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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 22:03

 

Dans l'anonymat le plus total, ou presque (le décalage horaire n'aidant pas), la onzième édition de la Gold Cup a démarré aux États-Unis. Résumé de la première journée.


Groupe A : les favoris pied au plancher

Favoris du groupe, le Costa Rica et le Mexique ont cartonné d'entrée face respectivement à Cuba et au Salvador sur le même score (5-0).

Résultats :
Costa Rica 5-0 (mi-temps : 2-0) Cuba
(Buts : Marco Ureña (7', 46'), Álvaro Saborío (41'), Heiner Mora (47'), Joel Campbell (71'))
Mexique 5-0 (0-0) Salvador
(Efraín Juárez (55'), Aldo De Nigris (58'), Javier Hernández (60', 67', 90'+2' sp))

Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Costa Rica, Mexique (3, 1, 1, 0, 0, 5, 0, +5)
-----------------------------------------------------------
3. Cuba, Salvador (0, 1, 0, 0, 1, 0, 5, -5)


Groupe B : la Jamaïque démarre bien

Facile vainqueur de Grenade (4-0), la Jamaïque entre parfaitement dans la compétition. Ce n'est en revanche pas le cas du mondialiste hondurien, tenu en échec par le Guatemala (0-0).

Résultats :
Jamaïque 4-0 (2-0) Grenade
(Luton Shelton (21'), Ryan Johnson (39'), Demar Phillips (79'), Omar Daley (84'))
Honduras 0-0 (0-0) Guatemala

Classement :
1. Jamaïque (3, 1, 1, 0, 0, 4, 0, +4)
2. Guatemala, Honduras (1, 1, 0, 1, 0, 0, 0, 0)
-----------------------------------------------------------
4. Grenade (0, 1, 0, 0, 1, 0, 4, -4)


Groupe C : les États-Unis en forme, la Guadeloupe cale

La Guadeloupe a pris un très mauvais départ en s'inclinant face au Panama (2-3) tandis que les États-Unis, autre favori de la compétition, se sont imposés dans le derby face au Canada (2-0).

Résultats :
Panama 3-2 Guadeloupe
(PAN : Blas Pérez (29'), Luis Tejada (32'), Gabriel Gómez (57') ; GUA : Brice Jovial (65', 79'))
États-Unis 2-0 Canada
(Jozy Altidore (15'), Clint Dempsey (62'))

Classement :
1. États-Unis (3, 1, 1, 0, 0, 2, 0, +2)
2. Panama (3, 1, 1, 0, 0, 3, 2, +1)
-----------------------------------------------
3. Guadeloupe (0, 1, 0, 0, 1, 2, 3, -1)
-----------------------------------------------
4. Canada (0, 1, 0, 0, 1, 0, 2, -2)


Classement des troisièmes

1. Guatemala/Honduras (1, 1, 0, 1, 0, 0, 0, 0)
2. Guadeloupe (0, 1, 0, 0, 1, 2, 3, -1)
------------------------------------------------------------
3. Cuba/Salvador (0, 1, 0, 0, 1, 0, 5, -5)


Buteurs :
1. Javier Hernández (Mexique) :
3 buts
2. Marco Ureña (Costa Rica) ; Brice Jovial (Guadeloupe) :
2 buts
4. Joel Campbell, Heiner Mora, Álvaro Saborío (Costa Rica) ; Jozy Altidore, Clint Dempsey (États-Unis) ; Omar Daley, Ryan Johnson, Demar Phillips, Luton Sheldon (Jamaïque) ; Aldo De Nigris, Efraín Juárez (Mexique) ; Gabriel Gómez, Blas Pérez, Luis Tejada (Panama) :
1 but

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:04

 

Avant d'aller en vacances, les joueurs de l'équipe de France ont un dernier match à jouer en Europe de l'Est. Après la Biélorussie et l'Ukraine, c'est la Pologne qui affrontera les Bleus en match amical jeudi soir à Varsovie. Présentation de l'un des organisateurs de l'Euro 2012.

 

Comme d'habitude, présentation du pays avant celle de l'équipe. La Pologne (Polska en polonais) est un pays d'Europe orientale bordé par la Mer Baltique au nord et frontalier de l'Allemagne, de la Biélorussie, de la Lituanie, de la République Tchèque, de la Slovaquie, de l'Ukraine ainsi que de l'enclave russe de Kaliningrad. Sa superficie est de 312.685 km² et sa population de près de 39 millions d'habitants. Varsovie est la capitale est plus grande ville du pays ; les autres villes importantes étant Cracovie, Gdansk, Katowice, Poznanet Wroclaw. Anciennement membre du bloc communiste et dirigée par Bronisław Komorowski depuis 2010, la Pologne est devenue membre de l'Union Européenne en 2004. Elle a connu une histoire tourmentée est n'est indépendante que depuis 1918, même si ses frontières actuelles ont été fixées après la deuxième guerre mondiale.



La Pologne est ce que l'on peut appeler une nation de football. Son histoire footballistique démarrant bien avant celle de la Biélorussie ou de l'Ukraine, je vous épargnerais cette fois tous les détails pour me consacrer à l'essentiel.


La sélection polonaise participe à sa première Coupe du Monde en 1938, en France. Elle est éliminée dès les huitièmes de finale (à l'époque, il n'y avait pas de phases de groupe) par le Brésil (5-6). Après quoi, elle traverse une longue période creuse.


Ce n'est que dans les années 1970 que le football polonais revient sur le devant de la scène. En 1972, à Munich, la Pologne remporte le Tournoi Olympique de Football masculin, en battant la Hongrie en finale (2-1) à une époque où les sélections d'Europe de l'Est trustaient les médailles d'or (à l'époque, seuls les amateurs pouvaient participer, et le sport professionnel étant interdit dans les pays communistes les équipes d'Europe de l'Est pouvaient faire participer leurs meilleurs joueurs). Deux ans plus tard, elle brille à la Coupe du Monde 1974 en RFA, en terminant troisième avec notamment des victoires sur l'Argentine et l'Italie durant une phase de poules où elle termine en tête. Elle ne termine que deuxième de la deuxième phase de groupes (qui a remplacé les quarts de finale) derrière la RFA mais elle bat le Brésil (1-0) dans le match de classement. Un joueur a illuminé la compétition de sa classe : Grzegorz Lato, meilleur buteur du tournoi avec 7 buts.


En 1978, la Pologne est de nouveau qualifiée pour la Coupe du Monde en Argentine. Leader de son groupe devant la RFA, la Pologne est éliminée au tour suivant car seulement troisième d'un groupe très relevé comprenant l'Argentine et le Brésil.


La Pologne s'illustre de nouveau en 1982, en Espagne. Elle termine de nouveau en tête de son groupe, devant l'Italie, ce qui lui permet d'accéder au second tour. À nouveau, elle se hisse à la première place devant la Belgique et surtout devant l'URSS, validant ainsi son ticket pour les demi-finales. Mais privée de son meilleur joueur Zbigniew Boniek, suspendu, la Pologne s'incline face à l'Italie, futur vainqueur (0-2) mais se rattrape avec une nouvelle troisième place grâce à une victoire (3-2) face à une France meurtrie par sa tragique défaite en demi-finales face à la RFA.


En 1986, au Mexique, la Pologne passe de justesse le premier tour grâce à la règle des meilleurs troisièmes derrière le Maroc et l'Angleterre mais elle échoue en huitièmes de finale, laminée par le Brésil (0-4). Notons que durant cette période dorée, la sélection polonaise n'est jamais parvenue à se qualifier pour la phase finale d'un Euro.


C'est le début d'une longue traversée du désert pour l'équipe nationale de Pologne, qui échoue alors à se qualifier pour les Coupes du Monde 1990, 1994 et 1998 ainsi que pour les Championnats d'Europe 1988, 1992, 1996 et 2000.

Ce n'est qu'en 2002 que la Pologne fait son retour en phase finale. Durant les éliminatoires de la Coupe du Monde en Asie, elle termine en tête de son groupe (6 victoires, 3 nuls et 1 défaite en 10 matchs) devant ses voisins ukrainiens et biélorusses mais aussi devant la Norvège, le Pays de Galles et l'Arménie. Une qualification que la Pologne doit beaucoup à Emmanuel Olisadebe, son attaquant d'origine nigériane (8 buts durant les éliminatoires). Mais la compétition se déroule moins bien. La Pologne démarre par une défaite face à l'organisateur sud-coréen (0-2) avant de couler face au Portugal (0-4). Déjà éliminée, elle parviendra à sauver l'honneur en battant les États-Unis (3-1).


Mais dans la foulée, elle échoue à se qualifier pour l'Euro 2004, en finissant seulement troisième de son groupe de qualification (4 victoires, 1 nul et 3 défaites en 8 matchs) derrière la Suède et la Lettonie et devant la Hongrie et Saint-Marin.


La Pologne réapparait durant les éliminatoires de la Coupe du Monde 2006, où elle termine deuxième de son groupe (8 victoires et 2 défaites en 10 matchs) derrière l'Angleterre et devant l'Autriche, l'Irlande du Nord, le Pays de Galles et l'Azerbaïdjan (à qui la Pologne a infligé un sévère 8-0 en mars 2005). Elle se qualifie toutefois directement pour la compétition grâce à la règle des meilleurs deuxièmes. En Allemagne, la Pologne hérite d'un groupe abordable comprenant le pays organisateurs, l'Équateur et le Costa Rica. Mais elle échoue encore une fois dès le premier tour, battue par l'Équateur (0-2) puis par l'Allemagne, de justesse (0-1) avant de battre le Costa Rica (2-1).


Après avoir fait son retour en Coupe du Monde, la Pologne veut aussi participer enfin à un Euro. Ce sera chose faite durant l'édition 2008. En éliminatoires, la Pologne termine en tête de son groupe, plutôt relevé (8 victoires, 4 nuls, 2 défaites en 12 matchs) devant le Portugal, la Serbie, la Finlande, la Belgique, le Kazakhstan, l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Durant ces éliminatoires, les Polonais sont restés invaincus face au Portugal (victoire 2-1 à Chorzow en octobre 2006 puis match nul 2-2 à Lisbonne en septembre 2007). Mais en phase finale, la Pologne déçoit à nouveau. Elle s'incline face à l'Allemagne (0-2, doublé de Lukas Podolski... d'origine polonaise!) avant d'être tenue en échec en fin de match par l'Autriche (1-1). Il reste à la Pologne une ultime chance de passer en s'imposant face à la Croatie, mais elle s'incline (0-1) face à une équipe bis.
Malgré cet échec, la Pologne vise une troisième qualification consécutive à une Coupe du Monde. Mais les éliminatoires du Mondial 2010, en Afrique du Sud, sont un véritable désastre. La Pologne termine avant-dernière de son groupe (3 victoires, 2 nuls, 5 défaites en 10 matchs) derrière la Slovaquie, la Slovénie, la République Tchèque et l'Irlande du Nord et devant Saint-Marin. Un véritable échec, surtout dans un groupe aussi homogène où aucun favori ne semblait se détacher. La Pologne se consolera durant ces éliminatoires en étrillant Saint-Marin par 10 buts à zéro le 1er avril 2009, pour la plus large victoire de son histoire.
La sélection polonaise pourra néanmoins participer pour la première fois de son histoire à deux Euros consécutifs. L'UEFA lui a en effet attribué,en co-organisation avec l'Ukraine, l'organisation de l'Euro 2012 le 18 avril 2007, à Cardiff. Devant l'Italie !


La Pologne n'a plus disputé de match officiel depuis octobre 2009. Elle se prépare pour « son » Euro avec des rencontres amicales sans obtenir de résultat véritablement probant pour le moment, si l'on excepte la victoire obtenue dimanche dernier face à une équipe d'Argentine bis (2-1). Au niveau de la préparation de l'évènement lui-même, la Pologne semble être plus avancée que l'Ukraine. Le stade de Poznan est déjà prêt, ceux de Gdansk et Wroclaw devraient l'être très prochainement. Quant à celui de Varsovie, qui accueillera l'ouverture de la compétition, il sera inauguré en septembre prochain à l'occasion d'un match amical face à l'Allemagne.



C'est un fait, la Pologne ne dispose pas d'une équipe très compétitive. Peu de joueurs évoluent dans des clubs majeurs à l'étranger et le championnat national est d'un niveau assez faible (24ème rang en Europe, quand l'Ukraine est huitième).


La Pologne a toutefois toujours su former de bons gardiens. Certains d'entre eux, comme Dudek, Fabiański ou Kuszczak, évoluent d'ailleurs dans de grands clubs européens, mais comme doublure. Mais la nouvelle star dans les cages polonaises est
Wojciech Szczęsny(21 ans)qui a réussi à s'imposer cette saison à Arsenal où il a réalisé de très bons matchs, y compris face aux gros. Son remplaçant est lui aussi un jeune joueur : Grzegorz Sandomierski(21 ans), portier du Jagellonia Białystok, équipe surprise de la saison en Pologne (quatrième du championnat).


Deux défenseurs évoluent dans des championnats majeurs européens.
Łukasz Piszczek(26 ans) s'est imposé cette saison comme titulaire en tant qu'arrière droit chez le champion d'Allemagne, Dortmund, où il était arrivé en provenance du Hertha Berlin. Kamil Glik(23 ans) est un jeune défenseur central qui évolue actuellement à Bari, en Italie, en prêt de Palerme. Les autres défenseurs évoluent tous dans le championnat polonais : Tomasz Jodłowniec(26 ans, Polonia Varsovie), Grzegorz Wojtkowiak(27 ans, Lech Poznan) et Jakub Wawrzyniak(27 ans, Legia Varsovie, ex-Panathinaïkos).


Au milieu, on retrouve pas moins de trois joueurs du championnat de France.
Dariusz Dudka(27 ans) est un joueur polyvalent capable aussi bien de jouer comme latéral que comme milieu défensif. Il porte les couleurs d'Auxerre depuis 2008. Ludovic Obraniak(26 ans) est né en France et a porté le maillot des espoirs français mais il a décidé de prendre la nationalité du pays de ses origines en 2009. Pour son premier match avec la Pologne, Obraniak s'est illustré en inscrivant un doublé. Excellent sur coups de pieds arrêtés, ce gaucher n'est pas toujours titulaire à Lille mais il joue parfaitement le rôle de joker, en marquant parfois des buts décisifs (comme en finale de la Coupe de France). Grzegorz Krychowiak(21 ans) est plus méconnu. Issu du centre de formation de Bordeaux, il était prêté par le club girondin à Reims au cours des deux dernières saisons. Deux autres milieux de terrains évoluent à l'étranger, en Allemagne plus précisément. Adam Matuszczyk(22 ans) est arrivé très jeune en Allemagne mais il a choisi de représenter son pays de naissance. Ce milieu défensif évolue à Cologne. Jakub Błaszczykowski, dit « Kuba » (25 ans) est le capitaine et l'une des stars de la sélection polonaise. Il évolue chez le champion d'Allemagne, Dortmund, mais rarement comme titulaire. Les autres milieux sont issus du championnat polonais : Mateusz Klich(20 ans, KS Cracovie), Rafał Murawski(29 ans, Lech Poznan, ex-Roubine Kazan), Adrian Mierzejewski(24 ans, Polonia Varsovie), Szymon Pawłowski(24 ans, Zagłębie Lublin) et Cezary Wilk(25 ans, Wisła Cracovie).


L'attaquant le plus connu de cette équipe polonaise est sans doute
Robert Lewandowski(22 ans). Ce jeune joueur est le troisième joueur polonais à évoluer cette saison à Dortmund. Au départ remplaçant, il a profité de la blessure du Japonais Kagawa pour accumuler du temps de jeu. Avec 8 buts cette saison, il aura participé à la bonne saison de Dortmund. Paweł Brożek(28 ans) joue dans le club turc de Trabzonspor, tout comme son frère jumeau Piotr (non sélectionné). Les deux joueurs ont pour habitude de se suivre dans leurs clubs respectifs. Kamil Grosicki(23 ans) évolue lui aussi en Turquie mais à Sivasspor. Le jeune Michał Kucharczyk(20 ans) est le plus méconnu des attaquants polonais. Il est toujours au pays, au Legia Varsovie.

La France et la Pologne ont une grande histoire footballistique commune. De nombreux joueurs polonais ont évolué en France. Du reste, l'équipe de France a souvent compté en son sein beaucoup de joueurs d'origine polonais, le plus célèbre d'entre eux étant Raymond Kopa (né Kopaszewski).


Il y a eu à ce jour 15 rencontres entre la France et la Pologne. La première d'entre elles a eu lieu à Paris en 1939 et a vu la France largement s'imposer (4-0). La dernière a eu lieu en novembre 2004, au cours de la triste première année du mandat de Raymond Domenech, et s'est achevée sur un nul sans saveur (0-0).
Le bilan est favorable à la France : 7 victoires pour 5 matchs nuls et 3 défaites.



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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 10:26
Carrasso - Reveilleire, Kaboul, Abidal, Evra – Cabaye, M'Vila, Martin - Valbuena, Hoarau, N'Zogbia. Avec cette fois le coup du triple double changement et les entrées de Menez et Benzéma aux places de N’Zogbia et Hoarau, vers la 60ème, puis Nasri et Gameiro pour Martin et Valbuena mais cette fois pour passer en 4-4-2, et enfin Diaby et Alou Diarra à la place de Cabaye et M’Vila. Ah au fait, Abidal sera le capitaine.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 20:53

Au regard des dix matchs déjà joués cette année, certains joueurs ont particulièrement tiré leur épingle du jeu. Le BLOGaL a retenu pour chaque rencontre les joueurs (entre deux et huit !) de l’Equipe de France qui sortaient du lot. Voici notre trio gagnant (largement pour les deux premiers) :

  1. 1. Karim Benzéma : 7. Cité à tous les matchs depuis France – Roumanie. L’attaquant de l’équipe sans aucun doute.
  2. 2. Yann M’Vila : 6. La révélation du milieu de terrain, il est bon partout, en sentinelle devant la défense centrale ou en relanceur. Moins en vue contre la Roumanie et le Luxembourg. Il n’est ensuite rentré qu’à la 87ème contre la Croatie et n’a pas joué le match retour contre la Biélorussie. Un titulaire indiscuté … à la place d’Alou Diarra qui s’est trop vite cru capitaine.
  3. 3. Jérémy Menez : 4. Ce n’est déjà plus un plébiscite, mais une belle reconnaissance pour ce joueur du premier match le 11 août sans les bannis qui a su tracer sa route malgré ses déboires en club. Il forme une très belle association en attaque avec Benzéma. Après la Norvège, il a su se montrer face au Brésil, enchaîner face à la Croatie, et confirmer en Ukraine. Que des matchs amicaux. Un potentiel à confirmer dès jeudi, puis en matchs officiels la saison prochaine. En attendant il cherche un club. Ce sera peut-être le Milan AC, excusez du peu !

Chez les attaquants : Matthieu Valbuena (Biélorussie aller, Bosnie, Roumanie) récolte un 3. C’est lui qui part donc favori pour compléter le trio d’avants du 4-3-3 français : Ménez – Benzéma - Valbuena. Comme remplaçants, FranckRibéry(2R) a fait deux bonnes rentrées côté gauche contre la Croatie et l’Ukraine ; Dimitri Payet (2R) a également deux belles premières sélections contre la Roumanie et le Luxembourg pour autant de passes décisives. Loic Rémy (1+R) a marqué contre la Roumanie et montré de belles choses en fin de saison, avec un fort potentiel. Hatem Ben Arfa (1) a validé son match du mois d’août mais devra retrouver son niveau pour prétendre revenir en bleu. Kevin Gameiro (1) doit poursuivre son apprentissage et rester dans le groupe. Un trio remplaçant Ribéry – (Gameiro ouRémy) – (Payet ouRémy). Qui a dit que l’on manquait de solutions ?

 

Au milieu de terrain : Le trio MVila (déjà cité) – Nasri – Gourcuffa impressionné son monde contre l’Angleterre, sans pour autant gagner sa place définitivement. Pourtant techniquement, quel régal ! Mais les Nasri (blessure) et surtout Gourcuff (suites de Knysna ?) ont vécu une saison compliquée. En équipe de France, c’est quand ils ont joué ensemble qu’ils ont été bons (Roumanie, Luxembourg, Angleterre). Ils ont tous les deux un 3. La concurrence est plus loin, et surtout plus récente. Gardons Abou Diaby dans le groupe (1 seulement contre la Bosnie) pour les matchs qu’il a pu faire avant en pendant la Coupe du Monde en espérant qu’il retrouve un niveau physique optimum la saison prochaine. Pour le reste Marvin Martin (1R) a bien sûr mérité de rester dans le groupe. Comme Yohann Cabaye (1R) selon moi. Après ce secteur reste en chantier et si un deuxième trio MVila – Cabaye – Martin serait bien intéressant à voir jeudi contre la Pologne, j’aimerais revoir Lassana Diarra, Rio Mavuba ou Matthieu Flamini et tester des garçons comme Benoit Cheyrou et Clément Chantôme (en n°8), ou Etienne Capoue en n°6.

 

En défense : La ligne de défense serait Abidal – Mexès – Rami – Réveillère devantLloris. Rien d’extraordinaire chez ses joueurs mais un beau début de solidité défensive. Un arrière gauche champion d’Europe qui peut jouer défenseur axial du moment que ce n’est pas avec Gallas !... et qui pourrait bien présenter le meilleur profil comme futur capitaine des Bleus la saison prochaine … s’il retrouve son niveau d’avant son opération. Abidal (2) a notamment brillé contre l’Angleterre et le Brésil. Mexès (2) est le patron de défense que la France attendait. Il l’a surtout montré contre l’Angleterre, et avec Rami contre le Brésil. Rami (2) avait également déjà réalisé un beau match en Bosnie. Côté droit c’est un peu le désert. Bien sûr Réveillère (1) n’est pas mauvais. Il a même été assez bon contre la Roumanie, mais il n’est pas aidé par l’absence de titulaire stable devant lui ni par son statut actuel de numéro 2. Du côté des remplaçants, Evra(1) nous a fait plaisir hier en réalisant, selon nous, son premier bon match en bleu. Kaboula été bon pour son premier match. Sakho, lui, sera gardé dans la pouponnière pour son potentiel, sans présenter plus de garanties sur du très court terme. Un Laurent Koscielny, malgré son 1m86, a l’occasion de percer au plus haut niveau à Arsenal. A suivre. Sébastien Squillaci a été très bon. Il a également les moyens à Arsenal de prouver qu’il l’est encore. Dans le couloir droit, rien qu’en Ligue 1, Mathieu Debuchy et Christophe Jallet méritent d’être essayés en bleu, Fanni mérite une deuxième chance. En Italie, Abdoulaye Konko présente également un profil intéressant.

 

Côté gardiens, Landreau est toujours le dindon de la farce, Lloris a prouvé de belles choses en bleu, Mandanda non, quid de Carasso ???

 

A suivre !!!

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 20:39

 

Alain Roche a gagné au loto qatari, sur la base de la bonne équipe du PSG 2010/2011, il va pouvoir construire du lourd avec un double objectif : ramener la Ligue 1 et l’Europa Ligue en 2012.

Le Qatar est venu pour faire parler de lui, au niveau européen, et pour associer les trois tags : Qatar, Paris, victoire. Le coach est déjà là, une bonne base de l’équipe aussi, mais le duo Erding-Hoarau n’est pas au niveau requis. Une doublette Berbatov – Forlan pourrait avoir de l’allure c’est sûr. On parle aussi de Tevez et de Gameiro. Et pour le reste de l’équipe, quatre noms circulent : Lass. Diarra pour remplacer Makélélé, Gaby Heinze pour un retour dans le couloir gauche et dans le vestiaire, Thiago Silva associé à Sakho en charnière centrale et enfin Nicolas Douchez dans les cages.

Rendez-vous à la fin du mercato pour compter les buzz ...

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 19:40

 

Résumé du chapitre précédent :
Portée par le retour des tauliers Makelele, Thuram et surtout Zidane, l'équipe de France de Domenech parvient à se qualifier dans la douleur pour la Coupe du Monde 2006. Inquiétants avant le coup d'envoi de la compétition puis durant les premiers matchs, les Bleus montent en puissance et finissent par éliminer successivement l'Espagne, le Brésil et le Portugal. Malheureusement, ils finissent par buter sur l'Italie en finale, aux tirs au but. Expulsé ce jour-là, Zinedine Zidane tire sa révérence de bien triste manière.



Chapitre III : de l'après-Mondial à l'échec continental

Épisode 1 (saison 2006/2007) : rester sur une bonne dynamique
Il semblait clair après la fin de la Coupe du Monde que les trois « anciens » tirés de leur retraite internationale un an plus tôt pour aider l'équipe de France allaient prendre leur retraite internationale à la fin du tournoi. Mais si Zinedine Zidane a mis un terme définitif à sa brillante carrière à l'issue de la finale, ni Claude Makelele ni Lilian Thuram n'ont affirmé leur volonté de mettre fin à leur aventure avec les Bleus.
Les deux joueurs sont en effet toujours en activité et évoluent dans des clubs prestigieux. Makelele était titulaire à Chelsea tandis que Thuram venait de rejoindre un FC Barcelone tout juste sacré champion d'Europe après avoir quitté durant l'été la Juventus, releguée en Serie B pour cause de scandale. Le suspense quant à la poursuite ou non de la carrière internationale des deux joueurs demeure.

En attendant, l'équipe de France fait sa rentrée à peine un peu plus d'un mois après la finale du Mondial. Le 16 août 2006, l'équipe de France se déplace à Sarajevo pour affronter la Bosnie-Herzégovine, la première équipe à avoir affronté les Bleus sous Domenech. Le sélectionneur doit reconstruire mais peut s'appuyer sur une base de travail bien plus solide qu'à son arrivée. Le groupe appelé pour faire le voyage dans les Balkans est très largement constitué de joueurs ayant participé à l'aventure allemande. Parmi les nouveaux, Clerc, Mavuba, Mexès et Toulalan font leur retour dans le groupe tandis que Julien Faubert, ancien membre des espoirs, était convoqué pour la première fois. Huit des onze joueurs présents sur le terrain étaient déjà là le jour de la finale du Mondial (et dix étaient dans le groupe en Allemagne). Les seuls changements se situent dans les buts où Coupet devient enfin numéro 1 (puisque Fabien Barthez n'a pas encore retrouvé de club), en défense centrale où Boumsong prend la place de Thuram, au milieu de terrain où Mavuba remplace Makelele et enfin en attaque où Louis Saha remplace « numériquement » Zinedine Zidane. En réalité, les Bleus évoluent en 4-4-2, avec un duo offensif Henry – Saha. Mauvaise surprise pour les Bleus : les Bosniens ouvrent le score au bout de seize minutes. Mais sans paniquer, ils parviendront à égaliser peu avant la pause grâce à William Gallas, qui glane ce jour-là une réputation de « buteur du mois d'août » (il avait inscrit son premier but en sélection un an plus tôt). L'équipe de France s'imposera finalement dans les arrêts de jeu grâce à un moment entré dans l'histoire : Julien Faubert, numéro 10 dans le dos, parvient à marquer peu après son entrée en jeu. Mais il ne portera plus jamais le maillot des Bleus par la suite en raison de choix de carrière désastreux. Score final : 2-1 pour la France, qui fait le plein de confiance avant d'aborder les éliminatoires de l'Euro 2008.

Avant le début de ces éliminatoires, Makelele et Thuram décident finalement de poursuivre leur carrière internationale. Une bonne nouvelle pour Raymond Domenech qui pourra s'appuyer sur une équipe quasi-inchangée... mais dont la moyenne d'âge reste très élevée. Parviendra t-elle à tenir la route sur le long terme ?


Première étape des éliminatoires de l'Euro 2008 à Tbilissi, en Géorgie, le 2 septembre. La France part favorite pour sa première rencontre dans son histoire avec la république caucasienne. Et elle ne tarde pas à confirmer son statut puisqu'elle mène 2-0 au bout d'un quart d'heure, grâce à Malouda puis Saha, à chaque fois servis par Franck Ribéry. Les Bleus ajoutent un troisième but juste après la pause signé du défenseur géorgien
Malkhaz Asatiani qui a dévié un centre de Willy Sagnol dans ses propres filets. La France se contente ensuite de gérer et s'impose sans trembler 3-0. De bonne augure avant de retrouver l'Italie, son bourreau lors de la finale du Mondial.
C'est à croire que le hasard fait bien les choses. Quand le tirage au sort des éliminatoires de l'Euro 2008, en janvier 2006, réunit dans le même groupe la France et l'Italie, peu de gens s'imaginent que ces deux équipes allaient s'affronter en finale de Coupe du Monde. Moins de deux mois après le cruel scenario de Berlin, la France tient une opportunité de revanche. Et la période est plutôt bien choisie puisqu'à ce moment là l'Italie est en plein scandale du
Calciopoli, durant lequel le directeur général de la Juventus Turin Luciano Moggi est surpris en train d'influer sur la nomination des arbitres pour les matchs de son équipe. Un scandale qui envoie la Juve en Serie B et qui verra le Milan AC, la Fiorentina et la Lazio Rome condamnés à des points de pénalité.
Au moment du coup d'envoi de la rencontre, le 6 septembre au Stade de France, le championnat italien n'a toujours pas repris. Cela s'est fait ressentir lors du premier match de la
Squadra Azzuradans ces éliminatoires, face à la Lituanie (1-1 à domicile !). En conséquence, beaucoup de champions du monde sont hors de forme tandis que d'autres ne sont même pas convoqués. Suspendu, Marco Materazzi n'aura pas l'occasion de se faire conspuer par le public français. L'équipe de France avait adopté en Géorgie le même schéma tactique qu'en Bosnie-Herzégovine. L'équipe alignée était aussi la même, à l'exception des retours de Thuram en défense et de Makelele au milieu. Mais Saha étant incertain, Raymond Domenech a décidé de revenir au 4-5-1 du Mondial, en confiant les clés du jeu à Franck Ribéry, ce qui laissait le couloir droit libre pour Sidney Govou, titulaire surprise car n'ayant toujours pas joué de la saison avec Lyon. Ce joueur sera le héros improbable de la partie. Il ouvre en effet le score au bout de deux minutes d'une belle reprise de volée. Un quart d'heure plus tard, Thierry Henry double la mise. La partie semble bien lancée pour les Bleus mais Gilardino, bien servi par un Pirlo au sommet de son art, réduit le score pour l'Italie à la 20ème minute et douche quelque peu l'enthousiasme du Stade de France. 2-1 à la mi-temps pour les Bleus. On retrouve Sidney Govou juste après la reprise : l'ailier lyonnais s'offre un doublé en reprenant victorieusement de la tête un excellent centre de Willy Sagnol (ah, quel régal!) non sans heurter le crane de Cannavaro dans la foulée. Ce qui fera dire à Raymond Domenech, dans son blog parodique des Cahiers du Football : « Dommage qu’avec son traumatisme crânien sur son deuxième but, Sidney n’a aucun souvenir du meilleur match de sa carrière. Il aurait pu enfin se convaincre qu’il pouvait être un très bon joueur ». Score final : France 3, Italie 1 ! Cette victoire ne ramènera certes pas le titre de champion du monde en France mais il fait du bien au moral. Un succès contre l'Italie reste un succès contre l'Italie, même si l'adversaire ce jour-là n'avait rien dans les jambes. Mais au delà de cette victoire, on retiendra que l'équipe de France a remporté sans trembler ses trois premiers matchs de la saison et surtout ses deux premiers matchs dans les éliminatoires. La reconstruction post-Mondial s'annonce bien plus simple que la reconstruction post-Euro 2004.

L'équipe de France est donc en confiance comme jamais avant d'entamer les matchs éliminatoires du mois d'octobre. William Gallas déclare même que selon lui, la France possède la meilleure équipe au monde. Gallas, justement, est absent pour le déplacement en Écosse et sa dernière absence a coïncidé avec la première défaite de l'ère Domenech. Simple fait du hasard ? À Glasgow, le 7 octobre, Raymond Domenech choisit de titulariser deux joueurs de deuxième divison ! En réalité, deux joueurs de la Juventus, Jean-Alain Boumsong en défense centrale et David Trezeguet en pointe aux cotés d'Henry. La France domine mais de manière stérile. Aussi l'inévitable arriva : Gary Caldwell ouvre le score pour les Britanniques à la suite d'un corner à la 67ème minute. Plus rien ne sera marqué par la suite. C'est le premier accroc pour l'équipe de France dans ces éliminatoires. La France a toutefois rapidement l'occasion de se remettre dans le sens de la marche puisqu'elle affronte quatre jours plus tard les Îles Féroé à Sochaux. Pour l'occasion, l'équipe est quelque peu remaniée avec Mickaël Landreau dans les buts, Julien Escudé au poste d'arrière gauche et Jérémy Toulalan au milieu de terrain (les deux derniers cités fêtant leur première sélection). Enfin, Louis Saha est préféré à un David Trezeguet peu en vue en Écosse. Un choix payant puisque le joueur de Manchester United ouvre le score après moins d'une minute de jeu. Henry ajoute un second but à la 22ème minute puis en deuxième période ce sont les attaquants remplaçants, Anelka (de retour) et Trezeguet qui inscrivent respectivement un et deux buts. Et pour que la fête soit complète, un nouveau joueur débute sa carrière internationale en la personne de François Clerc, qui a remplacé Willy Sagnol. Score final : 5-0 pour les Bleus, c'est la plus large victoire depuis que Raymond Domenech a pris les commandes de l'équipe.
Pour conclure 2006 en beauté, l'équipe de France organise un match le 15 novembre face à la Grèce, championne d'Europe en titre. Avant le coup d'envoi, un hommage est prévu pour les champions du monde 1998 et les champions d'Europe 2000. La rencontre, plus ennuyeuse, s'achève sur une victoire française (1-0) grâce à un but de Thierry Henry à la 26ème minute. Dans la liste des joueurs amenés à disputer ce match, Raymond Domenech avait convoqué Gonzalo Higuaín. Ce natif de Brest s'était illustré dans le
Superclasicoargentin en marquant deux buts pour River Plate face à Boca Juniors. Le joueur, se sentant argentin, décide de finalement renoncer.

Quand commence l'année 2007, l'équipe de France espère bien entendu faire aussi bien qu'en 2006 d'autant que des échéances importantes sont au programme. Il s'agira notamment de se qualifier pour l'Euro 2008.
Mais c'est avec un match amical de prestige que l'équipe de France entame la nouvelle année. Le 7 février, la sélection d'Argentine débarque au Stade de France et s'impose (1-0) grâce à un but de Javier Saviola au quart-d'heure de jeu. Les Bleus étaient toutefois privés de leur charnière centrale habituelle puisque et Lilian Thuram et William Gallas (3 absences, 3 défaites) étaient indisponibles. En attaque, Thierry Henry comme David Trezeguet ont livré un match indigent. Pourtant, seul le deuxième sera sous le feu des critiques.
Mais l'équipe de France n'a pas vraiment le temps de tergiverser puisqu'un match important arrive. Le 24 mars, les Bleus se déplacent en effet en Lituanie. Mais beaucoup de joueurs importants (Henry et Vieira notamment) sont absents. Domenech décide alors de jouer la carte jeune en convoquant les révélations de Ligue 1 Benzema (déjà convoqué face à la Grèce mais forfait sur blessure) et Nasri ainsi que deux jeunes de Premier League, Abou Diaby et Lassana Diarra, sans oublier Frédéric Piquionne qui fête sur le tard, à 28 ans, sa première convocation. Pour ce déplacement piège à Kaunas, Domenech choisit d'aligner une formation très défensive en 4-3-3 avec un milieu Lassana Diarra – Makelele – Toulalan et un trio offensif Govou – Anelka – Malouda. Dans une ambiance de traquenard, les Bleus sont accueillis par une répugnante banderole raciste, représentant l'Afrique peinte aux couleurs de la France et où l'on pouvait lire « bienvenue en Europe ». Mais grâce à un exploit individuel de Nicolas Anelka à la 74ème minute, les Bleus repartent victorieux de leur premier match dans l'histoire face aux Lituaniens et restent plus que jamais en course pour une qualification à l'Euro 2008. Quatre jours plus tard, c'est dans une ambiance plus détendue que la France affronte l'Autriche, co-organisateur de l'Euro 2008, en match amical à Saint-Denis. Raymond Domenech fait largement tourner : Clerc, Mexès et Escudé sont titulaires en défense et le milieu de terrain, en losange, est composé d'un trio Lassana Diarra – Mavuba – Diaby derrière Samir Nasri en meneur de jeu lui même derrière un inédit duo offensif Cissé – Anelka. Mais c'est un remplaçant, Karim Benzema, qui ouvre le score en début de deuxième période, sur une passe de Nasri (
ici). Presque comme dans un rêve. On se dit alors que l'avenir de l'équipe de France est assuré, grâce à ces deux joueurs de vingt ans, l'un passeur décisif et l'autre buteur pour leur première sélection.
La fin de la saison approche à grands pas pour les Bleus. Mais il faut avant de partir en vacances disputer deux matchs jamais faciles à gérer au début du mois de juin. Deux matchs comptant pour les (longs) éliminatoires de l'Euro 2008. Le premier de ces deux matchs a lieu le 2 juin, au Stade de France face à l'Ukraine. Entre les rencontres de la fin mars et celle-ci, la liste des absents s'est allongée puisque Willy Sagnol est également forfait, en plus de Vieira et de Henry. C'est donc une équipe expérimentale qui se présente sur la pelouse du Stade de France, alignée en 4-2-3-1 avec François Clerc titulaire au poste d'arrière droit, un duo Toulalan – Makelele à la récupération et Samir Nasri en meneur de jeu derrière l'unique pointe, Nicolas Anelka. Après une première mi-temps difficile, l'équipe de France parvient à trouver les ressources nécessaires pour l'emporter en seconde période grâce à Ribéry (57') et Anelka (71'), auteur d'un but absolument sublime, une reprise de volée du gauche après contrôle de la poitrine puis un coup du sombrero sur un défenseur ukrainien (
ici, un match auquel j'ai personnellement assisté et que j'ai vraiment apprécié). Un but qui semble marquer le retour définitif d'un Anelka désormais assagi chez les Bleus. Score final : France 2, Ukraine 0, la route vers la qualification se dégage. Mais il reste encore un match à jouer, le 6 juin, du côté d'Auxerre, toujours dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2008, toujours face à une équipe de l'ex-URSS, la Géorgie cette fois-ci. Pour des Bleus émoussés physiquement et opposés à une équipe ultra-défensive, le match est difficile. La libération intervient à la 33ème minute grâce au premier but international de Samir Nasri (ici). Les Bleus s'imposent petitement (1-0) mais l'essentiel est là : les trois points de la victoire et six points pris au mois de juin.

À la fin de la saison 2006/2007, l'équipe de France est donc en pleine confiance. Elle a parfaitement su gérer l'après-Mondial grâce à un parcours presque sans-faute dans les éliminatoires de l'Euro 2008 avec comme seul point noir la défaite en Écosse. De plus, elle a réussi à promouvoir au plus haut niveau certains jeunes joueurs. Reste désormais à confirmer lors de la saison suivante, décisive avec les éliminatoires de l'Euro 2008 et, si tout se passe bien, la phase finale.
Notons qu'il n'y a pas eu de match nul en 11 rencontres, ce qui est plutôt étonnant quand on se souvient des deux premières saisons de l'ère Domenech.


Résultats :
16/08/2006 (amical, Sarajevo) :
Bosnie-Herzégovine 1-2 France
(BOS : Sergej Barbarez (16') ; FRA : William Gallas (41'), Julien Faubert (90'+1'))
© Patrick Vieira

02/09/2006 (éliminatoires Euro 2008, Tbilissi) :
Géorgie 0-3 France
(Florent Malouda (7'), Louis Saha (16'), Malkhaz Asatiani (46' csc))
© Patrick Vieira

06/09/2006 (éliminatoires Euro 2008, Saint-Denis) :
France 3-1 Italie
(FRA : Sidney Govou (2', 55'), Thierry Henry (17') ; ITA : Alberto Gilardino (20'))
© Patrick Vieira

07/10/2006 (éliminatoires Euro 2008, Glasgow) :
Écosse 1-0 France
(Gary Caldwell (67'))
© Patrick Vieira

11/10/2006 (éliminatoires Euro 2008, Sochaux) :
France 5-0 Îles Féroé
(Louis Saha (1'), Thierry Henry (22'), Nicolas Anelka (76'), David Trezeguet (78', 84'))
© Patrick Vieira

15/11/2006 (amical, Saint-Denis) :
France 1-0 Grèce
(Thierry Henry (26'))
© Patrick Vieira

07/02/2007 (amical, Saint-Denis) :
France 0-1 Argentine
(Javier Saviola (15'))
© Patrick Vieira

24/03/2007 (éliminatoires Euro 2008, Kaunas) :
Lituanie 0-1 France
(Nicolas Anelka (74'))
© Lilian Thuram

28/03/2007 (amical, Saint-Denis) :
France 1-0 Autriche
(Karim Benzema (54'))
© Lilian Thuram

02/06/2007 (éliminatoires Euro 2008, Saint-Denis) :
France 2-0 Ukraine
(Franck Ribéry (57'), Nicolas Anelka (71'))
© Lilian Thuram

06/06/2007 (éliminatoires Euro 2008, Auxerre) :
France 1-0 Géorgie
(Samir Nasri (33'))
© Lilian Thuram


Bilan :
Amicaux :4 matchs, 3 victoires, 1 défaite, 4 buts marqués, 2 encaissés
Éliminatoires Euro 2008 :7 matchs, 6 victoires, 1 défaite, 15 buts marqués, 2 encaissés
Total :11 matchs, 9 victoires, 2 défaites, 19 buts marqués, 4 encaissés

Buteurs :
1. Thierry Henry, Nicolas Anelka :
3 buts
3. Sidney Govou, Louis Saha, David Trezeguet :
2 buts
6. Karim Benzema, Julien Faubert, William Gallas, Florent Malouda, Samir Nasri, Franck Ribéry :
1 but
(+ csc de Malkhaz Asatiani (Géorgie))

Capitaines :
1. Patrick Vieira :
7 matchs
2. Lilian Thuram :
4 matchs

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 19:13

 

Europe de l'est, étape 2. Après un match en Biélorussie, pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2012, l'équipe de France se déplace en Ukraine, chez l'un des organisateurs du futur Championnat d'Europe des Nations, pour un match amical, avant de retrouver l'autre pays hôte de la compétition, la Pologne. En attendant la rencontre, voici une présentation du futur adversaire des Bleus.

Mais commençons par évoquer le pays. L'Ukraine (Україна(Ukraïna) en ukrainien) est un pays situé à l'est de l'Europe, bordé au sud par la Mer Noire et la Mer d'Azov et frontalier de la Biélorussie, de la Hongrie, de la Moldavie, de la Pologne, de la Roumanie, de la Russie et de la Slovaquie. Sa superficie (603.700 km²) en fait le plus grand pays d'Europe si l'on considère que la Turquie n'en fait pas partie et si l'on ne prend pas en compte la partie européenne de la Russie. L'Ukraine est peuplée de 45 millions d'habitants. Sa capitale est plus grande ville est Kiev tandis que les autres villes importantes sont Dniepropetrovsk, Donetsk, Kharkiv et Odessa. La langue officielle est l'ukrainien mais le russe est parlé par une grande partie de la population notamment dans l'est du pays et en Crimée. Comme la Biélorussie, l'Ukraine est indépendante depuis 1991 et la chute de l'Union Soviétique. Elle est dirigée depuis 2010 par Viktor Ianoukovytch, un homme qui avait pourtant été chassé du pouvoir en 2004-2005 par une révolution populaire car accusé d'avoir truqué les élections présidentielles.

L'Ukraine n'a joué son premier match qu'en 1992 mais son histoire footballistique s'inscrit bien avant cette date. Les joueurs ukrainiens étaient en effet souvent des piliers de l'équipe d'URSS notamment à la fin des années 1980 avec le triomphe du Dynamo Kiev du légendaire entraineur (et sélectionneur) Valeri Lobanovski (1939-2002), ukrainien lui aussi. Durant l'ère soviétique, deux joueurs ukrainiens ont même obtenu le Ballon d'Or : Oleg Blokhine en 1975 et Igor Belanov en 1986. Quand dans le même temps la Russie n'en obtenait qu'un seul avec Lev Yachine en 1963.
Les premières années footballistiques de l'Ukraine indépendante sont difficiles. La sélection n'est pas encore membre de la FIFA et beaucoup de bons joueurs profitent du chaos post-soviétique pour s'engager avec la sélection russe, qui participe au Mondial 1994. Sergueï Iourane, Andreï Kantchelskis, Viktor Onopko ou encore Oleg Salenko font partie de ces Ukrainiens qui ont porté les couleurs de la Russie durant la Coupe du Monde aux États-Unis. Certains d'entre eux avaient pourtant porté le maillot de la sélection ukrainienne auparavant.
L'Ukraine joue son premier match officiel en 1994 pour le compte des éliminatoires de l'Euro 1996. Dans un groupe comprenant notamment la Croatie et l'Italie, l'Ukraine ne termine que quatrième (4 victoires, 1 nuls et 5 défaites en 10 matchs) derrière la Croatie, l'Italie et la Lituanie et manque donc la qualification. Son principal fait d'armes dans ces éliminatoires est une victoire obtenue en juin 1995 face aux Croates (1-0).
Les éliminatoires pour le Mondial 1998 suivent et se passent beaucoup mieux pour l'Ukraine, qui termine cette fois deuxième de son groupe (6 victoires, 2 nuls et 2 défaites en 10 matchs) derrière l'Allemagne mais devant le Portugal battu à Kiev (2-1) en octobre 1996. Qualifiée pour les barrages, l'Ukraine échoue face à la Croatie (0-2 à Zagreb, 1-1 à Kiev). Malgré cet échec, l'Ukraine a prouvé qu'elle était capable de rivaliser avec les meilleurs équipes européennes. Cette époque marque aussi l'émergence d'un nouvel attaquant de haut niveau, un certain Andreï Chevtchenko.
Les éliminatoires de l'Euro 2000 ne seront pas une partie de plaisir pour l'Ukraine qui tombe dans un groupe comprenant la France, sacrée championne du monde quelques mois plus tôt, et son voisin et rival russe. L'Ukraine réalise pourtant l'exploit de terminer invaincue (5 victoires et 5 nuls en 10 matchs), tenant notamment en échec les Bleus à deux reprises (0-0, 0-0) et battant la Russie (3-2). Mais elle ne termine que deuxième (barragiste), derrière la France. La qualification pour les barrages de l'Ukraine s'est jouée à rien : menée 1-0 à Moscou lors du dernier match de qualification, elle profitera d'une bourde du portier russe Filimonov à trois minutes du terme sur un coup franc de Chevtchenko pour égaliser, passer en barrages et accessoirement propulser la France en tête du groupe, permettant sa qualification directe pour un Euro qu'elle remportera quelques mois plus tard. Si la Russie s'était imposée, elle terminait en tête du groupe devant la France (qui avait battu l'Islande (3-2)) et l'Ukraine qui se serait retrouvée troisième donc éliminée. La vidéo de ce but improbable est disponible ici (et notez la réaction du commentateur russe). Mais comme pour les éliminatoires du Mondial 1998, l'Ukraine échoue de nouveau en barrages, cette fois-ci face à la surprenante Slovénie (1-2 à Ljubljana, 1-1 à Kiev).
Pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2002, l'Ukraine est cette fois-ci dans un groupe plus à sa portée, comprenant la Norvège et la Pologne comme autres favoris. Nouvelle deuxième place pour l'Ukraine (4 victoires, 5 nuls et 1 défaite) derrière la Pologne et retour à la case barrages où se présente une Allemagne blessée et revancharde qui a notamment encaissé une sévère défaite à domicile face à l'Angleterre (1-5) durant ces qualifications. À l'aller à Kiev, l'Ukraine ouvre le score mais l'Allemagne parvient à égaliser et à obtenir le nul (1-1). Au retour, les Ukrainiens ne peuvent rien face à des Allemands déchainés qui mènent 3-0 au bout d'un quart-d'heure pour finalement s'imposer 4-1. C'est le troisième échec consécutif en barrages pour l'Ukraine.

Au moment d'aborder les éliminatoires de l'Euro 2004, l'Ukraine ne s'est donc toujours pas qualifiée pour une compétition majeure. L'objectif est de nouveau accessible dans un groupe composé de l'Espagne, de la Grèce, de l'Irlande du Nord et de l'Arménie. Mais la sélection ukrainienne fait encore pire qu'à l'accoutumée cette fois. Elle ne termine que troisième (2 victoires, 4 nuls et 2 défaites en 8 matchs) du groupe derrière une surprenante Grèce qui balaiera tout sur son passage après des débuts difficiles (2 défaites puis 6 victoires consécutives) avant de finalement remporter l'Euro 2004, et derrière l'Espagne.
L'Ukraine n'est donc pas en pleine confiance avant d'aborder les éliminatoires de la Coupe du Monde 2006, dans un groupe aussi piégeux qu'homogène avec le champion d'Europe grec, la Turquie, le Danemark, l'Albanie, la Géorgie et le Kazakhstan. Mais cette fois l'Ukraine parvient enfin à s'en sortir en terminant en tête de son groupe (7 victoires, 4 nuls et 1 défaite en 12 matchs) devant la Turquie. Le jour de la qualification, Andreï Chevtchenko, heureux, a déclaré qu'après l'échec de 2002, il ne pensait plus pouvoir participer à une Coupe du Monde. Durant ces éliminatoires, les Ukrainiens se sont notamment illustrés en s'imposant en Turquie (3-0) et en Grèce (1-0). Le tirage au sort offre à l'Ukraine un groupe H composé de l'Espagne, de la Tunisie et de l'Arabie Saoudite duquel elle peut sortir au moins deuxième. L'aventure allemande commence pourtant mal pour les Ukrainiens, lourdement battus par l'Espagne (0-4). Mais ils se rattraperont en étrillant l'Arabie Saoudite (4-0) avant de battre de justesse la Tunisie (1-0) sur un penalty contestable obtenu (et transformé) par Andriy Chevtchenko. En huitièmes de finale, l'Ukraine tombe sur le surprenant leader du groupe G, la Suisse, qu'elle battra aux tirs au but (0-0 a.p., 3-0 t.a.b. après une partie soporifique). L'aventure s'arrête toutefois en quarts de finale avec une lourde défaite (0-3) face au futur champion du monde italien. Mais l'Ukraine sort la tête haute de sa première participation à une grande compétition internationale. Elle a aussi sauvé l'honneur de l'Europe de l'est qui a présenté un bilan catastrophique durant cette Coupe du Monde.
C'est donc en position d'outsider que l'Ukraine aborde les éliminatoires de l'Euro 2008, dans un groupe comprenant les deux finalistes de la Coupe du Monde, l'Italie et la France, mais également l'Écosse, la Lituanie, la Géorgie et les Îles Féroé. Des éliminatoires qui se soldent par un fiasco, l'Ukraine ne terminant que quatrième de son groupe (5 victoires, 2 nuls et 5 défaites en 12 matchs) derrière l'Italie et la France (logiquement) mais aussi derrière une surprenante équipe d'Écosse. Le meilleur moment vécu par l'Ukraine durant cette période n'a en fait pas été sur le terrain. Le 18 avril 2007, l'UEFA réunie à Cardiff a décidé d'attribuer l'organisation de l'Euro 2012 à la Pologne et à l'Ukraine, au nez et à la barbe de l'Italie. L'Ukraine est ainsi qualifiée d'office pour l'Euro 2012.

Mais avant de penser au Championnat d'Europe, il fallait pour l'Ukraine se qualifier pour la Coupe du Monde 2010 dans un groupe relevé comprenant la Croatie, l'Angleterre, la Biélorussie, le Kazakhstan et Andorre. Profitant des deux défaites croates face à l'Angleterre, l'Ukraine souffle la deuxième place à la sélection des Balkans et se qualifie pour les barrages (6 victoires, 3 nuls et 1 défaite en 10 matchs) en étant la seule équipe du groupe à battre l'Angleterre (1-0 en octobre 2009). C'est la Grèce qui s'offre aux Ukrainiens en barrages. Après avoir obtenu un bon match nul (0-0) à Athènes, l'Ukraine s'incline à Donetsk (0-1) et échoue pour la quatrième fois en barrage, une véritable malédiction.
Depuis, l'Ukraine n'a plus disputé de matchs officiels et enchaîne les amicaux pour préparer au mieux l'Euro 2012 à domicile, pour sa première apparition dans la compétition. Les résultats sont plutôt moyens, notamment face aux gros (défaites 0-2 face au Brésil et à l'Italie). L'Ukraine accuse dont du retard dans sa préparation mais pas seulement sur le terrain. En effet, beaucoup de stades, et notamment le Stade Olympique de Kiev censé accueillir la finale, connaissent du retard dans leur construction, si bien que l'UEFA a menacé à plusieurs reprises de retirer l'organisation à l'Ukraine. Pour l'heure, seuls deux stades sur les quatre prévus sont prêts : le Stade Metalist de Kharkiv (38.633 places) ainsi que la magnifique Donbass Arena de Donetsk (51.504 places) qui accueillera le match Ukraine – France.
Il est à noter aussi que depuis quelques années l'Ukraine a développé une politique de formation assez performante. Les espoirs, qualifiés pour l'Euro 2011 de la catégorie, ont atteint la finale du championnat d'Europe en 2006 tandis que les U-19 ont remporté l'Euro dans leur catégorie d'âge en 2009.

L'Ukraine s'appuie généralement sur un groupe de joueurs tous issus du championnat local, de plus en plus compétitif, complété par de rares joueurs évoluant à l'étranger. Cinq clubs se taillent la part du lion : les deux géants que sont le Dynamo Kiev et le Chakhtar Donetsk ainsi que trois clubs de standing moindre, à savoir le Dnipro Dniepropetrovsk, le Karpaty Lviv et le Metalist Kharkiv. Quelques absents sont à signaler dans l'équipe qui affrontera la France : le défenseur Dmitro Tchigrinski (retranscrit généralement sous sa forme anglais,
Chygrynskiy) (Chakhtar Donetsk, ex-FC Barcelone) ainsi que le meneur de jeu et excellent tireur de coup francs Olexandr Aliev (Dynamo Kiev, ex-Lokomotiv Moscou) ne sont pas sur la liste tous comme les jeunes Yaroslav Rakitskiy (Chakhtar Donetsk) et Andriy Yarmolenko (Dynamo Kiev) retenus avec la sélection espoirs en vue de l'Euro 2011 de la catégorie.
C'est l'un des rares expatriés qui défend les cages de la sélection.
Andriy Dikan'(33 ans) évolue en effet dans le championnat russe depuis 2009. Il défend depuis août dernier les cages du Spartak Moscou où il a été parfois capable de réussir des prestations grandioses malgré son style peu académique. C'était notamment le cas en coupe d'Europe, à Marseille ou sur le terrain de l'Ajax Amsterdam. Également détenteur de la nationalité russe, Dikan' est devenu international sur le tard, en juin 2010. Andriy Pyatov(26 ans) est l'ancien numéro 1. Gardien titulaire du Chakhtar Donetsk, il a notamment participé à la Coupe du Monde 2006. Maxim Koval, le numéro 3, est un tout jeune gardien. Âgé d'à peine 18 ans, le portier du Dynamo Kiev s'est révélé en barrages de la Ligue des Champions, face à l'Ajax Amsterdam. S'il est rarement titulaire, il est régulièrement cité parmi les plus grands espoirs au poste de gardien de but. Il a d'ailleurs été l'un des deux gardiens de buts cités parmi les 100 meilleurs espoirs mondiaux par le magazine espagnol Don Balón.
La défense est composée principalement de joueurs du Chakhtar, avec notamment les expérimentés
Olexandr Koutcher(28 ans), Viatcheslav Chevtchouk(32 ans) et Mikola Ichtchenko(28 ans). Ces trois joueurs sont toutefois rarement titulaires dans leur club, tout comme le plus jeune Vassil Kobine(26 ans), lui aussi joueur du Chakhtar. Vitali Mandziouk(25 ans, Dnipro Dniepropetrovsk), Artem Fedetskiy(26 ans, Karpaty Lviv) et Yevhen Khatcheridi(23 ans, Dynamo Kiev) sont plus jeunes et plus méconnus.
Avec sa longue chevelure blonde, il occupe depuis des années maintenant le poste de milieu défensif : il s'agit de
Anatoly Timochtchuk. L'expérimenté joueur de 32 ans évolue au Bayern Munich depuis 2009, un club où il ne s'est jamais imposé. Il avait auparavant été capitaine du Chakhtar Donetsk et surtout du Zenit Saint-Pétersbourg avec lequel il a remporté la Coupe de l'UEFA en 2008. International depuis 2000, Timochtchouk compte 105 sélections, ce qui constitue un record en Ukraine. Autre joueur expérimenté, Sergueï Nazarenko(31 ans) porte depuis le début de sa carrière les couleurs du Dnipro Dniepropetrovsk. Excellent passeur et tireur de coup de pieds arrêtés, buteur à l'occasion (onze buts en sélection), ce joueur a été élu meilleur joueur du championnat ukrainien en 2006/2007. Oleg Gusev(28 ans, Dynamo Kiev) et l'ambidextre Rouslan Rotan'(29 ans, Dnipro Dniepropetrovsk) jouent généralement sur les côtés. Sergueï Kravtchenko(28 ans, Dnipro Dniepropetrovsk), Denis Oliynik(23 ans, Metalist Kharkiv), Igor Khoudobyak(26 ans) et Denis Kojanov(23 ans, tous deux du Karpaty Lviv) sont moins connus.
L'Ukraine possède également des attaquants talentueux. À commencer bien sur par l'inépuisable
Andriy Chevtchenko. On ne présente plus le Ballon d'Or 2004, désormais âgé de 34 ans et revenu à son club formateur du Dynamo Kiev après avoir évolué à Chelsea et surtout au Milan AC. Capitaine de la sélection ukrainienne dont il est le meilleur buteur (45 buts), Chevtchenko prendra sa retraite à l'issue de l'Euro 2012. Sur le front de l'attaque, il est accompagné depuis quelques années maintenant par Andriy Voronine. Autre joueur d'expérience (31 ans), Voronine joue pour le club russe du Dynamo Moscou après avoir porté le maillot du Bayer Leverkusen, de Liverpool et du Hertha Berlin. Artiom Milevskiy(25 ans) s'est quant à lui fait connaître en 2006. Après avoir brillé lors de l'Euro espoirs, ce joueur d'origine biélorusse s'est distingué durant le Mondial en tentant (et réussissant) une Panenkadurant la séance des tirs au but en huitièmes de finale face à la Suisse. Meilleur buteur du championnat ukrainien en 2009/2010 (17 buts), joueur ukrainien de l'année en 2008 et 2009, Milevskiy porte depuis le début de sa carrière les couleurs du Dynamo Kiev, un club dont il est aujourd'hui le capitaine. Yevhen Selezniov(25 ans) est l'un des autres attaquants de talent que compte la sélection ukrainienne. Peu utilisé au Chakhtar Donetsk, il a rebondi au Dnipro Dniepropetrovsk sous les couleurs duquel il a terminé meilleur buteur du championnat en 2010/2011 (17 buts). Marko Devitch(à l'origine Marko Dević, 27 ans) est un joueur d'origine serbe. Mais ce natif de Belgrade a pris en 2008 la nationalité ukrainienne dans l'espoir de jouer un jour pour son pays d'adoption, lui qui évolue en Ukraine depuis 2005, au Volyn Loutsk puis au Metalist Kharkiv, son club actuel. En novembre 2008, Devitch joue son premier match sous les couleurs ukrainiennes, ce qui fait de lui le premier joueur d'origine étrangère hors ex-URSS à joueur pour l'Ukraine. Il s'est notamment distingué en terminant meilleur buteur du championnat ukrainien (19 buts) en 2007/2008.

Ce Ukraine-France sera le sixième match de l'histoire entre les deux équipes, qui se sont affrontées pour la première fois lors des éliminatoires de l'Euro 2000. Que ce soit en mars 1999 au Stade de France ou en septembre de la même année à Kiev, le score a toujours été le même : 0-0. Les deux équipes se sont retrouvées en amical en juin 2004 au Stade de France, alors que les Bleus préparaient l'Euro. Un but en fin de match de Zinedine Zidane a donné la victoire à l'équipe de France. Enfin, c'est durant les éliminatoires de l'Euro 2008 que Français et Ukrainiens se sont retrouvés pour la dernière fois. En juin 2007, au Stade de France, les Bleus se sont imposés de fort belle manière (2-0) grâce à Ribéry et Anelka avant d'être tenus en échec en novembre à Kiev (2-2) dans un match marqué par une grossière erreur de Sébastien Frey, le jour de sa première sélection (
ici), qui a coûté la victoire à l'équipe de France.
Le bilan global est favorable à l'équipe de France : 2 victoires pour 3 matchs nuls, 5 buts marqués contre 2 encaissés.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 22:19

 

Après l'Asie, c'est au tour de l'Amérique du Nord de vibrer ! Enfin, plutôt au tour de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale et des Caraïbes, c'est-à-dire la zone CONCACAF. Le 5 juin prochain s'ouvrira en effet aux États-Unis la onzième édition de la Gold Cup, la compétition continentale de la zone CONCACAF. Petite présentation de l'une des compétitions les plus méconnues dans le monde.


Historique
La Gold Cup (ou
Copa de Oroen espagnol) s'est disputée pour la première fois en 1991, aux États-Unis. Elle a succédé au Championnat de la CONCACAF organisé de 1963 à 1989.
Elle a toujours été organisée aux États-Unis (si l'on excepte les éditions 1993 et 2003, en co-organisation avec le Mexique). Un choix logique : quel autre pays de la zone possède à la fois les infrastructures et les moyens financiers nécessaires à l'organisation d'un tel événement ? Et ce sans compter la passion pour le
soccer, de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique notamment grâce aux fortes communautés européennes et hispaniques qui y vivent.
La compétition a eu lieu les années impaires en 1991 et 1993 avant d'être organisée tous les deux ans entre 1996 et 2002. Depuis 2003, on est revenu au système initial à savoir tous les deux ans, les années impaires.
Huit équipes ont participé aux éditions 1991 et 1993, neuf à celle de 1996, et dix à celle de 1998. Depuis 2000, le nombre de participants est passé à douze.
Sans surprise, ce sont le Mexique et les États-Unis qui dominent le palmarès de la Gold Cup. Les deux grandes puissances footballistiques de la zone CONCACAF ont raflé neuf des dix trophées mis en jeu (cinq pour le Mexique, quatre pour les États-Unis). Seul le Canada, vainqueur en 2000, est parvenu à entrer au palmarès que voici :
1991 : États-Unis
1993 : Mexique
1996 : Mexique
1998 : Mexique
2000 : Canada
2002 : États-Unis
2003 : Mexique
2005 : États-Unis
2007 : États-Unis
2009 : Mexique

La dernière édition, en 2009, a vu le Mexique s'imposer en écrasant en finale les États-Unis (5-0). Mais il faut toutefois noter que les Américains avaient aligné une équipe bis durant la compétition pour préserver les titulaires habituels qui avaient atteint la finale de la Coupe des Confédérations moins d'un mois plus tôt.


L'édition 2011

Les éliminatoires :
Les trois pays nord-américains, à savoir le
Canada, les États-Unis et le Mexique, sont qualifiés d'office pour la compétition.
Quatre places sont réservées aux équipes de la zone Caraïbe. Celles-ci ont disputé entre le 2 octobre et le 5 décembre 2010 la Coupe Caribéenne des Nations 2010, dont la phase finale (à partir des demi-finales) était organisée par la Martinique. La
Jamaïquea remporté la compétition en battant la Guadeloupeen finale (1-1 a.p., 5-4 t.a.b.). Ces deux équipes se sont ainsi qualifiées pour la Gold Cup 2011 tout comme les perdants des demi-finales, Cubaet Grenade.
L'Amérique centrale a quant à elle droit à cinq places. Les sélections d'Amérique centrale ont disputé entre le 14 et le 23 janvier la Coupe UNCAF (
Union Centroamericana de Fútbol) des Nations, organisée au Panama. Le Hondurasa remporté le tournoi en battant le Costa Ricaen finale (2-1). Les deux finalistes de la compétition ainsi que les deux autres demi-finalistes, le Panamaet le Salvador, ainsi que le Guatemala(qualifié par le biais d'un match entre les troisièmes de groupe gagné (2-1) face au Nicaragua) ont validé leur ticket pour la Gold Cup.
Il est à noter qu'il n'était pas rare de voir durant les premières éditions des équipes invitées en provenance d'autres confédérations comme le Brésil (en 1996, 1998 et 2003), la Corée du Sud (2002), l'Équateur (2002), la Colombie (2003 et 2005) ou l'Afrique du Sud (2005). Depuis 2007, seules des équipes issues de la CONCACAF participent à la Gold Cup.

Les stades :
Première nation sportive dans le monde, les États-Unis possèdent des installations de très haut niveau. 13 stades parfois immenses ont été sélectionnés pour cette Gold Cup, même si la plupart d'entre eux ne sont que très rarement consacrés au football. La finale aura lieu le 25 juin dans le magnifique Rose Bowl de Pasadena, ou a eu lieu notamment la finale de la Coupe du Monde 1994. Voici la liste des stades sélectionnés, classés par leur capacité :
Rose Bowl(ville :Pasadena (Californie), capacité :91.136, accueillera :finale)
New Meadowsland Stadium(East Rutherford (New Jersey), 82.566, deux quarts de finale)
Cowboys Stadium(Arlington (Texas), 80.000, deux matchs du groupe A)
Bank of America Stadium(Charlotte (Caroline du Nord), 73.338, deux matchs du groupe A)
Reliant Stadium(Houston (Texas), 71.500, deux demi-finales)
Raymond James Stadium(Tampa (Floride), 68.857, deux matchs du groupe C)
Ford Field(Detroit (Michigan), 65.000, deux matchs du groupe C)
Soldier Field(Chicago (Illinois), 61.500, deux matchs du groupe A)
Robert F. Kennedy Memorial Stadium(Washington D.C., 45.596, deux quarts de finale)
The Home Depot Center(Carson (Californie), 27.000, deux matchs du groupe B)
Red Bull Arena(Harrison (New Jersey), 25.189, deux matchs du groupe B)
FIU Stadium(Miami (Floride), 23.500, deux matchs du groupe B)
Livestrong City Park(Kansas City (Kansas), 18.500, deux matchs du groupe C)

Les équipes :
Les effectifs sont disponibles sur Wikipédia :
ici.
Les États-Unis et le Mexique seront bien entendu les grands favoris de la compétition. Ces deux équipes sont en plus sur une bonne dynamique puisqu'elles ont réussi leur Coupe du Monde (huitièmes de finale pour les deux équipes). Leurs effectifs n'ont d'ailleurs que peu changé depuis l'Afrique du Sud.
Mais des équipes comme le Honduras, l'autre participant de la zone CONCACAF à la Coupe du Monde 2010, ainsi que le Costa Rica (mondialiste régulier) et le Canada peuvent jouer les trouble-fête. Tout comme la Guadeloupe. L'équipe du DOM français, qui compte en son sein de nombreux joueurs de Ligue 1 et Ligue 2 a notamment atteint les demi-finales en 2007 et les quarts de finale en 2009. Le vainqueur du tournoi rejoindra le Brésil, l'Espagne et le Japon parmi les qualifiés à la Coupe des Confédérations 2013.
Le championnat de France sera représenté dans cette Gold Cup. Par de nombreux joueurs guadeloupéens (10 joueurs sur les 23) mais aussi par Carlos Bocanegra (États-Unis, Saint-Étienne), Haidar Al-Shaïbani (Canada, Nîmes) et Luis Mejia (Panama, Toulouse).
Le tirage au sort est le suivant :
Groupe A :Costa Rica, Cuba, Mexique, Salvador
Groupe B :Grenade, Guatemala, Honduras, Jamaïque
Groupe C :Canada, États-Unis, Guadeloupe, Panama
Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les deux meilleurs troisièmes sont qualifiés pour les quarts de finale.


Le calendrier

Groupe A :
5 juin : (23h00, Arlington) :Costa Rica – Cuba
(1h00, Arlington) :Mexique – Salvador
9 juin :
(0h00, Charlotte) :Costa Rica – Salvador
(2h00, Charlotte) :Cuba – Mexique
12 juin :
(23h00, Chicago) :Salvador – Cuba
(1h00, Chicago) :Mexique – Costa Rica

Groupe B :
6 juin :
(2h00, Carson) :Jamaïque – Grenade
(4h00, Carson) :Honduras – Guatemala
10 juin :
(0h00, Miami) :Jamaïque – Guatemala
(2h00, Miami) :Grenade – Honduras
13 juin :
(0h00, Harrison) :Guatemala – Grenade
(2h00, Harrison) :Honduras – Jamaïque

Groupe C :
7 juin :
(23h00, Detroit) :Panama – Guadeloupe
(1h00, Detroit) :États-Unis – Canada
11 juin :
(23h00, Tampa) :Canada – Guadeloupe
(1h00, Tampa) :États-Unis – Panama
14 juin :
(0h00, Kansas City) :Canada – Panama
(2h00, Kansas City) :Guadeloupe – États-Unis

Quarts de finale :
18 juin :
(22h00 ou 1h00, East Rutherford) :2ème groupe A – 2ème groupe B (1)
(22h00 ou 1h00, East Rutherford) :1er groupe A – 3ème groupe B ou C (2)
19 juin :
(20h00 ou 23h00, Washington D.C.) :1er groupe B – 2ème groupe C (3)
(20h00 ou 23h00, Washington D.C.) :1er groupe C – 3ème groupe A ou B (4)

Demi-finales :
22 juin :
(0h00 ou 3h00, Houston) :Vainqueur (1) – Vainqueur (2) [1]
(0h00 ou 3h00, Houston) :Vainqueur (3) – Vainqueur (4) [2]

Finale :
25 juin :
(2h00, Pasadena) :Vainqueur [1] – Vainqueur [2]


(PS : je souhaite bien du courage à ceux qui essayeront de suivre la compétition en direct)


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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 22:09

 

Comme leurs homologues européens, les joueurs africains auront aussi un dernier effort à fournir avant de pouvoir aller en vacances. Ce début du mois de juin verra en effet se dérouler le début de la phase retour des matchs éliminatoires de la CAN 2012 qui aura lieu au Gabon et en Guinée Équatoriale.
Rappelons que les premiers de chaque groupe, le deuxième du groupe K ainsi que les deux autres

meilleurs deuxième seront qualifiés.



Groupe A : vers un duel serré

À suivre :
Zimbabwe – Mali ; Liberia – Cap-Vert

Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Cap-Vert (7, 3, 2, 1, 0, 5, 2, +3)
----------------------------------------------
2. Mali (6, 3, 2, 0, 1, 3, 2, +1)
-----------------------------------------------
3. Zimbabwe (2, 3, 0, 2, 1, 1, 2, -1)
4. Liberia (1, 3, 0, 1, 2, 4, 7, -3)

Situation :le Cap-Vert et le Mali dominent pour l'instant ce groupe. S'ils s'imposent tous les deux, respectivement au Zimbabwe et au Liberia, ils seraient au moins assurés de terminer aux deux premières places. Mais gare au faux pas !


Groupe B : vers un duel Guinée – Nigeria ?

À suivre :
Éthiopie – Nigeria ; Guinée – Madagascar

Classement :
1. Guinée (7, 3, 2, 1, 0, 6, 2, +4)
------------------------------------------------
2. Nigeria (6, 3, 2, 0, 1, 6, 1, +5)
-------------------------------------------------
3. Éthiopie (3, 3, 1, 0, 2, 2, 8, -6)
4. Madagascar (1, 3, 0, 1, 2, 1, 4, -3)

Situation :la problématique est sensiblement la même que dans le groupe A. Si le Nigeria gagne en Éthiopie et si la Guinée bat Madagascar, alors le Nigeria et la Guinée auront fait le trou sur leurs adversaires.


Groupe C : même problématique

À suivre :
Zambie – Mozambique ; Comores – Libye

Classement :
1. Libye (7, 3, 2, 1, 0, 4, 0, +4)
-----------------------------------------------
2. Zambie (6, 3, 2, 0, 1, 6, 1, +5)
------------------------------------------------
3. Mozambique (4, 3, 1, 1, 1, 1, 2, -1)
4. Comores (0, 3, 0, 0, 3, 0, 8, -8)

Situation :la Libye et la Zambie pourraient profiter de cette journée pour creuser l'écart avec leurs concurrents. Les Libyens ne devraient pas avoir trop de problèmes pour aller s'imposer chez les modestes Comores. En revanche, la tâche sera plus compliquée pour les Chipolopolozambiens face au Mozambique.


Groupe D : un autre chaud derby à venir

À suivre :
Maroc – Algérie ; République Centrafricaine – Tanzanie

Classement :
1. République Centrafricaine (4, 3, 1, 1, 1, 3, 2, +1)
--------------------------------------------------------------
2. Tanzanie (4, 3, 1, 1, 1, 3, 3, 0)
--------------------------------------------------------------
3. Maroc (4, 3, 1, 1, 1, 1, 1, 0)
4. Algérie (4, 3, 1, 1, 1, 2, 3, -1)

Situation :pour la deuxième fois en un peu plus de deux mois, le Maroc et l'Algérie vont se retrouver. Battus à Annaba (0-1), les Marocains ont soif de revanche tandis que les Algériens voudront confirmer. Mais l'enjeu comptable de cette rencontre est aussi important : dans ce groupe très serré où toutes les équipes possèdent le même nombre de points, la moindre victoire peut faire la différence. On peut tenir le même raisonnement pour l'autre match du groupe qui opposera les deux surprenants leaders : la République Centrafricaine et la Tanzanie.


Groupe E : le Sénégal pour la gloire, le Cameroun en danger

À suivre :
Cameroun – Sénégal ; Île Maurice – RD Congo

Classement :
1. Sénégal (9, 3, 3, 0, 0, 12, 2, +10)
-----------------------------------------------
2. RD Congo (4, 3, 1, 1, 1, 6, 5, +1)
------------------------------------------------
3. Cameroun (4, 3, 1, 1, 1, 4, 3, +1)
4. Île Maurice (0, 3, 0, 0, 3, 1, 13, -12)

Situation :en cas de victoire au Cameroun, le Sénégal poursuivrait son parcours sans faute et s'assurerait presque la qualification. Le Cameroun n'a quant à lui pas le droit à l'erreur sous peine de voir la première place s'envoler. La RD Congo, qui se déplace chez la faible Île Maurice, pourrait profiter d'une éventuelle défaite camerounaise pour prendre une option sur la deuxième place.


Groupe F : le Burkina Faso touche au but

À suivre :
Namibie – Burkina Faso (exempt : Gambie)

Classement :
1. Burkina Faso (6, 2, 2, 0, 0, 7, 1, +6)
-----------------------------------------------
2. Gambie (3, 2, 1, 0, 1, 4, 4, 0)
------------------------------------------------
3. Namibie (0, 2, 0, 0, 2, 1, 7, -6)

Situation :en cas de victoire en Namibie, le Burkina Faso compterait six points d'avance sur la Gambie. Il ne lui resterait certes qu'un match à jouer contre deux à son principal concurrent mais il devrait profiter de sa meilleure différence de buts pour assurer pratiquement sa place à la prochaine CAN.


Groupe G : la dernière chance de l'Égypte

À suivre :
Égypte – Afrique du Sud ; Sierra Leone – Niger

Classement :
1. Afrique du Sud (7, 3, 2, 1, 0, 3, 0, +3)
---------------------------------------------------
2. Niger (6, 3, 2, 0, 1, 4, 3, +1)
---------------------------------------------------
3. Sierra Leone (2, 3, 0, 2, 1, 2, 4, -2)
4. Égypte (1, 3, 0, 1, 2, 1, 3, -2)

Situation :le triple champion d'Afrique en titre est dos au mur. Les espoirs de première place étant déjà presque envolés, une victoire sur l'Afrique du Sud sera obligatoire pour espérer décrocher une deuxième place qui ne sera peut être même pas synonyme de qualification. L'Afrique du Sud prendrait quant à elle une belle option sur la qualification en cas de victoire. Si elle s'incline, le Niger, qui se déplace au Sierra Leone, pourrait en profiter pour s'emparer de la tête.


Groupe H : encore un petit effort pour la Côte d'Ivoire

À suivre :
Bénin – Côte d'Ivoire ; Burundi – Rwanda

Classement :
1. Côte d'Ivoire (9, 3, 3, 0, 0, 6, 1, +5)
-----------------------------------------------
2. Bénin (4, 3, 1, 1, 1, 5, 3, +2)
------------------------------------------------
3. Rwanda (3, 3, 1, 0, 2, 3, 7, -4)
4. Burundi (1, 3, 0, 1, 2, 2, 5, -3)

Situation :si elle s'impose au Bénin et que le Rwanda ne bat pas le Burundi, la Côte d'Ivoire sera assurée de participer à la CAN 2012. Mais une victoire lui assurerait déjà pratiquement la qualification. En cas de victoire au Burundi, le Rwanda pourrait prendre la deuxième place.


Groupe I : le Ghana et le Soudan devraient poursuivre leur route

À suivre :
Ghana – Congo ; Swaziland – Soudan

Classement :
1. Ghana (7, 3, 2, 1, 0, 6, 0, +6)
-------------------------------------------
2. Soudan (7, 3, 2, 1, 0, 5, 0, +5)
-------------------------------------------
3. Congo (3, 3, 1, 0, 2, 3, 6, -3)
4. Swaziland (0, 3, 0, 0, 3, 1, 9, -8)

Situation :le Ghana et le Soudan ont des statistiques quasiment similaires depuis le début de ces éliminatoires. S'ils parviennent à gagner respectivement face au Congo et au Swaziland, ils s'assureraient de finir aux deux premières places et vont se livrer un duel pour la qualification... à moins que le jeu des meilleurs deuxièmes ne leur permette de se qualifier tous les deux.


Groupe J : l'Ouganda peut poursuivre son rêve

À suivre :
Angola – Kenya ; Ouganda – Guinée-Bissau

Classement :
1. Ouganda (7, 3, 2, 1, 0, 4, 0, +4)
---------------------------------------------
2. Kenya (4, 3, 1, 1, 1, 2, 2, 0)
----------------------------------------------
3. Angola (3, 3, 1, 0, 2, 2, 5, -3)
4. Guinée-Bissau (3, 3, 1, 0, 2, 1, 2, -1)
(L'Angola devance la Guinée-Bissau aux confrontations directes)

Situation :en cas de victoire sur la Guinée-Bissau, lanterne rouge, l'Ouganda aura fait un pas supplémentaire vers la qualification. Un match nul dans l'autre rencontre entre l'Angola et le Kenya serait pour lui le scénario idéal. Mais on doute que ces équipes toujours en lutte pour se qualifier ne se satisfassent du partage des points.


Groupe K : qui rejoindra le Botswana ?

À suivre :
Tunisie – Tchad ; Botswana – Malawi (exempt : Togo)

Classement :
1. Botswana (16, 6, 5, 1, 0, 7, 2, +5)
2. Malawi (9, 5, 2, 3, 0, 11, 6, +5)
-------------------------------------------------
3. Tunisie (7, 5, 2, 1, 2, 7, 6, +1)
4. Togo (3, 6, 0, 3, 3, 5, 8, -3)
5. Tchad (2, 6, 0, 2, 4, 5, 13, -8)

Situation :les choses se sont nettement éclaircies fin mars. Le Botswana est le premier qualifiée sur le terrain pour cette CAN tandis que le Togo et le Tchad sont d'ores et déjà éliminés. Il reste une place à prendre dans ce groupe, entre le Malawi et la Tunisie. Cette dernière affronte le modeste Tchad tandis que les Malawites devront se déplacer chez le leader. L'avantage semble être tunisien mais le Malawi pourrait profiter d'une éventuelle déconcentration du Botswana.


Classement des deuxièmes

1. Soudan (4, 2, 1, 1, 0, 2, 0, +2)

2. Kenya (4, 2, 1, 1, 0, 2, 1, +1)

------------------------------------------------

3. Nigeria (3, 2, 1, 0, 1, 4, 1, +3)

4. Bénin (3, 2, 1, 0, 1, 4, 2, +2)

5. Zambie (3, 2, 1, 0, 1, 2, 1, +1)

6. Gambie (3, 2, 1, 0, 1, 4, 4, 0)

7. Niger (3, 2, 1, 0, 1, 3, 3, 0)

8. Tanzanie (3, 2, 1, 0, 1, 2, 2, 0)

9. Mali (3, 2, 1, 0, 1, 1, 2, -1)

10. RD Congo (1, 2, 0, 1, 1, 3, 5, -2)

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 22:22

Il existe deux façons de choisir son équipe et son système de jeu : en fonction de principes ou de certitudes comme par exemple le 4-3-3 du Barça, de l'Ajax, de l'AJA époque Guy Roux, ou de Lille. Finalement, à part Mourinho et Gourcuff personne ne joue plus en 4-4-2, et s'il y a bien un système que l'on ne veut plus voir, c'est le 4-2-3-1 !!!

En résumé la France doit pouvoir jouer dans ces deux systèmes de jeu et les trois matchs à venir sont justement l'occasion de tester un 4-3-3, un 4-4-2 trapèze et un 4-4-2 "en diamant".

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L'autre façon de raisonner est de prendre les meilleurs joueurs et de leur associer le meilleur système et les joueurs qui leur seront le plus complémentaires. Dans cette logique, sur la saison 2010-2011, on peut retenir :

Mandanda, Abidal, Evra, Mexès, Sakho, Rami, M'Vila, Nasri, Ribéry et Benzéma.

A ces joueurs qui constitueront la colonne vertébrale de l'équipe, on peut ajouter quelques autres Lillois comme Debuchy, Cabaye ou Mavuba, Rémy pour sa deuxième moitié de saison, Jallet et Chantôme, ainsi que Marvin Martin et Gameiro pour la Ligue 1, Malouda, Anelka (joke !), Drogba (autre joke), Diaby et quelques gunners d'appoint (Koscielny ?), Gallas (encore une joke !!!), Kaboul, ajoutons Saha et voilà pour la premier league. Lassana Diarra, David Trézéguet et Jérémy Matthieu complèteront l'effectif venu d'Espagne. Flamini, Konko, Benatia et Menez nous apporteront la rigueur italienne.

Inutile de remarquer qu'un Alou Diarra n'est pas dans la liste aujourd'hui, comme Planus, Tremoulinas ou Ciani. On ne peut pas autant rater sa saison en club et prétendre être titulaire en Equipe de France. Encore moins Capitaine ! pareil pour Gourcuff que pourtant j'adore. Il gagnera à se refaire une santé pour revenir plus fort.

 

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Voici notre équipe de France pour les matchs à venir :

 

Mandanda

Kaboul           Rami        Sakho          Abidal

M'Vila

Diaby                Cabaye

Nasri                Benzéma                Ribéry


 

avec pour les deux matchs amicaux le test d'une mi-temps en 4-4-2 trapèze

 

Mandanda

Kaboul           Rami        Sakho          Abidal

Diaby     M'Vila

Nasri                          Cabaye

Benzéma    Gameiro


 et dans l'autre match amical le test d'une mi-temps en 4-4-2 diamant

 

Mandanda

Kaboul           Rami        Sakho          Abidal

 M'Vila

Diaby     Cabaye

  Nasri

Benzéma    Gameiro

               

 

Et voilà, elle n'est pas belle la vie ?

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