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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 13:21

 

Direction l'Europe de l'est pour les Bleus. Avant de retrouver l'Ukraine puis la Pologne, les deux pays organisateurs de l'Euro 2012, l'équipe de France devra gérer un déplacement difficile en Biélorussie dans le cadre, justement, des éliminatoires de cet Euro. Petite présentation du prochain adversaire des Bleus.

Un petit topo sur le pays, pour commencer. La Biélorussie ou Bélarus (Беларусь (Bélarous)en biélorusse) est un pays d'Europe orientale sans accès à la mer, frontalier avec la Russie, l'Ukraine, la Pologne, la Lituanie et la Lettonie. Elle occupe une superficie de 207.600 km² et est peuplée d'environ 10 millions d'habitants. Sa capitale est Minsk tandis que Gomel, Moguilev ou Brest sont les autres villes importantes. Le biélorusse est langue officielle (avec le russe) mais il n'est parlé que par une petite partie de la population. Indépendante depuis 1991 et la chute de l'URSS, la Biélorussie est dirigée d'une main de fer par Alexandr Loukachenko depuis 1994, un dirigeant considéré comme étant le dernier dictateur d'Europe. Isolé politiquement, son pays fait régulièrement l'actualité en raison de multiples atteintes aux droits de l'homme.

La Biélorussie n'a jamais été un grand pays de football. À l'époque, la sélection soviétique ne comptait d'ailleurs que peu de joueurs d'origine biélorusse dans ses rangs. Deux joueurs semblent toutefois se dégager : Edouard Malofeïev, membre de la sélection d'URSS finaliste de l'Euro 1964 et quatrième du Mondial 1966, ainsi que Sergueï Aleinikov qui faisait partie notamment de l'équipe soviétique du Mondial 1986 et de l'Euro 1988. Ce dernier a d'ailleurs été élu « Joueur en or » biélorusse (1).
La Biélorussie est devenue membre de la FIFA en 1992, après son indépendance. Elle devra attendre toutefois 1994 et les éliminatoires de l'Euro 1996 pour disputer ses premiers matchs officiels. Reversée dans un groupe 5 assez relevé comprenant notamment les Pays-Bas, la Norvège et la République Tchèque, la Biélorussie termine quatrième de son groupe (et manque donc la qualification) avec 3 victoires, 2 nuls et 5 défaites en 10 matchs. Elle aura toutefois réalisé l'exploit de battre les Néerlandais (1-0) à Minsk en juin 1995.
Les Biélorusses disputent ensuite à partir de juin 1996 leurs premiers éliminatoires de Coupe du Monde, comptant pour le Mondial 1998 qui aura lieu en France. Dans un groupe comprenant l'Autriche, l'Écosse et la Suède, l'ancienne république soviétique se rate totalement et termine à la dernière place de son groupe avec 1 victoire, 1 nul et 8 défaites en 10 matchs.
Les éliminatoires de l'Euro 2000 ne se déroulent guère mieux pour la Biélorussie qui termine encore une fois dernière de son groupe de qualification (dans un groupe comprenant l'Italie, le Danemark, la Suisse et le Pays de Galles) avec aucune victoire pour 3 nuls et 5 défaites en 8 matchs. Mais ses trois matchs nuls ont été obtenus face aux deux meilleures équipes du groupe : face au Danemark (0-0 à Minsk en septembre 1998), et à deux reprises face à l'Italie (1-1 à Ancône en mars 1999 puis 0-0 à Minsk en octobre 1999).
La Biélorussie relève la tête pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2002. Elle termine troisième de son groupe de qualification derrière la Pologne et l'Ukraine mais devant la Norvège, le Pays de Galles et l'Arménie. Son bilan est de 4 victoires pour 3 nuls et 3 défaites, soit un total de 15 points, soit à peine deux de moins que son voisin ukrainien, barragiste. Durant son parcours qualificatif, la Biélorussie s'est notamment distinguée en décrochant un nul en Ukraine (0-0 en mars 2001) et en battant la Norvège (2-1, toujours en mars 2001) et la Pologne (4-1 en septembre 2001).
Mais cette brillante campagne qualificative n'est qu'un simple feu de paille. La Biélorussie s'effondre en effet de nouveau dans les éliminatoires de l'Euro 2004 en terminant dernière de son groupe derrière la République Tchèque, les Pays-Bas, l'Autriche et la Moldavie, avec un bilan d'une victoire pour 7 défaites en 8 matchs.
Les éliminatoires pour la Coupe du Monde 2006 se déroulent un peu mieux. La Biélorussie échappe à la place de lanterne rouge de son groupe cette fois mais ne finit que cinquième derrière le futur champion du monde italien, la Norvège, l'Écosse et la Slovénie mais devant la Moldavie. Elle aura encore réalisé quelques exploits : des matchs nuls en Norvège (1-1 en septembre 2004) et en Slovénie (1-1 en mars 2005) ainsi qu'une courte défaite en Italie (3-4 en octobre 2004) au cours d'une rencontre très disputée.
La situation s'améliore encore pour les éliminatoires de l'Euro 2008. La Biélorussie termine cette fois à la quatrième place, loin derrière la Roumanie, les Pays-Bas et la Bulgarie mais devant l'Albanie, la Slovénie et le Luxembourg, avec un bilan de 4 victoires, 1 nul et 7 défaites en 12 matchs. Des éliminatoires durant lesquels la Biélorussie a battu les Pays-Bas (2-1) pour ce qui reste à ce jour l'un des plus grands exploits du football biélorusse.
Le scénario reste le même pour la Biélorussie lors des éliminatoires du Mondial 2010 : encore une quatrième place, derrière l'Angleterre, l'Ukraine et la Croatie mais devant le Kazakhstan et Andorre, avec un bilan de 4 victoires, 1 nul et 5 défaites. À défaut de réaliser des exploits cette fois, la Biélorussie s'est faite plaisir offensivement (19 buts en 10 matchs).
Lors du tirage au sort des éliminatoires de l'Euro 2012, la Biélorussie était placée dans le chapeau 4. Elle a hérité d'un groupe assez homogène avec la France, la Roumanie, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie et le Luxembourg. Son premier match dans ces éliminatoires a eu lieu en septembre dernier, au Stade de France, sur le terrain de Bleus en pleine reconstruction. Grâce à un but inscrit en toute fin de match, la Biélorussie s'est imposée (1-0) et a provoqué un véritable coup de tonnerre. Cette victoire est désormais considérée comme étant le plus grand exploit réalisé par la sélection biélorusse. Dans la foulée, elle a enchaîné avec un match nul face à la Roumanie (0-0). En octobre, les Biélorusses ont été incapables de poursuivre leur série positive en concédant le nul au Luxembourg (0-0) avant toutefois de battre l'Albanie (2-0). C'est chez ce même adversaire que la Biélorussie a concédé sa première (et pour l'instant unique) défaite dans ces éliminatoires en mars dernier (0-1). La Biélorussie est actuellement deuxième du groupe avec 8 points, soit quatre de moins que la France, mais sa position est fragile et elle n'a plus le droit à l'erreur.
En résumé, la Biélorussie ne s'est donc jamais qualifiée pour une grande compétition internationale, mais elle est toujours capable de coups d'éclats occasionnels. Méfiance donc. À noter que si les A ne se sont jamais qualifiés pour une phase finale d'Euro, les espoirs ont déjà participé à deux reprises au Championnat d'Europe des Nations dans cette catégorie (en 2004 et 2009) et sont qualifiés pour l'édition 2011, grâce notamment à une éclatante victoire sur l'Italie en barrages (0-2, 3-0 a.p.)

Les joueurs biélorusses sont pour la plupart d'illustres inconnus, issus pour la plupart du grand club du pays, le BATE Borissov (champion sans discontinuer depuis 2006, une participation en Ligue des Champions en 2008/2009) ou du championnat russe voisin. Seul Alexandr Hleb (ou Gleb) a réussi à se faire un nom. Mais l'ancien joueur d'Arsenal, Barcelone et Stuttgart ne sera pas présent pour affronter les Bleus pour cause de blessure. D'autres cadres manquent à l'appel : le gardien Anton Ameltchenko (Lokomotiv Moscou (RUS)), le milieu Sergueï Krivets (Lech Pozna
ń (POL)) ainsi que les attaquants Vitali Koutouzov (Bari (ITA)) et Vitali Rodionov (BATE Borissov). Présents dans la liste, Dmitri Moloch, Alexandr Koultchi et Sergueï Kornilenko seront néanmoins suspendus face à l'équipe de France... mais ils auront quand même droit à leur présentation.
Dans les buts,
Iouri Jevnov(30 ans) est le titulaire indiscutable. Ancien gardien du défunt FK Moscou, il évolue depuis 2010 au Zenit Saint-Pétersbourg, champion de Russie en titre, où il n'est pas parvenu à se faire une place de titulaire. Ce qui ne l'empêche pas d'assumer son rôle de numéro 1 en sélection, où il est également capitaine. Jevnov a par ailleurs été élu joueur biélorusse de l'année 2010. Sa doublure est Sergueï Veremko(28 ans), ancien gardien du BATE Borissov parti en début d'année à Sebastopol, en Ukraine. Sergueï Tchernik(23 ans, FK Neman Grodno) fêtera quant à lui face aux Bleus sa première convocation, même s'il ne devrait être que numéro 3.
Les défenseurs titulaires sont généralement
Igor Chitov(24 ans, BATE Borissov) à droite, Alexandr Martynovitch(23 ans, FK Krasnodar (RUS)) et Sergueï Omelyantchouk(30 ans, Terek Grozny (RUS)) dans l'axe ainsi que Dmitri Moloch(29 ans, Krylya Sovetov Samara (RUS)) à gauche. Ce dernier, connu pour ses frappes de loin, sera suspendu face à l'équipe de France. Parmi les remplaçants habituels, deux joueurs évoluent dans le championnat local : Maxim Bordatchev(24 ans, BATE Borissov) et Dmitri Verkhovtsov(24 ans, Naftan Novopolotsk). Maxim Javnertchik (26 ans)évolue chez le voisin russe, au Kouban Krasnodar, tandis que Vitali Troubilo(26 ans), qui joue dans le championnat tchèque, au Slavia Prague, est convoqué pour la première fois.
Les milieux défensifs habituellement alignés sont
Yan Tigorev(27 ans, Tom Tomsk (RUS)), ancien capitaine du club ukrainien du Metalourg Zaporijjye ainsi que Alexandr Koultchi. L'inépuisable joueur du club russe du FK Krasnodar, 37 ans, évolue dans le championnat russe depuis 1997 (successivement au Dynamo, au Chinnik Iaroslavl, à Tomsk, à Rostov et donc depuis 2011 à Krasnodar). Élu joueur biélorusse de l'année en 2009, Koultchi, international depuis 1994, détient le record de sélections en équipe de Biélorussie (91). Mais il ne sera pas la contre les Bleus, lui aussi suspendu. Joueur polyvalent, Timofeï Kalatchev(30 ans, FK Rostov (RUS)) assure généralement le rôle de doublure. Alexandr Bytchenok(26 ans, Dynamo Minsk) et Pavel Sitko(25 ans, Chakhtyor Soligorsk) évoluent dans le championnat local et sont assez peu connus. Ce qui n'est pas le cas des deux talentueux milieux offensifs que sont Sergueï Kislyak(23 ans) et Anton Putilo(23 ans). Le premier cité a quitté le Dynamo Minsk pour le club russe du Roubine Kazan en début d'année, où il ne s'est pour l'instant pas réellement imposé. C'est lui qui a marqué le but victorieux pour la Biélorussie au Stade de France. Quant au second, c'est l'un des rares joueurs biélorusses à évoluer dans l'un des cinq grands championnats. Ancien joueur du Dynamo Minsk, Putilo évolue depuis juin 2010 au sein du club allemand de Fribourg après être brièvement passé par Hambourg en 2008. Kislyak et Putilo sont deux joueurs très prisés des amateurs de Football Manager.
En attaque, en l'absence de Koutouzov et Rodionov, le principal danger se nomme
Sergueï Kornilenko(27 ans). Cet attaquant robuste appartient au Zenit Saint-Pétersbourg mais il n'a joué en réalité que six mois chez le champion en titre. Prêté en 2010 à Tomsk puis au Roubine Kazan, il a réalisé une année remarquable (14 buts) qui lui a valu d'attirer l'œil des recruteurs du club anglais de Blackpool qui a obtenu son prêt début 2011. Mais son passage en Angleterre a été un flop retentissant (6 apparitions dont seulement 3 comme titulaire). Suspendu, Kornilenko ne sera pas là face aux Bleus. Viatcheslav Hleb(28 ans), frère de Alexandr, qui est revenu début 2011 dans son club formateur du Dynamo Minsk après des passages infructueux en Allemagne (Stuttgart, Hambourg), en Suisse (Grasshopper) et même en Chine, est l'une des options offensives, tout comme le jeune Andreï Voronkov(22 ans) qui évolue au sein du club ukrainien du Krvybass Kryvyï Rih, en prêt du Dynamo Kiev.
Le sélectionneur de cette équipe est l'Allemand Bernd Stange (63 ans), en poste depuis 2007. Originaire de l'ex-RDA, il a pour particularité d'avoir travaillé en tant qu'informateur non-officiel pour la Stasi, l'ancienne police politique est-allemande. Il avait pour tache de surveiller les joueurs est-allemands en contact avec des clubs de la RFA.

La Biélorussie a longtemps été l'une des rares équipes européennes à ne jamais avoir affronté la France (2). La première rencontre entre les deux équipes a eu lieu au Stade de France, le 3 septembre dernier. Elle s'est soldée par une victoire surprise des Biélorusses grâce à un but inscrit à la 86ème minute par Sergueï Kislyak. La Biélorussie sera t-elle capable de réaliser un nouvel exploit ? Pas si sur car depuis la dynamique s'est inversée. La France, qui était encore dans sa spirale négative post-Mondial 2010, a depuis relevé la tête et arrivera à Minsk en tant que favorite.

(1) En 2004, pour fêter son cinquantenaire, l'UEFA a demandé à chaque fédération de choisir son meilleur joueur des 50 dernières années, Sergueï Alenikov a été choisi par la Biélorussie. La France a choisi de son côté d'élire Just Fontaine, l'Italie Dino Zoff, l'Espagne Alfredo Di Stéfano, l'Angleterre Bobby Moore, l'Allemagne Fritz Walter, le Portugal Eusebio et les Pays-Bas Johan Cruyff, entre autres. Les 52 noms retenus (un par fédération) sont les joueurs en or de l'UEFA. Liste complète ici.

(2) Il reste sept équipes que la France n'a toujours pas affronté en Europe : l'Estonie, le Kazakhstan, le Liechtenstein, la Macédoine, la Moldavie, le Monténégro et Saint-Marin.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 13:12

 

Non, ce ne sont pas encore les vacances. Alors que les principaux championnats européens sont désormais terminés, les joueurs devront encore fournir un effort supplémentaire avec leur sélection avant de décompresser. En ce début du mois de juin se déroulent en effet des matchs décisifs dans les éliminatoires de l'Euro 2012 qui aura lieu en Pologne et en Ukraine.
Rappelons que les premiers de chaque groupe ainsi que le meilleur deuxième seront directement qualifiés. Les autres deuxièmes devront passer par une phase de barrages suite à laquelle on connaitra les derniers qualifiés.


Groupe A : l'Allemagne pour prendre son envol

À suivre :
3 juin :Autriche – Allemagne ; Belgique – Turquie ; Kazakhstan – Azerbaïdjan
7 juin :Azerbaïdjan – Allemagne

Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Allemagne (15, 5, 5, 0, 0, 17, 1, +16)
---------------------------------------------------
2. Belgique (10, 6, 3, 1, 2, 14, 9, +5)
----------------------------------------------------
3. Turquie (9, 5, 3, 0, 2, 8, 6, +2)
4. Autriche (7, 5, 2, 1, 2, 9, 8, +1)
5. Azerbaïdjan (3, 4, 1, 0, 3, 3, 13, -10)
6. Kazakhstan (0, 5, 0, 0, 5, 0, 14, -14)

Situation :l'Allemagne pourrait assurer définitivement sa qualification pour l'Euro 2012 si elle remporte ses deux prochains matchs, deux déplacements largement à sa portée en Autriche puis en Azerbaïdjan. La Nationalmannschafta pour l'instant réalisé un sans-faute et elle est désireuse de ne pas s'arrêter en si bon chemin. Derrière les Allemands, la place de barragiste va se jouer en partie durant le match Belgique – Turquie. L'équipe victorieuse prendrait en effet une belle option sur la deuxième place.


Groupe B : pas le droit à l'erreur pour les leaders

À suivre :
4 juin :Russie – Arménie ; Slovaquie – Andorre ; Macédoine – Irlande

Classement :
1. Slovaquie (10, 5, 3, 1, 1, 5, 4, +1)
---------------------------------------------------
2. Russie (10, 5, 3, 1, 1, 6, 3, +3)
---------------------------------------------------
3. Irlande (10, 5, 3, 1, 1, 9, 6, +3)
4. Arménie (8, 5, 2, 2, 1, 9, 4, +5)
5. Macédoine (4, 5, 1, 1, 3, 5, 6, -1)
6. Andorre (0, 5, 0, 0, 5, 1, 12, -11)
(La Slovaquie devance la Russie et la Russie devance l'Irlande aux confrontations directes)

Situation :les trois favoris du groupe (la Russie, la Slovaquie et l'Irlande) occupent les trois premières places et sont a égalité de points. Aucun d'entre eux n'a donc le droit à l'erreur face à des adversaires à leur portée. Ce constat vaut surtout pour les Russes qui restent sur une inquiétante série de quatre matchs consécutifs sans victoire avant de recevoir une coriace équipe arménienne. Quatrième à deux points des leaders, cette dernière veut toujours croire en sa chance.



Groupe C : l'Italie pour prendre le large

À suivre :
3 juin :Italie – Estonie ; Îles Féroé – Slovénie
7 juin :Îles Féroé – Estonie

Classement :
1. Italie (13, 5, 4, 1, 0, 11, 1, +10)
-----------------------------------------------
2. Slovénie (8, 6, 2, 2, 2, 7, 4, +3)
------------------------------------------------
3. Serbie (8, 6, 2, 2, 2, 8, 9, -1)
4. Estonie (7, 5, 2, 1, 2, 7, 6, +1)
5. Irlande du Nord (6, 5, 1, 3, 1, 3, 3, 0)
6. Îles Féroé (1, 5, 0, 1, 4, 3, 16, -13)

Situation :une victoire sur l'Estonie permettrait à l'Italie de prendre le large, avec au minimum cinq points d'avance sur la Slovénie en comptant un match de moins. En déplacement aux Îles Féroé, les Slovènes n'auront quant à eux pas le droit à l'erreur s'ils ne veulent pas être mis sous pression par l'Estonie (qui se déplacera aussi dans le petit archipel de l'Atlantique) dans la course aux barrages.


Groupe D : une belle occasion pour la France

À suivre :
3 juin :Biélorussie – France ; Roumanie – Bosnie-Herzégovine
7 juin :Biélorussie – Luxembourg ; Bosnie-Herzégovine – Albanie

Classement :
1. France (12, 5, 4, 0, 1, 8, 1, +7)
--------------------------------------------------------
2. Biélorussie (8, 5, 2, 2, 1, 3, 1, +2)
---------------------------------------------------------
3. Albanie (8, 5, 2, 2, 1, 4, 4, 0)
4. Bosnie-Herzégovine (7, 4, 2, 1, 1, 6, 4, +2)
5. Roumanie (5, 5, 1, 2, 2, 5, 6, -1)
6. Luxembourg (1, 6, 0, 1, 5, 1, 11, -10)

Situation :en cas de victoire en Biélorussie, la France prendrait une option sur la qualification pour l'Euro 2012 puisqu'elle reléguerait son adversaire du jour à sept points. La Bosnie-Herzégovine (qui a réintégré la FIFA et qui pourra donc jouer) pourrait profiter d'une victoire française puisqu'en cas de victoire en Roumanie (qui jouera sa dernière carte sur ce match) elle s'emparerait de la deuxième place, avec un match de plus que les Biélorusses. Mais il lui faudra confirmer face à l'Albanie car pendant ce temps l'ancienne république soviétique aura de bonnes chances de victoire face au Luxembourg.


Groupe E : la Suède à la relance

À suivre :
3 juin :Moldavie – Suède ; Saint-Marin – Finlande
7 juin :Suède – Finlande ; Saint-Marin – Hongrie

Classement :
1. Pays-Bas (18, 6, 6, 0, 0, 21, 5, +16)
----------------------------------------------------
2. Suède (9, 4, 3, 0, 1, 11, 5, +6)
----------------------------------------------------
3. Hongrie (9, 6, 3, 0, 3, 15, 13, +2)
4. Moldavie (6, 5, 2, 0, 3, 6, 5, +1)
5. Finlande (3, 4, 1, 0, 3, 10, 6, +4)
6. Saint-Marin (0, 5, 0, 0, 5, 0, 29, -29)

Situation :Avec deux matchs à sa portée en Moldavie puis face à la Finlande (un derby digne du hockey sur glace!), la Suède a l'occasion de mettre la Hongrie quasiment hors course dans la lutte pour la place de barragiste. Elle compterait en effet trois points d'avance sur les Magyars (si l'on estime que ceux-ci vont s'imposer à Saint-Marin) avec un match de moins. Les Suédois pourraient même relancer la course à la première place en revenant à trois points des Pays-Bas.


Groupe F : la Croatie n'a plus le droit à l'erreur

À suivre :
3 juin :Croatie – Géorgie
4 juin :Grèce – Malte ; Lettonie – Israël

Classement :
1. Grèce (11, 5, 3, 2, 0, 5, 2, +3)
--------------------------------------------
2. Croatie (10, 5, 3, 1, 1, 8, 2, +6)
--------------------------------------------
3. Israël (10, 6, 3, 1, 2, 8, 6, +2)
4. Géorgie (9, 6, 2, 3, 1, 4, 3, +1)
5. Lettonie (4, 5, 1, 1, 3, 4, 7, -3)
6. Malte (0, 5, 0, 0, 5, 1, 10, -9)

Situation :battue en Géorgie en mars dernier, la Croatie doit absolument prendre sa revanche face à ce même adversaire à domicile. Sous peine de voir la Grèce, qui devrait s'imposer face à Malte, prendre le large en tête. En cas de victoire en Lettonie, Israël aurait aussi l'occasion de se replacer dans la course à la qualification. Mais les hommes de Luis Fernandez comptent un match de plus.


Groupe G : déjà réglé ?

À suivre :
4 juin :Angleterre – Suisse ; Monténégro – Bulgarie

Classement :
1. Angleterre (10, 4, 3, 1, 0, 9, 1, +8)
--------------------------------------------------
2. Monténégro (10, 4, 3, 1, 0, 3, 0, +3)
--------------------------------------------------
3. Suisse (4, 4, 1, 1, 2, 5, 5, 0)
4. Bulgarie (4, 4, 1, 1, 2, 1, 5, -4)
5. Pays de Galles (0, 4, 0, 0, 4, 1, 8, -7)

Situation :l'Angleterre et le Monténégro ont l'occasion de s'emparer quasi-définitivement des premières places. Les Anglais reçoivent la Suisse et les Monténégrins la Bulgarie. Si les deux équipes s'imposent, elles mettraient leurs adversaires du jour à neuf points, avec encore trois matchs à jouer. Resterait alors un dernier enjeu : la première place du groupe. À moins que le jeu des meilleurs deuxièmes ne permette aux deux équipes de se qualifier directement.


Groupe H : le Portugal pour prendre la tête

À suivre :
4 juin :Portugal – Norvège ; Islande – Danemark

Classement :
1. Norvège (10, 4, 3, 1, 0, 6, 3, +3)
----------------------------------------------
2. Portugal (7, 4, 2, 1, 1, 10, 7, +3)
----------------------------------------------
3. Danemark (7, 4, 2, 1, 1, 5, 4, +1)
4. Chypre (2, 4, 0, 2, 2, 5, 8, -3)
5. Islande (1, 4, 0, 1, 3, 2, 6, -4)

Situation :après des débuts délicats, le Portugal peut s'emparer de la tête en cas de victoire face à la Norvège. Mais un nul ou une défaite pourrait lui coûter cher : les Norvégiens prendraient ainsi le large en tête et le Danemark (en déplacement en Islande) pourrait lui passer devant en cas de victoire. En cas de victoires portugaises et danoises, on pourrait avoir trois équipes à égalité de points. Rien n'est encore joué dans ce groupe.


Groupe I : victoire impérative pour la Lituanie

À suivre :
3 juin :Liechtenstein – Lituanie

Classement :
1. Espagne (15, 5, 5, 0, 0, 15, 5, +10)
------------------------------------------------------------------
2. République Tchèque (9, 5, 3, 0, 2, 6, 3, +3)
-------------------------------------------------------------------
3. Écosse (4, 4, 1, 1, 2, 4, 5, -1)
4. Lituanie (4, 4, 1, 1, 2, 3, 6, -3)
5. Liechtenstein (0, 4, 0, 0, 4, 1, 10, -9)

Situation :les deux premières places semblent réservées respectivement à l'Espagne et à la République Tchèque. Mais aucune de ces deux équipes ne jouera. La Lituanie compte quatre points de retard sur la République Tchèque mais avec un match en moins qu'elle jouera au Liechtenstein. La victoire est indispensable pour les Baltes s'ils veulent continuer à croire à une place de barragiste.


Classement des deuxièmes

1. Monténégro (10, 4, 3, 1, 0, 3, 0, +3)
-------------------------------------------------
2. République Tchèque (9, 5, 3, 0, 2, 6, 3, +5)

3. Belgique (7, 5, 2, 1, 2, 12, 9, +3)

4. Portugal (7, 4, 2, 1, 1, 10, 7, +3)

5. Croatie (7, 4, 2, 1, 1, 5, 2, +3)

6. Biélorussie (7, 4, 2, 1, 1, 3, 1, +2)

7. Russie (7, 4, 2, 1, 1, 4, 3, +1)

8. Suède (6, 3, 2, 0, 1, 5, 5, 0)

9. Slovénie (4, 4, 1, 1, 2, 2, 3, -1)

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 21:10

 

En préambule de cette 11ème journée, un match avait lieu mercredi. Il s'agissait d'une rencontre comptant pour la deuxième journée entre le Krylya Sovetov Samara et le CSKA Moscou qui avait été reportée pour cause de terrain impraticable. Conformément à la logique, le club moscovite s'est facilement imposé (3-0) grâce à deux coup francs sublimes des gauchers Keisuke Honda et Zoran Tošić venus nettoyer les lucarnes du gardien international algérien de Samara Raïs Mbolhi. Entre temps, Honda s'était offert un doublé. Cette victoire permet au CSKA de se relancer dans ce championnat.
En ouverture de la journée, vendredi, s'était disputé un nouveau derby caucasien entre le Spartak Naltchik et le Terek Grozny. Sur un terrain gorgé d'eau, la rencontre a accouché d'un match nul (2-2). Le Roubine Kazan s'est quant à lui repris en atomisant (4-1) un Tom Tomsk qui semblait pourtant bien revenir ces dernières semaines. Invité surprise du haut du classement, l'Anji Makhatchkala a réalisé son premier gros coup de la saison en allant s'imposer sur le terrain du Lokomotiv Moscou (2-1), leader avant cette journée. Le club de Roberto Carlos monte quant à lui sur le podium.
La journée n'a repris que dimanche, la journée de samedi étant consacrée en Europe à la finale de la Ligue des Champions. Dans le plus chaud derby de Russie, le Zenit Saint-Pétersbourg a mis fin à sa mauvaise série en battant facilement le Spartak Moscou (3-0) grâce notamment à son duo offensif Lazović (auteur de son septième but de la saison, ce qui fait de lui le seul meilleur buteur) – Kerjakov (auteur d'un doublé). Mené 2-0 à domicile par Rostov, Samara n'a pas renoncé et à obtenu un nul méritoire (2-2) qui ne lui permet pas néanmoins de quitter la dernière place. Malgré son nul face au Kouban Krasnodar (1-1), le CSKA Moscou est le nouveau leader d'un championnat très serré. Vainqueur chez le FK Krasnodar (1-0), le Dynamo remonte à la quatrième place.
Lundi, enfin, l'Amkar Perm a battu (1-0) le Volga Nijni Novgorod et se donne un peu d'air alors que son adversaire n'en finit plus de s'enfoncer.
Au classement, une vraie césure semble se créer entre les huit premiers et les huit derniers puisque trois points séparent désormais le Spartak Moscou (huitième) du Tom Tomsk (neuvième). C'est très serré en haut de tableau puisque les quatre premiers sont a égalité de points mais le Spartak, huitième, n'est pourtant qu'à trois longueurs. Le CSKA Moscou compte toutefois un match en moins et pourrait faire le trou en tête.
Rendez-vous le 10 juin après une trêve internationale qui, ici, ne marquera pas la fin de la saison.

(PS : allez jeter un coup d'œil aux buts de cette journée, beaucoup d'entre eux sont magnifiques)


Résultats :
2ème journée (match en retard) :

Krylya Sovetov Samara 0-3 CSKA Moscou
(Buts : Keisuke Honda (13', 45'), Zoran Tošić (85'))
11ème journée :
Spartak Naltchik 2-2 Terek Grozny
(SPN : Adnan Zahirović (33'), Roman Kontsedalov (71')) ; TER : Mauricio (38'), Leandro (42' csc))
Roubine Kazan 4-1 Tom Tomsk
(RUB : Alexandr Ryazantsev (7'), Alexeï Medvedev (32'), Christian Noboa (58'), Bibras Natkho (75' sp) ; TOM : Sergueï Skoblyakov (38' sp))
Lokomotiv Moscou 1-2 Anji Makhatchkala
(LOK : Dmitri Sytchev (90'+1' sp) ; ANJ : Rassim Taguirbekov (47'), Mbark Boussoufa (79'))

Zenit Saint-Pétersbourg 3-0 Spartak Moscou
(Danko Lazović (36' sp), Alexandr Kerjakov (66', 85'))
Krylya Sovetov Samara 2-2 FK Rostov
(KRY : Ievgueni Savine (45', 55') ; ROS : Alexandru Gaţcan (29'), Roman Adamov (37'))
CSKA Moscou 1-1 Kouban Krasnodar
(CSK : Tomáš Necid (67') ; KUB : Sergueï Davydov (80'))
FK Krasnodar 0-1 Dynamo Moscou
(Fiodor Smolov (80'))
Amkar Perm 1-0 Volga Nijni Novgorod
(Georgi Peev (51'))

Classement :
(
Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. CSKA Moscou (19, 10, 5, 4, 1, 17, 7, +10)
2. Zenit Saint-Pétersbourg (19, 11, 5, 4, 2, 18, 11, +7)
3. Anji Makhatchkala (19, 11, 5, 4, 2, 10, 8, +2)
4. Dynamo Moscou (19, 11, 5, 4, 2, 15, 13, +2)
5. Lokomotiv Moscou (18, 11, 5, 3, 3, 17, 10, +7)
6. Kouban Krasnodar (18, 11, 5, 3, 3, 12, 9, +3)
7. Roubine Kazan (17, 11, 4, 5, 2, 15, 10, +5)
8. Spartak Moscou (16, 11, 5, 1, 5, 11, 14, -3)
-----------------------------------------------------------------------
9. Tom Tomsk (13, 11, 3, 4, 4, 11, 16, -5)
10. FK Rostov (12, 11, 3, 3, 5, 14, 14, 0)
11. Terek Grozny (12, 11, 3, 3, 5, 7, 12, -5)
12. Amkar Perm (12, 11, 3, 3, 5, 8, 14, -6)
13. FK Krasnodar (11, 11, 2, 5, 4, 8, 14, -6)
14. Volga Nijni Novgorod (10, 10, 3, 1, 6, 10, 9, +1)
15. Spartak Naltchik (9, 11, 1, 6, 4, 10, 14, -4)
16. Krylya Sovetov Samara (8, 11, 1, 5, 5, 7, 15, -8)

Buteurs :
1. Danko Lazovi
ć (Zenit Saint-Pétersbourg) : 7 buts
2. Pavel Golychev (Tom Tomsk) :
6 buts
3. Alexandr Kerjakov (Zenit Saint-Pétersbourg) :
5 buts
4. Sergueï Davydov (Kouban Krasnodar) ; Roman Adamov (FK Rostov) ; Gökdeniz Karadeniz, Christian Noboa (Roubine Kazan) :
4 buts

Prochaine journée :
10 juin :Terek Grozny – CSKA Moscou
Dynamo Moscou – Zenit Saint-Pétersbourg
Anji Makhatchkala – Spartak Naltchik
Tom Tomsk – Lokomotiv Moscou
Kouban Krasnodar – Amkar Perm
Spartak Moscou – Roubine Kazan
FK Rostov – FK Krasnodar
Volga Nijni Novgorod – Krylya Sovetov Samara

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:42

« Ils sont les meilleurs ». C'est par cette phrase que débute l'hymne de la Ligue des Champions. Cette compétition a été critiquée ces dernières années car souvent les équipes qui se retrouvaient en finale étaient celles qui avaient lâché leur championnat. L'exemple le plus marquant est sans doute la finale de 2007, à Athènes, où le Milan AC (4ème de Serie A) a affronté Liverpool (3ème de Premier League). Un an plus tôt, Arsenal (4ème de la Premier League, de justesse) avait atteint la finale. Mais ces dernières saisons, la finale de la Ligue des Champions a opposé des équipes au top de leur forme. Les deux derniers vainqueurs, le FC Barcelone (2009) et l'Inter Milan (2010) avaient littéralement tout gagné l'année de leur sacre.
Ce ne sera pas le cas pour le vainqueur de cette année. Le FC Barcelone et Manchester United, qui s'affronteront à Wembley samedi prochain, sont tous deux passés à côté d'un sacre en coupe nationale, à chaque fois éliminés ou battus par leur grand rival (1). Mais ils ont écrasé la concurrence en championnat et ont su franchir brillamment les étapes pour accéder à cette finale de Ligue des Champions. Ce sont donc bien « les meilleurs », les deux meilleures équipes d'Europe qui se disputeront le titre le plus prestigieux du football européen. Le champion d'Espagne contre le champion d'Angleterre. Les deux équipes dont le coefficient UEFA est le plus élevé. Pour un remake de la finale de 2009, à Rome, qui a vu le Barça triompher (2-0).

(1) Le FC Barcelone a été battu en finale de la Coupe du Roi par le Real Madrid (0-1 a.p.) tandis que Manchester United s'est fait sortir en demi-finales de la Cup par Manchester City (0-1). Le club mancunien a aussi raté le coche en Coupe de la Ligue (élimination en quarts de finale par West Ham (0-4))


FC Barcelone : la référence

Classement en championnat 2009/2010 :1er
Parcours en Ligue des Champions :
Phase de groupes :FC Barcelone – Panathinaïkos (GRE) : 5-1, 3-0
Roubine Kazan (RUS) – FC Barcelone : 1-1, 0-2
FC Barcelone – FC Copenhague (DAN) : 2-0, 1-1
Huitièmes de finale :Arsenal (ANG) – FC Barcelone : 2-1, 1-3
Quarts de finale :FC Barcelone – Chakhtar Donetsk (UKR) : 5-1, 1-0
Demi-finales :Real Madrid (ESP) – FC Barcelone : 0-2, 1-1
Bilan :12 matchs joués, 8 victoires, 3 nuls, 1 défaite, 27 buts marqués, 8 encaissés
Buteurs :
1. Lionel Messi : 11 buts
2. Pedro Rodríguez : 4 buts
3. David Villa : 3 buts
4. Daniel Alves, Xavi Hernández : 2 buts
6. Andreu Fontàs, Andrés Iniesta, Seydou Keita, Gerard Piqué, Víctor Vázquez : 1 but
Championnat 2010/2011:1er, 96 pts, 30 victoires, 6 nuls, 2 défaites, 95 buts marqués, 21 encaissés

C'est presque devenu une habitude. Cette année encore, le Barça a marqué les esprits grâce à son jeu résolument tourné vers l'offensive et à ses techniciens, notamment l'incroyable Lionel Messi, actuel double détenteur du Ballon d'Or.
Cette saison, le FC Barcelone n'aura laissé que peu de chances à ses adversaires en Ligue des Champions. Après un premier tour plutôt maitrisé dans un groupe assez facile, le Barça a connu sa première (et pour l'instant unique) défaite dans la compétition sur le terrain d'Arsenal mais il est parvenu à renverser la vapeur au retour. Au tour suivant, il n'a fait qu'une bouchée du Chakhtar Donetsk avant d'éliminer son rival historique, le Real Madrid, en demi-finales grâce principalement aux exploits de Messi, dans deux rencontres à oublier.

Le FC Barcelone est donc le favori dans cette finale. Son principal point faible se situe au niveau de son effectif sans doute un peu juste au niveau de la quantité. Ce qui a obligé l'entraîneur Guardiola à bricoler parfois, sans pour autant que les résultats ne s'en fassent ressentir. Le fait que le titre ait été rapidement acquis en championnat a toutefois permis au technicien catalan de faire tourner. Les retours de Puyol et d'Abidal en fin de saison devraient permettre au Barça d'aligner (enfin) son équipe-type pour la finale de Wembley.


Manchester United : une formidable machine à gagner

Classement en championnat 2009/2010 :2ème
Parcours en Ligue des Champions :
Phase de groupes :Manchester United – Glasgow Rangers (ECO) : 0-0, 1-0
Valence CF (ESP) – Manchester United : 0-1, 1-1
Manchester United – Bursaspor (TUR) : 1-0, 3-0
Huitièmes de finale :Marseille (FRA) – Manchester United : 0-0, 1-2
Quarts de finale :Chelsea (ANG) – Manchester United : 0-1, 1-2
Demi-finales :Schalke 04 (ALL) – Manchester United : 0-2, 1-4
Bilan :12 matchs joués, 8 victoires, 4 nuls, 18 buts marqués, 4 encaissés
Buteurs :
1. Javier Hernández : 4 buts
2. Anderson, Wayne Rooney : 3 buts
4. Bébé, Darren Fletcher, Darron Gibson, Ryan Giggs, Nani, Gabriel Obertan, Park Ji-Sung, Antonio Valencia : 1 but
Championnat 2010/2011 :1er, 80 pts, 23 victoires, 11 nuls, 4 défaites, 78 buts marqués, 37 encaissés

Manchester United est entré dans l'histoire cette saison en remportant le championnat. Ce titre était le 19ème du club, nouveau record en Angleterre devant Liverpool (18 titres). L'équipe de Sir Alex Ferguson a également réussi une formidable campagne de Ligue des Champions. Les résultats sont bel et bien au rendez-vous.
Les résultats mais pas forcément le spectacle. Cette saison, c'est par sa défense de fer et par son opportunisme plus que par son beau jeu que Manchester United s'est distingué. Ses victoires donnaient toujours le sentiment d'être acquises au forceps et laissaient généralement d'énormes regrets à l'adversaire. Mais MU donnait également le sentiment d'être invulnérable. Et ces derniers mois, le collectif s'est réveillé et l'équipe a commencé à envoyer du jeu, transformant ce monstre froid et réaliste en véritable rouleau-compresseur.
En Ligue des Champions, le premier tour a été franchi sans trop de soucis malgré des statistiques faméliques (6 buts marqués seulement... mais à peine un seul encaissé). En huitièmes de finale, Manchester United a buté sur le solide bloc de l'OM à l'aller avant de s'imposer difficilement au retour face à une équipe accrocheuse. Mais en quarts et en demi-finales, les
Red Devilsont offert de véritables récitals face à Chelsea puis surtout face à Schalke 04. Les Allemands notamment ont été surclassés à l'aller comme au retour et auraient pu prendre de véritables valises sans un grand Manuel Neuer dans les buts. Manchester United est toujours invaincu cette saison en Ligue des Champions, une compétition où il n'a encaissé que quatre buts. La tache s'annonce ardue pour Barcelone.
Manchester United a aussi la chance de posséder un effectif pléthorique, où Dimitar Berbatov, pourtant meilleur buteur de Premier League cette saison (21 buts) est régulièrement mis sur la touche au profit du jeune buteur mexicain Javier « Chicharito » Hernández, nouvelle idole du commentateur de TF1 Christian Jeanpierre.
À noter que cette finale constituera la dernière rencontre professionnelle d'Edwin van der Sar. Âgé de presque 41 ans, le légendaire gardien néerlandais voudra terminer sa brillante carrière sur une note positive. Quoi de mieux qu'une victoire en Ligue des Champions pour cela ?

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:36

La FFF retrouve des couleurs : au moment de parler d'avenir et des stades qui accueilleront l'Euro 2016, la Fédération Française de Football dévoile son projet de Coupe des Régions.

 

Cette nouvelle coupe se déroulera les saisons impaires, pendant la période habituellement occupée les saisons paires par l'Euro ou le Mondial. Ainsi et dès 2013, la 3F prévoit ce tournoi final sous forme de grande fête du football autour de 8 stades, regroupant 32 équipes par 8 groupes de 4.

 

La France se voit pour la bonne cause découpée en 4 de sorte à répartir géographiquement au mieux les 32 meilleures équipes de la saison précédente en partant du principe qu'un bon derby donne toujours une belle fête du foot.

 

Les 8 stades seront choisis sur leur aptitude à rapporter le plus fort profit aux organisateurs (!) :

pour le ¼ Nord Est, 1er stade : Lille et Lens seront en concurrence ; 2ème stade : Nancy.

pour le ¼ Nord Ouest, 1er stade : Paris ou St Denis ; 2ème stade : Rennes ou Nantes.

pour le ¼ Sud Est, 1er stade : Marseille ou Nice ; 2ème stade : Lyon ou St Etienne.

pour le ¼ Sud Ouest, 1er stade : Bordeaux ; 2ème stade : Toulouse.

 

Si cette coupe avait lieu aujourd'hui, on aurait les 8 groupes :

Groupe A : Nantes, Rennes, Lorient, Brest ;

Groupe B : PSG, Caen, Le Havre, Boulogne ;

Groupe C : Lille, Lens, Sedan, Valenciennes ;

Groupe D : Sochaux, Auxerre, Nancy, Dijon ;

Groupe E : Angers, Le Mans, Laval, Tours ;

Groupe F : Bordeaux, Toulouse, Clermont, Chateauroux ;

Groupe G : Marseille, Nice, Monaco, Arles ;

Groupe H : Lyon, St Etienne, Evian, Montpellier.

 

Avec ensuite le 1er du groupe A contre le 2ème du groupe B et ainsi de suite …

 

Charles

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:34

 

Si l'on s'en tient strictement au terrain, l'Equipe de France aura vécu une belle saison 2010-2011. Mais à l'heure où certains footballeurs sont déjà en vacances alors que d'autres préparent la finale de la Ligue des Champions, il reste un match de qualif à jouer, et deux matchs amicaux ainsi qu'un stage pour tester des nouveaux joueurs, des nouvelles associations.

 

En attendant la liste de Laurent Blanc, le BLOGaL a choisi d'emmener 35 joueurs sur la route du Championnat d'Europe dans 12 mois, avec quelques arrivées :

 

4 gardiens

Landreau, Mandanda, Lloris, Carasso

 

8 défenseurs

Abidal, Evra, Matthieu, Sakho, Benatia, Rami, Kaboul, Debuchy, Jallet

 

12 milieux

Cabaye, Martin, Cheyrou, Bodmer, M'Vila, Mavuba, Matuidi, A. Diarra, Diaby, Flamini, Balmont, Lass. Diarra

 

11 attaquants

Ribéry, Malouda, Ménez, Benzéma, Gameiro, Rémy, Trézéguet, Nasri, Valbuena, Payet, Féret

 

A suivre bientôt, le choix de LB

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:32

 

Journée 10
En raison de la finale de la Coupe de Russie qui avait lieu dimanche, la 10ème journée s'est exceptionnellement tenue le vendredi et le samedi. Le premier tiers de la première partie du championnat allait donc enfin être bouclé.
C'est par un derby caucasien que commençait, vendredi, cette 10ème journée. Pour son premier match officiel dans son nouveau stade, la Akhmad-Arena (voir l'article sur la journée précédente), le Terek Grozny a obtenu une brillante et surprenante victoire sur l'Anji Makhatchkala (1-0). Le troisième club du Caucase en lice dans le championnat, le Spartak Naltchik, est quant à lui allé faire match nul sur le terrain du Kouban Krasnodar, deuxième (1-1). L'occasion était belle pour le Lokomotiv de faire le trou en tête, mais le club moscovite n'a pu faire mieux qu'un nul sur le terrain du Roubine Kazan (0-0).
Le Zenit Saint-Pétersbourg avait donc l'occasion de s'emparer de la première place en cas de victoire samedi, très tôt le matin sur le terrain du Tom Tomsk (à 9h45 à Paris, soit 15h45 locales). Occasion manquée : le club sibérien s'est imposé (2-1) et se rapproche de la première partie du classement après des débuts difficiles. À noter, toujours dans le cadre de cette rencontre, le sixième but de la saison de Pavel Golychev qui rejoint le Serbe du Zenit Danko Lazovi
ć en tête du classement des buteurs. Le changement d'entraineur a été payant du côté de Rostov. Pour son premier match après le licenciement de son coach, l'ancien international soviétique Oleg Protassov, le club du sud a largement battu l'Amkar Perm (3-0) et se donne de l'air. Le Dynamo Moscou est remonté à la cinquième place grâce à sa victoire (1-0) sur une équipe de Samara plus que jamais lanterne rouge. Enfin, grâce à sa large victoire sur Krasnodar (4-0), le Spartak Moscou monte sur le podium alors qu'il était encore lanterne rouge au bout de deux journées.
Au classement, le Lokomotiv est toujours leader devant le Kouban Krasnodar. Le Zenit et l'Anji Makhatchkala recule tandis que le Spartak et le Dynamo font la bonne affaire. Mais le CSKA est en position de force, à seulement trois points du leader mais avec deux matchs en retard, le premier sur le terrain de Samara mercredi prochain.


Résultats :
Terek Grozny 1-0 Anji Makhatchkala
(But : Blagoy Georgiev (45'))
Kouban Krasnodar 1-1 Spartak Naltchik
(KUB : Gheorghe Bucur (64') ; SPN : Leandro (87'))
Roubine Kazan 0-0 Lokomotiv Moscou
Tom Tomsk 2-1 Zenit Saint-Pétersbourg
(TOM : Ievgueni Starikov (37'), Pavel Golychev (52') ; ZEN : Alexeï Ionov (42'))
FK Rostov 3-0 Amkar Perm
(Roman Adamov (50'), Alexandru Gaţcan (82'), Dragan Blatnjak (87'))
Dynamo Moscou 1-0 Krylya Sovetov Samara
(Andreï Voronine (48'))
Spartak Moscou 4-0 FK Krasnodar
(Ari (30', 90'+2'), Artiom Dziouba (51', 65'))

Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Lokomotiv Moscou (18, 10, 5, 3, 2, 16, 8, +8)
2. Kouban Krasnodar (17, 10, 5, 2, 3, 11, 8, +3)
3. Spartak Moscou (16, 10, 5, 1, 4, 11, 11, 0)
4. Zenit Saint-Pétersbourg (16, 10, 4, 4, 2, 15, 11, +4)
5. Dynamo Moscou (16, 10, 4, 4, 2, 14, 13, +1)
6. Anji Makhatchkala (16, 10, 4, 4, 2, 8, 7, +1)
7. CSKA Moscou (15, 8, 4, 3, 1, 13, 6, +7)
8. Roubine Kazan (14, 10, 3, 5, 2, 11, 9, +2)
----------------------------------------------------------------------------
9. Tom Tomsk (13, 10, 3, 4, 3, 10, 12, -2)
10. FK Rostov (11, 10, 3, 2, 5, 12, 12, 0)
11. Terek Grozny (11, 10, 3, 2, 5, 5 10, -5)
12. FK Krasnodar (11, 10, 2, 3, 5, 8, 13, -5)
13. Volga Nijni Novgorod (10, 9, 3, 1, 5, 10, 8, +2)
14. Amkar Perm (9, 10, 2, 3, 5, 7, 14, -7)
15. Spartak Naltchik (8, 10, 1, 5, 4, 8, 12, -4)
16. Krylya Sovetov Samara (7, 9, 1, 4, 4, 5, 10, -5)

Buteurs :
1. Pavel Golychev (Tom Tomsk) ; Danko Lazović (Zenit Saint-Pétersbourg) :
6 buts
3. Gökdeniz Karadeniz (Roubine Kazan) :
4 buts

Matchs à venir

2ème journée (match en retard) :
25 mai :17h00 :Krylya Sovetov Samara – CSKA Moscou

11ème journée :
27 mai :15h00 : Spartak Naltchik – Terek Grozny
16h45 : Roubine Kazan – Tom Tomsk
17h15 :Lokomotiv Moscou – Anji Makhatchkala
29 mai :12h00 : CSKA Moscou – Kouban Krasnodar
14h00 : Zenit Saint-Pétersbourg – Spartak Moscou
16h15 : Krylya Sovetov Samara – FK Rostov
18h30 : FK Krasnodar – Dynamo Moscou
30 mai :
15h30 : Amkar Perm – Volga Nijni Novgorod


Coupe de Russie, finale
À l'image de son homologue espagnole, la finale de la Coupe de Russie ne se déroule pas dans un lieu fixe chaque année, et ce depuis 2009. Sans doute pour éviter de favoriser les clubs moscovites, toujours présents en finale sauf en 2010 (Zenit Saint-Pétersbourg – Sibir Novossibirsk). Après Khimki (en 2009) puis Rostov l'an dernier, c'était cette fois autour de Iaroslavl d'accueillir la finale. Cette ville de 600.000 habitants est située à près de 300 km au nord-est de Moscou et son centre historique est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La finale a lieu dans le stade Chinnik, dont le nom est éponyme de celui du club de la ville, ancien membre de l'élite relégué en deuxième division fin 2008. Il peut contenir 23.000 personnes mais devrait voir sa capacité augmenter pour atteindre les 45.000 places dans le cadre de la Coupe du Monde 2018, que la Russie va accueillir.
Mais revenons à cette finale, qui opposait donc le CSKA Moscou au champion 1995, actuel leader du championnat de deuxième division, l'Alania Vladikavkaz. Qui allait succéder au Zenit Saint-Pétersbourg ?
Les deux équipes avaient bien entendu pour objectif principal de remporter le trophée. Mais le CSKA avait également pour ambition de devenir seul détenteur du record de coupes remportées (5 avant la rencontre, a égalité avec le Lokomotiv Moscou) tandis que l'Alania Vladikavkaz voulait s'éviter un tour supplémentaire en Ligue Europa. Sa place en finale l'autorisait de toute façon à participer à cette compétition (puisque le CSKA était déjà qualifié pour la Ligue des Champions via le championnat) mais une victoire lui faisait directement accéder aux barrages alors qu'une défaite l'obligerait à passer par le troisième tour préliminaire.
Favori, le CSKA ouvrait le score au bout de treize minutes grâce à son attaquant international ivoirien Seydou Doumbia. Mais le Brésilien du club d'Ossétie du Nord (1) (si, si c'est possible!) Danilo Neco égalisait dix minutes plus tard. Seydou Doumbia va finalement inscrire un deuxième but à vingt minutes du terme pour donner la victoire à son équipe.
C'est la sixième victoire (après 2002, 2005, 2006, 2008 et 2009) du CSKA Moscou en Coupe. L'ancien club de l'Armée rouge est désormais seul détenteur du record du nombre de victoires de la compétition.
On connait désormais la répartition des clubs russes en Ligue Europa la saison prochaine. Le Lokomotiv Moscou, cinquième, initialement qualifié pour le troisième tour préliminaire, rejoint le Spartak en barrages. L'Alania Vladikavkaz se qualifie quant à lui pour le troisième tour préliminaire. C'est la deuxième fois que la Russie envoie un club de deuxième division en coupe d'Europe après le Terek Grozny, qualifié pour la Coupe de l'UEFA 2004 après sa victoire surprise en Coupe en 2004.
Conséquence de la tenue de cette finale : le CSKA n'a pu jouer cette semaine en championnat sur le terrain du Volga Nijni Novgorod. La rencontre a été reportée au 21 juillet.

(1) L'Ossétie est divisée en deux régions. L'Ossétie du Nord (capitale : Vladikavkaz) appartient à la Russie tandis que l'Ossétie du Sud (capitale : Tskhinvali) appartient à la Géorgie. Cette dernière est le théâtre d'un conflit sécessionniste qui a entraîné un litige frontalier entre la Russie et la Géorgie qui a mené à une guerre entre les deux pays durant l'été 2008.

Résultats :
CSKA Moscou2-1 Alania Vladikavkaz (D2)
(CSK : Seydou Doumbia (13', 69') ; ALA : Danilo Neco (23'))

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 20:48

 

Résumé du chapitre précédent :
Nommé sélectionneur en juillet 2004 après le fiasco de l'Euro, Raymond Domenech sait rapidement qu'il doit faire sans de nombreux cadres pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2006. Mais sa jeune et inexpérimentée équipe a bien du mal à s'en sortir et est mal placée pour se qualifier pour le Mondial.



Chapitre II : road to Berlin

IL EST DE RETOUR ! Le 3 août 2005, près d'un an après l'annonce de sa retraite internationale, Zinedine Zidane fait enfin son retour avec l'équipe de France, accompagné par Claude Makelele et Lilian Thuram. Annoncé comme un canular par le journal L'Équipe durant le mois d'avril, ce retour a été rendu possible par le lobbying de Raymond Domenech, appuyé par son relais Patrick Vieira, auprès du joueur du Real Madrid qui disait ressentir un manque durant les trêves internationales. Une voix entendue dans la nuit (celle de son frère!) aurait achevé de le convaincre de prendre la décision de revenir.
Le retour du capitaine et meneur de jeu de cette équipe ainsi que ceux de Makelele et Thuram sont nécessaires pour une équipe mal en point dans la course à la qualification pour le Mondial 2006 et qui a perdu sept places au classement FIFA en quelques mois (de la deuxième à la neuvième place). De plus, deux déplacements difficiles, en Irlande puis en Suisse, attendent les Bleus sur la route qui mène à l'Allemagne.
Mais c'est par un match amical que l'équipe de France démarre la saison 2005/2006. Pour la première fois de leur histoire, les Bleus affrontent à Montpellier la Côte d'Ivoire, le 17 août. Face à la nation montante du football africain, ils s'imposent sans trembler (3-0). L'effet « retour des anciens » ? Zinedine Zidane aura fêté son retour par un but et Claude Makelele aura réalisé un très bon match. Seul point noir : la sortie sur blessure de Thuram au bout de 23 minutes.
L'équipe de France renoue avec les éliminatoires de la Coupe du Monde 2006 le 3 septembre avec la réception des modestes Îles Féroé. La victoire attendue a eu lieu (3-0) grâce notamment à un excellent Djibril Cissé, auteur d'un doublé et à l'origine du troisième but. Quatre jours plus tard, un terrible déplacement attend les Bleus du côté de Lansdowne Road, à Dublin, en Irlande. D'une sublime frappe enroulée (ici, avec le défunt Thierry Gilardi aux commentaires), Thierry Henry offre aux Français une victoire capitale (1-0). La qualification n'est plus très loin.
Les Bleus retrouvent les éliminatoires du Mondial le 8 octobre. Une victoire en Suisse, dans un Stade de Suisse (Berne) flambant neuf et la France validera son billet pour l'Allemagne. Problème : après les blessures successives de Thierry Henry puis de David Trezeguet, l'équipe de France n'a plus vraiment de solutions en attaque. Djibril Cissé semble être le choix qui s'impose mais Domenech surprendra tout le monde en préférant aligner ce jour-là un Sylvain Wiltord non spécialiste du poste à la pointe de l'attaque française. Cissé entre néanmoins à la pause et se distingue en ouvrant le score peu après son entrée en jeu. La France n'a plus qu'à tenir pour arracher sa qualification mais les Helvètes égalisent à dix minutes du terme grâce à un coup franc de Ludovic Magnin malencontreusement dévié par Lilian Thuram. Score final : 1-1. Conséquence : pour se qualifier, la France devra battre Chypre le 12 octobre au Stade de France. En cas de nul ou de défaite suisse, qui se déplace en Irlande, cette condition sera suffisante, sinon il faudra absolument aux Bleus s'imposer avec un écart minimum de quatre buts supérieur à celui de la Suisse (si la Suisse gagne 1-0, la France devra gagner 5-0...). Grâce à des buts de Zidane, Wiltord et Dhorasoo (son premier en sélection), les Bleus prennent rapidement les devants et pendant ce temps le score est toujours nul et vierge entre l'Irlande et la Suisse. La deuxième période se déroule cependant beaucoup moins bien, avec un Djibril Cissé incroyablement inefficace. Ludovic Giuly ajoute un quatrième et dernier but dans une fin de match sous tension. Le soulagement éclate finalement lorsque le coup de sifflet final retentit à Dublin, scellant un nul (0-0) entre l'Irlande et la Suisse. L'équipe de France termine assez miraculeusement en tête de son groupe et pour que la fête soit complète Raymond Domenech décide de faire entrer Franck Jurietti pour terminer le match. L'ancien latéral de Bordeaux s'est ainsi offert une carrière internationale de cinq secondes avec l'équipe de France, un nouveau record.
La France finit donc en tête d'un groupe incroyablement serré, où les quatre équipes de tête (France, Suisse, Israël et Irlande) se sont tenues en trois points et ont toujours fait match nul entre elles tout en battant Chypre et les Îles Féroé. Seule exception : la victoire des Bleus en Irlande, qui aura au final été déterminante. L'équipe de France termine ces éliminatoires avec 20 points (5 victoires et 5 nuls), 14 buts marqués contre 2 encaissés.
La qualification enfin acquise, Raymond Domenech et ses hommes peuvent donc enfin s'atteler à préparer la Coupe du Monde 2006 en Allemagne. Première étape de la préparation en novembre 2005 avec deux matchs amicaux, face au Costa Rica (le 9, à Fort-de-France, dans le cadre d'un hommage aux Martiniquais décédés dans le vol 708 de la West Caribbean) puis à l'Allemagne (le 12, à Saint-Denis). Surprise dans la liste de Raymond Domenech : Nicolas Anelka fait son retour trois ans et demi après sa dernière sélection.
L'attaquant de Fenerbahçe est même titularisé sur la terre de ses origines face au Costa Rica aux côtés de Thierry Henry. Cette rencontre marque aussi le retour de Fabien Barthez dans les cages, de retour après une longue suspension mais désormais mis en concurrence avec Grégory Coupet qui a assuré un excellent intérim. Le gardien historique de France 98 réalise une piètre première période en encaissant deux buts avec une erreur d'appréciation coupable sur la deuxième réalisation costaricaine. Mais au prix d'une seconde période incroyable, et alors qu'elle était menée 0-2 à la pause, l'équipe de France parviendra à s'imposer 3-2 grâce à Anelka, Cissé et Henry. Explosion de joie à Fort-de-France ! Et si une équipe était née ce jour-là ? Beaucoup moins enthousiasmant est le match face à l'Allemagne, qui se solde par un match nul et vierge qui permet néanmoins à la France de finir l'année 2005 invaincue.
Le 9 décembre a lieu à Leipzig le tirage au sort du Mondial 2006. Malgré ses résultats récents, l'équipe de France est tête de série. Elle est placée dans le groupe G. Raymond Domenech grimace et pour cause : les Bleus vont retrouver la Suisse, aux côtés de la Corée du Sud et du Togo. Un groupe accessible, finalement.

C'est sur un autre tirage au sort que débute l'année 2006 : celui des éliminatoires de l'Euro 2008, le 27 janvier à Montreux, en Suisse. Tête de série, la France hérite cette fois d'un groupe bien plus compliqué avec son traditionnel rival italien, l'Ukraine, l'Écosse, la Lituanie, la Géorgie (deux sélections qui n'ont encore jamais affronté la France) et les Îles Féroé. Un groupe à sept équipes, douze matchs à jouer : c'est un véritable parcours du combattant qui attend les Bleus. Mais avant de penser à l'Euro, il y a une Coupe du Monde à disputer.
Le calendrier étant surchargé, il n'y a plus beaucoup de place pour les matchs internationaux. Seule une date est disponible avant l'annonce des listes, le 15 mai. Le 1er mars, la France affronte la Slovaquie au Stade de France, sans Makelele (laissé au repos) et sans Gallas, blessé et absent pour la première fois d'un match de l'équipe de France depuis le début de l'ère Domenech. Deux joueurs font en revanche leur retour dans la liste après une longue absence : Philippe Mexès et Louis Saha (Eurosport titrera à ce sujet sur son site internet : « Louis – Philippe : retour royal »). Plus surprenant, le sélectionneur français fait appel à deux novices : François Clerc et Jérémy Toulalan. Aucun des joueurs précédemment cités n'est toutefois présent sur la pelouse face aux Slovaques. Emmenée par un duo offensif Anelka – Trezeguet, l'équipe de France domine mais bute sur le portier slovaque Ľuboš Hajdúch, qui fête ce soir-là sa première sélection. Et sur deux frappes improbables en seconde période, l'équipe de France s'incline malgré l'égalisation entre temps de Sylvain Wiltord sur un penalty discutable. Cette première défaite de l'ère Domenech inquiète à une centaine de jours du coup d'envoi du Mondial allemand.
Information importante : le 25 avril, Zinedine Zidane annonce la fin de sa carrière à l'issue du Mondial 2006. Ce sont donc ses derniers matchs qu'il jouera en Allemagne. Reste à savoir jusqu'où iront les Bleus.
Arrive donc le 15 mai, date limite décidée par la FIFA pour le dépôt des listes finales de joueurs pour la Coupe du Monde 2006. Raymond Domenech décide d'écarter Robert Pires, sans surprise, mais également Ludovic Giuly et Nicolas Anelka. L'absence du premier cité n'est qu'une demi-surprise car il ne semblait plus faire partie depuis longtemps des plans du sélectionneur malgré une bonne fin de saison avec Barcelone. Ne pas voir le second est en revanche plus surprenant étant donné qu'il semblait enfin sur la voie de la rédemption chez les Bleus. Ses trois précédents matchs en sélection ont été de plus d'excellente facture. À un degré moindre, les absences de Sidney Govou et de Jérôme Rothen sont également des surprises car ces joueurs avaient la confiance de Domenech. On note aussi dans cette liste les retours de Louis Saha et Mickaël Silvestre, qui ont réalisé une bonne fin de saison sous le maillot de Manchester United. Et comme il faut toujours des surprises, Raymond Domenech a aussi choisi d'emmener avec lui Franck Ribéry, révélation de la saison avec Marseille, et plus surprenant encore Pascal Chimbonda, élu meilleur latéral droit du championnat anglais sous le maillot de Wigan. La « guerre des goals » est quant à elle enfin tranchée : Fabien Barthez sera le numéro 1 au détriment de Grégory Coupet. Le sélectionneur a préféré la légitimité à la forme du moment. Ce choix ne satisfera pas le portier lyonnais qui sera à deux doigts de quitter le groupe lors du stage de Tignes.
La liste finale ressemble finalement beaucoup à celle qui a échoué au Portugal (16 joueurs sur 22) deux ans auparavant, ce qui marque l'échec de la reconstruction prônée par Raymond Domenech. Jamais l'équipe de France n'aura aligné une équipe aussi âgée. Voici cette liste :

Gardiens :
(1) Mickaël Landreau (date de naissance : 14/05/1979, club : Nantes)
(16) Fabien Barthez (28/06/1971, Marseille)
(23) Grégory Coupet (31/12/1972, Lyon)

Défenseurs :
(2) Jean-Alain Boumsong (14/12/1979, Newcastle (ANG))
(3) Éric Abidal (11/09/1979, Lyon)
(5) William Gallas (17/08/1977, Chelsea (ANG))
(13) Mickaël Silvestre (09/08/1977, Manchester United (ANG))
(15) Lilian Thuram (01/01/1972, Juventus Turin (ITA))
(17) Gaël Givet (09/10/1981, Monaco)
(19) Willy Sagnol (18/03/1977, Bayern Munich (ALL))
(21) Pascal Chimbonda (21/02/1979, Wigan (ANG))

Milieux :
(4) Patrick Vieira (23/06/1976, Juventus Turin (ITA))
(6) Claude Makelele (18/02/1973, Chelsea (ANG))
(7) Florent Malouda (13/06/1980, Lyon)
(8) Vikash Dhorasoo (10/10/1973, Paris Saint-Germain)
(10) Zinedine Zidane(c) (23/06/1972, Real Madrid (ESP))
(18) Alou Diarra (15/07/1981, Lens)
(22) Franck Ribéry (07/04/1983, Marseille)

Attaquants :
(9) Djibril Cissé (12/08/1981, Liverpool (ANG))
(11) Sylvain Wiltord (10/05/1974, Lyon)
(12) Thierry Henry (17/08/1977, Arsenal (ANG))
(14) Louis Saha (08/08/1978, Manchester United (ANG))
(20) David Trezeguet (15/10/1977, Juventus Turin (ITA))

Après le classique stage de préparation à Tignes, l'équipe de France entame sa préparation par un match amical contre le Mexique, au Stade de France, le 27 mai. Quelques faits marquants autour de cette rencontre : c'est la centième sélection en équipe de France de Zinedine Zidane et son dernier match au Stade de France ; Raymond Domenech choisit un système en 4-4-2 avec un trio Vieira-Makelele-Malouda derrière Zidane ; William Gallas est (enfin) installé dans l'axe de la défense aux côtés de Lilian Thuram, laissant le poste de latéral gauche à un vrai spécialiste en la personne d'Éric Abidal. Les Bleus peinent, à l'image de l'inefficace duo offensif Cissé-Trezeguet. Seul un éclair de Malouda juste avant la pause permet à l'équipe de France de s'imposer (1-0).
Pour son deuxième match de préparation, quatre jours plus tard, l'équipe de France quitte le froid et hostile public de Saint-Denis pour Lens où elle reçoit un meilleur accueil avant d'affronter le Danemark. Avec un milieu et une défense inchangée mais avec un duo d'attaque Saha-Henry, les Bleus réalisent une meilleure prestation et s'imposent 2-0. Henry avait rapidement ouvert le score avant que Wiltord ne donne plus d'ampleur au succès des Bleus en doublant la mise sur un penalty provoqué par Franck Ribéry qui entrait en jeu pour la deuxième fois après le match face au Mexique.
Dernière étape de la préparation le 7 juin, soit deux jours avant le coup d'envoi de la compétition, du côté de Saint-Étienne pour la première confrontation de l'histoire entre la France et la Chine. Le premier fait du match est un drame : Djibril Cissé doit céder sa place après 13 minutes de jeu après une double fracture tibia-péroné. Pas de Mondial pour le joueur de Liverpool qui était pourtant annoncé titulaire. Son remplaçant David Trezeguet ouvre le score à la demi-heure de jeu. En deuxième période, Zidane manque un penalty et la Chine égalise à vingt minutes du terme, toujours sur penalty. La France semble se diriger tout droit vers un match nul qui ferait tache mais un incroyable but contre son camp d'un défenseur chinois qui voulait simplement dégager un centre de Franck Ribéry redonne l'avantage aux Bleus en toute fin de match (ici) avant qu'un dernier but de Thierry Henry ne vienne donner plus d'ampleur au succès français.
Quelques enseignements à tirer de ces matchs : le 4-4-2 en losange ne semble pas fonctionner, Patrick Vieira n'est pas adapté au poste de milieu « axial droit » et semble complètement hors de forme à l'instar de Zinedine Zidane et Franck Ribéry a réalisé de très bonnes entrées en jeu. Alors que l'on attendait Nicolas Anelka, c'est finalement Sidney Govou, un ailier, qui remplace Djibril Cissé, blessé, dans le groupe qui ira en Allemagne. Signe d'un changement de stratégie ?
Malgré ce pessimisme ambiant, l'engouement est de retour juste avant le coup d'envoi de la compétition. Sorte d' « effet Coupe du Monde ». La France ne possède t-elle pas des joueurs qui sont titulaires à leur poste dans les plus grands clubs européens ?

Raymond Domenech semble en tout cas avoir tiré les enseignements des matchs de préparation au moment du premier match des Bleus dans la compétition, le 13 juin à Stuttgart face à la Suisse. C'est la cinquième fois en trois ans qu'ils affrontent une sélection helvète de plus en plus coriace (1). Au coup d'envoi, l'équipe de France est alignée en 4-2-3-1. Unique certitude en attaque, Thierry Henry est finalement aligné seul en pointe derrière une ligne offensive composée de Wiltord, Zidane et Ribéry, titulaire surprise en lieu et place de Malouda, victime d'hémorroïdes. Patrick Vieira est aligné quant à lui à la récupération aux côtés de Claude Makelele. Ce système est censé permettre à tous les joueurs d'évoluer à leur meilleur poste tout en déchargeant Zinedine Zidane des taches défensives. Dans la fournaise de Stuttgart, la France est tout d'abord victime de l'arbitrage après qu'une main du défenseur suisse Patrick Müller en pleine surface n'ait pas été sifflée. L'intention avait pourtant claire d'autant plus que le tir de Thierry Henry semblait prendre le chemin des filets. Le poteau puis Barthez évitent ensuite à la France une déconvenue avant que Dhorasoo ne manque en toute fin de match l'occasion de remporter la mise pour les Bleus. Score final : 0-0. Inquiétant.
Une réaction est attendue à Leipzig, le 18 juin, face à la Corée du Sud. Le système reste le même, l'équipe aussi à une exception près : Florent Malouda revient à la place d'un Ribéry encore tendre. La rencontre débute sous les meilleurs auspices : Thierry Henry ouvre le score après seulement neuf minutes. C'est le premier but français en Coupe du Monde depuis le but inscrit par Emmanuel Petit en finale du Mondial 1998 ! À l'image de Patrick Vieira, les Bleus paraissent en meilleure forme. Le milieu de la Juventus parvient même à inscrire un but de la tête sur corner, injustement refusé alors que le ballon avait entièrement franchi la ligne de but. Encore une erreur d'arbitrage qui finira par coûter cher aux Bleus. La fin de match est catastrophique : Park Ji-Sung profite d'un enchaînement d'erreurs défensives pour égaliser à la 81ème minute. Pire encore : Éric Abidal et Zinedine Zidane sont avertis en fin de match, ce qui les privera du dernier match face au Togo. Le meneur de jeu des Bleus sort durant les arrêts de jeu et lance un regard noir à son sélectionneur. Score final : 1-1. La situation est grave : la France n'est que troisième de son groupe (2 pts) derrière la Suisse et la Corée du Sud (4 pts). Mais elle n'est pas désespérée pour autant puisqu'une victoire sur le Togo par au moins deux buts d'écart suffit, sauf en cas de victoire de l'une ou l'autre des deux équipes dans le match Suisse – Corée du Sud.
Cologne, le 23 juin. La France affronte le Togo pour un match décisif et doit faire sans Abidal et Zidane, qui fête ce jour-là ses 34 ans. Silvestre remplace poste pour poste Abdial tandis que David Trezeguet est titularisé en pointe aux côtés de Thierry Henry dans un 4-4-2 où une nouvelle chance est donnée à Franck Ribéry, titulaire au poste de milieu droit. Les occasions manquées sont nombreuses pour les Bleus en première période. Mais, première bonne nouvelle, la Suisse ouvre le score à la 23ème minute face à la Corée du Sud. Une victoire suffit désormais, peu importe le score. L'équipe de France fait ensuite le travail en deuxième mi-temps : un Patrick Vieira retrouvé ouvre le score le jour de son anniversaire, lui aussi (30 ans) à la 55ème minute avant que Thierry Henry ne double la mise six minutes plus tard. Score final : 2-0 et mission accomplie ! Mais comme la Suisse s'est de son côté imposée face à la Corée du Sud (2-0), la France ne termine qu'à la deuxième place de son groupe, ce qui la condamne à retrouver une Espagne flamboyante durant le premier tour en huitièmes de finale.

Il faut savoir qu'à cette époque l'Espagne n'est pas la machine qu'elle est aujourd'hui. Elle a du passer par les barrages pour se qualifier mais elle a réussi à remporter ses trois matchs du premier tour dans un groupe certes largement à sa portée (4-0 face à l'Ukraine, 3-1 face à la Tunisie, 1-0 face à l'Arabie Saoudite en faisant largement tourner). La prudence est de mise côté français... mais pas en Espagne, où Marca annonce « vamos a jubilar a Zidane » (on va envoyer Zidane à la retraite). Ce à quoi Éric Abidal a répondu en conférence de presse, avec une pointe d'ironie : « le ballon ils ne l'auront pas, ce sera à eux de venir le chercher. Parce que nous on a Zidane, eux ils ne l'ont pas ».
Après les provocations et autres petites phrases, place au jeu ! Ce huitième de finale a lieu du côté de Hanovre, le 27 juin. Profitant du retour de suspension de son capitaine, Raymond Domenech décide de revenir au 4-2-3-1. David Trezeguet sort de l'équipe mais Franck Ribéry est maintenu sur le côté droit. Enfin, Éric Abidal est de retour après avoir purgé sa suspension. La partie démarre mal pour les Bleus qui concèdent un penalty pour une faute dans la surface de Thuram sur Pablo Ibáñez. David Villa, qui n'est à l'époque qu'un jeune joueur relativement méconnu, transforme la sentence à la 28ème minute et donne l'avantage à la Roja. La France revient rapidement grâce au premier but international de Franck Ribéry à la 41ème minute. Une égalisation au meilleur moment possible. Dans les dernières minutes, les Bleus plient définitivement l'affaire. Patrick Vieira donne l'avantage à l'équipe de France de la tête (83') avant que Zinedine Zidane ne porte le coup de grâce après un slalom magnifique dans la défense ibérique (ici) dans les arrêts de jeu. Vieira – Zidane : le duo symbole des difficultés des Tricolores avant la compétition est celui qui porte désormais l'équipe de France vers le haut. Victoire des Bleus (3-1, c'est à ce jour la dernière défaite de l'Espagne dans un match à élimination directe en compétition officielle si l'on excepte la Coupe des Confédérations) qui retrouveront le Brésil, le 1er juillet. Et leçon d'humilité donnée ce jour-là aux médias espagnols.

Avant le Mondial, le Brésil était désigné comme LE favori. Depuis leur victoire durant le Mondial asiatique en 2002, les Brésiliens ont tout raflé : la Copa America 2004 puis la Coupe des Confédérations 2005. Du reste, ils se sont facilement qualifiés pour cette Coupe du Monde en remportant les qualifications sud-américaines. Sur le terrain, la Seleção aligne une équipe de rêve, bien que vieillissante. Chaque ligne présente son lot de cracks et le quatuor offensif Kaká – Ronaldinho – Ronaldo – Adriano n'a pas d'équivalent dans le monde. Pourtant le Brésil, à l'image de Ronaldinho, n'est pas flamboyant depuis le début de la compétition et ses résultats (quatre victoires en autant de matchs) sont assez trompeurs.
Les prestations de son équipe n'ont sans doute pas échappé à Carlos Alberto Parreira au moment d'affronter une équipe de France sur une bonne dynamique et qui est réputée pour être la bête noire du Brésil. À Francfort, le sélectionneur brésilien décide d'adopter une tactique plus prudente, en 4-2-3-1, laissant Adriano sur le banc au profit de Juninho. Raymond Domenech conserve la même équipe que celle qui a affronté l'Espagne : c'est désormais SON équipe-type.
Les craintes brésiliennes étaient fondées. La France domine les débats grâce à un Zinedine Zidane de gala, qui semble avoir retrouvé les jambes de ses 20 ans. Roulettes, sombreros, passements de jambe, le n°10 déroule toute la panoplie du grand technicien sous les yeux de Brésiliens médusés (ici). Zizou parachève son récital en offrant sur coup franc le but de la victoire à Thierry Henry à la 57ème minute. Le buteur d'Arsenal marque enfin sur une passe décisive du meneur de jeu français, en profitant bien du marquage fantôme de Roberto Carlos. Malgré quelques frayeurs en fin de rencontre, les Bleus s'imposent avec la manière et avec une confiance et une maitrise qui semblent inébranlables (voir icicette lucarne assez drôle). Ils ont réalisé un exploit que l'on pensait impossible à réaliser quelques semaines plus tôt. Les voici prêts à disputer la quatrième demi-finale de Coupe du Monde de leur histoire, face au Portugal.

Ce match, programmé le 5 juillet à Munich, se déroule dans un contexte toujours très particulier. Premièrement, trois joueurs portugais évoluent en Ligue 1 (Pauleta au PSG, Tiago à Lyon et Helder Postiga à Saint-Étienne). Deuxièmement, une forte communauté portugais réside en France. Et enfin, peu de gens auront oublié cette demi-finale de l'Euro 2000 où les Bleus étaient parvenus à battre les Lusitaniens au bout de la prolongation grâce à un penalty de Zinedine Zidane encore très contesté du côté du Portugal (pour les nostalgiques, c'est par ici). À l'occasion de ce match, Raymond Domenech reconduit l'équipe qui a battu l'Espagne et le Brésil.

Face au vice-champion d'Europe 2004, la France éprouve les pires difficultés mais elle obtient contre le cours du match un penalty à la demi-heure de jeu, que se charge de transformer Zinedine Zidane. La France tient ensuite bon grâce à une défense solide, emmenée par un Lilian Thuram de gala. Face à des Portugais réputés truqueurs et accrocheurs, l'objectif est aussi de ne pas prendre de cartons synonymes de suspension pour la finale. Seul Louis Saha écope finalement d'un avertissement suspensif. Score final : 1-0. Ce fut très difficile face au Portugal, la manière n'y était pas mais peu importe : huit ans après, l'équipe de France retrouve une finale de Coupe du Monde. Le pari de Raymond Domenech est réussi, lui qui avait donné rendez-vous aux Français le 9 juillet, avant la compétition. Reste maintenant à concrétiser.

L'ultime adversaire des Bleus dans cette Coupe du Monde 2006 est l'Italie, un autre rival traditionnel qui n'a pas encore digéré la finale de l'Euro 2000 (les nostalgiques, c'est encore ici) et déterminé à prendre sa revanche par tous les moyens. Retrouver l'Italie en finale est quelque peu surprenant puisque beaucoup des joueurs de la Squadra Azzura évoluent à cette époque à la Juventus, un club alors mouillé dans un scandale impliquant des arrangements dans le choix des arbitres. Mais en dépit de cette affaire les Italiens réalisent un excellent Mondial durant lequel ils ont notamment éliminé l'organisateur allemand en demi-finales.
La tache s'annonce délicate pour l'équipe de France dans cette finale. Les Bleus démarrent de la meilleure des manières possibles : en tout début de match, l'arbitre argentin Horacio Elizondo siffle un penalty généreux pour les Français, la faute de Materazzi sur Malouda ne semblant en effet pas évidente. Qui s'élance pour tirer ce penalty ? Zinedine Zidane bien sur. Pour le dernier match de sa carrière, le numéro 10 des Bleus réalise une magistrale Panenka, qui touche la transversale, franchit la ligne, retouche la transversale avant de sortir. Le tout face à Gianluigi Buffon, le meilleur gardien du monde ! Au bout de sept minutes de jeu, les Bleus mènent 1-0 et sont en route vers la légende.
Loin d'être assommée, l'Italie prend par la suite peu à peu le contrôle du match. Et ce qui devait arriver arriva à la 19ème minute : Éric Abidal concède bêtement un corner que Andrea Pirlo dépose sur la tête de Marco Materazzi. Le défenseur central italien rattrape son erreur initiale sur le penalty en catapultant le ballon au fond des filets de Fabien Barthez. 1-1, un score plus conforme à la physionomie du match. L’Italie manque même de prendre l'avantage à la 36ème minute : toujours Pirlo au corner mais cette fois c'est Luca Toni qui prend le ballon de la tête... et cette fois la transversale sauve Barthez. À la pause, la France s'en sort plutôt bien avec ce score de un partout.
Les intentions françaises sont meilleures en seconde période mais un événement viendra tout chambouler. 56ème minute : Patrick Vieira, énorme depuis quelques matchs, doit céder sa place sur blessure. Le joueur ne se sentait visiblement pas bien physiquement comme le prouve son marquage approximatif sur le but de l'égalisation. Deux minutes avant, les Bleus auraient pu bénéficier d'un penalty pour une nouvelle faute de Materazzi sur Malouda, bien réelle cette fois mais non sanctionnée par l'arbitre, sans doute dans une volonté de compenser le premier penalty plutôt généreux. Mais plutôt que de faire rentrer un attaquant supplémentaire pour mettre la pression sur une équipe italienne de plus en plus à la peine, Raymond Domenech choisit de faire du poste pour poste en faisant entrer Alou Diarra.
Luca Toni pense avoir donné l'avantage à l'Italie à la 62ème minute mais son but était logiquement refusé pour hors-jeu. Les Italiens se procurent une autre grosse occasion en fin de match (77') par Pirlo, dont le coup franc passait juste à côté des buts de Barthez. Il reste dix minutes dans le temps réglementaire quand Zinedine Zidane se plaint d'une vive douleur à l'épaule. Malgré la douleur, le capitaine des Bleus restera sur le terrain. 1-1 à la fin du temps réglementaire et place aux prolongations.
L'entame des trente minutes additionnelles est française. Le néophyte Franck Ribéry manque l'occasion de donner l'avantage aux siens à la 99ème minute mais sa frappe croisée passe à côté des cages d'un Buffon cette fois archi-battu. Dans la foulée, Raymond Domenech fait entrer Trezeguet (enfin) puis Wiltord, les deux buteurs de la finale de l'Euro 2000.
L'un des tournants du match se situe à la 103ème minute : Zinedine Zidane reprend de la tête un excellent centre de Sagnol mais Buffon réalise une parade extraordinaire, empêchant le meneur de jeu des Bleus d'entrer définitivement dans la légende. C'est sur un autre coup de tête que Zinedine Zidane se distinguera huit minutes plus tard. Provoqué par Marco Materazzi, le joueur du Real Madrid frustré à la fois par son raté et par sa blessure assène un violent coup de boule dans le plexus de l'infâme défenseur italien. On se souvient encore des paroles prononcées à ce moment-là par feu Thierry Gilardi : « Pas ça, Zinedine... Oh non ! Oh non, pas ça ! Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait ! ». L'arbitre n'hésite pas à sortir le carton rouge, offrant une bien triste sortie au meneur de jeu français. Plus rien de notable ne se déroule jusqu'à la fin du temps réglementaire et ce sont donc les tirs aux but qui vont déterminer le nouveau champion du monde.
Andrea Pirlo est le premier à s'élancer. Spécialiste de l'exercice, il ne tremble pas et marque. Sylvain Wiltord égalise pour l'équipe de France mais Materazzi redonne l'avantage aux Italiens. Vient alors le tour de David Trezeguet, bien décidé à jouer de nouveau un vilain tour à l'Italie. Le joueur de la Juventus frappe fort... sur la barre transversale ! Si Abidal et Sagnol parviennent à marquer les deux tirs aux buts français suivants, c'est aussi le cas de De Rossi et de Del Piero côté italien. Fabio Grosso a le but du titre de champion du monde au bout du soulier. Son tir bat Fabien Barthez et offre la victoire à l'Italie.
Les regrets français seront éternels tant les Bleus ont manqué à plusieurs reprises l'occasion de faire la différence. Reste aussi un sentiment d'inachevé par rapport à la sortie de Zidane : qu'a dit Materazzi ? L'arbitre a t-il utilisé la vidéo pour sanctionner Zidane, et ce alors qu'il était loin de l'action ?
Mais surtout, à qui imputer cet échec ?
Domenech ? Il aurait sans doute pu faire entrer un attaquant supplémentaire après la blessure de Vieira en début de deuxième période, alors que le score était de 1-1 et que les Italiens commençaient à baisser le pied. Mais pouvait-il prendre le risque de s'exposer ainsi face à une équipe aussi redoutable en contre ?
Zidane ? On peut comprendre son geste, mais face à ce genre de provocateurs il faut parfois être capable de garder ses nerfs.
Trezeguet ? Il était sans doute difficile pour un joueur si peu utilisé durant la compétition de prendre une telle responsabilité durant la séance de tirs aux buts. Mais à quelques centimètres près, son penalty raté termine dans la lucarne d'un Buffon pris à contre-pied. Le gardien italien n'aura d'ailleurs pas été décisif sur cette séance.
Barthez ? Arrêter un penalty n'est pas une chose facile et les tirs aux buts italiens étaient particulièrement bien frappés.
L'arbitre ? Il a pris la bonne décision en excluant Zidane, mais il aurait pu sanctionner Materazzi pour sa provocation. S'est-il servi également de la vidéo du quatrième arbitre pour prendre sa décision ? On ne le saura jamais.
Materazzi ? Il devait connaître les antécédents de Zidane en la matière. Sa manière de faire est contestable mais malheureusement trop fréquente dans le football mondial.
Le fin mot de l'histoire ? Zinedine Zidane est malgré tout élu meilleur joueur du Mondial mais est condamné à 4.750 € d'amende et 3 matchs de suspension (qu'ils ne purgera pas, logique) tandis que Materazzi est condamné à 3.200 € d'amende et 2 matchs officiels de suspension.
Et aujourd'hui ? Zinedine Zidane est considéré comme l'un des meilleurs footballeurs de l'histoire tandis que Materazzi ne vit et ne vivra toute sa vie que sur cette histoire et est actuellement en perdition sur le banc de touche de l'Inter.
À noter que les deux joueurs se sont dernièrement réconciliés.

Grâce à ce magnifique parcours en Coupe du Monde, l'équipe de France a retrouvé de la confiance, de la fierté et son public. On est désormais bien loin du Stade de France à moitié vide lors du premier match des éliminatoires du Mondial face à Israël.
Raymond Domenech est logiquement reconduit mais il devra maintenant tenter de se qualifier pour l'Euro 2008, avec notamment une confrontation à venir face à... l'Italie. Sans Zidane, mais peut-être avec Makelele et Thuram qui n'ont pas annoncé officiellement la fin de leur carrière internationale.

Résultats :
17/08/2005 (amical, Montpellier) : France 3-0 Côte d'Ivoire
(William Gallas (28'), Zinedine Zidane (62'), Thierry Henry (66'))
© Zinedine Zidane

03/09/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Lens) : France 3-0 Îles Féroé
(Djibril Cissé (14', 76'), Súni Olsen (18' csc))
© Zinedine Zidane

07/09/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Dublin) : Irlande 0-1 France
(Thierry Henry (68'))
© Zinedine Zidane

08/10/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Berne) : Suisse 1-1 France
(SUI : Ludovic Magnin (80') ; FRA : Djibril Cissé (53'))
© Zinedine Zidane

12/10/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Saint-Denis) : France 4-0 Chypre
(Zinedine Zidane (29'), Sylvain Wiltord (32'), Vikash Dhorasoo (44'), Ludovic Giuly (84'))
© Zinedine Zidane

09/11/2005 (amical, Fort-de-France) : France 3-2 Costa Rica
(FRA : Nicolas Anelka (49'), Djibril Cissé (79'), Thierry Henry (87') ; CRC : Alvaro Saborio (14'), Rolando Fonseca (41'))
© Lilian Thuram

12/11/2005 (amical, Saint-Denis) : France 0-0 Allemagne
© Lilian Thuram

01/03/2006 (amical, Saint-Denis) : France 1-2 Slovaquie
(FRA : Sylvain Wiltord (75' sp) ; SLQ : Szilárd Németh (62'), Jozef Valachovič (81'))
© Zinedine Zidane

27/05/2006 (amical, Saint-Denis) :
France 1-0 Mexique
(Florent Malouda (44'))
© Zinedine Zidane

31/05/2006 (amical, Lens) :
France 2-0 Danemark
(Thierry Henry (13'), Sylvain Wiltord (76' sp))
© Zinedine Zidane

07/06/2006 (amical, Saint-Étienne) :
France 3-1 Chine
(FRA : David Trezeguet (30'), Wang (90' csc), Thierry Henry (90'+2') ; CHI : Zheng Zhi (69' sp))
© Zinedine Zidane

13/06/2006 (Coupe du Monde 2006, premier tour, Stuttgart) :
France 0-0 Suisse
© Zinedine Zidane

18/06/2006 (Coupe du Monde 2006, premier tour, Leipzig) :
France 1-1 Corée du Sud
(FRA : Thierry Henry (9') ; CDS : Park Ji-Sung (81'))
© Zinedine Zidane

23/06/2006 (Coupe du Monde 2006, premier tour, Cologne) :
Togo 0-2 France
(Patrick Vieira (55'), Thierry Henry (61'))
© Patrick Vieira

27/06/2006 (Coupe du Monde 2006, huitièmes de finale, Hanovre) :
Espagne 1-3 France
(ESP : David Villa (28' sp) ; FRA : Franck Ribéry (41'), Patrick Vieira (83'), Zinedine Zidane (90'+2'))
© Zinedine Zidane

01/07/2006 (Coupe du Monde 2006, quarts de finale, Francfort) :
Brésil 0-1 France
(Thierry Henry (57'))
© Zinedine Zidane

05/07/2006 (Coupe du Monde 2006, demi-finales, Munich) :
Portugal 0-1 France
(Zinedine Zidane (33' sp))
© Zinedine Zidane

09/07/2006 (Coupe du Monde 2006, finale, Berlin) :
Italie 1-1 a.p., 5-3 t.a.b. France
(ITA : Marco Materazzi (19') ; FRA : Zinedine Zidane (7' sp))
© Zinedine Zidane

Bilan :
Amicaux :7 matchs, 5 victoires, 1 nul, 1 défaite, 13 buts marqués, 5 encaissés
Éliminatoires Coupe du Monde 2006 :4 matchs, 3 victoires, 1 nul, 9 buts marqués, 1 encaissé
Coupe du Monde 2006 :7 matchs, 4 victoires, 3 nuls, 9 buts marqués, 3 encaissés
Total :18 matchs, 12 victoires, 5 nuls, 1 défaite, 31 buts marqués, 9 encaissés

Buteurs :
1. Thierry Henry :
8 buts
2. Zinedine Zidane :
5 buts
3. Djibril Cissé :
4 buts
4. Sylvain Wiltord :
3 buts
5. Patrick Vieira :
2 buts
6. Nicolas Anelka, Vikash Dhorasoo, William Gallas, Ludovic Giuly, Florent Malouda, Franck Ribéry, David Trezeguet :
1 but
(+ csc de Wang (Chine) et de Súni Olsen (Îles Féroé))

Capitaines :
1. Zinedine Zidane :
15 matchs
2. Lilian Thuram :
2 matchs
3. Patrick Vieira :
1 match


(1) Les Bleus face à la Suisse (2003-2005) :
1. 20/08/2003 (amical, Genève) : victoire 2-0
2. 21/06/2004 (Euro 2004, premier tour, Coimbra) : victoire 3-1
3. 26/03/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Saint-Denis) : nul 0-0
4. 08/10/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Berne) : nul 1-1



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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 19:59

Petite remarque préliminaire avant de débuter ce double compte-rendu. Le mercredi 11 mai, le Terek Grozny a inauguré son tout nouveau stade de 30.000 places, la Akhmad-Arena (du nom de l'ancien président Akhmad Kadyrov). Pour l'occasion, le président tchétchène Ramzan Kadyrov a convoqué des anciennes gloires du football mondial comme Luís Figo, Diego Maradona, Roberto Ayala, Robbie Fowler, Franco Baresi ou les anciens internationaux français Amoros, Barthez, Boghossian et Papin. Initialement annoncé, Zinedine Zidane a préférer décliner l'invitation, une décision sage. Grassement rémunérés (de 20.000 à 30.000 € et jusqu'à 1 million pour Maradona, sans compter des montres de valeur) pour participer à ce match, les joueurs de cette sélection mondiale ont du laisser gagner l'équipe du président Kadyrov (qui était lui-même sur le terrain !), qui a tenté à cette occasion de donner une image respectable de son pays où les problèmes existent pourtant toujours. Une vaste plaisanterie ! Ramzan Kadyrov n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il y a quelques mois d'anciennes gloires brésiliennes étaient venues participer à un match amical face à une sélection tchétchène. En attendant de jouer son premier match sur son nouveau stade, le Terek Grozny végète toujours dans les profondeurs de la Premier-Ligua. À quoi bon avoir un grand stade sans grande équipe ?

 

Coupe de Russie, demi-finales Mercredi, on allait savoir quelles équipes allaient s'affronter en finale de la 19ème édition de la Coupe de Russie. La première rencontre était un intense derby moscovite entre le Spartak Moscou et le CSKA Moscou, dix jours après le match de championnat qui avait vu les Spartakistes s'imposer (1-0). Le scénario de ce match était assez incroyable : à la 82ème minute, le Spartak menait 3-2 après avoir vu son adversaire égaliser à deux reprises. Mais un but de Vágner Love remettait de nouveau les équipes à égalité. La prolongation ne donnant rien, c'est les tirs au but qui allaient décider du sort de la rencontre. Et à ce jeu, c'est le CSKA qui a été le meilleur, laissant d'énormes regrets au Spartak.

L'autre demi-finale opposait un club de bas de tableau, Rostov, à un club de deuxième division, l'Alania Vladikavkaz. L'enjeu était énorme puisque c'était une place en Ligue Europa qui se jouait. En effet, le Spartak comme le CSKA étant assurés de participer via le championnat aux compétitions continentales, c'est le finaliste qui aura le droit cette année de décrocher un ticket européen. Pas de but dans cette rencontre au terme du temps réglementaire, ni après les prolongations. C'est aux tirs au but que s'est décidé le sort de la rencontre : une victoire de l'Alania Vladikavkaz. C'est la deuxième fois que la Russie enverra un club de deuxième division en Coupe d'Europe, après le Terek Grozny en 2004/2005. L'enjeu de la finale du 22 mai prochain sera pour le CSKA de remporter une sixième fois la Coupe, ce qui lui permettrait de dépasser le Lokomotiv Moscou au palmarès de la compétition. Pour l'Alania, il s'agira de s'imposer pour le prestige mais également pour s'épargner un tour de qualification supplémentaire en Ligue Europa.

Résultats :

Spartak Moscou 3-3 a.p., 4-5 t.a.b. CSKA Moscou

(Buts : SPM : Dmitri Kombarov (23'), Ari (61'), Ibson (76') ; CSK : Tomáš Necid (42'), Seydou Doumbia (72'), Vágner Love (82'))

FK Rostov 0-0 a.p., 5-6 t.a.b. Alania Vladikavkaz (D2)

 

Finale : 22 mai : 17h00 : CSKA Moscou – Alania Vladikavkaz (D2)

 

Journée 9

Samedi, le Volga Nijni Novgorod a mis fin à sa série de défaites en décrochant le nul chez le Spartak Naltchik (1-1). Match nul également dans le bas de tableau entre Krasnodar et Tomsk (2-2). Dans un inattendu duel de haut de tableau, l'Anji Makhatchkala et le Kouban Krasnodar n'ont pas réussi à se départager (0-0) ce qui fait les affaires du Lokomotiv Moscou qui s'est emparé provisoirement de la tête en laminant le Terek Grozny (4-0). Dimanche, le Dynamo n'a pu faire mieux qu'un nul à Perm (0-0). Le choc entre les deux derniers champions, le Zenit et le Roubine, a accouché d'un nul (2-2). Ce troisième résultat nul consécutif fait chuter le Zenit à la troisième place tandis que son adversaire manque l'occasion de s'installer plus haut. Le Spartak a ensuite décroché une victoire difficile à Samara (1-0) qui lui permet de confirmer sa place en première partie de tableau et d'enfoncer son adversaire, désormais lanterne rouge. Enfin, le CSKA a réalisé une bonne affaire en battant Rostov (2-1). Cette victoire lui permet de rester en embuscade pour la première place. Le classement est donc très serré en haut de tableau. Seuls deux points séparent le Lokomotiv, leader, du CSKA, cinquième avec un match en moins.

Résultats :

Spartak Naltchik 1-1 Volga Nijni Novgorod (SPN : Bogdan Milić (59') ; VOL : Mate Vatsadze (90'))

FK Krasnodar 2-2 Tom Tomsk (KRA : Ievgueni Chipitsine (14'), Igor Picuşceac (30') ; TOM : Pavel Golychev (56', 72' sp))

Anji Makhatchkala 0-0 Kouban Krasnodar

Lokomotiv Moscou 4-0 Terek Grozny (Roman Chichkine (28', 43'), Denis Glouchakov (67'), Alan Gatagov (80')) Amkar Perm 0-0 Dynamo Moscou

Zenit Saint-Pétersbourg 2-2 Roubine Kazan (ZEN : Danny (9'), Alexandr Kerjakov (71') ; RUB : Gökdeniz Karadeniz (19'), Alexeï Medvedev (31'))

Krylya Sovetov Samara 0-1 Spartak Moscou (Pavel Yakovlev (72'))

CSKA Moscou 2-1 FK Rostov (CSK : Tomáš Necid (29'), Pavel Mamaev (44') ; ROS : Kornel Saláta (47'))

Classement :

(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)

1. Lokomotiv Moscou (17, 9, 5, 2, 2, 16, 8, +8)

2. Kouban Krasnodar (16, 9, 5, 1, 3, 10, 7, +3)

3. Zenit Saint-Pétersbourg (16, 9, 4, 4, 1, 14, 9, +5)

4. Anji Makhatchkala (16, 9, 4, 4, 1, 8, 6, +2)

5. CSKA Moscou (15, 8, 4, 3, 1, 13, 6, +7)

6. Spartak Moscou (13, 9, 4, 1, 4, 7, 11, -4)

7. Roubine Kazan (13, 9, 3, 4, 2, 11, 9, +2)

8. Dynamo Moscou (13, 9, 3, 4, 2, 13, 13, 0)

--------------------------------------------------------------------

9. FK Krasnodar (11, 9, 2, 5, 2, 8, 9, -1)

10. Volga Nijni Novgorod (10, 9, 3, 1, 5, 10, 8, +2)

11. Tom Tomsk (10, 9, 2, 4, 3, 8, 11, -3)

12. Amkar Perm (9, 9, 2, 3, 4, 7, 11, -4)

13. FK Rostov (8, 9, 2, 2, 5, 9, 12, -3)

14. Terek Grozny (8, 9, 2, 2, 5, 4, 10, -6)

15. Spartak Naltchik (7, 9, 1, 4, 4, 7, 11, -4)

16. Krylya Sovetov Samara (7, 8, 1, 4, 3, 5, 9, -4)

 

Buteurs :

1. Danko Lazović (Zenit Saint-Pétersbourg) : 6 buts 2. Pavel Golychev (Tom Tomsk) : 5 buts 3. Gökdeniz Karadeniz (Roubine Kazan) : 4 buts

 

Prochaine journée : 20 mai : 14h00 : Terek Grozny – Anji Makhatchkala 16h15 :Kouban Krasnodar – Spartak Naltchik 18h30 : Roubine Kazan – Lokomotiv Moscou 21 mai : 9h45 : Tom Tomsk – Zenit Saint-Pétersbourg 12h00 : FK Rostov – Amkar Perm 14h15 : Dynamo Moscou – Krylya Sovetov Samara 16h30 : Spartak Moscou – FK Krasnodar (Volga Nijni Novgorod – CSKA Moscou est repoussé à une date ultérieure car le club moscovite joue la finale de la Coupe le 22 mai)

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 21:16


Nombreux sont les pays ayant eu l'honneur de voir deux de leurs représentants s'affronter en finale de coupe d'Europe. C'était notamment le cas de l'Espagne en 2000 et 2007, de l'Angleterre en 2008 ou encore de l'Italie en 2003. Mais pour le Portugal, ce sera une première. Dans le tout nouvel Aviva Stadium de Dublin, le FC Porto affrontera le surprenant Sporting Braga. Laquelle des deux équipes apportera au Portugal son sixième trophée européen ?

Cette année, les performances portugaises en Ligue Europa auront été tout simplement exceptionnelles. Il faut ajouter à la présence de Porto et Braga en finale la place de demi-finaliste occupée par Benfica. Placer trois clubs en demi-finales d'une compétition européenne, même s'il ne s'agit que de la Ligue Europa, est une performance en soi quand on alignait seulement cinq clubs dans les compétitions européennes en début de saison. Grâce à ces excellents résultats, le Portugal est le pays qui a le plus élevé des coefficients UEFA cette saison, ce qui lui permettra de reprendre à la Russie la sixième place au classement général dès la saison 2012/2013 (en battant successivement le CSKA puis le Spartak, Porto a d'ailleurs largement contribué à cet état de fait) et de retrouver ainsi trois clubs en Ligue des Champions... et de menacer directement la France qui n'a plus vraiment de marge.


La France paye sans doute la politique de certains de ses clubs en Ligue Europa, dont l'un d'entre eux (le probable futur champion de France pour ne pas le nommer) a placé cette compétition au dernier rang de ses priorités, comme si l'on pouvait ainsi négliger une coupe d'Europe. Cet état d'esprit risque de coûter cher à la France et à ses clubs à l'avenir.


Mais consacrons nous plutôt aux deux finalistes. Voici une présentation de Porto et de Braga avant la grande finale, un derby entre deux villes distantes de seulement 47 kilomètres.



FC Porto : le favori

Classement en championnat 2009/2010 :3ème
Parcours en Ligue Europa :
Barrages :KRC Genk (BEL) – FC Porto : 0-3, 2-4
Phase de groupes :FC Porto – Rapid Vienne (AUT) : 3-0, 3-1
CSKA Sofia (BUL) – FC Porto : 0-1, 1-3
Be
şiktaş (TUR) – FC Porto : 1-3, 1-1
Seizièmes de finale :FC Séville (ESP) – FC Porto : 1-2, 1-0 (qualification grâce aux buts marqués à l'extérieur)
Huitièmes de finale :CSKA Moscou (RUS) – FC Porto : 0-1, 1-2
Quarts de finale :FC Porto – Spartak Moscou (RUS) : 5-1, 5-2
Demi-finales :FC Porto – Villarreal (ESP) : 5-1, 2-3
Bilan :16 matchs joués, 13 victoires, 1 nul, 2 défaites, 43 buts marqués, 16 encaissés
Buteurs (sans les barrages) :
1. Falcao : 16 buts
2. Fredy Guarín : 5 buts
3. Hulk : 4 buts
4. Rúben Micael : 3 buts
5. Rolando : 2 buts
6. Nicolás Otamendi, Cristian Rodríguez, James Rodríguez, Silvestre Varela : 1 but
(+csc de Dmitri Kombarov (Spartak Moscou) et Mateo Musacchio (Villarreal)
Championnat 2010/2011 :1er, 84 pts, 27 victoires, 3 nuls, 73 buts marqués, 16 encaissés

C'est l'histoire d'une équipe qui est chaque année dépouillée de ses meilleurs éléments mais qui parvient à s'en sortir à chaque fois grâce à un recrutement ciblé. Cette année encore, deux cadres ont quitté le FC Porto : le capitaine Bruno Alves (Zenit Saint-Pétersbourg) et Raúl Meireles (Liverpool). Mais l'arrivée de l'Argentin Otamendi et du Portugais João Moutinho ont permis de compenser ces départs. Cette année, c'est surtout le secteur offensif de Porto qui s'est illustré dans la compétition, et notamment les attaquants vedettes Hulk et Falcao. Le dernier cité, international colombien, a inscrit 16 buts dans la compétition, dépassant d'ores et déjà le record historique du nombre de buts inscrit en une seule saison en Ligue Europa (ex-Coupe de l'UEFA) détenu jusqu'alors par Jürgen Klinsmann (15 buts en 1996). Mais Porto a aussi pu compter sur une bonne défense et un excellent milieu de terrain, incarné par l'ancien stéphanois Fredy Guarín. Porto a ainsi pu surclasser des adversaires aussi prestigieux que Séville, Villarreal ou encore le CSKA et le Spartak Moscou.
Emmené par le tout jeune entraineur André Villas Boas (33 ans !), considéré comme le 3.598ème nouveau Mourinho, le FC Porto a également remporté le championnat en terminant la saison invaincu et en écrasant toute forme de concurrence. Une victoire en Ligue Europa serait une sorte d'apothéose pour cette équipe de tous les records qui pourrait viser bien plus haut si elle parvient à conserver ses meilleurs éléments.

Sporting Braga : l'outsider

Classement en championnat 2009/2010 :2ème
Parcours en Ligue des Champions :
Troisième tour de qualification :Sporting Braga – Celtic Glasgow (ECO) : 3-0, 1-2
Barrages :Sporting Braga – FC Séville (ESP) : 1-0, 4-3
Phase de groupes :Arsenal (ANG) – Sporting Braga : 6-0, 0-2
Sporting Braga – Chakhtar Donetsk (UKR) : 0-3, 0-2
Sporting Braga – Partizan Belgrade (SER) : 2-0, 1-0
(Braga termine troisième de son groupe et est reversé en Ligue Europa)
Parcours en Ligue Europa :
Seizièmes de finale :Lech Poznań (POL) – Sporting Braga : 1-0, 0-2
Huitièmes de finale :Sporting Braga – Liverpool (ANG) : 1-0, 0-0
Quarts de finale :Dynamo Kiev (UKR) – Sporting Braga : 1-1, 0-0 (qualification grâce aux buts marqués à l'extérieur)
Demi-finales :SL Benfica (POR) – Sporting Braga : 2-1, 0-1 (qualification grâce aux buts marqués à l'extérieur)
Bilan :
Ligue des Champions :10 matchs joués, 5 victoires, 5 défaites, 14 buts marqués, 15 encaissés
Ligue Europa :8 matchs joués, 3 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 6 buts marqués, 4 encaissés
Total :18 matchs joués, 8 victoires, 3 nuls, 7 défaites, 20 buts marqués, 19 encaissés
Buteurs (sans le tour préliminaire et les barrages de la Ligue des Champions) :
1. Matheus : 3 buts
2. Alan, Lima : 2 buts
3. Custódio, Moisés, Vandinho : 1 but
(+ csc de Oleg Goussev (Dynamo Kiev))
Championnat 2010/2011 :4ème, 46 pts, 13 victoires, 7 nuls, 10 défaites, 45 buts marqués, 33 encaissés

C'est un peu l'invité inattendu de cette finale. Mais retrouver Braga à ce stade de la compétition n'est qu'une demi-surprise tant cette équipe qui était considérée comme l'étoile montante du football portugais a progressé. Deuxième en 2009/2010, elle était enfin parvenue en début de saison à se qualifier pour la Ligue des Champions en éliminant successivement le Celtic puis Séville. Mais l'apprentissage du haut niveau était difficile et Braga a été reversé en Ligue Europa. À force de courage et d'abnégation, le club du nord du Portugal est parvenu à renverser des montagnes et a éliminer successivement Liverpool, le Dynamo Kiev et Benfica, dans un duel fratricide. Rien que ça !


L'équipe coachée par l'ancien international portugais Domingos Paciênca (42 ans) a un fort accent sud-américain et s'appuie principalement sur des joueurs revanchards qui n'ont souvent pas eu leur chance dans d'autres clubs portugais ou européens : c'est le cas du Brésilien Alan (ex-Porto) ou de l'ancien international portugais Hugo Viana (ex-Newcastle et Valence).


Le Sporting Braga, dont le stade a pour originalité d'être construit à flanc de colline, n'aura en tout cas absolument rien à perdre dans cette finale. Il n'est pas favori ? Qu'importe, c'était déjà le cas lors des tours précédents !


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