraniak (73' (23) Paweł Brożek)/(9) Robert Lewandowski
Sélectionneur : Franciszek Smuda
Homme du match : Petr Jiráček (République Tchèque)

Grèce 1-0 (1-0) Russie
But : Karagounis (45'+2')
Avertissements : Grèce : Karagounis (61', suspendu au prochain match), Holebas (90'+4', suspendu au prochain match) ; Russie : Anioukov (61'), Jirkov (69'), Dzagoev (70'), Pogrebniak (90'+3')
Grèce : (13) Michalis Sifakis/(15) Vasilis Torosidis – (19) Sokratis Papastathopoulos – (5) Kyriakos Papadoupoulos – (3) Giorgos Tzavellas/(21) Kostas Katsouranis – (2) Giannis Maniatis/(14) Dimitris Salpingidis (83' (18) Sotiris Ninis) – (10) Giorgos Karagounis(c) (67' (6) Grigoris Makos) – (7) Giorgos Samaras/(17) Theofanis Gekas (64' (20) José Holebas)
Sélectionneur : Fernando Santos
Russie : (16) Viatcheslav Malafeïev/(2) Alexandr Anioukov (81' (9) Marat Izmaïlov) – (12) Alexeï Bérézoutski – (4) Sergueï Ignachevitch – (5) Iouri Jirkov/(6) Roman Chirokov – (7) Igor Denissov – (22) Denis Glouchakov (72' (20) Pavel Pogrebniak)/(17) Alan Dzagoev – (11) Alexandr Kerjakov (46' (14) Roman Pavlioutchenko) – (10) Andreï Archavine(c)
Sélectionneur : Dick Advocaat
Homme du match : Giorgos Karagounis (Grèce)


Classement final :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. RÉPUBLIQUE TCHÈQUE (6, 3, 2, 0, 1, 4, 5, -1)
2. GRÈCE* (4, 3, 1, 1, 1, 3, 3, 0)
------------------------------------------------------------------
3.
Russie* (4, 3, 1, 1, 1, 5, 3, +2)
4.
Pologne (2, 3, 0, 2, 1, 2, 3, -1)

(*confrontation directe : Grèce 1-0 Russie)



Groupe B :

Euro-5.jpg
Pour la deuxième fois de la soirée, Maarten Stekelenburg s'incline face à Cristiano Ronaldo. Le Portugal s'impose 2-1 face aux Pays-Bas et rejoignent en quarts de finale l'Allemagne, auteur d'un parcours sans-faute durant ce premier tour après sa victoire face au Danemark (2-1). Les Danois sont éliminés, tout comme les vice-champions du monde néerlandais, sortis sans gloire avec zéro point

Dénouement dans le « groupe de la mort » ! Si l'Allemagne avait de grandes chances de se qualifier et si les Pays-Bas semblaient bien mal embarqués, toutes les équipes pouvaient encore espérer continuer l'aventure sans que l'on ait pour autant à imaginer des scenarii farfelus.
À Kharkiv, les Pays-Bas jouaient leur match de la dernière chance dans cet Euro face au Portugal tandis qu'à Lviv l'Allemagne défiait le Danemark en sachant qu'un nul suffisait à son bonheur.
Et c'est les Néerlandais qui sont les premiers en action. Auteurs d'un bon début de match avec une équipe plus offensive qu'à l'accoutumée avec notamment les titularisations de Huntelaar et de van der Vaart, les Pays-Bas ouvrent le score face au Portugais grâce au dernier cité, promu capitaine, d'une superbe frappe enroulée du gauche sur laquelle Rui Patrício était impuissant. Cette ouverture du score ne faisait l'affaire d'aucune des deux équipes : à ce moment là le Danemark et l'Allemagne étaient qualifiées étant donné qu'il n'y avait pas eu de but dans l'autre match. Le premier tournant intervient à la 19ème minute de la rencontre Danemark – Allemagne : Lukas Podolski ouvre le score pour sa centième sélection (à seulement 27 ans !) d'une frappe du pied droit et redonne la qualification aux Portugais, qui dans le même temps se montrent de plus en plus pressants dans leur match face aux Néerlandais, à l'image de Cristiano Ronaldo (tir sur le poteau, 16'), Hélder Postiga (tir non cadré, 17') et Nani (arrêt de Stekelenburg, 22'). Mais le Danemark s'empare de nouveau d'une place qualificative à la 24ème minute avec l'égalisation de Michael Krohn-Dehli, déjà buteur face aux Pays-Bas, de la tête. Le Portugal est récompensé finalement de ses intentions à la 28ème minute : servi par João Pereira, Cristiano Ronaldo égalise. Et redonne la qualification aux Portugais au bénéfice d'une meilleure différence de buts. À la mi-temps, l'Allemagne et le Portugal sont qualifiés pour les quarts de finale.
Le Danemark est le premier à s'illustrer en deuxième mi-temps, avec un tir de Jakob Poulsen sur le poteau (51'). Un but aurait à ce moment du match donné la qualification et la première place aux Scandinaves. De son côté, le Portugal presse aussi face aux Pays-Bas. À la 73ème minute, Nani bute sur Stekelenburg et une minute plus tard, Cristiano Ronaldo, bien servi par Nani, s'offre un doublé tout en finesse, donnant l'avantage à son équipe. Le Portugal confirme et c'est l'Allemagne qui tremble à ce moment là, un but danois signifiant son élimination alors qu'elle ne semblait pas le moins du monde en danger depuis le début de cette soirée. Elle tremble lorsqu'à la 76ème minute l'attaquant danois Nicklas Bendtner est accroché par Badstuber en pleine surface sans que l'arbitre ne siffle penalty. Mais elle respire mieux quatre minutes après ce coup de chaud grâce à un but de Lars Bender, titulaire au poste d'arrière droit en raison de la suspension de Botaeng, d'une frappe croisée du droit. Pendant ce temps à Kharkiv le Portugal se procure de nombreuses occasions face à une équipe néerlandaise qui n'a plus d'autre choix que de se jeter à l'attaque. Mais qui se montre maladroite, à l'image de van der Vaart (tir sur le poteau, 82') et van Persie (tir à côté, 89') alors que le Portugal aurait pu enfoncer le clou par Nani (au dessus, 84') et Cristiano Ronaldo (tir sur le poteau, 90'). Résultats à la fin de la soirée : Portugal 2-1 Pays-Bas et Danemark 1-2 Allemagne. L'Allemagne se qualifie logiquement et réalise le sans-faute avec trois victoires en trois matchs : ce sera quoi qu'il arrive la seule équipe dans ce cas. C'est le Portugal qui l'accompagne logiquement en quarts de finale. Le Danemark termine troisième tandis que les Pays-Bas finissent derniers en ayant perdu tous leurs matchs, près de deux ans après avoir été vice-champions du monde.
La qualification de l'Allemagne, attendue, était logique. En championne, elle a bien sur maitriser ce premier tour en remportant tous ses matchs même si elle n'a pas semblé aussi rayonnante que lors de la Coupe du Monde 2010. Plus que jamais, les Allemands figurent parmi les favoris de cet Euro. Le Portugal avait bien mal débuté avec une défaite face à l'Allemagne mais il a su se reprendre par la suite, en enchainant les prestations convaincantes. Il fera figure d'outsider dans cet Euro 2012 et il pourra compter sur le retour en forme de Cristiano Ronaldo, double buteur face aux Pays-Bas. Le Danemark quitte la compétition mais sans avoir été ridicule. Alors qu'on lui promettait l'enfer dans ce groupe, il a commencé par une victoire sensationnelle face aux Pays-Bas avant d'être héroïque dans les matchs suivants malgré la défaite. Et à la surprise générale, ce sont les Pays-Bas qui finissent derniers. À croire qu'il n'est pas bon d'être vice-champion du monde : après l'Italie (1996), l'Allemagne (2004) et la France (2008), c'est au tour des Néerlandais de quitter la compétition dès le premier tour. Mais avec trois défaites en trois matchs, il s'agit pour eux d'une véritable humiliation. Les Pays-Bas n'ont que trop rarement joué en équipe malgré de très bonnes individualités, malgré la présence des meilleurs buteurs du championnat d'Allemagne et du championnat d'Angleterre (*). Les choix du sélectionneur Bert van Marwijk ont également été très contestables et celui-ci est désormais sur la sellette bien qu'il ait prolongé récemment son contrat jusqu'en 2016.

((*) cela ne vous rappelle rien ? On parlera pour les Pays-Bas du syndrome « France 2002 ». Alors champions du monde et d'Europe en titre, les Bleus sont allés à la Coupe du Monde pleins de confiance, avec dans leur rangs les meilleurs buteurs du championnat d'Angleterre (Thierry Henry), de France (Djibril Cissé) et d'Italie (David Trezeguet). Pour au final une élimination dès le premier tour sans le moindre but inscrit)


Résultats :

Portugal 2-1 (1-1) Pays-Bas
Buts : Portugal : C. Ronaldo (28', 74') ; Pays-Bas : van der Vaart (11')
Avertissements : Portugal : J. Pereira (90'+2') ; Pays-Bas : Willems (51'), van Persie (69')
Portugal : (12) Rui Patrício/(21) João Pereira – (2) Bruno Alves – (3) Pepe – (5) Fábio Coentrão/(16) Raul Meireles (72' (6) Custódio) – (4) Miguel Veloso – (8) João Moutinho/(17) Nani (87' (14) Rolando) – (23) Hélder Postiga (64' (11) Nélson Oliveira) – (7) Cristiano Ronaldo(c)
Sélectionneur : Paulo Bento
Pays-Bas : (1) Maarten Stekelenburg/(2) Gregory van der Wiel – (13) Ron Vlaar – (4) Joris Mathijsen – (15) Jetro Willems (67' (20) Ibrahim Afellay)/(8) Nigel de Jong – (23) Rafael van der Vaart(c)/(11) Arjen Robben – (16) Robin van Persie – (10) Wesley Sneijder/(9) Klaas-Jan Huntelaar
Sélectionneur : Bert van Marwijk
Homme du match : Cristiano Ronaldo (Portugal)

Danemark 1-2 (1-1) Allemagne
Buts : Danemark : Krohn-Dehli (24') ; Allemagne : Podolski (19'), L. Bender (80')
Danemark : (1) Stephan Andersen/(6) Lars Jakobsen – (3) Simon Kjær – (4) Daniel Agger(c) – (5) Simon Poulsen/(7) William Kvist/(8) Christian Eriksen – (19) Jakob Poulsen (82' (23) Tobias Mikkelsen) – (21) Niki Zimling (78' (2) Christian Poulsen) – (9) Michael Krohn-Dehli/(11) Nicklas Bendtner
Sélectionneur : Morten Olsen
Allemagne : (1) Manuel Neuer/(15) Lars Bender – (5) Mats Hummels – (14) Holger Badstuber – (16) Philipp Lahm(c)/(6) Sami Khedira – (7) Bastian Schweinsteiger/(13) Thomas Müller (84' (18) Toni Kroos) – (8) Mesut Özil – (10) Lukas Podolski (64' (9) André Schürrle)/(23) Mario Gómez (74' (11) Miroslav Klose)
Sélectionneur : Joachim Löw
Homme du match : Lukas Podolski (Allemagne)


Classement final :
1. ALLEMAGNE (9, 3, 3, 0, 0, 5, 2, +3)
2. PORTUGAL (6, 3, 2, 0, 1, 5, 4, +1)
--------------------------------------------------
3.
Danemark (3, 3, 1, 0, 2, 4, 5, -1)
4.
Pays-Bas (0, 3, 0, 0, 3, 2, 5, -3)



Groupe C :

Euro-6.jpg
Jesús Navas catapulte le ballon au fond des buts croates vides. Au bout du suspense, l'Espagne remporte une victoire poussive face à la Croatie (1-0) et se qualifie pour les quarts de finale en éliminant au passage son adversaire du jour. L'Italie s'est également qualifiée en battant (2-0) une équipe d'Irlande déjà éliminée

Le tenant du titre (et accessoirement champion du monde) éliminé dès le premier tour ? C'était une hypothèse possible avant la dernière journée dans ce groupe C. L'Irlande étant d'ores et déjà éliminée, trois équipes pouvaient encore espérer se qualifier : l'Espagne, la Croatie et l'Italie. Les Espagnols et les Croates étaient leaders avant de s'affronter à Gdansk et ils pouvaient se qualifier tous les deux si, à Poznan, l'Italie ne battait pas l'Irlande. Un scénario offrait la qualification quoi qu'il arrive aux Espagnols et aux Croates : un match nul 2-2 ou plus (*).
Obligées de forcer leur destin, l'Espagne et l'Italie se ruent à l'attaque. Mais si la possession espagnole est globalement stérile face à une équipe croate bien en place, l'Italie se procure des opportunités de plus en plus nombreuses face au but irlandais. Di Natale, titularisé à la place de Balotelli, est très remuant sur le front de l'attaque. Les Italiens finissent par ouvrir le score à la 35ème minute grâce à un but de la tête d'Antonio Cassano. Et à ce moment là, ils passent en tête du groupe devant l'Espagne, éliminant ainsi la Croatie. Mais un but Croate suffirait alors à éliminer l'Espagne. À la mi-temps, les scores sont les suivants : Croatie 0-0 Espagne et Italie 1-0 Irlande.
Tandis que les Italiens continuent de se balader face à une faible équipe irlandaise, les Espagnols se heurtent au mur défensif croate. Tenant bien le score, les joueurs des Balkans se mettent à croire en leurs chances. Il le faut, étant donné que la victoire est désormais obligatoire. Peu avant l'heure de jeu, Ivan
Rakitić reprend d'une tête plongeante un service parfait de l'extérieur du pied de Luka Modrić et il faut tout le talent d'Iker Casillas pour éviter l'ouverture du score. Vingt minutes plus tard, Casillas réalise un nouvel arrêt décisif en repoussant une volée de Perišić, bien servi par Mandžukić. Pendant ce temps, l'Irlande se procure sa première occasion sur un coup franc surpuissant d'Andrews repoussé par Buffon. La Croatie vient de laisser passer sa chance. L'Espagne reprend le contrôle du jeu et Pletikosa doit s'employer devant Andrés Iniesta (83') et Jesús Navas (84'). Mais elle se fait une énorme frayeur à la 86ème minute : sur un corner, Sergio Busquets accroche Vedran Ćorluka en pleine surface mais l'arbitre n'accorde pas de penalty aux Croates. Sur l'action suivante, Fàbregas trouve parfaitement Iniesta à la limite du hors jeu. Le joueur du FC Barcelone réalise un contrôle douteux (du bras ?) et sert Jesús Navas qui ne se fait pas prier pour marquer dans le but vide. L'Espagne ouvre le score mais le but n'aurait peut être pas du être accordé, le buteur étant hors jeu au moment de la passe de Fàbregas (cela dépend toutefois de l'interprétation d'une règle pas toujours claire). Pendant ce temps, l'Italie double la marque face à l'Irlande grâce à un superbe retourné de Balotelli mais elle se met paradoxalement en situation de faiblesse puisqu'une égalisation croate l'éliminerait. La Croatie tente le tout pour le tout à l'image de son gardien Stipe Pletikosa, monté sur l'ultime coup franc, mais ce sera sans succès. Scores finaux : Croatie 0-1 Espagne et Italie 2-0 Irlande. Valeureuse, la Croatie méritait mieux face à une équipe d'Espagne à la peine qui aura réussi à être moins dangereuse que son adversaire malgré une possession de balle et des statistiques plus favorables et qui aura du compter sur des erreurs d'arbitrage pour s'imposer. La large victoire sur l'Irlande est déjà loin et elle semble finalement plus être le fait d'un adversaire très faible. L'Italie a de son côté fait le travail face à l'Irlande, évitant quelques frayeurs inutiles.
Malgré le fait qu'elle soit moins flamboyante qu'auparavant, l'Espagne termine leader invaincu de son groupe : c'est peut être la marque des grandes équipes. L'Italie décroche le deuxième ticket pour les quarts de finale grâce à une victoire tranquille sur une équipe irlandaise définitivement dépassée par le niveau de cet Euro 2012, qui termine dernière de son groupe avec trois défaites en autant de matchs.. Dommage pour les Irlandais que leur équipe ne soient pas au niveau de ses supporters. La Croatie aurait pu, aurait du se qualifier mais elle a du faire face à deux adversaires trop forts dans ce groupe. Elle a néanmoins fait preuve de belles qualités pour l'avenir mais elle devra faire sans son sélectionneur Slaven Bilić. En poste depuis 2006, l'ancien défenseur central de la sélection quitte son poste pour entrainer le Lokomotiv Moscou.

((*) en 2004, l'Italie avait déjà connu un scénario similaire. Et malgré une victoire face à la Bulgarie qui faisait suite à deux matchs nuls, elle s'est retrouvée éliminée dès le premier tour car dans le même temps la Suède et le Danemark ont fait match nul (2-2). Il s'agissait de l'unique résultat qui éliminait les Italiens quoi qu'il arrive. Coïncidence ? Les Italiens avaient hurlé au complot entre « cousins » scandinaves après cette rencontre et ils redoutaient plus que tout que ce genre de scénario se reproduise cette année)


Résultats :

Croatie 0-1 (0-0) Espagne
But : J. Navas (88')
Avertissements : Croatie : Ćorluka (27'), Srna (44'), Strinić (53'), Mandžukić (90'), Jelavić (90'+1'), Rakitić (90'+3')
Croatie : (1) Stipe Pletikosa/(21) Domagoj Vida (66' (9) Nikica Jelavić) – (5) Vedran Ćorluka – (13) Gordon Schildenfeld – (2) Ivan Strinić/(8) Ognjen Vukojević (81' (22) Eduardo da Silva) – (7) Ivan Rakitić/(11) Darijo Srna(c) – (10) Luka Modrić – (6) Danijel Pranjić (66' (20) Ivan Perišić)/(17) Mario Mandžukić
Sélectionneur : Slaven Bilić
Espagne : (1) Iker Casillas(c)/(17) Álvaro Arbeloa – (3) Gerard Piqué – (15) Sergio Ramos – (18) Jordi Alba/(8) Xavi (89' (11) Álvaro Negredo) – (16) Sergio Busquets – (14) Xabi Alonso/(21) David Silva (73' (10) Francesc Fàbregas) – (9) Fernando Torres (61' (22) Jesús Navas) – (6) Andrés Iniesta
Sélectionneur : Vicente del Bosque
Homme du match : Andrés Iniesta (Espagne) (2ème citation)

Italie 2-0 (1-0) Irlande
Buts : Cassano (35'), Balotelli (90')
Avertissements : Italie : Balzaretti (28'), De Rossi (71'), Buffon (73') ; Irlande : Andrews (37', 89'), O'Shea (39'), St Ledger (84')
Expulsion : Irlande : Andrews (89')
Italie : (1) Gianluigi Buffon(c)/(7) Ignazio Abate – (15) Andrea Barzagli – (3) Giorgio Chiellini (57' (19) Leonardo Bonucci) – (6) Federico Balzaretti/(8) Claudio Marchisio – (21) Andrea Pirlo – (16) Daniele De Rossi/(5) Thiago Motta/(11) Antonio Di Natale (74' (9) Mario Balotelli) – (10) Antonio Cassano (63' (22) Alessandro Diamanti)
Sélectionneur : Cesare Prandelli
Irlande : (1) Shay Given/(4) John O'Shea – (5) Richard Dunne – (2) Sean St Ledger – (3) Stephen Ward/(7) Aiden McGeady (65' (19) Shane Long) – (6) Glenn Whelan – (8) Keith Andrews – (11) Damien Duff(c)/(10) Robbie Keane (86' (20) Simon Cox) – (9) Kevin Doyle (76' (14) Jonathan Walters)
Sélectionneur : Giovanni Trapattoni
Homme du match : Antonio Cassano (Italie)


Classement final :
1. ESPAGNE (7, 3, 2, 1, 0, 6, 1, +5)
2. ITALIE (5, 3, 1, 2, 0, 4, 2, +2)
-------------------------------------------------
3.
Croatie (4, 3, 1, 1, 1, 4, 3, +1)
4.
Irlande (0, 3, 0, 0, 3, 1, 9, -8)



Groupe D :

Euro 7
Wayne Rooney signe son retour de suspension en inscrivant le but anglais victorieux face à l'Ukraine (1-0). Grâce à ce succès, l'Angleterre élimine son adversaire du jour et finit en tête du groupe, en profitant de la défaite (sans conséquence) de la France face à la Suède, déjà éliminée (0-2)

À trois pour deux places. La Suède étant éliminée après deux défaites lors des deux premiers matchs, trois équipes pouvaient espérer atteindre les quarts de finale dans ce groupe D : la France, l'Angleterre et l'Ukraine. Les Bleus affrontaient à Kiev une équipe suédoise qui n'avaient plus rien à jouer tandis que l'Angleterre disputait à Donetsk un véritable huitième de finale face à l'Ukraine.
Commençons par évoquer le match avec le plus d'enjeu. Contrainte de l'emporter face à l'Angleterre, l'Ukraine a choisi de se passer de trois de ses « anciens », en l'occurrence Chevtchenko, Nazarenko et Voronine. Son adversaire du jour peut quant à lui compter sur le retour de Wayne Rooney qui a purgé ses deux matchs de suspension. Le début de match est complètement à l'avantage des Ukrainiens dans la première demi-heure. Harmach (8'), Houssiev (23') et Iarmolenko (30') font notamment trembler les Anglais. Ceux-ci sortent par la suite la tête de l'eau mais sans se procurer d'occasions. Et à la pause, le score est de 0-0. Pendant ce temps, à Kiev, la France évolue sans trop de pression car sachant que sauf miracle, elle devrait passer ce premier tour. Cela s'est ressenti dans la composition d'équipe alignée par Laurent Blanc, sans Cabaye et Ménez mais avec M'Vila et Ben Arfa. Les Français dominent globalement la première mi-temps mais sans se créer de véritable occasion, sinon par Ribéry (8'). Ils se font même très peur à la 10ème minute lorsque Toivonen profite d'un raté de Mexès pour filer au but avant de frapper finalement sur le poteau. 0-0 également dans ce Suède – France.
Tout reste donc à faire en deuxième période. Le jeu a repris depuis à peine trois minutes lors d'Angleterre – Ukraine quand Gerrard centre en direction du but. Le ballon est dévié par Khatcheridi, ce qui trompe Piatov qui commet une énorme faute de main qui profite à Rooney. Ce diable d'attaquant anglais (© Christian Jeanpierre) n'a alors plus qu'à pousser le ballon de la tête dans le but vide. Et contre le cours du jeu, l'Angleterre mène 1-0 et prend alors la tête du groupe. Ce qui profite également à la France car une victoire anglaise la qualifie quoi qu'il arrive. Heureusement, car du côté de Kiev, la France prend l'eau face aux attaques suédoises. À la 54ème minute, Lloris doit s'employer face à Larsson mais il encaisse un but pratiquement dans la foulée. Servi par Sebastian Larsson, Zlatan Ibrahimovi
ć ouvre le score d'une superbe reprise de volée. Le capitaine suédois, plus collectif qu'à l'accoutumée, est récompensé de son bon match jusque là. La Suède manque de peu de doubler la mise à la 57ème minute mais Wilhelmsson puis Mellberg butent sur Lloris. Heureusement pour l'équipe de France que le scénario dans l'autre rencontre lui est favorable. Les Anglais jouent en effet de chance quand à la 63ème minute Terry repousse une frappe de Marko Devytch... derrière sa ligne. Mais l'arbitre n'accorde pas le but et l'Angleterre conserve son avantage. Un but ukrainien à ce moment là n'aurait de toute façon pas changé le cours des choses. De son côté, la France tente de réagir pour au moins éviter la défaite et au mieux s'imposer pour arracher lapremière place du groupe. Mais elle est toujours aussi brouillonne et ne se distingue que par intermittence, à l'image de tirs de M'Vila (71') et Ménez (82') sur lesquelles le gardien suédois Andreas Isaksson est à la parade. La Suède enfoncera finalement le clou dans les arrêts de jeu grâce à Sebastian Larsson, à l'affut après une frappe de Holmén qui a fini sa course sur la barre. Le buteur manque même d'un rien le doublé juste derrière mais Lloris le devance finalement. Et la Suède s'impose logiquement 2-0 face à la France. Fin de série pour les Bleus après 23 matchs sans défaite et beaucoup d'interrogations après une prestation aussi terne (nous n'irons toutefois pas jusqu'à parler d'humiliation, à l'image de Denis Balbir au micro de M6) face à une équipe déjà éliminée mais qui a su rester sérieuse jusqu'au bout pour réaliser une prestation solide. Dans l'autre rencontre, l'Ukraine n'a pas réussi a égaliser malgré l'entrée pour les vingt dernières minutes d'Andriy Chevtchenko pour sa dernière sous le maillot ukrainien. L'Angleterre s'impose 1-0 dans un style conforme à celui qu'elle a montré jusque là : solide et efficace. Elle a en plus pu compter sur le retour de Wayne Rooney, qui a marqué pour son retour de suspension.
Les Anglais terminent en tête du groupe avec sept points, sans avoir été véritablement flamboyants depuis le début de la compétition. Irrégulière, la France se qualifie malgré sa défaite, mais sans gloire et en suscitant légitiment quelques inquiétudes. On espère simplement que cette dernière prestation peu convaincante s'explique par un certain relâchement lié à l'absence de véritable enjeu. L'Ukraine termine troisième et quitte la compétition dès le premier tour. Elle ne fait finalement pas mieux que l'autre pays organisateur, la Pologne, mais elle peut nourrir des regrets sur son dernier match face à l'Angleterre. Et elle aura au moins réussi à remporter un match. La Suède termine dernière mais quitte cet Euro sur une bonne note. Elle a aussi de quoi avoir des regrets quant aux scenarii de ses deux premiers matchs durant lesquels elle a à chaque fois mené au score.


Résultats :

Angleterre 1-0 (0-0) Ukraine
But : Rooney (48')
Avertissements : Angleterre : Gerrard (73'), A. Cole (78') ; Ukraine : Tymochtchouk (63'), Rakitskiy (74'), Chevtchenko (86')
Angleterre : (1) Joe Hart/(2) Glen Johnson – (6) John Terry – (15) Joleon Lescott – (3) Ashley Cole/(16) James Milner (70' (7) Theo Walcott) – (4) Steven Gerrard(c) – (17) Scott Parker – (11) Ashley Young/(10) Wayne Rooney (87' (20) Alex Oxlade-Chamberlain)/(22) Danny Welbeck (82' (9) Andy Carroll)
Sélectionneur : Roy Hogdson
Ukraine : (12) Andriy Piatov/(9) Oleh Houssiev – (3) Ievhen Khatcheridi – (20) Iaroslav Rakitskiy – (2) Ievhen Seline/(4) Anatoliy Tymochtchouk(c)/(11) Andriy Iarmolenko – (6) Denys Harmach (78' (18) Serhiy Nazarenko) – (19) Ievhen Konoplianka/(22) Marko Deytch (70' (7) Andriy Chevtchenko) – (15) Artem Milevskiy (77' (21) Bohdan Boutko)
Sélectionneur : Oleh Blokhine
Homme du match : Steven Gerrard (Angleterre)

Suède 2-0 (0-0) France
Buts : Ibrahimović (54'), S. Larsson (90'+1')
Avertissements : Suède : Svensson (70'), Holmén (81') ; France : Mexès (68', suspendu au prochain match)
Suède : (1) Andreas Isaksson/(4) Andreas Granqvist – (3) Olof Mellberg – (13) Jonas Olsson – (5) Martin Olsson/(8) Anders Svensson (79' (18) Samuel Holmén) – (9) Kim Källström/(7) Sebastian Larsson – (10) Zlatan Ibrahimović(c) – (19) Emir Bajrami (46' (21) Christian Wilhelmsson)/(20) Ola Toivonen (78' (16) Pontus Wernbloom)
Sélectionneur : Erik Hamrén
France : (1) Hugo Lloris(c)/(2) Mathieu Debuchy – (4) Adil Rami – (5) Philippe Mexès – (22) Gaël Clichy/(18) Alou Diarra – (17) Yann M'Vila (83' (9) Olivier Giroud)/(20) Hatem Ben Arfa (59' (15) Florent Malouda – (11) Samir Nasri (77' (14) Jérémy Ménez) – (7) Franck Ribéry/(10) Karim Benzema
Sélectionneur : Laurent Blanc
Homme du match : Zlatan Ibrahimović (Suède)


Classement final :
1. ANGLETERRE (7, 3, 2, 1, 0, 5, 3, +2)
2. FRANCE (4, 3, 1, 1, 1, 3, 3, 0)
-----------------------------------------------------
3.
Ukraine* (3, 3, 1, 0, 2, 2, 4, -2)
4.
Suède* (3, 3, 1, 0, 2, 5, 5, 0)

(confrontation directe : Ukraine 2-1 Suède)



Buteurs :
1. Mario Gómez (Allemagne) ; Mario Mandžukić (Croatie) ; Alan Dzagoev (Russie) : 3 buts
4. Nicklas Bendtner, Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; Francesc Fàbregas, Fernando Torres (Espagne) ; Cristiano Ronaldo (Portugal) ;
Petr Jiráček , Václav Pilař (République Tchèque) ; Zlatan Ibrahimović (Suède) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine) : 2 buts
13. Lars Bender, Lukas Podolski (Allemagne) ; Andy Carroll, Joleon Lescott, Wayne Ronney, Theo Walcott, Danny Welbeck (Angleterre) ; Nikica Jelavi
ć (Croatie) ; Jesús Navas, David Silva (Espagne) ; Yohan Cabaye, Jérémy Ménez, Samir Nasri (France) ; Theofanis Gekas, Giorgos Karagounis, Dimitris Salpingidis (Grèce) ; Sean St Ledger (Irlande) ; Mario Balotelli, Antonio Cassano, Antonio Di Natale, Andrea Pirlo (Italie) ; Rafael van der Vaart, Robin van Persie (Pays-Bas) ; Jakub Błaszczykowski, Robert Lewandowski (Pologne) ; Hélder Postiga, Pepe, Silvestre Varela (Portugal) ; Roman Chirokov, Roman Pavlioutchenko (Russie) ; Sebastian Larsson, Olof Mellberg (Suède) : 1 but
A marqué contre son camp : Glen Johnson (Angleterre) pour la Suède



Comme c'est de coutume sur ces pages durant les compétitions internationales, voici le classement des équipes éliminées au premier tour :
9. Russie (4, 3, 1, 1, 1, 5, 3, +2)
10. Croatie (4, 3, 1, 1, 1, 4, 3, +1)
11. Suède (3, 3, 1, 0, 2, 5, 5, 0)
12. Danemark (3, 3, 1, 0, 2, 4, 5, -1)
13. Ukraine (3, 3, 1, 0, 2, 2, 4, -2)
14. Pologne (2, 3, 0, 2, 1, 2, 3, -1)
15. Pays-Bas (0, 3, 0, 0, 3, 2, 5, -3)
16. Irlande (0, 3, 0, 0, 3, 1, 9, -8)

La plupart des équipes présentes dans ce classement n'ont pas démérité. La Russie et la Croatie ont frôlé la qualification tandis que le Danemark et l'Ukraine ont été à un moment ou à un autre en position de se qualifier. La Suède s'est quant à elle réveillé trop tard. La Pologne aura été en course jusqu'au bout mais aura globalement déçu. L'Irlande termine dernière : logique pour une équipe qui aura incontestablement été la plus faible du tournoi. Et la palme de la déception revient aux Pays-Bas, passés en deux ans de vice-champions du monde à avant-derniers de l'Euro. Pire encore, les Néerlandais ont perdu leurs trois matchs de poule, certes pas aidés par un tirage au sort difficile.
Quelques remarques : comme en 2004 et 2008, toutes les équipes auront marqué au moins un but. Et comme en 2008, les deux pays organisateurs sont éliminés dès le premier tour. Mais contrairement à la Suisse et à l'Autriche qu ont été dans l'ensemble rapidement condamnés, la Pologne et l'Ukraine ont été à la lutte jusqu'au bout.
La fin du premier tour, c'est également le moment des premiers adieux. Et en dehors des huit équipes éliminées, c'est aussi la fin pour les stades de Poznan, Wroclaw (pour la Pologne), Kharkiv et Lviv (pour l'Ukraine) qui ne reprendront du service qu'à la reprise des championnats nationaux.

Alors qu'elle était plutôt élevée à l'issue des deux premières journées, la moyenne de buts a assez nettement chuté bien qu'il n'y ait toujours pas eu le moindre 0-0. 60 buts ont été inscrits en 24 matchs, soit une moyenne de 2,5 buts par match. Soit une moyenne comparable à celle des Euros 2004 et 2008. Sauf en cas d'improbable orgie offensive lors des matchs à élimination directe, le record de l'Euro 2000 (85 buts) ne sera pas battu. Mais il serait tout aussi improbable que l'on marque aussi peu que lors de l'Euro 1996 (64 buts).

Pour finir, voici le programme de la suite de la compétition.


Quarts de finale

21 juin : 20h45 (Varsovie) : République Tchèque – Portugal (1)
Les équipes qui sortaient du « groupe de la mort » savaient qu'elles partaient avec un avantage certain en quarts de finale puisqu'elles devaient alors affronter une équipe du « faible » groupe A. Le Portugal partira favori face à la République Tchèque mais il devra se méfier d'une équipe qui pourra s'appuyer sur un bon jeu collectif. Mais qui devra peut être faire sans son meneur de jeu et capitaine Tomáš Rosický, très incertain.

22 juin : 20h45 (Gdansk) : Allemagne – Grèce (2)
Dans le contexte politico-financier actuel, ce match est un joli clin d'œil. Très supérieure économiquement à la Grèce, l'Allemagne l'est aussi footballistiquement et ce match ne devrait être pour elle qu'une simple formalité. D'autant que la Grèce sera privée de deux joueurs majeurs, tous deux suspendus : Holebas et surtout le capitaine Karagounis. Mais les Grecs ont déjà montré lors de ce tournoi leur capacité à bousculer l'ordre établi. Méfiance, donc.

23 juin : 20h45 (Donetsk) : Espagne – France (3)
C'est la conséquence directe de la défaite concédée lors du dernier match de poule face à la Suède : la France va devoir se mesurer au tenant du titre et champion du monde en titre espagnol dès les quarts de finale. Une tâche ardue, mais pas impossible car l'Espagne ne semble pas aussi souveraine que par le passé. Mais la France devra évidemment rester très concentrée face à une telle concentration de talents et à un tel collectif et elle devra en plus gérer l'absence de Philippe Mexès, suspendu (ce qui n'est peut être pas si mal au vu des performances du défenseur depuis le début de l'Euro). Elle pourra néanmoins s'appuyer sur un fait : jamais l'Espagne ne l'a battu en compétition officielle.

24 juin : 20h45 (Kiev) : Angleterre – Italie (4)
C'est un duel entre deux équipes qui n'ont que rarement brillé à l'Euro ces dernières années. L'Italie n'a plus participé à une demi-finale depuis 2000 et l'Angleterre depuis 1996. Ce match devrait être assez fermé entre deux équipes au style de jeu similaire, basé sur une défense solide et une attaque efficace. Si l'Angleterre pourra compter sur Wayne Rooney, l'Italie devra faire sans son défenseur central Giorgio Chiellini, forfait pour cette rencontre et peut-être pour la suite de la compétition.


Demi-finales

27 juin : 20h45 (Donetsk) : vainqueur (1) – vainqueur (3) [1]

28 juin : 20h45 (Varsovie) : vainqueur (2) – vainqueur (4) [2]


Finale

1er juillet : 20h45 (Kiev) : vainqueur [1] – vainqueur [2]

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 17:21

Euro-3.jpg

Grâce notamment à ce superbe but de Mario Gómez, auteur d'un doublé, l'Allemagne a battu les Pays-Bas (2-1) à Kharkiv et s'est rapproché des quarts de finale. Son adversaire du jour est en revanche au bord de l'élimination
(source : uefa.com)

Retour sur la deuxième journée de la phase de groupes de l'Euro 2012. Plus de la moitié des matchs est déjà passée (et oui !)et le suspense est encore à son comble puisque l'on ne connait pour l'heure aucun des huit quart de finalistes. Petit bilan avant une troisième journée qui s'annonce plus que jamais décisive.



Groupe A :


Résultats :

À Wroclaw, cette rencontre opposait deux équipes déjà contraintes de s'imposer pour éviter une sortie prématurée. La Grèce n'avait pu faire mieux qu'un nul au terme d'un match frustrant face à l'organisateur polonais (1-1) tandis que la République Tchèque avait littéralement explosé en vol face à la Russie (défaite 1-4).
Avec une équipe assez remaniée par rapport à celle qui s'est inclinée face aux Russes, la République Tchèque ne met pas longtemps à faire parler la poudre : au bout de trois minutes de jeu elle mène déjà 1-0 grâce à Jiráček, bien servi dans la profondeur par Hübschman. Trois minutes plus tard, Gebre Selassie centre en direction de Pilař qui pousse le ballon au fond du but vide, après une erreur d'appréciation du gardien Chalkias sur le centre. Deuxième but dans le tournoi pour le jeune ailier tchèque. Au bout de six minutes de jeu, la République Tchèque mène donc déjà 2-0 et le match semble plié. Le cauchemar grec continue avec la sortie à la 23ème minute de Chalkias, blessé et remplacé par Sifakis. À la mi-temps, la messe semble déjà dite.
La Grèce se relance pourtant en seconde période. Et ce n'était visiblement pas la journée des gardiens puisqu'à la 53ème minute, Petr Čech se gène avec son défenseur Sivok sur un ballon anodin. Il réalise une faute de main qui profite à Gekas, à l'affut, qui réduit la marque. Ce but aurait pu sonner le réveil grec mais il n'en est rien et la République Tchèque s'impose 2-1 au final.
Voilà les Tchèques totalement relancés après leur lourde défaite initiale. Une qualification pour les quarts de finale est toujours possible. Pour la Grèce, cela dépendra du résultat du match suivant.

Grèce 1-2 (mi-temps : 0-2) République Tchèque
Buts : Grèce : Gekas (53') ; République Tchèque : Jiráček (3'), Pilař (6')
Avertissements : Grèce : Torosidis (34'), K. Papadopoulos (56'), Salpingidis (57') ; République Tchèque : Rosický (27'), Jiraček (36'), Kolář (65')
Grèce : (1) Kostas Chalkias (23' (13) Michalis Sifakis)/(15) Vasilis Torosidis – (5) Kyriakos Papadopoulos – (21) Kostas Katsouranis – (20) José Holebas/(16) Giorgos Fotakis (46' (17) Theofanis Gekas) – (2) Giannis Maniatis – (10) Giorgos Karagounis(c)/(14) Dimitris Salpingidis – (7) Giorgos Samaras – (22) Kostas Fortounis (71' (11) Kostas Mitroglou)
Sélectionneur : Fernando Santos
République Tchèque : (1) Petr Čech/(2) Theodor Gebre Selassie – (6) Tomáš Sivok – (3) Michal Kadlec – (8) David Limberský/(17) Tomáš Hübschman – (13) Jaroslav Plašil/(19) Petr Jiráček – (10) Tomáš Rosický(c) (46' (18) Daniel Kolář (90' (12) František Rajtoral)) – (14) Václav Pilař/(15) Milan Baroš (64' (20) Tomáš Pekhart)
Sélectionneur : Michal Bílek
Homme du match : Václav Pilař (République Tchèque)

Le résultat du match Grèce – République Tchèque était une excellente affaire pour la Russie qui pouvait faire coup double en cas de victoire à Varsovie face au pays organisateur, la Pologne. Un succès russe serait en effet synonyme à la fois de qualification pour les quarts de finale ET de première place du groupe. Il ne fallait donc pas se rater dans un match au contexte tendu entre deux nations rivales (avec des affrontements entre supporters avant le match). Pour la Pologne, ce match revêtait également une importance capitale en vue de la qualification pour les quarts de finale.
Les premières minutes sont polonaises. C'est le latéral gauche Sebastian Boenisch qui s'offre la première grosse occasion du match dès la septième minute mais son coup de tête est repoussé de justesse par Malafeïev. C'est ensuite au tour du buteur maison Lewandowski de s'illustrer sur une reprise qui passe juste à côté (11'). Et enfin, à la 18ème minute, Polanski pense ouvrir le score mais son but est refusé pour hors jeu, à juste titre. Après avoir laissé passer l'orage, la Russie prend le contrôle du jeu, en s'approchant de la surface et du but polonais sans se créer véritablement d'occasion. La première sera la bonne : à la 37ème minute, un coup franc frappé par Archavine est repris du dos par Alan Dzagoev. Une déviation qui surprend le gardien polonais habituellement remplaçant Przemysław Tytoń qui ne peut que s'incliner. C'est le troisième but de Dzagoev dans cet Euro et à ce moment là, la Russie entrevoit déjà les quarts de finale. La maitrise est plutôt russe dans cette fin de première période. Et à la mi-temps, la Russie mène 1-0.
Déterminée à revenir au score, la Pologne démarre la deuxième mi-temps comme la première, en se créant de multiples occasions. À peine les deux équipes sont elles sorties des vestiaires que Lewandowski met le gardien russe Viatcheslav Malafeïev à contribution. Le dernier rempart russe doit également sortir des deux points devant le buteur polonais à la 50ème minute. La Russie évolue alors en contre avec comme à l'accoutumée de nombreux joueurs qui participent aux attaques. La contre-attaque de la 56ème minute manque de peu d'être payante mais Archavine réalise un mauvais choix de passe, permettant à la Pologne de repartir à l'attaque en supériorité numérique. Après la récupération, Obraniak réalise un rush depuis le côté droit et sert son capitaine Błaszczykowski qui réalise un enchainement parfait avec un crochet puis un missile du pied gauche qui va se loger dans la lucarne de Malafeïev. Splendide ! Et la Pologne égalise et se relance dans ce match. La réaction russe est timide avec un tir de Dzagoev facilement capté par Tytoń (67'). Une minute plus tard, Polanski se créera une opportunité mais bute à nouveau sur Malafeïev. La suite du match se déroule sur un rythme plus tranquille entre deux équipes fatiguées qui semblent se contenter de ce match nul qui leur laisse toutes deux leur destin en main. Score final : 1-1.
Si la Russie a manqué l'occasion de se qualifier pour les quarts de finale, elle conserve quand même les cartes en main. Il lui suffira simplement de ne pas perdre face à la Grèce (qui est elle contrainte de l'emporter) pour poursuivre son aventure dans la compétition et une défaite ne lui serait pas forcément rédhibitoire en cas de nul dans l'autre rencontre. Quant à la Pologne, elle devra battre la République Tchèque dans un véritable huitième de finale. Malheur au vaincu !
Pologne 1-1 (0-1) Russie
Buts : Pologne : Błaszczykowski (57') ; Russie : Dzagoev (37')
Avertissements : Pologne : Lewandowski (60'), Polanski (79') ; Russie : Denissov (60'), Dzagoev (75')
Pologne : (22) Przemysław Tytoń/(20) Łukasz Piszczek – (13) Marcin Wasilewski – (15) Damien Perquis – (2) Sebastian Boenisch/(5) Dariusz Dudka (73' (18) Adrian Mierzejewski) – (7) Eugen Polanski (85' (6) Adam Matuszczyk)/(16) Jakub Błaszczykowski(c) – (11) Rafał Murawski – (10) Ludovic Obraniak (90'+3' (23) Paweł Brożek)/(9) Robert Lewandowski
Sélectionneur : Franciszek Smuda
Russie : (16) Viatcheslav Malafeïev/(2) Alexandr Anioukov – (12) Alexeï Bérézoutski – (4) Sergueï Ignachevitch – (5) Iouri Jirkov/(6) Roman Chirokov – (7) Igor Denissov – (8) Konstantine Zyrianov/(17) Alan Dzagoev (79' (9) Marat Izmaïlov) – (11) Alexandr Kerjakov (70' (14) Roman Pavlioutchenko) – (10) Andreï Archavine(c)
Sélectionneur : Dick Advocaat
Homme du match : Jakub Błaszczykowski (Pologne)


Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Russie (4, 2, 1, 1, 0, 5, 2, +3)
2. République Tchèque (3, 2, 1, 0, 1, 3, 5, -2)
------------------------------------------------------------
3. Pologne (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
4. Grèce (1, 2, 0, 1, 1, 2, 3, -1)



Groupe B :


Résultats :

Match couperet pour le Portugal du côté de Lviv, en Ukraine. Face au Danemark, sa bête noire de ces dernières années qui l'avait contrainte à participer aux barrages de la Coupe du Monde 2010 et de cet Euro 2012, Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers devaient absolument s'imposer pour conserver leurs chances de qualification après leur défaite initiale face à l'Allemagne (0-1). Les Danois, forts de leur victoire surprise face aux Pays-Bas (1-0) pouvaient prendre une option sur une qualification que beaucoup estimaient être impossible au vu de la densité de ce groupe en équipes de haut niveau.
Le Portugal prend le meilleur départ face à une équipe danoise vite handicapée par la blessure, dès la 16ème minute, de son milieu de terrain Niki Zimling, remplacé par l'un des trois Poulsen de cette sélection, en l'occurrence Jakob. Et c'est assez logiquement que les Portugais prennent l'avantage à la 24ème minute grâce à Pepe qui coupait de la tête un corner frappé par João Moutinho. Douze minutes plus tard, Nani centre pour Hélder Postiga qui doublait la mise. Le sort du match semblait scellé mais le Danemark trouve les ressources nécessaires pour rebondir et réduit le score à la 41ème minute grâce à Bendtner qui marquait de la tête à la réception d'une passe de la tête également, signée Krohn-Dehli. Cinquième but en cinq matchs pour Bendtner face au Portugal. Et à la mi-temps, le score est de 2-1 en faveur des Portugais.
Le Portugal se crée la première opportunité de la deuxième mi-temps grâce à Cristiano Ronaldo dont le tir est bien repoussé par Andersen (50'). Le Danemark réagit et manque de peu l'égalisation par Mikkelsen (72'). Il reste environ dix minutes à jouer quand Cristiano Ronaldo se retrouve seul face à Andersen. Mais le joueur du Real Madrid croise trop sa frappe. Et dans la minute suivante, Bendtner s'offrait le doublé en reprenant parfaitement un centre de Jacobsen. Incroyable scénario : le Portugal qui menait de deux buts se faisait reprendre. Et la confiance changeait de camp. Allait-il regretter les occasions manquées par son capitaine ? Désormais dos au mur, les Portugais se ruent à l'attaque face à une équipe scandinave dont le seul objectif était désormais de conserver ce résultat ô combien favorable. Il reste trois minutes à jouer dans le temps réglementaire : Fábio Coentrão centre pour Silvestre Varela, entré en jeu trois minutes plus tôt. Malheureux face à l'Allemagne (il avait manqué un face à face avec Manuel Neuer), l'ailier de Porto ratait sa reprise mais voyait par chance le ballon lui revenir. La deuxième occasion est la bonne : cette fois la frappe ne laisse aucune chance à Andersen, et au bout du suspense le Portugal reprenait l'avantage. Un avantage conservé jusqu'au bout malgré une ultime poussée danoise, symbolisée par une frappe de Schøne qui finissait au dessus dans le temps additionnel. Score final : 3-2 en faveur du Portugal.
Ce succès est d'une importance majeure pour les Portugais, sur un plan mental mais également sur un plan comptable puisqu'ils ont désormais une différence particulière favorable vis-à-vis du Danemark. Les Danois sont toujours en course pour la qualification malgré cette défaite mais leur avenir est incertain.
Danemark 2-3 (1-2) Portugal
Buts : Danemark : Bendtner (41', 80') ; Portugal : Pepe (24'), Hélder Postiga (36'), Varela (87')
Avertissements : Danemark : J. Poulsen (56'), Jacobsen (81') ; Portugal : R. Meireles (29'), C. Ronaldo (90'+2')
Danemark : (1) Stephan Andersen/(6) Lars Jacobsen – (3) Simon Kjær – (4) Daniel Agger(c) – (5) Simon Poulsen/(7) William Kvist – (21) Niki Zimling (16' (19) Jakob Poulsen)/(10) Dennis Rommedahl (60' (23) Tobias Mikkelsen) – (8) Christian Eriksen – (9) Michael Krohn-Dehli (90' (14) Lasse Schøne)/(11) Nicklas Bendtner
Sélectionneur : Morten Olsen
Portugal : (12) Rui Patrício/(21) João Pereira – (2) Bruno Alves – (3) Pepe – (5) Fábio Coentrão/(16) Raul Meireles (84' (18) Silvestre Varela) – (4) Miguel Veloso – (8) João Moutinho/(17) Nani (89' (14) Rolando) – (23) Hélder Postiga (64' (11) Nélson Oliveira) – (7) Cristiano Ronaldo(c)
Sélectionneur : Paulo Bento
Homme du match : Pepe (Portugal)

Le finaliste de la dernière Coupe du Monde pouvait-il quitter la compétition dès le premier tour ? La réponse était quoi qu'il arrive non à l'issue de cette deuxième journée car même une défaite n'était pas forcément éliminatoire pour les Pays-Bas en raison du résultat du match Danemark – Portugal. Mais il fallait s'imposer, à Kharkiv, face à l'Allemagne pour les Néerlandais, afin d'éviter une défaite qui leur compliquerait la tâche face à leur grand rival.
Les Pays-Bas se créent la première occasion du match à la sixième minute sur un tir de van Persie bien capté par Neuer. Dans la minute suivante, Özil frappe du gauche sur le poteau et Stekelenburg est bien heureux de capter le ballon, au final. On joue la 24ème minute : Schweinsteiger trouve Gómez à la limite du hors jeu et dans une position difficile. Mais l'avant-centre allemand réalise un contrôle magnifique et prend finalement Stekelenburg à contre-pied. Ouverture du score logique pour une équipe allemande dont le collectif monte en puissance dans ce match. Robben sonne la révolte à la 26ème minute d'une frappe puissante mais la fin de la première période est allemande. Badstuber manque de peu de doubler la mise mais il bute sur le gardien néerlandais (37'). Presque dans la foulée, Schweinsteiger trouve à nouveau Gómez dans une position difficile. Excentré sur le côté droit, l'attaquant allemand bat Maarten Stekelenburg d'une superbe frappe enroulée. L'Allemagne mène logiquement 2-0 et Gómez, unique buteur allemand dans cet Euro, s'offre un doublé, inscrivant son troisième but de la compétition. Ce qui lui permettait, donc, de rejoindre le Russe Alan Dzagoev en tête du classement des buteurs. L'Allemagne manque de peu de rajouter un troisième but dans les arrêts de jeu de la première mi-temps sur un coup franc de Schweinsteiger dévié par le mur et qui prenait le chemin de la lucarne sans un arrêt de Stekelenburg. L'Allemagne mène en tout cas logiquement 2-0 à la pause et les Pays-Bas se rapprochent de la sortie.
Obligé de réagir, le sélectionneur néerlandais Bert van Marwijk fait rentrer à la reprise Huntelaar et van der Vaart en lieu et place d'Afellay et de son capitaine van Bommel. Un aveu en quelque sorte concernant l'échec de ses choix initiaux. L'Allemagne reste pourtant la plus dangereuse en ce début de deuxième période. C'est le défenseur Mats Hummels qui se crée la première occasion sérieuse, en profitant de l'apathie de l'arrière-garde néerlandaise pour oser un slalom puis prendre sa chance mais il voit Stekelenburg s'imposer à deux reprises. Les Pays-Bas sortent la tête de l'eau et les occasions se multiplient : une volée de van Persie repoussée par Neuer (57') et une frappe lointaine de Sneijder de peu à côté (62'). La réduction du score, méritée, interviendra à la 73ème minute grâce à une superbe frappe du droit qui prend Neuer à défaut. L'espoir renait côté néerlandais mais l'Allemagne maitrise en fin de match, manquant même de peu d'alourdir le score en fin de rencontre quand Klose, entré en jeu à la place de Gómez, parvenait à prendre le ballon dans les pieds de Stekelenburg sans trouver le cadre. L'Allemagne s'impose finalement 2-1 et obtient sa deuxième victoire en autant de matchs. Le collectif allemand l'a emporté face à des Néerlandais trop individualistes. Les Pays-Bas ont perdu leurs deux premières rencontres.
Curieusement, rien n'est fait dans ce groupe. L'Allemagne peut encore être éliminée en cas de défaite face au Danemark associée à une victoire portugaise face aux Pays-Bas. Quant aux Néerlandais, une victoire avec au moins deux buts d'écart face au Portugal associée à une victoire allemande face aux Danois l'enverrait miraculeusement en quarts de finale. Le suspense sera à son comble lors de la dernière journée dans ce « groupe de la mort » qui n'a pas encore livré le nom de ses victimes.
Pays-Bas 1-2 (0-2) Allemagne
Buts : Pays-Bas : van Persie (73') ; Allemagne : Gómez (24', 38')
Avertissements : Pays-Bas : N. de Jong (80'), Willems (90') ; Allemagne : Boateng (87', suspendu au prochain match)
Pays-Bas : (1) Maarten Stekelenburg/(2) Gregory van der Wiel – (3) John Heitinga – (4) Joris Mathijsen – (15) Jetro Willems/(8) Nigel de Jong – (6) Mark van Bommel(c) (46' (23) Rafael van der Vaart)/(11) Arjen Robben (83' (7) Dirk Kuyt) – (10) Wesley Sneijder – (20) Ibrahim Afellay (46' (9) Klaas-Jan Huntelaar)/(16) Robin van Persie
Sélectionneur : Bert van Marwijk
Allemagne : (1) Manuel Neuer/(20) Jérôme Botaeng – (5) Mats Hummels – (14) Holger Badstuber – (16) Philipp Lahm(c)/(6) Sami Khedira – (7) Bastian Schweinsteiger/(13) Thomas Müller (90'+2' (15) Lars Bender) – (8) Mesut Özil (81' (18) Toni Kroos) – (10) Lukas Podolski/(23) Mario Gómez (72' (11) Miroslav Klose)
Sélectionneur : Joachim Löw
Homme du match : Mario Gómez (Allemagne)


Classement :
1. Allemagne (6, 2, 2, 0, 0, 3, 1, +2)
2. Portugal* (3, 2, 1, 0, 1, 3, 3, 0)
-----------------------------------------------
3. Danemark* (3, 2, 1, 0, 1, 3, 3, 0)
4. Pays-Bas (0, 2, 0, 0, 2, 1, 3, -2)

(* confrontation directe : Danemark 2-3 Portugal)



Groupe C :


Résultats :

L'Italie et la Croatie visaient toutes deux la victoire à Poznan, mais pour des raisons différentes. Les Italiens devaient en quelque sorte transformer l'essai en confirmant leur excellent nul obtenu face à l'Espagne (1-1) tandis que les Croates, vainqueurs de l'Irlande (3-1) lors de la journée précédente voulaient se rapprocher de la qualification.
Les deux équipes alignaient les mêmes joueurs que lors de la première journée. Du côté de l'Italie donc, la confiance envers Mario Balotelli a donc été maintenue. Très remuant dès le début du match, l'attaquant de Manchester City frappe à deux reprises mais manque le cadre (2') puis se heurte à Pletikosa (18'). La première période est complètement italienne : après Balotelli, c'est au tour de Cassano (33', à côté) puis de Marchisio (37', double duel raté face à Pletikosa) de s'illustrer sans réussite. Mais l'occasion suivante sera la bonne : à la 39ème minute, Andrea Pirlo frappe un coup franc à 25 mètres des buts qui ne laisse cette fois aucune chance au gardien croate. Ouverture du score logique pour l'Italie qui aura copieusement dominé cette première mi-temps. Le score de 1-0 à la pause en faveur des Transalpins est logique.
La Croatie repart avec de meilleures intentions en deuxième période, à l'image de son meneur de jeu Modri
ć qui prend sa chance deux fois (47' puis 49') sans inquiéter Buffon. Elle aurait même pu bénéficier d'un penalty à la 56ème minute : Thiago Motta avait en effet retenu Jelavić par le maillot sur un corner, dans la surface. L'arbitre avertit le joueur italien sans siffler, une décision pour le moins étrange. L'Italie tente de réagir avec une frappe de Balotelli à l'heure de jeu, sans réussite. Et les intentions croates sont récompensées à la 72ème minute : sur un centre de Perišić, Mandžukić devance Chiellini et bat Buffon avec l'aide du poteau. Un but mérité pour les Croates ainsi que pour leur avant-centre qui rejoint le Russe Dzagoev et l'Allemand Gómez en tête du classement des buteurs avec trois réalisations. Les deux équipes tentent de chercher la victoire en fin de match, sans succès. Et cette rencontre où chaque équipe aura eu sa mi-temps se termine sur un nul logique qui avantage plutôt les Croates au classement.
Toutefois, la Croatie n'aura pas l'avantage du calendrier : elle devra affronter l'Espagne lors de la dernière journée tandis que l'Italie sera opposée à l'Irlande.

Italie 1-1 (1-0) Croatie
Buts : Italie : Pirlo (39') ; Croatie : Mandžukić (72')
Avertissements : Italie : T. Motta (56'), Montolivo (80') ; Croatie : Schildenfeld (86')
Italie : (1) Gianluigi Buffon(c)/(19) Leonardo Bonucci – (16) Daniele De Rossi – (3) Giorgio Chiellini/(21) Andrea Pirlo/(2) Christian Maggio – (8) Claudio Marchisio – (5) Thiago Motta (62' (18) Riccardo Montolivo) – (13) Emanuele Giaccherini/(9) Mario Balotelli (69' (11) Antonio Di Natale) – (10) Antonio Cassano (83' (20) Sebastian Giovinco)
Sélectionneur : Cesare Prandelli
Croatie : (1) Stipe Pletikosa/(11) Darijo Srna(c) – (5) Vedran Ćorluka – (13) Gordon Schildenfeld – (2) Ivan Strinić/(7) Ivan Rakitić – (8) Ognjen Vukojević – (10) Luka Modrić – (20) Ivan Perišić (68' (6) Danijel Pranjić)/(9) Nikica Jelavić (83' (22) Eduardo da Silva) – (17) Mario Mandžukić (90'+4' (19) Niko Kranjčar)
Sélectionneur : Slaven Bilić
Homme du match : Andrea Pirlo (Italie)

Pour les deux autres équipes du groupe aussi, il fallait gagner. L'Espagne parce que son nul lors du premier match la mettait déjà dos au mur et l'Irlande pour éviter l'élimination que lui assurait une défaite.
À Gdansk, ce sont les Irlandais qui ouvrent les hostilités les premiers, avec une frappe de Cox sans danger pour Casillas (2'). Dès lors, les Espagnols prennent le contrôle du ballon. Les Irlandais ont déjà laissé passer leur chance. On joue depuis quatre minutes quand Torres récupère le ballon dans les pieds du défenseur irlandais Richard Dunne. L'attaquant espagnol ne laisse ensuite aucune chance à Given et ouvre le score. Le choix de le titulariser, cette fois, a été payant pour Vicente del Bosque. En jambes, le joueur de Chelsea manque même d'un rien le doublé quatre minutes plus tard mais sa frappe passait à côté. La possession du ballon reste espagnole face à une équipe irlandaise dépassée. Et en fin de première période, Shay Given doit s'interposer face à Arbeloa puis Iniesta pour préserver le score. À la mi-temps, l'Espagne ne mène que par 1-0 mais le score aurait pu être beaucoup plus lourd.
La deuxième période démarre sur les mêmes bases mais cette fois l'Irlande craque. En finesse, David Silva double la mise à la 49ème minute au milieu d'une forêt de défenseurs irlandais. Given était cette fois battu mais il s'illustrait à la 55ème minute face à Xavi. À vingt minutes du terme, Torres est lancé dans la profondeur. Une action semblable à celle qui a amené son énorme occasion ratée face à l'Italie. Mais cette fois, Fernando Torres ne se rate pas et s'offre le doublé. 3-0 pour l'Espagne et même 4-0 à la 83ème minute, grâce à une frappe dans un angle fermé de Fàbregas, rentré en jeu quelques minutes plus tôt, qui trouvait le poteau avant de rentrer. Score final 4-0. Trop faible ou dépassée par le niveau de son adversaire, l'Irlande quitte la compétition malgré le soutien sans faille d'un public extraordinaire. L'Espagne affirme un peu plus ses ambitions.
C'est donc la fin pour l'Irlande qui jouera pour l'honneur son dernier match face à l'Italie. L'Espagne a marqué les esprits mais elle n'est pas encore qualifiée pour autant : il lui faudra confirmer face à la Croatie lors de la dernière journée.
Espagne 4-0 (1-0) Irlande
Buts : Torres (4', 70'), Silva (49'), Fàbregas (83')
Avertissements : Espagne : X. Alonso (54'), J. Martínez (76') ; Irlande : Keane (36'), Whelan (45'+1'), St Ledger (84')
Espagne : (1) Iker Casillas(c)/(17) Álvaro Arbeloa – (3) Gerard Piqué – (15) Sergio Ramos – (18) Jordi Alba/(8) Xavi – (16) Sergio Busquets – (14) Xabi Alonso (65' (4) Javi Martínez)/(21) David Silva – (9) Fernando Torres (74' (10) Francesc Fàbregas) – (6) Andrés Iniesta (80' (20) Santi Cazorla)
Sélectionneur : Vicente del Bosque
Irlande : (1) Shay Given/(4) John O'Shea – (2) Sean St Ledger – (5) Richard Dunne – (3) Stephen Ward/(11) Damien Duff (76' (22) James McClean) – (8) Keith Andrews – (6) Glenn Whelan (80' (21) Paul Green) – (7) Aiden McGeady/(20) Simon Cox (46' (14) Jonathan Walters) – (10) Robbie Keane(c)
Sélectionneur : Giovanni Trapattoni
Homme du match : Fernando Torres (Espagne)


Classement :
1. Espagne (4, 2, 1, 1, 0, 5, 1, +4)
2. Croatie (4, 2, 1, 1, 0, 4, 2, +2)
----------------------------------------------
3. Italie (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
4.
Irlande (0, 2, 0, 0, 2, 1, 7, -6)


Groupe D :


Résultats :


C'était déjà un match charnière pour l'équipe de France du côté de Donetsk, face à l'organisateur ukrainien. Il fallait confirmer les promesses entrevues face à l'Angleterre, en dépit du nul (1-1) tout en se montrant plus efficace. Mais la tache ne s'annonçait pas aisée face à une Ukraine en pleine confiance après sa victoire en ouverture sur la Suède (2-1).
On annonçait encore de la chaleur pour ce match mais pas de pluie ni d'orage. Mauvaise prévision. Dès le coup d'envoi, des trombes d'eau s'abattent sur la Donbass Arena et la retransmission est interrompue par un éclair au moment des hymnes. Le coup d'envoi est malgré tout donné mais dans de telles conditions, la moindre erreur peut être fatale. Ainsi, après seulement deux minutes de jeu, Lloris est mis en danger par une passe en retrait a priori anodine de Mexès. On joue depuis cinq minutes et un deuxième coup de tonnerre lézarde le ciel de Donetsk. Et pour des raisons de sécurité, l'arbitre interrompt la rencontre.Les joueurs patientent alors dans le vestiaire, en attendant que l'orage cesse et que la pluie diminue d'intensité. Il faut attendre environ trois quarts d'heure pour que les conditions soient un peu plus dignes d'un match de football, et les jardiniers en profitent pour drainer l'eau au maximum. Finalement, la rencontre reprend à 20h00 locales (19h00 en France), soit une heure après le coup d'envoi. Le travail fait par les jardiniers a visiblement été très bon puisque la pelouse reste praticable en dépit du déluge. Les intentions sont françaises à la reprise : Benzema s'offre la première opportunité mais sa frappe est repoussé par le gardien ukrainien Piatov (6'). Les Bleus pensent même ouvrir le score grâce à Ménez à la 17ème minute mais le joueur du Paris Saint-Germain est signalé hors-jeu, à juste titre. L'Ukraine réagit grâce à Iarmolenko, dont le tir passe à côté (25') mais c'est bien la France qui se procure les meilleures occasions. Ménez manque ainsi à deux reprises l'occasion d'ouvrir la marque : sur un tir qui passe au dessus (26') après un bon travail de Ribéry et sur une autre tentative sur laquelle il bute cette fois sur Piatov (29'). On dit souvent qu'il ne faut pas rater les opportunités de but, sous peine de le regretter. La France est à deux doigts de confirmer cet adage à la 34ème minute mais Lloris est impérial sur une frappe du vétéran Chevtchenko. La France reprend alors sa domination et à la 39ème minute il faut tout le talent de Piatov pour sortir une tête de Mexès, qui reprenait un coup franc de Nasri, de la lucarne. Le score à la mi-temps est de 0-0 mais les Français auraient très bien pu finir à dix sans la clémence de l'arbitre qui n'a pas donné de deuxième carton jaune à Ménez pour une semelle sur Seline dans les arrêts de jeu.
La France démarre à la reprise avec les mêmes intentions. C'est à nouveau Ménez qui se met en évidence mais Piatov est encore une fois à la parade (49'). Dans la foulée, l'Ukraine sort enfin la tête de l'eau (lol) grâce à ses anciens. Presque dans la continuité, Chevtchenko efface Rami et prend sa chance à l'entrée de la surface mais son tir frôle la lucarne de Lloris. C'est ensuite Tymochtchouk qui prend sa chance dans la surface, mais son tir passe au dessus (50'). Et enfin, Chevtchenko manque de peu d'obtenir un penalty mais l'arbitre ne sanctionne pas une charge de Rami dans la surface (51'). L'Ukraine a laissé passer sa chance. 53ème minute : Benzema trouve Ménez sur le côté droit qui repique dans l'axe avant de frapper du gauche. Cette fois, c'est au fond et Laurent Blanc est récompensé de son choix d'avoir titularisé le Parisien au détriment de Malouda. Trois minutes plus tard, Benzema est de nouveau à la passe et il trouve cette fois Cabaye qui, au duel avec Houssiev, s'empare du ballon et bat Piatov d'une frappe croisée du gauche. Le break est fait pour l'équipe de France. La supériorité technique française est évidente et les Bleus manquent même de peu d'alourdir la marque mais la frappe de Cabaye, consécutive à une incroyable séquence de possession, trouve le poteau (65'). C'est ensuite sur coup franc que la France se procure ses meilleures occasions mais Ribéry frappe au dessus (72') tandis que Piatov s'interpose sur la tentative excentrée de Nasri (88'). Et la France s'impose finalement 2-0.
Enfin ! Cela faisait quasiment six ans que la France n'avait pas remporté de match en phase finale, depuis la demi-finale du Mondial 2006 remportée 1-0 face au Portugal. Le buteur à cette époque s'appellait Zinedine Zidane. Grâce à ce succès logique, la France prend la tête du groupe mais se met surtout en confiance. Pour l'Ukraine, c'est un coup d'arrêt mais rien n'est terminé pour autant.
Ukraine 0-2 (0-0) France
Buts : Ménez (53'), Cabaye (56')
Avertissements : Ukraine : Seline (55'), Timochtchouk (87') ; France : Ménez (40'), Debuchy (79'), Mexès (81')
Ukraine : (12) Andriy Piatov/(9) Oleh Houssiev – (17) Taras Mykhalyk – (3) Ievhen Khatcheridi – (2) Ievhen Seline/(4) Anatoliy Tymochtchouk – (18) Serhiy Nazarenko (60' (15) Artem Milevskiy)/(11) Andriy Iarmolenko (68' (8) Olexandr Aliiev) – (10) Andriy Voronine (46' (22) Marko Devytch) – (19) Ievhen Konoplianka/(7) Andriy Chevtchenko(c)
Sélectionneur : Oleh Blokhine
France : (1) Hugo Lloris(c)/(2) Mathieu Debuchy – (4) Adil Rami – (5) Philippe Mexès – (22) Gaël Clichy/(11) Samir Nasri – (18) Alou Diarra – (6) Yohan Cabaye (68' (17) Yann M'Vila)/(14) Jérémy Ménez (73' (19) Marvin Martin) – (10) Karim Benzema (76' (9) Olivier Giroud) – (7) Franck Ribéry
Sélectionneur : Laurent Blanc
Homme du match : Franck Ribéry (France)

La Suède n'avait pas le choix : c'était la victoire ou rien face à l'Angleterre, à Kiev. Mais l'équation était la même pour les Anglais, très décevants face à la France malgré un résultat qui leur apparaissait comme étant positif.
L'Angleterre démarre en tout cas avec plus d'allant que face à la France et c'est Parker qui se crée la première occasion du match mais sa frappe est stoppée par Isaksson (7'). Les intentions anglaises sont récompensées à la 23ème minute avec une tête de Carroll consécutive à un centre lointain de Gerrard qui ne laissait aucune chance à Isaksson. Le choix de Hogdson de titulariser l'attaquant de Liverpool, en panne d'efficacité cette saison, aux côtés de Welbeck s'avère fructueux. Et à la pause, l'Angleterre mène logiquement 1-0 malgré une timide réaction suédoise symbolisée par une frappe non cadrée de Källström (37').
La Suède démarre toutefois mieux la seconde période et elle parvient a égaliser à la 49ème minute. Peu en vue jusque là, Ibrahimovi
ć prend sa chance sur un coup franc lointain. Sa frappe contrée par le mur lui revient et il sert Mellberg dont la frappe est difficilement repoussée par Hart. Et en tentant de dégager le ballon, Glen Johnson marque contre son camp. La rencontre bascule alors dans la folie la plus totale. Et dix minutes après ce but, Sebastian Larsson tire parfaitement un coup franc sur lequel Mellberg monte plus haut que tout le monde pour propulser le ballon au fond des filets anglais et donner l'avantage à son équipe. Vexée, l'Angleterre réagit. Terry manque de peu de trouver l'ouverture de la tête mais Isaksson parvient à détourner le ballon grâce à un magnifique arrêt réflexe (63'). Dans la minute suivante, Walcott, entré en jeu peu auparavant, hérite du ballon à l'entrée de la surface et égalise d'une frappe flottante à la trajectoire si étrange qu'on aurait pu croire qu'elle avait été déviée. Tout est à refaire pour la Suède qui doit aller chercher la victoire et qui se procure des occasions. Mais Källström (75') puis Ibrahimović (77') manquent le cadre. Un manque d'efficacité regrettable. À la 78ème minute, Walcott réalise un exploit individuel sur son côté droit et centre pour Welbeck qui parvient à battre Isaksson d'une superbe talonnade. Et voilà l'Angleterre qui revit et qui reprend l'avantage. La Suède se rue à l'attaque en fin de match mais elle s'expose aux contres. Gerrard a ainsi en fin de rencontre l'opportunité d'alourdir la marque mais Isaksson s'interpose. L'Angleterre s'impose au final 3-2 et se place dans ce groupe. Avec deux défaites en deux matchs, la Suède est éliminée.
L'Angleterre est donc en position de force avant d'affronter l'hôte ukrainien lors de la dernière journée. Et elle pourra compter sur un atout de poids en attaque avec le retour de suspension Wayne Rooney. Quant à la Suède, handicapée par l'excès d'individualisme d'Ibrahimović, elle est assurée non seulement de l'élimination mais aussi de la dernière place du groupe. Elle jouera détendue face à la France mais elle pourrait briser les rêves des Bleus dans cet Euro.

Suède 2-3 (0-1) Angleterre
Buts : Suède : Johnson (49' csc), Mellberg (59') ; Angleterre : Carroll (23'), Walcott (64'), Welbeck (78')
Avertissements : Suède : Mellberg (63'), J. Olsson (72'), Svensson (90'+1') ; Angleterre : Milner (58')
Suède : (1) Andreas Isaksson/(4) Andreas Granqvist (66' (2) Mikael Lustig) – (3) Olof Mellberg – (13) Jonas Olsson – (5) Martin Olsson/(7) Sebastian Larsson – (8) Anders Svensson – (9) Kim Källström – (6) Rasmus Elm (81' (21) Christian Wilhelmsson)/(10) Zlatan Ibrahimović(c)/(11) Johan Elmander (79' (22) Markus Rosenberg)
Sélectionneur : Erik Hamrén
Angleterre : (1) Joe Hart/(2) Glen Johnson – (6) John Terry – (15) Joleon Lescott – (3) Ashley Cole/(16) James Milner (61' (7) Theo Walcott) – (4) Steven Gerrard(c) – (17) Scott Parker – (11) Ashley Young/(22) Danny Welbeck (90' (20) Alex Oxlade-Chamberlain) – (9) Andy Carroll
Sélectionneur : Roy Hogdson
Homme du match : Olof Mellberg (Suède)


Classement :
1. France (4, 2, 1, 1, 0, 3, 1, +2)
2. Angleterre (4, 2, 1, 1, 0, 4, 3, +1)
-------------------------------------------------
3. Ukraine (3, 2, 1, 0, 1, 2, 3, -1)
4.
Suède (0, 2, 0, 0, 2, 3, 5, -2)



Buteurs :
1. Mario Gómez (Allemagne) ; Mario Mandžuki
ć (Croatie) ; Alan Dzagoev (Russie) : 3 buts
4. Nicklas Bendtner (Danemark) ; Francesc Fàbregas, Fernando Torres (Espagne) ; Václav Pila
ř (République Tchèque) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine) : 2 buts
9. Andy Carroll, Joleon Lescott, Theo Walcott, Danny Welbeck (Angleterre) ; Nikica Jelavi
ć (Croatie) ; Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; David Silva (Espagne) ; Yohan Cabaye, Jérémy Ménez, Samir Nasri (France) ; Theofanis Gekas, Dimitris Salpingidis (Grèce) ; Sean St Ledger (Irlande) ; Antonio Di Natale, Andrea Pirlo (Italie) ; Robin van Persie (Pays-Bas) ; Jakub Błaszczykowski, Robert Lewandowski (Pologne) ; Hélder Postiga, Pepe, Silvestre Varela (Portugal) ; Petr Jiráček (République Tchèque) ; Roman Chirokov, Roman Pavlioutchenko (Russie) ; Zlatan Ibrahimović, Olof Mellberg (Suède) : 1 but
A marqué contre son camp : Glen Johnson (Angleterre) pour la Suède



46 buts ont été marqués en 16 matchs, cela correspond à une moyenne de 2,875 buts par matchs. Celle-ci est pour l'instant très largement supérieure à celle des éditions 2004 et 2008 (2,48) et elle dépasse même celle de l'Euro 2000 (2,75), une compétition où l'on a établi le record de buts dans une phase finale de Championnat d'Europe. Et il n'y a toujours pas eu de 0-0. On assiste donc pour l'instant à un tournoi très plaisant.
Le suspense sera présent partout lors de la dernière journée de la phase de groupes (pour les hypothèses, c'est ici) puisque pour l'instant aucune équipe n'est qualifiée pour les quarts de finale. Même pas l'Allemagne, qui est pourtant la seule équipe à avoir remporté ses deux premiers matchs de poule. Deux équipes sont en revanche éliminées : l'Irlande et la Suède.
L'Allemagne a confirmé ses bons débuts tandis que l'Angleterre, la France et le Portugal se sont réveillés. La Russie est bien placée malgré une petite baisse de forme. Ce sera en revanche très difficile pour les Pays-Bas mais ceux-ci conservent une petite chance de qualification.
(et une pensée pour Thierry Roland, la voix du football, qui vient de nous quitter à l'âge de 74 ans) 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 00:32

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La joie des joueurs du Panama qui en battant Cuba (1-0) ont remporté leurs deux premiers matchs. Et si la sélection d'Amérique centrale était l'un des invités surprise de la Coupe du Monde 2014 ?
(source : fifa.com)

Épisode 1
Épisode 2
Épisode 3
Épisode 4
Épisode 5
Épisode 6
Épisode 7
Épisode 8
Épisode 9


Quoi ? Du football hors d'Europe ? En cette période ?
Pendant que le Vieux Continent cherche son roi*, les équipes du reste du monde disputaient des matchs importants dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014. Retour sur les matchs du mois de juin avec le dixième épisode de notre série « A caminho do Rio ».

(* les équipes européennes feront leur entrée en septembre, à l'occasion du prochain épisode)



Zone Afrique

Le premier de chaque groupe est qualifié pour les barrages


Groupe A :
C'est à la surprise générale que le petit poucet du groupe a pris les commandes. Issue des qualifications, l'Éthiopie est leader de la poule grâce à son surprenant nul en Afrique du Sud (1-1) et à sa victoire sur la République Centrafricaine (1-0). Cette dernière occupe néanmoins la deuxième place grâce à sa victoire lors du premier match face au Botswana (2-0). L'Afrique du Sud, organisatrice de la dernière Coupe du Monde et de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, est troisième tandis que le Botswana est bon dernier avec un petit point, acquis face à l'Afrique du Sud (1-1).

Résultats :
1ère journée :
République Centrafricaine 2-0 Botswana
(Buts : Foxi Kethevoama (18', 47'))
Afrique du Sud 1-1 Éthiopie
(AFS : Katlego Mphela (77') ; ETH : Said Saladin (30'))
2ème journée :

Botswana 1-1 Afrique du Sud
(BOT : Ofentse Nato (38') ; AFS : Morgan Gould (15'))
Éthiopie 2-0 République Centrafricaine
(Said Saladin (38', 88'))

Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Éthiopie (4, 2, 1, 1, 0, 3, 1, +2)
----------------------------------------------------------------
2. République Centrafricaine (3, 2, 1, 0, 1, 2, 2, 0)
3. Afrique du Sud (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
4. Botswana (1, 2, 0, 1, 1, 1, 3, -2)


Groupe B :
Parcours sans-faute jusque là pour la Tunisie qui occupe la première place du groupe grâce à ses victoires face à la Guinée-Équatoriale (3-1) et en déplacement au Cap-Vert (2-1). Les Tunisiens devancent la Sierra Leone qui a battu le Cap-Vert (2-1) et fait match nul en Guinée-Équatoriale (2-2). La Guinée-Équatoriale, troisième, et le Cap-Vert, dernier, sont déjà loin même si la route est encore longue.

Résultats :
1ère journée :
Sierra Leone 2-1 Cap-Vert
(SIL : Mo Kamara (10'), Sheriff Suma (26') ; CPV : Zé Luis (90'+4'))
Tunisie 3-1 Guinée-Équatoriale
(TUN : Issam Jemâa (51'), Hamdi Harbaoui (56'), Chedi Hammami (88') ; GEQ : Ruben Epitié (34'))
2ème journée :
Guinée-Équatoriale 2-2 Sierra Leone
(GEQ : Juvenal (13', 41') ; SIL : Samuel Barlay (23'), Ibrahim Bangura (30'))
Cap-Vert 1-2 Tunisie
(CPV : Odair Fortes (26') ; TUN : Saber Khlifa (14'), Issam Jemâa (46'))

Classement :
1. Tunisie (6, 2, 2, 0, 0, 5, 2, +3)
--------------------------------------------------------
2. Sierra Leone (4, 2, 1, 1, 0, 4, 3, +1))
3. Guinée-Équatoriale (1, 2, 0, 1, 1, 3, 5, -2)
4. Cap-Vert (0, 2, 0, 0, 2, 2, 4, -2)


Groupe C :
Le Maroc a évité de peu la correctionnelle. Tenu en échec en Gambie (1-1), il s'en est sorti de justesse en obtenant le nul en fin de match face à la Côte d'Ivoire (2-2). Cette dernière est leader du groupe car en plus de ce bon point obtenu à l'extérieur elle a battu la Tanzanie en ouverture (2-0). La Tanzanie est deuxième après sa victoire sur la Gambie (2-1). Elle devance donc le Maroc et la Gambie.

Résultats :
1ère journée :
Gambie 1-1 Maroc
(GAM : Abdou Jammeh (16') ; MAR : Houssine Kharja (76'))
Côte d'Ivoire 2-0 Tanzanie
(Salomon Kalou (18'), Didier Drogba (76'))
2ème journée :
Maroc 2-2 Côte d'Ivoire
(MAR : Houssine Kharja (41' sp), Hamza Abourazzouk (89') ; CIV : Salomon Kalou (8'), Kolo Touré (60'))
Tanzanie 2-1 Gambie
(TAN : Shomari Kapombe (60'), Erasto Nyoni (84' sp) ; GAM : Momodou Ceesay (7'))

Classement :
1. Côte d'Ivoire (4, 2, 1, 1, 0, 4, 2, +2)
------------------------------------------------------
2. Tanzanie (3, 2, 1, 0, 1, 2, 3, -1)
3. Maroc (2, 2, 0, 2, 0, 3, 3, 0)
4. Gambie (1, 2, 0, 1, 1, 2, 3 -1)


Groupe D :
La Zambie, championne d'Afrique en titre, avait pris un bien mauvais départ avec une défaite au Soudan (0-2) pendant que le Ghana, son principal rival dans le groupe, écrasait le Lesotho (7-0). Mais le suspense a été relancé lors de la deuxième journée : les Zambiens ont battu les Ghanéens (1-0) tandis que le Soudan a été tenu en échec au Lesotho (0-0). Tout reste encore à faire et on se dirige vers une lutte à trois entre le Soudan, leader avec quatre points, et le Ghana et la Zambie qui comptent tous les deux trois points. Dernier (un point), le Lesotho ne devrait faire que de la figuration.

Résultats :
1ère journée :
Ghana 7-0 Lesotho
(Sulley Muntari (15'), Dominic Adiyiah (24', 50'), Jordan Ayew (45', 88'), Christian Atsu (85'), Jeremiah Akaminko (90'+2'))
Soudan 2-0 Zambie
(Mohamed Tahir (49'), Saif Masawi (72'))
2ème journée :
Zambie 1-0 Ghana
(Christopher Katongo (15'))
Lesotho 0-0 Soudan

Classement :
1. Soudan (4, 2, 1, 1, 0, 2, 0, +2)
-----------------------------------------------
2. Ghana (3, 2, 1, 0, 1, 7, 1, +6)
3. Zambie (3, 2, 1, 0, 1, 1, 2, -1)
4. Lesotho (1, 2, 0, 1, 1, 0, 7, -7)


Groupe E :
Seulement deux buts en quatre matchs dans ce groupe. La première journée s'est soldée par deux matchs nuls et vierges entre le Burkina Faso et le Congo d'une part et entre le Niger et le Gabon d'autre part. Durant la deuxième journée, le Gabon a battu le Burkina Faso (1-0) et le Congo a battu le Niger (1-0). Le classement est facile à lire : les deux vainqueurs sont en tête, suivi des deux vaincus.

Résultats :

1ère journée :
Burkina Faso 0-0 Congo
Niger 0-0 Gabon
2ème journée :
Gabon 1-0 Burkina Faso
(Rémy Ebanga (56'))
Congo 1-0 Niger
(Chris Malonga (86'))

Classement :
1. Congo, Gabon (4, 2, 1, 1, 0, 1, 0, +1)
3. Burkina Faso, Niger (1, 2, 0, 1, 1, 0, 1, -1)


Groupe F :
Sans flamber, le Nigeria s'est déjà mis dans une position favorable. Il s'est tout d'abord imposé en fin de match sur la plus petite des marges face à la Namibie (1-0) avant de concéder dans les arrêts de jeu le nul au Malawi (1-1)... après avoir ouvert le score à la toute fin du temps réglementaire. Les Nigérians sont leaders devant la Namibie, vainqueur (1-0) face au Kenya, dernier. Le Malawi, qui a fait deux matchs nuls pour ses deux premiers matchs, est troisième.

Résultats :
1ère journée :
Kenya 0-0 Malawi
Nigeria 1-0 Namibie

(Ikechukwu Uche (80'))
2ème journée :
Malawi 1-1 Nigeria
(MWI : John Banda (90'+2') ; NGA : Ruben Gabriel (89'))
Namibie 1-0 Kenya
(Henrico Botes (85'))

Classement :
1. Nigeria (4, 2, 1, 1, 0, 2, 1 +1)
-----------------------------------------------
2. Namibie (3, 2, 1, 0, 1, 1, 1, 0)
3. Malawi (2, 2, 0, 2, 0, 1, 1, 0)
4. Kenya (1, 2, 0, 1, 1, 0, 1, -1)


Groupe G :
Avec la Tunisie, l'Égypte est la seule sélection à avoir remporté ses deux premiers matchs. Après une victoire tranquille face au Mozambique (2-0), les septuples champions d'Afrique ont arraché la victoire chez l'outsider du groupe, la Guinée, au terme d'un scénario fou (3-2). Les Égyptiens (six points) comptent trois points d'avance sur la Guinée, qui s'était auparavant imposé au Zimbabwe (1-0). Le Mozambique et le Zimbabwe, qui ont fait match nul (0-0) comptent un point chacun et sont respectivement dernier et troisième.

Résultats :
1ère journée :
Égypte 2-0 Mozambique
(Mahmoud Fathalla (54'), Kapango (63' csc))
Zimbabwe 0-1 Guinée
(Ibrahima Traoré (25'))
2ème journée :

Mozambique 0-0 Zimbabwe
Guinée 2-3 Égypte

(GUI : Abdoul Camara (19' sp), Alhassane Bangoura (88') ; EGY : Mohamed Aboutrika (58', 67' sp), Mohamed Salah (90'+5'))

Classement :
1. Égypte (6, 2, 2, 0, 0, 5, 2, +3)
----------------------------------------------
2. Guinée (3, 2, 1, 0, 1, 3, 3, 0)
3. Zimbabwe (1, 2, 0, 1, 1, 0, 1, -1)
4. Mozambique (1, 2, 0, 1, 1, 0, 2, -2)


Groupe H :
Que de regrets pour l'Algérie ! Les Algériens avaient débuté dans ce groupe avec une démonstration face au Rwanda (4-0) et la victoire du Bénin face au Mali (1-0) la mettait en position de force avant d'affronter les Maliens sur terrain neutre (à Ouagadougou) en raison des évènements qui secouent le Mali. Après avoir mené au score, l'Algérie s'est finalement incliné (1-2) et a relancé son principal adversaire dans ce groupe. Mais c'est finalement le Bénin qui fait la meilleure opération, son nul au Rwanda après avoir mené au score (1-1) lui permettant de prendre la tête du groupe avec quatre points, soit un de plus que les Algériens et les Maliens. Avec un point, le Rwanda est dernier.

Résultats :
1ère journée :
Algérie 4-0 Rwanda
(Sofiane Feghouli (27'), El Arbi Soudani (32', 82'), Islam Slimani (79'))
Bénin 1-0 Mali
(Razak Omotoyossi (18'))
2ème journée :
Rwanda 1-1 Bénin
(RWA : Labama Kamana (88' sp) ; BEN : Razak Omotoyossi (74'))
Mali 2-1 Algérie
(MLI : Mahamadou N'Diaye (30'), Modibo Maïga (80') ; ALG : Islam Slimani (7'))

Classement :
1. Bénin (4, 2, 1, 1, 0, 2, 1, +1)
--------------------------------------------
2. Algérie (3, 2, 1, 0, 1, 5, 2, +3)
3. Mali (3, 2, 1, 0, 1, 2, 2, 0)
4. Rwanda (1, 2, 0, 1, 1, 1, 5, -4)



Groupe I :
C'est une équipe surprise qui domine ce groupe. En battant le Cameroun « à domicile » (elle jouait à Sfax, en Tunisie, pour des raisons de sécurité), la Libye s'est emparé de la place de leader grâce également à son bon match nul obtenu au Togo lors de la première journée (1-1). Les Libyens (quatre points) devancent d'un point la RD Congo, qui a battu le Togo (2-0) et le Cameroun, qui avait démarré par une victoire face à la RD Congo (1-0). Mondialiste en 2006, le Togo est dernier avec seulement une unité au compteur.

Résultats :
1ère journée :
Cameroun 1-0 RD Congo
(Eric Choupo-Moting (58' sp))
Togo 1-1 Libye
(TOG : Kalen Damessi (8') ; LBY : Ahmed Zouay (15'))
2ème journée :
RD Congo 2-0 Togo
(Trésor Mputu (23'), Dieumerci Mbokani (81' sp))
Libye 2-1 Cameroun
(LBY : Ahmed Zouay (8'), Hamad Ahniash (90'+3') ; CAM : Eric Choupo-Moting (16'))

Classement :
1. Libye (4, 2, 1, 1, 0, 3, 2, +1)
--------------------------------------------
2. RD Congo (3, 2, 1, 0, 1, 2, 1, +1)
3. Cameroun (3, 2, 1, 0, 1, 2, 2, 0)
4. Togo (1, 2, 0, 1, 1, 1, 3, -2)


Groupe J :
Grâce à sa victoire sur le Liberia (3-1) et à son nul en Ouganda (1-1), le Sénégal est leader du groupe avec quatre points. Il devance de deux points l'Ouganda et l'Angola, qui ont fait match nul lors de la première journée (1-1). L'Angola a également été tenue en échec au Liberia (0-0), dernier avec un point pris en deux matchs.

Résultats :
1ère journée :
Sénégal 3-1 Liberia
(SEN : Ibrahima Baldé (32'), Dame N'Doye (72'), Sadio Mané (83') ; LIB : Francis Doe (2'))
Angola 1-1 Ouganda
(ANG : Djalma Campos (8') ; OUG : Emmanuel Okwi (87'))
2ème journée :
Ouganda 1-1 Sénégal
(OUG : Godfrey Walusimbi (85' sp) ; SEN : Papiss Cissé (37'))
Liberia 0-0 Angola

Classement :
1. Sénégal (4, 2, 1, 1, 0, 4, 2, +2)
-------------------------------------------------
2. Ouganda (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
3. Angola (2, 2, 0, 2, 0, 1, 1, 0)
4. Liberia (1, 2, 0, 1, 1, 1, 3, -1)


Zone Amérique du Sud

Les quatre premiers sont qualifiés pour la Coupe du Monde 2014
Le cinquième affrontera en barrages le barragiste de la zone Asie

Le grand gagnant de ces journées de juin est le Chili, qui a remporté deux matchs à l'extérieur en Bolivie et au Venezuela sur le même score (2-0). Ces deux victoires permettent aux Chiliens d'occuper la première place. L'Uruguay a quant à lui été tenu en échec à domicile par le Venezuela (1-1) avant de battre le Pérou (4-2). L'Argentine, qui n'a joué qu'un match (car elle doit normalement affronter le Brésil à cette période), a largement battu l'Équateur (4-0) avant d'aller battre les Brésiliens en amical à New York (4-3, avec un triplé de Messi). Vainqueur de la Colombie (1-0), l'Équateur profite des contre-performances du Venezuela pour prendre la quatrième place directement qualificative. Mais la Colombie n'a pas dit son dernier mot, elle qui s'est imposé au Pérou (1-0). Vice-champion d'Amérique du Sud, quart de finaliste de la dernière Coupe du Monde, le Paraguay risque bien cette fois de manquer le grand rendez-vous mondial, lui qui avait participé aux quatre dernières éditions. Exempt lors du premier match, il a ensuite été battu chez la modeste Bolivie (1-3). Les Paraguayens n'ont remporté qu'un seul de leurs cinq premiers matchs, pour un nul et trois défaites.
Au classement, les trois équipes du « cône sud » sont en tête. Le Chili compte douze points, soit un de plus que l'Uruguay et deux de plus que l'Argentine. Deux équipes qui comptent néanmoins un match en moins. L'Équateur est quatrième avec neuf points et compte un point d'avance sur le Venezuela, cinquième et donc barragiste, qui compte toutefois un match de plus. La Colombie, sept points en cinq matchs, est à l'affut à la sixième place. La Bolivie (quatre points, six matchs joués), le Paraguay (quatre points, cinq matchs joués) et le Pérou (trois points), respectivement septième, huitième et neuvième, sont en revanche en très mauvaise posture.

Résultats :
5ème journée :
Uruguay 1-1 Venezuela
(URU : Diego Forlán (38') ; VEN : José Salomón Rondón (84'))
Bolivie 0-2 Chili
(Charles Aránguiz (45'+3'), Arturo Vidal (83'))
Argentine 4-0 Équateur
(Sergio Agüero (20'), Gonzalo Higuaín (29'), Lionel Messi (31'), Ángel Di María (75'))
Pérou 0-1 Colombie
(James Rodríguez (52'))
(exempt : Paraguay)

6ème journée :
Bolivie 3-1 Paraguay
(BOL : Alcides Peña (10'), Pablo Escobar (70', 80') ; PAR : Cristian Riveros (83'))
Venezuela 0-2 Chili
(Matias Fernández (85'), Charles Aránguiz (90'+1'))
Uruguay 4-2 Pérou
(URU : Sebastián Coates (15'), Maxi Pereira (30'), Cristian Rodríguez (63'), Sebastián Eguren (90'+4') ; PER : Diego Godín (40' csc), José Paolo Guerrero (48'))
Équateur 1-0 Colombie
(Christian Benítez (54'))
(exempt : Argentine)

Classement :
1. Chili (12, 6, 4, 0, 2, 11, 10, +1)
2. Uruguay (11, 5, 3, 2, 0, 14, 6, +8)
3. Argentine (10, 5, 3, 1, 1, 11, 4, +7)
4. Équateur (9, 5, 3, 0, 2, 6, 6, 0)
----------------------------------------------------
5. Venezuela (8, 6, 2, 2, 2, 4, 6, -2)
----------------------------------------------------
6. Colombie (7, 5, 2, 1, 2, 5, 5, 0)
7. Bolivie (4, 6, 1, 1, 4, 7, 11, -4)
8. Paraguay (4, 5, 1, 1, 3, 4, 9, -5)
9. Pérou (3, 5, 1, 0, 4, 6, 11, -5)



Zone Asie


Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour la Coupe du Monde 2014
Les troisièmes s'affronteront dans un match de barrage dont le vainqueur affrontera le vainqueur de la zone Amérique du Sud


Groupe A :
Tout roule pour la Corée du Sud, qui a remporté ses deux premiers matchs au Qatar (4-1) et face au Liban (3-0). Favoris du groupe, les Sud-Coréens devancent l'Iran qui a démarré par une victoire déjà capitale en Ouzbékistan (1-0) avant de faire match nul face au Qatar (0-0). Le Qatar compte le même nombre de points que l'Iran mais avec un match de plus. Il s'est imposé au Liban lors de la première journée (1-0). L'Ouzbékistan et le Liban occupent les deux dernières places, avec un point chacun, obtenu lors de leur confrontation directe lors de la deuxième journée (1-1).

Résultats :
1ère journée :
Ouzbékistan 0-1 Iran
(Mohammad Reza Khalatbari (90'+4'))
Liban 0-1 Qatar
(Sebastián Soria (64'))
(exempt : Corée du Sud)
2ème journée :
Liban 1-1 Ouzbékistan
(LIB : Ali Al Saadi (34') ; OUZ : Jasur Hasanov (12'))
Qatar 1-4 Corée du Sud
(QAT : Yousef Ahmad Ali (22') ; CDS : Lee Keun-Ho (26', 80'), Kwak Tae-Hwi (55'), Kim Shin-Wook (64'))
(exempt : Iran)
3ème journée :
Corée du Sud 3-0 Liban
(Kim Bo-Kyung (30', 48'), Koo Ja-Cheol (90'))
Iran 0-0 Qatar
(exempt : Ouzbékistan)


Classement :
1. Corée du Sud (6, 2, 2, 0, 0, 7, 1, +6)
2. Iran (4, 2, 1, 1, 0, 1, 0, +1)
---------------------------------------------------
3. Qatar (4, 3, 1, 1, 1, 2, 4, -2)
---------------------------------------------------
4. Ouzbékistan (1, 2, 0, 1, 1, 1, 2, -1)
5. Liban (1, 3, 0, 1, 2, 1, 5, -4)


Groupe B :
Le Japon peut voir l'avenir sereinement. Le champion d'Asie a facilement remporté ses deux premiers matchs face à Oman (3-0) et la Jordanie (6-0) avant d'obtenir un bon match nul en Australie, lors du remake de la finale de la dernière Coupe d'Asie (1-1). Les Japonais compte sept points, c'est cinq de plus que leurs trois poursuivants. L'Irak, deuxième, a été tenu en échec en Jordanie (1-1) et face à Oman (1-1). L'Australie, avant d'accrocher les Japonais, avait concédé un nul décevant en Oman (0-0). Elle occupe la troisième place a égalité de points avec l'Irak et Oman. La Jordanie est dernière avec seulement un point.

Résultats :
1ère journée :
Japon 3-0 Oman
(Keisuke Honda (12'), Ryoichi Maeda (51'), Shinji Okazaki (54'))
Jordanie 1-1 Irak
(JOR : Ahmad Ibrahim (43') ; IRK : Nashat Akram (14'))
(exempt : Australie)
2ème journée :
Japon 6-0 Jordanie
(Ryoichi Maeda (19'), Keisuke Honda (21', 30', 53' sp), Shinji Kagawa (35'), Yuzo Kurihara (89'))
Oman 0-0 Australie
(exempt : Irak)
3ème journée :
Australie 1-1 Japon
(AUS : Luke Wilkshire (70' sp) ; JAP : Yuzo Kurihara (65'))
Irak 1-1 Oman
(IRK : Younis Mahmoud (37' sp) ; OMA : Mohammed Al Balushi (8'))
(exempt : Jordanie)

Classement :
1. Japon (7, 3, 2, 1, 0, 10, 1, +9)
2. Irak (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
---------------------------------------------
3. Australie (2, 2, 0, 2, 0, 1, 1, 0)
---------------------------------------------
4. Oman (2, 3, 0, 2, 1, 1, 4, -3)
5. Jordanie (1, 2, 0, 1, 1, 1, 7, -6)



Zone CONCACAF

Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour le tour suivant


Groupe A :
Sans surprise, les États-Unis dominent ce groupe. Ils ont battu Antigua-et-Barbuda (3-1) avant de concéder le nul au Guatemala (1-1). Les Américains comptent le même nombre de points que la Jamaïque qui a battu le Guatemala (2-1) avant de décrocher le nul à Antigua-et-Barbuda (0-0).

Résultats :
1ère journée :
États-Unis 3-1 Antigua-et-Barbuda
(USA : Carlos Bocanegra (6'), Clint Dempsey (43' sp), Herculez Gomez (71') ; ANT : Peter Byers (64'))
Jamaïque 2-1 Guatemala
(JAM : Demar Phillips (40'), Ryan Johnson (46') ; GUA : Dwight Pezzarossi (90'+2'))
2ème journée :
Antigua-et-Barbuda 0-0 Jamaïque
Guatemala 1-1 États-Unis
(GUA : Marco Papa (83') ; USA : Clint Dempsey (40'))

Classement :
1. États-Unis (4, 2, 1, 1, 0, 4, 2, +2)
2. Jamaïque (4, 2, 1, 1, 0, 2, 1, +1)
---------------------------------------------------------
3. Guatemala (1, 2, 0, 1, 1, 2, 3, -1)
4. Antigua-et-Barbuda (1, 2, 0, 1, 1, 1, 3, -2)


Groupe B :
Le Mexique réalise pour l'instant un sans-faute, avec deux victoires lors de ses deux premiers matchs face au Guyana (3-1) et en déplacement au Salvador (2-1). Le Costa Rica est deuxième : il a d'abord concédé le nul à domicile face au Salvador (2-2) avant de s'imposer tranquillement au Guyana (4-0).

Résultats :
1ère journée :
Mexique 3-1 Guyana
(MEX : Carlos Salcido (11'), Giovani dos Santos (15'), John Rodrigues (51' csc) ; GUY : Héctor Moreno (62' csc))
Costa Rica 2-2 Salvador
(CRC : Àlvaro Saborío (10'), Joel Campbell (15') ; SLV : Isidorio Gutiérrez (23'), Osael Romero (54'))
2ème journée :
Guyana 0-4 Costa Rica
(Àlvaro Saborío (20', 26', 52'), Joel Campbell (77'))
Salvador 1-2 Mexique
(SLV : Alfredo Pacheco (65') ; MEX : Jesús Zavala (60'), Héctor Moreno (82'))

Classement :
1. Mexique (6, 2, 2, 0, 0, 5, 2, +3)
2. Costa Rica (4, 2, 1, 1, 0, 6, 2, +4)
------------------------------------------------
3. Salvador (1, 2, 0, 1, 1, 3, 4, -1)
4. Guyana (0, 2, 0, 0, 2, 1, 7, -6)


Groupe C :
Le Panama est bien parti pour créer la sensation dans ce groupe C. Il est en tout cas en tête après ses deux victoires chez le mondialiste hondurien (2-0) et face à Cuba (1-0). Le Canada est deuxième avec une victoire, à Cuba (1-0) et un nul face au Honduras (0-0).

Résultats :
1ère journée :
Cuba 0-1 Canada
(Olivier Occéan (55'))
Honduras 0-2 Panama
(Blas Pérez (64', 80'))
2ème journée :
Canada 0-0 Honduras
Panama 1-0 Cuba
(Nelson Barahona (58'))

Classement :
1. Panama (6, 2, 2, 0, 0, 3, 0, +3)
2. Canada (4, 2, 1, 1, 0, 1, 0, +1)
--------------------------------------------
3. Honduras (1, 2, 0, 1, 1, 0, 2, -2)
4. Cuba (0, 2, 0, 0, 2, 0, 2, -2)




Zone Océanie

Ce n'est pas une phase éliminatoire qui s'est tenue lors de ce mois de juin, mais la Coupe d'Océanie des Nations. Initialement prévue aux Fidji, cette dernière s'est finalement tenue à Honiara, capitale des Îles Salomon, dans un stade sans tribunes. On attendait la Nouvelle-Zélande, que tout le monde, et moi compris, décrivait comme largement favorite, on a finalement eu Tahiti. La petite île polynésienne a surpris tout le monde en remportant le tournoi en battant en finale l'équipe d'un autre territoire français, la Nouvelle-Calédonie (1-0). Cette dernière avait auparavant réalisé l'exploit d'éliminer, en demi-finales, la Nouvelle-Zélande (2-0).
La route du Brésil est toutefois encore longue pour Tahiti. Ce titre ne lui garantit pas une place de barragiste et encore moins une qualification directe. La dernière phase de qualification se déroulera sous la forme d'une phase de groupes entre les quatre demi-finalistes, à savoir Tahiti, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et les Îles Salomon. Les Néo-Zélandais auront donc l'occasion de se rattraper.
Mais Tahiti se qualifie néanmoins grâce à cette victoire pour la Coupe des Confédérations 2013 où elle aura la chance d'affronter des équipes du calibre du Brésil, de l'Espagne, du Mexique, du Japon ou de l'Uruguay, en attendant les prochains champions d'Europe et d'Afrique. Ce n'est en tout cas pas la première participation à une phase finale internationale pour Tahiti qui avait participé en 2009 au Mondial des moins de 20 ans en Égypte avec une équipe entraînée par l'ancien champion du monde Lionel Charbonnier. Le buteur lors de la finale de cette Coupe d'Océanie des Nations, Steevy Chong Hue, faisait partie de cette équipe.


Groupe A :

Résultats :
1ère journée :
Samoa 1-10 Tahiti
(SAM : Silao Malo (69') ; TAH : Lorenzo Tehau (8', 82', 84', 85'), Jonathan Tehau (16', 78'), Alvin Tehau (18', 40'), Teaonui Tehau (54'), Steevy Chong Hue (61'))
Vanuatu 2-5 Nouvelle-Calédonie
(VAN : Robert Tasso (52'), Jean Naprapol (61') ; NCA : Bertrand Kai (32', 58', 76'), Georges Gope-Fenepej (66'), Roy Kayara (87')
2ème journée :
Vanuatu 5-0 Samoa
(Jean Naprapol (29'), Brian Kaltak (45'+1'), Derek Malas (47'), Robert Tasso (74'), Fredy Vava (90'+3'))
Tahiti 4-3 Nouvelle-Calédonie
(TAH : Alvin Tehau (19'), Nicolas Vallar (28' sp), Lorenzo Tehau (34'), Roihau Degage (86') ; NCA : Marius Bako (76'), Jacques Haeko (83'), Dick Kauma (89'))
3ème journée :
Nouvelle-Calédonie 9-0 Samoa
(Roy Kayara (10'), Jacques Haeko (11', 45'+1', 71', 89', 90'+1'), Iamel Kabeu (22'), Judikael Ixoee (25' sp), Kalaje Gnipate (44'))
Tahiti 4-1 Vanuatu
(TAH : Nicolas Vallar (14' sp), Jonathan Tehau (37'), Alvin Tehau (57'), Teaonui Tehau (86') ; VAN : Robert Tasso (90'+5'))

Classement final :
1. TAHITI (9, 3, 3, 0, 0, 18, 5, +13)
2. NOUVELLE-CALÉDONIE (6, 3, 2, 0, 1, 17, 6, +11)
-------------------------------------------------------------------
3. Vanuatu (3, 3, 1, 0, 2, 8, 9, -1)
4. Samoa (0, 3, 0, 0, 3, 1, 24, -23)


Groupe B :

Résultats :
1ère journée :
Fidji 0-1 Nouvelle-Zélande
(Tommy Smith (11'))
Îles Salomon 1-0 Papouasie-Nouvelle-Guinée
(Benjamin Totori (5'))
2ème journée :
Papouasie-Nouvelle-Guinée 1-2 Nouvelle-Zélande
(PNG : Niel Hans (89' sp) ; NZL : Shane Smeltz (2'), Chris Wood (52'))
Fidji 0-0 Îles Salomon
3ème journée :
Papouasie-Nouvelle-Guinée 1-1 Fidji
(PNG : Kema Jack (85') ; FID : Maciu Dunadamu (13'))
Nouvelle-Zélande 1-1 Îles Salomon
(NZL : Chris Wood (13') ; SAL : Benjamin Totori (56'))

Classement final :
1. NOUVELLE-ZÉLANDE (7, 3, 2, 1, 0, 4, 2, +2)
2. ÎLES SALOMON (5, 3, 1, 2, 0, 2, 1, +1)
------------------------------------------------------------------
3. Fidji (2, 3, 0, 2, 1, 1, 2, -1)
4. Papouasie-Nouvelle-Guinée (1, 3, 0, 1, 2, 2, 4, -2)


Suite de la compétition :

Demi-finales :
Tahiti 1-0 Îles Salomon
(Jonathan Tehau (15'))
Nouvelle-Zélande 0-2 Nouvelle-Calédonie
(Bertrand Kaï (60'), Georges Gope-Fenepej (90'+2'))

Match pour la troisième place :
Îles Salomon 3-4 Nouvelle-Zélande
(SAL : Himson Teleda (48'), Benjamin Totori (54', 88') ; NZL : Chris Wood (11', 25', 30'), Shane Smeltz (90'+4'))

Finale :
Tahiti 1-0 Nouvelle-Calédonie
(Steevy Chong Hue (11'))


Tahiti remporte la Coupe d'Océanie des Nations 2012 et est qualifiée pour la Coupe des Confédérations 2013.
Tahiti, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et les Îles Salomon sont qualifiés pour le dernier tour des qualifications océaniennes qui se déroulera sous la forme d'une poule unique (avec matchs aller-retour) de septembre 2012 à mars 2013. Le vainqueur de cette poule sera qualifié pour le barrage intercontinental face au quatrième de la zone CONCACAF.

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