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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 10:05

Il y a à peine un peu plus d'un an, les vuvuzelas résonnaient dans les stades sud-africains tandis que le Waka Wakade Shakira retentissait sur les ondes. L'Espagne triomphait pour la première fois de son histoire à Johannesburg face à de malheureux (et rugeux) néerlandais tandis que l'Allemagne avait séduit par sa jeunesse et son jeu audacieux. La France se ridiculisait quant à elle aux yeux du monde, aussi bien sur le terrain qu'en dehors. Et l'Italie, championne du monde en titre, devait faire ses valises dès le premier tour.
Les souvenirs du Mondial 2010 sont encore vivaces mais la FIFA est déjà passée à autre chose. Le 30 juillet dernier, à Rio de Janeiro, elle a en effet procédé au tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 qui aura lieu au Brésil. Ce que l'on a le plus retenu de cet événement, en France (y compris sur ces pages), c'est le tirage au sort de la zone Europe qui a envoyé la France, présente dans le chapeau 2, dans le groupe de l'Espagne, championne du monde en titre.
Pour ma part, je m'efforcerais de commenter l'intégralité de ce tirage au sort en analysant les zones continentales unes par unes selon l'ordre alphabétique. L'Afrique sera donc la première à l'honneur, suivie de l'Amérique du Nord (avec un petit mot sur l'Amérique du Sud), de l'Asie, de l'Europe et enfin de l'Océanie.

Mais avant d'évoquer les éliminatoires en Afrique, un rappel du nombre de places allouées à chaque continent s'impose :
- 13 pour l'Europe ;
- 4,5 pour l'Amérique du Sud, en plus du Brésil qualifié d'office en tant qu'organisateur ;
- 5 pour l'Afrique ;
- 4,5 pour l'Asie ;
- 3,5 pour l'Amérique du Nord ;
- 0,5 pour l'Océanie.
Ce qui nous fait bien 32 équipes. Ces fameuses « demi-places » qui peuvent sembler énigmatiques à première vue correspondent en fait aux places de barragistes intercontinentaux.

La formule de ces barrages a été maintes fois modifiée : en 2006, le quatrième nord-américain devait affronter le cinquième asiatique tandis que le vainqueur de la zone Océanie défiait le cinquième sud-américain alors qu'en 2010 ces barrages étaient Amérique du Sud – Amérique du Nord et Océanie – Asie.
Pour 2014, la FIFA a décidé de laisser le sort se charger de tout. Un tirage au sort intégral des barrages intercontinentaux a eu lieu en préambule de la cérémonie :
Cinquième de la zone Amérique du Sud – vainqueur de la zone Océanie
Cinquième de la zone Asie – quatrième de la zone Amérique du Nord

(l'équipe citée en premier recevra à l'aller)

Le hasard a voulu que l'on en revienne à la formule de 2006. Le barragiste sud-américain aura un énorme coup à jouer face au vainqueur océanien (très probablement la Nouvelle-Zélande) même s'il devra se déplacer au retour. Le barrage Asie – Amérique du Nord s'annonce beaucoup plus indécis.

Mais place désormais à la présentations des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 en Afrique.


Classement FIFA de la zone (juillet 2011)

Il a servi de base à l'établissement des chapeaux. L'Afrique est avec l'Europe la zone qui compte le plus de pays affilés : 53. Mais le forfait de la Mauritanie, comme du reste pour les éliminatoires de la CAN 2012, fait passer le nombre d'équipes participantes à 52, soit un nombre pair. Ce qui est plus pratique.

1. Côte d'Ivoire (classement mondial : 14ème)

2. Égypte (34)

3. Ghana (36)

4. Burkina Faso (39)

5. Nigeria (43)

6. Sénégal (46)

7. Afrique du Sud (49)

8. Cameroun (50)

9. Algérie (52)

10. Tunisie (55)

11. Gabon (60)

12. Libye, Maroc (63)

14. Guinée (68)

15. Botswana (71)

16. Malawi (72)

17. Zambie (74)

18. Ouganda (76)

19. Mali (77)

20. Cap-Vert (82)

21. Bénin, Zimbabwe (86)

23. République Centrafricaine (89)

24. Sierra Leone (93)

25. Soudan (97)

26. Niger (98)

27. Angola, Gambie (100)

29. Mozambique (103)

30. RD Congo, Togo (123)

32. Liberia (125)

33. Tanzanie (127)

34. Congo (129)

35. Kenya (130)

36. Rwanda (134)

37. Éthiopie (139)

38. Namibie (140)

39. Burundi (143)

40. Madagascar (149)

41. Guinée-Bissau (151)

42. Guinée Équatoriale (155)

43. Tchad (158)

44. Swaziland (169)

45. Comores (175)

46. Lesotho (184)

47. Mauritanie (187) (*)

48. Érythrée (188)

49. Somalie (191)

50. Djibouti (194)

51. Île Maurice (195)

52. Seychelles (199)

53. São-Tomé-e-Principe (203)

((*) forfait)


Premier tour

Les vingt-quatre équipes les plus mal classées devront passer par un tour à élimination directe pour atteindre la phase de groupes. Elles ont été réparties en deux chapeaux.
Les équipes du chapeau 5 semblent plus à même de passer cet obstacle, d'autant plus qu'elles recevront au match retour. À noter la présence de deux mondialistes : la RD Congo, qui avait participé à l'édition 1974 sous le nom de Zaïre, et le Togo qui était présent en Allemagne en 2006. Deux anciens champions d'Afrique, le Congo (1972) et l'Éthiopie (1962) participeront également à ce premier tour. Cette dernière affrontera la Somalie pour un derby d'Afrique de l'Est qui s'annonce tendu entre deux nations traditionnellement rivales.
Ces matchs auront lieu les 11 et 15 novembre prochains.

Chapeaux :
Chapeau 5 :Mozambique, RD Congo, Togo, Liberia, Tanzanie, Congo, Kenya, Rwanda, Éthiopie, Namibie, Burundi, Madagascar
Chapeau 6 :Guinée-Bissau, Guinée Équatoriale, Tchad, Swaziland, Comores, Lesotho, Érythrée, Somalie, Djibouti, Île Maurice, Seychelles, São-Tomé-e-Principe

Matchs :
Seychelles – Kenya (1)
Guinée-Bissau – Togo (2)
Djibouti – Namibie (3)
Île Maurice – Liberia (4)
Comores – Mozambique (5)
Guinée Équatoriale – Madagascar (6)
Somalie – Éthiopie (7)
Lesotho – Burundi (8)
Érythrée – Rwanda (9)
Swaziland – RD Congo (10)
São Tomé-e-Principe – Congo (11)
Tchad – Tanzanie (12)



Deuxième tour

Cette phase de groupes marquera l'entrée en lice des gros. C'est encore une fois le classement FIFA qui a déterminé la composition des chapeaux et donc le nom des têtes de série. Parmi lesquelles nous retrouvons les six équipes présentes en 2010. À noter la présence dans le chapeau 3 de deux qualifiés du premier tour, les vainqueurs des matchs (1) et (2). Un choix assez étonnant étant donné que ces rencontres ont été décidées par le tirage au sort. Et un avantage pour les équipes qui auront deux nations « faibles » dans leur groupe.
Mais pour en revenir à cette phase de groupes, de gros duels sont à prévoir dans les groupes C, avec un alléchant Côte d'Ivoire – Maroc (ce n'est donc pas cette année que ces deux équipes seront présentes ensemble en Coupe du Monde) et H, où l'Algérie affrontera le Mali. Les groupes A, E et G s'annoncent également indécis. Pour le reste, les équipes du chapeau 1 partent avec un avantage certain, mais en Afrique les surprises sont souvent au rendez-vous et aucun match n'est jamais gagné d'avance.
Seuls les premiers de chaque groupe seront qualifiés pour les barrages, ce qui devrait conférer à ce deuxième tour une intensité dramatique supplémentaire. Les matchs sont prévus entre juin 2012 et septembre 2013.

Chapeaux :
Chapeau 1 :Côte d'Ivoire, Égypte, Ghana, Burkina Faso, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud, Cameroun, Algérie, Tunisie
Chapeau 2 :Gabon, Libye, Maroc, Guinée, Botswana, Malawi, Zambie, Ouganda, Mali, Cap-Vert
Chapeau 3 :Bénin, Zimbabwe, République Centrafricaine, Sierra Leone, Soudan, Niger, Angola, Gambie, vainqueur (1), vainqueur (2)
Chapeau 4 :vainqueur (3), vainqueur (4), vainqueur (5), vainqueur (6), vainqueur (7), vainqueur (8), vainqueur (9), vainqueur (10), vainqueur (11), vainqueur (12)

Groupes :
Groupe A :Afrique du Sud, Botswana, République Centrafricaine, vainqueur (7)
Groupe B :Tunisie, Cap-Vert, Sierra Leone, vainqueur (6)
Groupe C :Côte d'Ivoire, Maroc, Gambie, vainqueur (12)
Groupe D : Ghana, Zambie, Soudan, vainqueur (8)
Groupe E :Burkina Faso, Gabon, Niger, vainqueur (11)
Groupe F :Nigeria, Malawi, vainqueur (1), vainqueur (3)
Groupe G :Égypte, Guinée, Zimbabwe, vainqueur (5)
Groupe H :Algérie, Mali, Bénin, vainqueur (9)
Groupe I :Cameroun, Libye, vainqueur (2), vainqueur (10)
Groupe J :Sénégal, Ouganda, Angola, vainqueur (4)


Barrages

Les dix vainqueurs de groupe s'affronteront ensuite lors de cinq matchs de barrages qui désigneront les cinq qualifiés africains pour la Coupe du Monde 2014. Pour l'instant, on ne connait ni les dates de ces barrages ni les modalités du tirage au sort (têtes de série ? Équipes recevant à domicile au retour ? Etc.).

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 00:25

Deux mois après la fin de la saison 2010/2011, conclue par un périple en Europe de l'Est, et trois semaines avant d'y retourner pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2012 (Albanie puis Roumanie), l'équipe de France s'offre un petit interlude exotique avec une rencontre amicale face au Chili à Montpellier. Présentation du futur adversaire sud-américain des Bleus.

Petite présentation initiale du pays, comme d'habitude. Le Chili (
Chileen espagnol) est un pays d'Amérique du Sud à la fois long et étroit, qui s'étend sur plus de 4.000 km le long de l'océan Pacifique. Il est frontalier de l'Argentine, du Pérou et de la Bolivie et est avec l'Équateur l'unique pays sud-américain à ne pas posséder de frontière terrestre avec le Brésil. Indépendant de l'Espagne depuis 1810, le Chili a une superficie d'environ 750.000 km² et compte plus de 16 millions d'habitants. Santiago est à la fois la capitale et la plus grande ville puisqu'elle concentre à elle seule près du tiers de la population du pays. Valparaíso et Concepción sont deux autres villes importantes de ce pays.

Le Chili est, comme la plupart des pays d'Amérique du Sud, venu très tôt au football. La fédération chilienne est fondée en 1895 et la sélection joue son premier match en 1910 face au voisin argentin. En 1916, le Chili est l'une des quatre équipes participantes à la première Copa América. Le Chili est l'une des trois équipes sud-américaines (avec l'Équateur et le Venezuela) à n'avoir jamais remporté la compétition, atteignant au mieux la finale à quatre reprises (1955, 1956, 1979 et 1987).
En 1930, la sélection chilienne est présente en Uruguay pour la première édition de la Coupe du Monde. Versée dans le groupe A, comprenant l'Argentine, le Mexique et... la France, le Chili sort dès la phase de groupes (victoires face à la France et au Mexique et défaite face à l'Argentine) car à l'époque seul le premier du groupe a le droit de franchir le premier tour. Le Chili ne participe pas ensuite aux deux Coupes du Monde d'avant-guerre organisées en Europe mais fait son retour au Brésil, en 1950. Avec une nouvelle élimination au premier tour : le Chili termine en effet troisième du groupe B derrière l'Espagne et l'Angleterre et devant les États-Unis (une victoire face aux Américains, deux défaites face aux deux équipes européennes).
Douze ans plus tard, c'est en tant qu'organisateur que le Chili fait son retour en Coupe du Monde. À domicile, il réalise le meilleur parcours de son histoire. Il se qualifie pour les quarts de finale en terminant deuxième de son groupe derrière la RFA mais devant la Suisse et surtout l'Italie, que le Chili a battu 2-0 au terme d'une rencontre où les fautes furent tellement nombreuses qu'on lui donna a posteriori le nom de « Bataille de Santiago ». En quarts de finale, le Chili élimine l'URSS (2-1) avant de s'incliner face au futur vainqueur brésilien en demi-finales (2-4). Mais celle que l'on surnomme, comme l'Espagne, la
Rojava se consoler en remportant la petite finale face à la Yougoslavie (1-0). Cette troisième place, le Chili la doit en partie à son buteur Leonel Sánchez, auteur de quatre buts durant la compétition et toujours détenteur du record de sélections (84). Pour la première (et pour l'instant) unique fois de son histoire, le Chili enchaîne une deuxième participation consécutive à un Mondial en étant présent lors de l'édition 1966 en Angleterre. Mais sa prestation sera cette fois beaucoup plus anonyme, les Chiliens se faisant sortir dès le premier tour avec à la clé la dernière place du groupe D (un nul et deux défaites) derrière l'URSS, la Corée du Nord et l'Italie.
Ce n'est qu'en 1974 que la sélection chilienne fait son retour en Coupe du Monde. Mais sa qualification a été obtenue de manière légèrement surréaliste. Jugez plutôt. Le groupe qualificatif du Chili ne lui donne le droit qu'à une place pour un barrage face à une équipe européenne, qui sera l'URSS. Mais à cette période, le Chili est en plein trouble à cause du coup d'état qui a vu le président élu Salvador Allende, un socialiste, être renversé par Augusto Pinochet. Le match aller à Moscou s'est soldé par un match nul 0-0. En signe de protestation, les joueurs soviétiques refusent de faire le déplacement à Santiago et les joueurs chiliens, seuls sur le terrain, inscrivent symboliquement le but de la qualification. Il y en avait plus à en dire sur la qualification chilienne que sur la participation de la sélection au tournoi. Reversée dans le groupe 1 en compagnie des deux Allemagne (dont la RFA, pays organisateur) et l'Australie, le Chili sort dès la phase de groupes après une défaite face à la RFA, futur vainqueur (0-1) et deux matchs nuls face à la RDA (1-1) puis à l'Australie (0-0).
Le Chili doit attendre encore huit ans pour participer à une Coupe du Monde. En 1982 en Espagne, le Chili tombe dans le groupe 2 accompagné de la RFA, de l'Autriche et de l'Algérie. Bilan : 3 défaites en trois matchs (0-1 contre l'Autriche, 1-4 contre la RFA et 2-3 face à l'Algérie). Mais en inscrivant deux buts en seconde période face aux Algériens alors qu'ils étaient menés, les Chiliens ont précipité l'élimination des Verts dès le premier tour, élimination qui sera entérinée par le « match de la honte » qui vit la RFA battre l'Autriche 1-0, un score suffisant pour qualifier les deux équipes et éliminer l'Algérie.
Après cette humiliante élimination, ce n'est pas huit ans mais seize que le Chili devra attendre pour participer de nouveau à une Coupe du Monde. En 1998, en France, la
Rojahérite du groupe B en compagnie de l'Italie, de l'Autriche et du Cameroun. Emmenée par son duo offensif Salas – Zamorano ainsi que par son emblématique gardien Nelson Tapia, elle franchit cette fois le premier tour mais à la manière de l'Italie en 1982, sans remporter la moindre rencontre mais en faisant trois matchs nuls face à l'Italie (2-2), l'Autriche (1-1) et le Cameroun (1-1). Mais elle ne connaitra pas le même destin final que les Italiens de 1982 (qui ont terminé champions du monde) puisqu'elle se fera corriger par le Brésil en huitièmes de finale (1-4).
En 2000, le Chili parvient a décrocher la médaille de bronze lors des Jeux Olympiques de Sydney, avec une équipe renforcée par Tapia et Zamorano. Avant d'entamer un déclin inexorable.
Les éliminatoires de la Coupe du Monde 2002 sont une véritable catastrophe pour la sélection chilienne, dernière de la poule unique sud-américaine avec seulement douze points (trois victoires, trois nuls et douze défaites). Entre temps, Iván Zamorano a pris sa retraite internationale en septembre 2001 lors d'un match face à la France conclu par une surprenante victoire 2-1.
Le Chili échoue aussi à se qualifier pour la Coupe du Monde en 2006 mais se met un peu plus en valeur. Il termine septième (cinq victoires, six nuls, sept défaites) avec 22 points soit à peine trois points de moins que l'Uruguay, barragiste. Une période plus faste semble voir le jour.
Mais les Chiliens ne brillent guère à la Copa América 2007, au Venezuela. Ils ne se qualifient pour les quarts de finale qu'au bénéfice d'une place parmi les meilleurs troisièmes, avant de se faire étriller par le futur vainqueur brésilien (1-6). De mauvaise augure avant de disputer les qualifications pour la Coupe du Monde 2010.
En août 2007, la fédération chilienne choisit de nommer à la tête de la sélection l'argentin Marcelo Bielsa, ancien sélectionneur de l'
Albiceleste(1998 – 2004) en vue du Mondial. Et ça marche ! « El loco » (le fou) révolutionne le style de jeu de la Rojaen s'appuyant sur des passes rapides et en n'hésitant pas à jouer en 3-4-3. Le Chili termine deuxième de la poule unique sud-américaine avec 33 points (dix victoires, trois nuls et cinq défaites) soit seulement un de moins que le Brésil. Durant ces éliminatoires, les Chiliens ont notamment battu l'Argentine de manière retentissante (1-0) en octobre 2009, entrainant la démission du sélectionneur argentin Alfio Basile. Auteur de dix buts, soit le meilleur total de la zone AmSud, l'avant-centre Humberto Suazo a été l'un des acteurs majeurs de la qualification. En Afrique du Sud, le Chili hérite d'un groupe homogène. Si l'Espagne semble inatteignable, la Suisse et le Honduras semblent être des adversaires à la portée de la Roja. Pour son entrée dans la compétition, le Chili s'impose face au Honduras (1-0). Une victoire qui pouvait être anecdotique si elle n'était pas la première pour le Chili dans une Coupe du Monde depuis 1962 et le succès lors du match pour la troisième place face à la Yougoslavie. Dans la foulée, le Chili bat la Suisse (1-0) et se rapproche des huitièmes de finale. Mais il reste à passer l'obstacle espagnol. Face au futur vainqueur, le Chili joue bien mais est sanctionné par deux coups du sort : une erreur de son gardien puis une expulsion injustifiée. L'Espagne mène 2-0 à la mi-temps mais le Chili parvient à réduire la marque. Et comme dans le même temps la Suisse et le Honduras se sont neutralisés (0-0), le Chili s'est emparé de la deuxième place, se qualifiant ainsi pour les huitièmes de finale. Où il retrouve le Brésil, comme en 1998, pour un résultat quasi-identique. Handicapée par de nombreuses suspensions, la sélection chilienne chute lourdement face à la Seleção(0-3) mais a montré de belles promesses durant la compétition.
Ce qui fait d'elle l'une des favorites pour la Copa América 2011, en Argentine. Même si entre temps, Marcelo Bielsa a démissionné en raison de conflits internes à la fédération (voir ici, un article paru néanmoins avant la démission de l'Argentin) pour être remplacé par son compatriote Claudio Borghi. Le Chili termine en tête de son groupe devant l'Uruguay, le Pérou et une équipe bis du Mexique (deux victoires (2-1 face au Mexique et 1-0 face au Pérou) et un nul (1-1 face à l'Uruguay)) mais se fait sortir dès les quarts de finale par une surprenante et réaliste équipe du Venezuela (1-2).
Mais cette déception ne doit pas occulter les progrès réalisés par un Chili toujours aussi séduisant dans le jeu malgré le changement de sélectionneur et qui a su s'imposer comme étant l'une des meilleures sélections mondiales. Au classement FIFA du 29 juillet dernier, le Chili occupe la onzième place, quatre rangs devant la France.

La véritable force de la sélection chilienne, c'est son collectif. Et pour cause, cette équipe possède peu de noms ronflants ou de joueurs évoluant dans de grands clubs européens. Ce qui ne signifie pas pour autant que ces derniers soient dépourvus de talent. À noter trois absences de marque : les milieux de terrain Matías Fernández (25 ans, Sporting Portugal) et Mark González (27 ans, CSKA Moscou) ainsi que l'avant-centre vedette Humberto « Chupete » (sucette) Suazo (30 ans, CF Monterrey (Mexique)). Tous trois sont blessés
Claudio Bravo(28 ans) est le portier de la Real Sociedad depuis 2006. Il est le titulaire des cages de la sélection depuis 2004 et porte le brassard de capitaine. Miguel Pinto(28 ans, Atlas (Mexique)) est son habituelle doublure.
Parmi les défenseurs habituellement titulaires, on retrouve
Pablo Contreras. Âgé de bientôt 33 ans, le joueur du PAOK Salonique a porté les couleurs de Monaco durant la saison 1999/2000 et a remporté le championnat de France. Mais il a du quitter la principauté en janvier 2001 en raison d'une affaire de faux passeports. Autre titulaire en défense, Gonzalo Jara(25 ans) évolue au sein du club anglais de West Bromwich Albion depuis 2009. Le chevelu Waldo Ponce(28 ans, Cruz Azul (Mexique)) complète la défense centrale. Gerson Acevedo(23 ans) a reçu sa première convocation. Il évolue en deuxième division russe, au Mordovia Saransk.
Le milieu de terrain recèle de profils divers et variés et de joueurs polyvalents indispensable pour le système de jeu « flexible » du Chili depuis l'époque Bielsa. L'exemple type de ce genre de joueur est
Mauricio Isla(23 ans, Udinese), capable d'évoluer partout en défense comme au milieu de terrain. Milieu axial révélé sous le maillot de Leverkusen entre 2007 et 2011, Arturo Vidal(24 ans) a signé pour 12,5 millions d'euros à la Juventus Turin cet été. Ancien joueur de Boca Juniors, le milieu défensif Gary Medel(24 ans) s'est imposé à Séville où il évolue depuis janvier dernier. Marco Estrada(28 ans) jouera à domicile si l'on peut dire, puisqu'il porte les couleurs de Montpellier depuis l'été 2010. Ce gaucher s'est rapidement imposé au sein de l'effectif héraultais. Carlos Carmona(24 ans) et Nicolás Córdova(32 ans) sont des habitués du championnat italien puisqu'ils évoluent respectivement à l'Atalanta Bergame et à Brescia. Natif du Venezuzla, Jorge Valdivia(27 ans) porte le numéro 10 dans cette sélection. Après être passé par l'Espagne, la Suisse et les Émirats Arabes Unis, ce meneur de jeu évolue aujourd'hui au sein du club brésilien de Palmeiras. Luis Jiménez(27 ans) n'aura jamais réellement brillé en Europe, même s'il a été un temps titulaire sous le maillot de l'Inter Milan. Après un échec à West Ham puis un an à Cesena, il a préféré s'exiler vers les pétrodollars des Émirats Arabes Unis, au sein du club d'Al-Ahli. Surnommé « el Francés » (le français), Jean Beausejour(24 ans) doit son nom très « bleu-blanc-rouge » à son père, d'origine haïtienne. Cet ailier gauche, gaucher pur, évolue depuis l'été 2010 à Birmingham City. Mais celui dont tout le monde parle, c'est Alexis Sánchez. Après une saison 2010/2011 canon à l'Udinese, où il aura formé un superbe duo offensif avec l'italien Antonio Di Natale, ce talentueux attaquant polyvalent de 22 ans était convoité par l'Europe entière. Le meilleur joueur de la saison en Italie a finalement signé au FC Barcelone contre un chèque de 26 millions d'euros plus 11,5 de bonus éventuels. Felipe Seymour(24 ans, Genoa) et Francisco Silva(25 ans, Universidad Católica) sont voués à jouer les seconds rôles.
Seulement deux véritables attaquants de pointe ont été sélectionnés pour ce match.
Fabián Orellana(25 ans) appartient à l'Udinese mais n'a jamais porté les couleurs du club du Frioul. Il a passé les deux dernières saisons en prêt en Espagne, à Xerez puis à Grenade. C'est lui qui a inscrit le but de la victoire chilienne face à l'Argentine en éliminatoires du Mondial 2010. Diego Rubioest un très jeune joueur (18 ans) issu d'une famille de footballeurs. Il vient de quitter Colo-Colo, l'un des grands clubs du pays, pour rejoindre le Sporting Portugal.

Il n'y a eu que quatre matchs dans l'histoire entre la France et le Chili. Le premier d'entre eux a eu lieu à Montevideo en juillet 1930, lors de la première Coupe du Monde de l'histoire. Les Sud-américains se sont imposés 1-0. Il a fallu attendre trente ans pour voir les deux équipes s'affronter à nouveau. En mars 1960, la France s'est largement imposée (6-0). Les Bleus s'offriront un nouveau succès en mars 1994 (3-1) avant que la
Rojane mette fin à 71 ans de disette en septembre 2001, pour le dernier match international d'Iván Zamorano. Alors au fond du trou, le Chili a surpris son monde en battant une équipe de France alors quasi invincible (2-1). À cette époque, les Bleus, privés d'éliminatoires pour le Mondial 2002 car qualifiés d'office, aimaient se balader aux quatre coins du monde (Afrique du Sud, Chili, Australie...) comme des rock-stars, sans se douter de ce qui allait arriver en Corée du Sud quelques mois plus tard.
Le bilan global est donc équilibré : deux victoires françaises pour deux victoires chiliennes, 10 buts français pour 4 buts chiliens.

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 16:39

Ces pages vont peut-être susciter davantage d'intérêt chez les supporters lyonnais maintenant que le tirage au sort des barrages de la Ligue des Champions est connu. C'est en effet d'un club russe, le Roubine Kazan, que le club rhodanien a hérité. Les Tatars ont franchi le troisième tour préliminaire en éliminant le Dynamo Kiev (2-0 en Ukraine, 2-1 en Russie). Jolie performance. Autre club russe engagé en Coupe d'Europe : l'Alania Vladikavkaz. Ce club de deuxième division s'est qualifié pour la Ligue Europa grâce à sa participation à la finale de la Coupe de Russie (perdue (1-2) face au CSKA Moscou). Et il est parvenu à se qualifier pour les barrages en éliminant les Kazakhs de Aktobe (1-1 en Russie, 1-1 a.p. au Kazakhstan puis victoire 4-2 aux tirs au but). En barrages, c'est un défi plus grand qui attend le club de l'Ossétie du Nord face aux Turcs de Beşiktaş.
Mais cette 19ème journée était également marquée par l'arrivée de nouvelles recrues au sein des clubs de l'élite russe. Des joueurs parfois renommés, internationaux dans de grandes sélections européennes. Citons notamment le milieu défensif vice-champion du monde néerlandais Demy de Zeeuw qui vient de rejoindre le Spartak Moscou en provenance de l'Ajax Amsterdam ou encore le latéral gauche international italien Domenico Criscito (titulaire au Mondial 2010) qui a quitté le Genoa pour rejoindre le Zenit Saint-Pétersbourg.
Titulaire lors du choc de samedi sur le terrain du CSKA Moscou, Criscito s'est d'emblée illustré en se faisant passeur décisif pour Alexandr Kerjakov sur le premier des deux buts de la victoire du Zenit (2-0). Grâce à ce succès sur le terrain de son principal rival, le champion en titre ne compte plus que deux points de retard sur le CSKA alors qu'il en avait sept il y a encore deux semaines. L'Anji Makhatchkala, qui a présenté sa nouvelle recrue, l'international russe Iouri Jirkov en provenance de Chelsea, s'est rapproché du podium en battant le Tom Tomsk (2-0), profitant également de la défaite du Dynamo Moscou chez le Kouban Krasnodar (1-3). En bas de tableau, Rostov s'est imposé sur le terrain du Volga Nijni Novgorod (1-0) mais reste coincé en bas de classement.
La journée de dimanche avait commencé par la victoire du FK Krasnodar à Perm (2-0) qui permet au promu de se rapprocher de la première moitié du classement. Le futur adversaire de Lyon, le Roubine Kazan, s'est de son côté imposé chez le Spartak Naltchik (1-0) et reste au contact des leaders. Le Spartak Moscou s'est de son côté imposé au terme d'un match incroyable chez le terrain du Terek Grozny : mené 2-0 à la mi-temps, il est parvenu à égaliser à 15 minutes du terme avant de marquer par deux fois au bout du temps additionel (dix minutes !) pour finalement s'imposer 4-2. Le Lokomotiv Moscou a quant a lui réalisé une très mauvaise opération en concédant le nul face à la lanterne rouge, Samara. Les cheminots glissent vers la deuxième partie du tableau tandis que le Krylya Sovetov est désormais a égalité de points avec le Spartak Naltchik, avant-dernier.
Au classement, le CSKA Moscou n'a plus que deux points d'avance sur le Zenit. Le duo de tête a désormais fait le trou sur le Dynamo, troisième, qui voit l'Anji Makhatchkala et le Roubine Kazan revenir à deux points.


Résultats :

CSKA Moscou 0-2 Zenit Saint-Pétersbourg
(Buts : Alexandr Kerjakov (53'), Alexandr Anioukov (55'))
Anji Makhatchkala 2-0 Tom Tomsk
(Alexandr Proudnikov (16'), Makhatch Gadjiev (81'))
Kouban Krasnodar 3-1 Dynamo Moscou
(KUB : Sergueï Davydov (45'+1', 64'), Mikhaïl Komkov (72') ; DYN : Kevin Kurányi (59'))
Volga Nijni Novgorod 0-1 FK Rostov
(Héctor Bracamonte (82'))
Amkar Perm 0-2 FK Krasnodar
(Márcio (13'), Nikola Drinčić (48'))
Spartak Naltchik 0-1 Roubine Kazan
(Igor Lebedenko (72'))
Terek Grozny 2-4 Spartak Moscou
(TER : Chamil Assildarov (20'), Mauricio (35') ; SPM : Dmitri Kombarov (51' sp), Ari (76'), Artiom Dziouba (90'+5'), Welliton (90'+10'))
Lokomotiv Moscou 0-0 Krylya Sovetov Samara

Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. CSKA Moscou (41, 19, 12, 5, 2, 36, 14, +22)
2. Zenit Saint-Pétersbourg (39, 19, 11, 6, 2, 30, 12, +18)
3. Dynamo Moscou (35, 19, 10, 5, 4, 30, 21, +9)
4. Anji Makhatchkala (33, 19, 9, 6, 4, 22, 14, +8)
5. Roubine Kazan (33, 19, 9, 6, 4, 25, 16, +9)
6. Spartak Moscou (31, 19, 9, 4, 6, 24, 22, +2)
7. Lokomotiv Moscou (29, 19, 8, 5, 6, 31, 22, +9)
8. Kouban Krasnodar (28, 19, 8, 4, 7, 22, 19, +3)
---------------------------------------------------------------------------------------------
9. FK Krasnodar (26, 19, 6, 8, 5, 23, 24, -1)
10. Terek Grozny (22, 19, 6, 4, 9, 16, 22, -6)
11. Amkar Perm (20, 19, 5, 5, 9, 13, 26, -13)
12. Tom Tomsk (19, 19, 4, 7, 8, 18, 30, -12)
13. Volga Nijni Novgorod (16, 19, 5, 1, 13, 17, 24, -7)
14. FK Rostov (16, 19, 4, 4, 11, 20, 33, -13)
15. Spartak Naltchik (13, 19, 2, 7, 10, 15, 26, -11)
16. Krylya Sovetov Samara (13, 19, 2, 7, 10, 10, 27, -17)

Buteurs :
1. Seydou Doumbia (CSKA Moscou) :
10 buts
2. Alexandr Kerjakov, Danko Lazović (Zenit Saint-Pétersbourg) :
9 buts
4. Pavel Golychev (Tom Tomsk) :
8 buts
5. Sergueï Davydov (Kouban Krasnodar) :
7 buts

Prochaine journée :
13 août :12h00 :Tom Tomsk – Spartak Naltchik
14h15 :Dynamo Moscou – Terek Grozny
16h30 :Roubine Kazan – CSKA Moscou
19h00 :FK Rostov – Kouban Krasnodar
14 août :15h00 :Volga Nijni Novgorod – Lokomotiv Moscou
15h45 :Zenit Saint-Pétersbourg – Amkar Perm
17h15 :Spartak Moscou – Anji Makhatchkala
18h00 :FK Krasnodar – Krylya Sovetov Samara

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 01:44

À quelques jours de la rentrée des Bleus face au Chili (à Montpellier, le 10 août prochain), je vous propose un petit bilan, joueur par joueur, de la saison 2010/2011 de l'équipe de France, la première de l'ère Laurent Blanc. Ne sont cités ici que les joueurs ayant eu du temps de jeu.

Résultats

Amicaux :
Norvège – France : 2-1(But : Hatem Ben Arfa)
Angleterre – France : 1-2(Karim Benzema, Mathieu Valbuena)
France – Brésil : 1-0(Karim Benzema)
France – Croatie : 0-0
Ukraine – France : 1-4(Kevin Gameiro, Marvin Martin (2), Younès Kaboul)
Pologne – France : 0-1(Tomasz Jodłowiec (csc))
Bilan :6 matchs joués, 4 victoires, 1 nul, 1 défaite, 9 buts marqués, 4 encaissés

Éliminatoires Euro 2012 :
France – Biélorussie : 0-1
Bosnie-Herzégovine – France : 0-2
(Karim Benzema, Florent Malouda)
France – Roumanie : 2-0(Loïc Rémy, Yoann Gourcuff)
France – Luxembourg : 2-0(Karim Benzema, Yoann Gourcuff)
Luxembourg – France : 0-2(Philippe Mexès, Yoann Gourcuff)
Biélorussie – France : 1-1(Florent Malouda)
Bilan :6 matchs joués, 4 victoires, 1 nul, 1 défaite, 9 buts marqués, 2 encaissés

Bilan total :
12 matchs joués, 8 victoires, 2 nuls, 2 défaites, 18 buts marqués, 6 encaissés


Gardiens

Indiscutable à son poste, Hugo Lloris n'a laissé que des miettes de temps de jeu à ses concurrents, qui n'ont pas réellement su en profiter.

Cédric Carrasso (1 match joué (1 fois titulaire, 0 fois remplaçant), 90 minutes jouées) :régulièrement présent dans le groupe depuis fin 2008, le portier des Girondins de Bordeaux a profité du turn-over institué par Laurent Blanc durant la tournée en Europe de l'Est pour faire ses grands débuts en sélection, à près de 30 ans, en Pologne. Durant cette rencontre, il a fait le travail et a su préserver sa cage inviolée. Son statut de numéro 3 ne devrait pas être remis en cause.

Hugo Lloris (9 (9, 0), 810) :malgré le changement de sélectionneur, le Lyonnais est resté le numéro 1 dans la hiérarchie des gardiens. Il n'a ainsi manqué que le match en Norvège (comme tous les joueurs présents au Mondial) ainsi que les déplacements en Ukraine et en Pologne (pour lesquels Laurent Blanc avait fait tourner), portant même le brassard de capitaine lors de la victoire en Angleterre en novembre. Lloris a été dans l'ensemble très satisfaisant et n'a commis que peu d'erreurs. Si l'on est pointilleux, on engagera peut-être sa responsabilité sur le but encaissé en Biélorussie.

Steve Mandanda (1 (1,0), 90) :l'ancien numéro 1 avait l'occasion de prouver que son capitanat à l'OM et son titre de meilleur gardien de Ligue 1 2010/2011 l'avaient fait murir. Mais c'est à croire qu'il est poursuivi par une malédiction en Bleu. Titulaire et capitaine en Ukraine, Mandanda a commis une erreur d'appréciation sur le tir qui a amené le but ukrainien, heureusement sans conséquence puisque les Bleus ont fini par s'imposer. Il ne semble pas prêt à bousculer la hiérarchie et restera, au mieux, gardien remplaçant.

Stéphane Ruffier (1 (1,0), 90) :présent dans le bus de Knysna, il est passé entre les gouttes puisqu'il ne figurait pas sur la liste initiale des joueurs retenus pour la Coupe du Monde 2010. Ce qui lui a valu une titularisation lors du match de rentrée en Norvège, pour lequel les mondialistes étaient suspendus. Mais Ruffier n'a pas su saisir sa chance (sa responsabilité semble engagée sur le premier but norvégien) et en conséquence, il n'a plus été reconvoqué après les retours de Lloris, Mandanda et Carrasso.


Défenseurs centraux

Laurent Blanc a eu pour volonté d'installer la paire Rami – Mexès qui a tenu la baraque durant les premiers matchs de la saison en affichant une véritable complémentarité. Mais entre blessures et suspensions, la hiérarchie pourrait être remise en cause.

Younès Kaboul (2 (2, 0), 117 ; 1 but/0 passe décisive) :le joueur de Tottenham avait été convoqué, sans jouer, face à l'Angleterre. Puis il a fait son retour dans la liste élargie pour les matchs du mois de juin, profitant notamment des blessures de Mexès et Koscielny. Titulaire en Ukraine, il a montré de belles choses et, cerise sur le gâteau, a inscrit son premier but en sélection en reprenant de la tête un corner de Marvin Martin. De nouveau aligné en Pologne, il a malheureusement du céder sa place, blessé, au bout de 27 minutes de jeu seulement.

Philippe Mexès (9 (9, 0), 765 ; 1/0) :Laurent Blanc a fait un geste fort envers cette ex-banni de l'ère Domenech en lui confiant le brassard lors du premier match en Norvège. Il lui a ensuite maintenu sa confiance et Mexès le lui a bien rendu, en montant en puissance au fil des matchs et ce en dépit d'un positionnement sur l'axe gauche de la défense qui ne lui sied guère. Le désormais ex-joueur de la Roma a notamment réalisé une prestation de tout premier ordre face au Brésil et a marqué son premier but en sélection au Luxembourg. Mais il a malheureusement été rattrapé par sa fragilité physique qui l'avait déjà obligé à sortir à la mi-temps du match face à l'Angleterre. Victime d'une rupture du ligament croisé du genou gauche en avril dernier, Philippe Mexès a du déclarer forfait pour les matchs du mois de juin et il ne reviendra a priori qu'en octobre. Un coup dur pour l'axe central des Bleus mais aussi pour le joueur qui devra redoubler d'efforts pour s'imposer au Milan AC, son nouveau club.

Adil Rami (11 (10, 1), 963) :parfois retenu mais jamais aligné sous Domenech, le nouveau joueur de Valence est rapidement devenu l'un des hommes de confiance de Laurent Blanc en défense centrale. Et pour cause, Rami est tout simplement le joueur le plus utilisé par le nouveau sélectionneur : il n'a manqué qu'un seul des douze matchs et a été titularisé à dix reprises. Comme Mexès, ses prestations se sont bonifiées avec le temps et il a pris confiance, au point notamment de tenter quelques montées rageuses lors du match amical face à la Croatie. Mais s'il est un bon défenseur, il n'est pas un leader et il a peiné en Biélorussie en l'absence de Mexès. Rami s'est notamment distingué par un tacle dangereux qui a amené le coup franc à l'origine du but biélorusse. Un tacle qui lui a en outre valu un avertissement qui le privera du déplacement en Albanie, début septembre. Ce qui obligera le sélectionneur à se passer de l'ensemble de son axe central titulaire.

Mamadou Sakho (4 (2, 2), 209) :devenu incontournable au PSG, le jeune gaucher s'est naturellement installé dans la sélection de Laurent Blanc en tant que troisième choix du sélectionneur, derrière l'incontournable duo Rami – Mexès. Il a profité des absences du dernier cité pour fêter ses premières sélections et s'il a été solide lors de la deuxième mi-temps en Angleterre, il a été beaucoup moins en vue en Biélorussie et en Ukraine, au point d'être remplacé en cours de match à Donetsk. Ce joueur a un potentiel incontestable mais il ne semble pas prêt à assumer une place de titulaire.


Latéraux

Sagna et Abidal semblent s'être installés mais sans pour autant être incontournables. La concurrence fait rage à ces postes.

Éric Abidal (5 (4, 1), 374 ; 0/0) :ce fut le moins sanctionné des cinq mutins de Knysna, et donc naturellement le premier à revenir en sélection. De retour pour le match de novembre face à l'Angleterre, il réalisé une bonne prestation qui lui a valu d'être reconduit face au Brésil. Alors qu'il s'imposait comme titulaire, il a malheureusement du se faire opérer d'une tumeur au foie en mars. Saison terminée, pensait-on alors, mais Abidal est parvenu à revenir à temps pour fêter notamment le triomphe de son club, le Barça, en finale de la Ligue des Champions, finale durant laquelle il était titulaire, portant même le brassard de capitaine au moment de la remise du trophée. Il a par la même occasion fait son retour en bleu à l'occasion des matchs de juin. Malheureux et buteur contre son camp en Biélorussie, il a évolué à une position très « domenechienne » de défenseur central durant les matchs suivants, réalisant de belles prestations et portant même le brassard de capitaine en deuxième mi-temps en Pologne. Un indice sur le futur choix de Laurent Blanc ?

Aly Cissokho (1 (1, 0), 90 ; 0/0) :sélectionné pour le match de rentrée face à la Norvège, le Lyonnais est peu à peu redescendu dans la hiérarchie des arrières gauches au retour des mondialistes, derrière Clichy, puis Trémoulinas (qui était pourtant son remplaçant lors du déplacement chez les Scandinaves), puis Abidal, puis Évra. Un retour en équipe de France semble pour lui, dans l'immédiat, très improbable.

Gaël Clichy (5 (5, 0), 360 ; 0/1) :avec l'absence en début de saison d'Abidal et d'Évra, celui qui était joueur d'Arsenal a été propulsé titulaire (par défaut ?) par Laurent Blanc. Clichy comptait saisir cette opportunité pour s'imposer comme le titulaire du poste mais il n'a pas su saisir sa chance. Il est fautif sur le but encaissé face à la Biélorussie et a ensuite continué d'être bien fébrile, même si on peut le créditer d'une passe décisive en Bosnie-Herzégovine. Le retour d'Abidal l'a envoyé sur le banc et celui d'Évra l'a sorti de la liste de Laurent Blanc. Il lui faudra espérer un forfait éventuel de l'un de ces deux joueurs pour revenir en sélection. Mais avant tout il devra s'imposer dans son nouveau club, à Manchester City.

Patrice Évra (3 (3, 0), 270 ; 0/0) :suspendu cinq matchs par la fédération pour sa participation à la grève de Knysna, l'ancien capitaine des Bleus a du attendre le forfait d'Abidal pour faire son retour en équipe de France à la fin mars. Le choix de Laurent Blanc de le rappeler à été très contesté, notamment par la ministre des Sports Chantal Jouanno (mais de quoi se mêle t-elle ?), ce qui a valu au joueur d'avoir une énorme pression sur les épaules. Cela s'est fait ressentir au Luxembourg, où il a été assez fébrile. Remplaçant lors du match suivant face à la Croatie, il est hué par le public du Stade de France dès qu'il apparaissait sur les écrans géants. Remplaçant en Biélorussie, au retour d'Éric Abidal, il a profité du turn-over institué par le sélectionneur pour être titulaire lors des matchs suivants, où il est apparu plus à l'aise. Il semble néanmoins partir derrière Abidal dans la hiérarchie des arrières gauches.

Rod Fanni (1 (1, 0), 90 ; 0/0) :on serait presque tenté de dire « cf. Aly Cissokho ». Le latéral droit rennais puis marseillais était titulaire en Norvège mais il n'est plus réapparu ensuite, Laurent Blanc préférant maintenir la hiérarchie de la Coupe du Monde à ce poste, à savoir Bacary Sagna puis Anthony Réveillère.

Anthony Réveillère (5 (4, 1), 273 ; 0/0) :il ne figurait pas dans la liste initiale de Laurent Blanc en septembre et octobre mais il a à chaque fois profité de blessures pour s'y intégrer. La blessure de Bacary Sagna en octobre lui a permis d'être titulaire face à la Roumanie et au Luxembourg. Ses bonnes prestations durant ces deux rencontres ne lui auront pas permis de bousculer la hiérarchie, Sagna redevenant le titulaire du poste à son retour. Réveillère n'est depuis réapparu sur les terrains uniquement lors de matchs durant lesquels le sélectionneur a fait tourner mais il semble assuré au moins de la place de numéro 2.

Bacary Sagna (7 (7, 0), 537 ; 0/1) :titulaire indiscutable au poste d'arrière droit sous Domenech depuis 2008 et la retraite internationale de Willy Sagnol, Bacary Sagna a été reconduit par Laurent Blanc. Auteur de prestations timides lors des matchs de septembre, il a vu Réveillère réaliser de bonnes prestations durant sa blessure en octobre. À croire que ça l'a piqué au vif puisqu'il est monté en puissance depuis, en étant notamment passeur décisif en Angleterre et à l'origine des buts inscrits en Biélorussie et en Pologne. Sagna est souvent considéré comme étant un titulaire par défaut qui profite du manque de concurrence à ce poste. Une affirmation avec laquelle je suis moyennement d'accord, à titre personnel. Alors certes, il n'est ni Daniel Alves, ni Maicon, ni Sergio Ramos ou ni Willy Sagnol, pour prendre un exemple français, mais c'est un arrière droit plus que correct pour une équipe de ce niveau. Comme en témoigne son titre de meilleure arrière droit du championnat d'Angleterre acquis cette année.


Milieux axiaux et défensifs

Il est difficile d'établir une hiérarchie à ce poste. Beaucoup de joueurs y ont été testés et les positions varient selon les systèmes utilisés.

Yohan Cabaye (4 (2,2), 142 ; 0/0) :attendu comme un créateur dans une équipe qui en manque cruellement, le Lillois a globalement déçu. Il a peu joué en début de saison, se contenant de quelques entrées en jeu, avant d'être titularisé en Ukraine et en Pologne. Deux matchs durant lesquels Cabaye a affiché un niveau de jeu très loin de celui qu'il nous propose avec Lille. Il a d'ailleurs été à chaque fois remplacé en cours de rencontre. Son transfert à Newcastle est un énorme risque étant donné qu'il risque de manquer de visibilité, sans coupe d'Europe à disputer notamment. À lui de prouver qu'il a le niveau pour devenir l'un des touts meilleurs milieux de terrain du championnat anglais.

Abou Diaby (7 (4, 3), 433 ; 0/0) :titulaire face à la Biélorussie en position de milieu axial, il a peiné. En revanche, aligné en meneur de jeu lors du match suivant en Bosnie-Herzégovine, il a rayonné, réalisant un énorme match. On l'a peu vu par la suite, handicapé par des blessures à répétition comme depuis le début de sa carrière. Joueur atypique doté d'une bonne technique et d'une bonne qualité de passe en dépit de son gabarit de milieu défensif, Abou Diaby serait surement un titulaire indiscutable chez les Bleus si son corps le laissait tranquille.

Alou Diarra (8 (7, 1), 608 ; 0/1) :à Bordeaux, Laurent Blanc en avait fait son récupérateur et son capitaine. Un schéma dont on pensait qu'il se reproduirait chez les Bleus. Mais il est à la surprise générale remplaçant face à la Biélorussie. Alou Diarra fait toutefois son retour face en Bosnie-Herzégovine, avec le brassard. Il conservera la confiance du sélectionneur par la suite, s'illustrant notamment en étant passeur décisif face à la Roumanie. Suspendu six matchs en novembre en Ligue 1 pour avoir bousculé un arbitre, Alou Diarra est remplaçant en Angleterre avant de décliner peu à peu, sans toutefois perdre la confiance de Laurent Blanc puisqu'il ne manque que deux matchs en 2011. Toujours avec le brassard de capitaine. Ce choix humain de la part du sélectionneur est très contesté tant le joueur n'aura pas été transcendant sur le terrain. Il a pourtant été capitaine chaque fois qu'il a été titularisé. Mais Laurent Blanc le considère t-il comme indispensable ? Et sera t-il le capitaine « définitif » ? La réponse à ces questions se trouve sans doute dans le début de saison que le joueur réalisera avec son nouveau club, l'OM.

Lassana Diarra (1 (0, 1), 45 ; 0/0) :ayant manqué le Mondial en raison d'une drépanocytose, le Madrilène, titulaire indiscutable sous Domenech, a été reconvoqué par Laurent Blanc pour le déplacement en Norvège. Entré en deuxième période, il s'est rendu coupable d'une erreur monumentale qui a entraîné le deuxième but des Norvégiens. Sélectionné lors des matchs de septembre et d'octobre, il disparaitra par la suite des sélections, conséquence de son manque de temps de jeu au Real Madrid. Le sélectionneur semblait enclin à le reconvoquer pour la tournée dans l'Est au mois de juin mais Lassana Diarra était alors blessé. Pour espérer faire son retour, il devra retrouver du temps de jeu. Loin de Madrid, probablement.

Blaise Matuidi (3 (2, 1), 173 ; 0/0) :Laurent Blanc l'a convoqué dès sa prise de fonction et lui a offert sa première entrée en jeu lors du déplacement en Bosnie-Herzégovine, durant lequel il s'est distingué en offrant une balle de but à Karim Benzema qui finira par buter sur le gardien. Titulaire face à la Croatie puis face à l'Ukraine, l'ancien joueur de Saint-Étienne a réalisé des prestations en demi-teinte, la faute peut-être à un positionnement trop haut sur le terrain. Le sélectionneur l'a en effet à chaque fois aligné comme relayeur alors qu'il évolue en club comme récupérateur. Son transfert au sein d'un Paris Saint-Germain très attendu cette saison lui permettra de gagner en visibilité.

Yann M'Vila (10 (8, 2), 721 ; 0/0) :le joueur de Rennes était la surprise de la pré-sélection de Raymond Domenech pour le Mondial 2010. Propulsé titulaire par Laurent Blanc, il a prouvé que sa réputation de joueur très prometteur était loin d'être usurpée. Il est au poste de milieu défensif le joueur le plus utilisé par Laurent Blanc puisqu'il a participé à dix (huit titularisations) des douze matchs des Bleus. Yann M'Vila été très bon à ce poste, se distinguant par un culot et une maturité assez incroyables pour un joueur si jeune (il a fêté ses 21 ans le 29 juin dernier). Au Luxembourg, en mars, il s'est distingué en réussissant 124 passes (sur 134) durant le match, un record chez les Bleus (du moins depuis l'établissement de ce genre de statistiques). Petit bémol : il est apparu beaucoup plus à l'aise lorsqu'il évoluait comme seul récupérateur plutôt que comme relayeur aux côtés d'Alou Diarra. Ce qui risque d'être problématique si d'aventure ce dernier était choisi comme capitaine.

Moussa Sissoko (1 (1, 0), 45 ; 0/0) :titulaire en Norvège sur le côté droit d'un milieu à trois, le prometteur joueur toulousain a joué une mi-temps, se procurant notamment une belle occasion. Et on ne l'a plus revu ensuite.


Milieux offensifs et ailiers

Ces postes sont sans doute ceux où la concurrence est la plus forte. Principalement sur le côté droit, où un indiscutable peine à se dégager.

Hatem Ben Arfa (1 (0, 1), 45 ; 1/0) :entré en seconde période en Norvège, il s'est distingué en réalisant une très bonne deuxième mi-temps avec à la clé un superbe but, le premier de l'ère Laurent Blanc. Il aurait du être reconduit par la suite mais Laurent Blanc n'a guère gouté son attitude vis-à-vis de l'OM, qu'il voulait quitter à tout prix. En conséquence, il n'a pas été convoqué pour les matchs de septembre. Nigel de Jong, le rugeux milieu de terrain défensif de Manchester City, s'est ensuite chargé de mettre fin à sa saison début octobre en blessant lourdement le joueur d'un tacle appuyé alors que ses débuts avec sa nouvelle équipe, Newcastle, étaient prometteurs. On ne devrait pas le revoir tant qu'il ne sera pas totalement rétabli. Le mystère autour de Hatem Ben Arfa (éternel espoir ou vrai prodige ?) continue de demeurer.

Jimmy Briand (1 (0, 1), 11 ; 0/0) :présent dans la pré-sélection de Raymond Domenech pour la Coupe du Monde mais absent de la liste finale, Jimmy Briand était pressenti pour être l'un des joueurs clés de la reconstruction. Surtout que son transfert à Lyon devait lui offrir plus d'exposition et devait lui permettre de franchir un palier. De plus, il évolue comme ailier droit, un poste où les prétendants ne se bousculent pas. Mais Laurent Blanc ne semblait pas compter sur lui. Remplaçant en Norvège, il n'a joué que onze minutes. Il n'a été rappelé en septembre qu'après la blessure de Loïc Rémy. Et on ne l'a plus vu ensuite. Il est pour l'instant loin du groupe France.

Yoann Gourcuff (6 (4, 2), 388 ; 3/1) :Laurent Blanc devait le consacrer meneur de jeu de l'équipe de France, comme il avait su si bien le faire à Bordeaux notamment lors de la saison du titre, en 2008/2009. Absent des matchs de septembre pour cause de suspension, le joueur faisait son retour en octobre mais il n'était que remplaçant de Samir Nasri. Entré en jeu face à la Roumanie, il inscrivit le deuxième but dans les arrêts de jeu avant de réaliser un match plein (un but et une passe décisive) face au Luxembourg. Titulaire lors des matchs suivants, il réalise des prestations en demi-teinte mais restait efficace, notamment associé à Samir Nasri face au Luxembourg. Bien meilleures en tout cas que ses prestations à Lyon, conséquence sans doute de sa meilleure entente avec Laurent Blanc qu'avec Claude Puel. Remplaçant face à la Croatie, il a ensuite manqué les matchs de juin sur blessure. Gourcuff est l'un des joueurs dont la place de titulaire, voir dans la liste des sélectionnés, a été le plus remis en cause. Conséquence de sa mauvaise saison lyonnaise. Laurent Blanc avait justifié sa présence la première année par la volonté de créer un groupe. Mais cette saison, il ne lui fera pas de cadeau. Gourcuff devra absolument s'imposer à Lyon pour espérer rester chez les Bleus, même s'il part derrière Samir Nasri dans l'esprit du sélectionneur. Même si l'association des deux meneurs face à l'Angleterre et au Luxembourg a été très prometteuse.

Florent Malouda (11 (9, 2), 773 ; 2/1) :au début du mandat de Laurent Blanc, Malouda était l'un des rares joueurs français titulaires et performants dans un grand club, en l'occurrence Chelsea. Il devait donc être l'un des cadres de la « nouvelle » équipe de France. Promu capitaine face à la Biélorussie, il a réalisé une prestation mitigée mais il se rattrapa en marquant en Bosnie-Herzégovine. Il a ensuite conservé sa place de titulaire sur le flanc gauche de l'attaque française jusqu'au retour de Franck Ribéry qui changea la donne, l'obligeant à s'exiler à un poste inusuel de milieu droit. Sa place de titulaire a été remise en cause en fin de saison en raison de sa baisse de forme et de la concurrence de Ribéry mais Laurent Blanc continuera à lui faire confiance, à raison puisque Malouda inscrira, depuis le côté droit, le but de l'égalisation en Biélorussie. Ce n'est que lors des matchs de fin de saison en Ukraine et en Pologne qu'il prendra place sur le banc, au moment des revues d'effectif. Ayant participé à onze des douze matchs de l'équipe de France (neuf titularisations), ce qui fait de lui le joueur offensif le plus utilisé par Laurent Blanc, Florent Malouda est une valeur sure. Mais il devra retrouver son niveau du début de saison pour espérer conserver sa place de titulaire, à plus forte raison si Ribéry retrouve le niveau qui était le sien.

Marvin Martin (2 (1, 1), 104 ; 2/1) :surprise de la liste élargie de Laurent Blanc pour la tournée en Europe de l'Est, Marvin Martin, meilleur passeur de Ligue 1 en 2010/2011 (17 passes, une de moins que le record de Jérôme Rothen en 2002/2003) a confirmé en quelques minutes jouées en Ukraine que sa réputation n'était pas usurpée. En cinq minutes, il s'est offert un doublé et une passe décisive qui ont permis à la France de remporter largement (4-1) la rencontre. Titulaire lors du match suivant en Pologne, le joueur de Sochaux n'a pas fait autant d'étincelles mais a joué juste, en étant notamment à l'origine du but français. Souvent comparé à Iniesta du fait de son poste, de ses caractéristiques et de son gabarit, Marvin Martin, 23 ans, va devoir désormais faire le plus difficile, à savoir confirmer. S'il continue sur sa lancée, il deviendra indiscutable, au moins dans le groupe.

Jérémy Menez (5 (4, 1), 305 ; 0/1) :jusqu'à la prise de fonctions de Laurent Blanc, il était le seul membre de la fameuse « génération 87 » à ne pas avoir connu la sélection. Ce fut chose faite en Norvège, où il est entré en seconde période au poste de milieu gauche. Titularisé comme milieu droit face à la Biélorussie lors du match suivant, Menez a réalisé un match catastrophique, dézonant tel le premier Anelka venu. Ce qui lui valut une mise sur le banc en Bosnie-Herzégovine puis une longue période sans convocations. Il fit son retour en février à l'occasion du match face au Brésil, profitant des absences de Nasri et Valbuena notamment. Ce fut une sorte de match de la rédemption pour lui, titulaire et auteur d'une passe décisive pour Karim Benzema. Il a depuis profité de certains matchs où Laurent Blanc a fait tourner pour s'offrir quelques titularisations, fournissant des prestations correctes. Son passage de l'AS Rome au PSG devrait lui offrir une place de titulaire et plus de visibilité. À lui d'en profiter.

Samir Nasri (8 (7, 1), 538 ; 0/1) :banni de l'ère Domenech, incompréhensiblement absent de la liste des 23 pour le Mondial 2010, il a fait son retour face à la Norvège, montrant de bonnes dispositions au poste de meneur de jeu. Il aurait du être reconduit en septembre mais blessé, il devait déclarer forfait. De retour en octobre, il était titularisé face à la Roumanie, réalisant un bon match bien que n'étant pas décisif. Remplaçant face au Luxembourg, il était titulaire en Angleterre aux côtés de Gourcuff et de M'Vila, contribuant à la démonstration française durant la première heure. Blessé, il manque le match face au Brésil mais il fait son retour au Luxembourg ou il porte le brassard de capitaine, offrant le premier but à Philippe Mexès. Titulaire lors des deux matchs suivants, ses prestations sont plus mitigées. Laurent Blanc semble lui faire confiance dans son rôle de meneur de jeu mais il devra pour cela confirmer sa superbe saison en Angleterre sous le maillot d'Arsenal (deuxième au classement des meilleurs joueurs du championnat derrière Gareth Bale). Et régler le plus vite possible sa situation contractuelle, lui qui est sur le départ à un an de la fin de son contrat.

Charles N'Zogbia (2 (2, 0), 118 ; 0/0) :titulaire en Norvège, le joueur de Wigan n'a pas été très en vue à un poste inhabituel de milieu axial gauche. Au point qu'il sortait à la pause. Il a du attendre les matchs de fin de saison en Europe de l'Est pour faire son retour dans le groupe. Titulaire au poste d'ailier droit (bien que gaucher) en Pologne, il pensait avoir ouvert le score mais sa frappe avait été déviée par un défenseur polonais. Qu'importe, il pourra se satisfaire d'avoir réalisé une très bonne prestation durant ce match et il mériterait d'être revu. Son transfert à Aston Villa devrait lui permettre de franchir un palier.

Dimitri Payet (3 (0, 3), 43 ; 0/2) :il a été convoqué par Laurent Blanc lors des matchs d'octobre, après avoir réalisé un début de saison tonitruant sous le maillot de Saint-Étienne. Entré en jeu face à la Roumanie puis face au Luxembourg, il s'est à chaque fois distingué en jouant le rôle de passeur décisif pour Yoann Gourcuff. Ces bonnes prestations lui ont valu de figurer à nouveau parmi les sélectionnés pour le déplacement en Angleterre, où Payet jouera douze minutes. Mais son attitude déplorable au moment du mercato hivernal (volonté d'aller au clash avec Saint-Étienne pour rejoindre le PSG) n'a pas plu à Laurent Blanc qui ne le rappela plus par la suite, surtout que les performances du joueur déclinaient. Cette saison, Dimitri Payet va découvrir la Ligue des Champions avec le nouveau champion de France, Lille. S'il se met en valeur, il pourrait faire son retour chez les Bleus.

Loïc Rémy (10 (3, 7), 304 ; 1/0) :le Niçois puis Marseillais a été titularisé lors des deux premiers matchs de la saison, dans une position hybride entre attaquant de soutien et ailier droit, à chaque fois aux côtés de Guillaume Hoarau. Il a disputé une mi-temps en Norvège et a été très remuant. Mais face à la Biélorussie, il s'est blessé et a du céder sa place au bout de 34 minutes. De retour face à la Roumanie, il s'est distingué en ouvrant le score en toute fin de match alors qu'il venait d'entrer en jeu. Il a été reconvoqué par la suite malgré des débuts mitigés à l'OM mais sa fin de saison canon au sein du club olympien lui valut finalement de légitimer sa place en sélection.

Franck Ribéry (4 (2, 2), 236 ; 0/0) :le meilleur joueur français 2007 et 2008 a été l'un des plus sanctionnés parmi les mutins de Knysna, avec trois matchs de suspension. Mais Laurent Blanc semblait voué à lui faire confiance et ce en dépit de l'opposition de l'opinion publique, relayée par Chantal Jouanno, donc, comme pour Patrice Évra. Opposition à laquelle venait s'ajouter la prétendue mauvaise relation qu'entretenait le joueur avec Yoann Gourcuff, un « chouchou » de Laurent Blanc. Mais handicapé par de trop nombreuses blessures, Ribéry ne fit son retour qu'à la fin mars pour les matchs au Luxembourg et face à la Croatie. Avec la même problématique qu'à l'époque de Raymond Domenech : faut-il l'aligner à droite contre son gré ou à gauche en dépit de la concurrence de Malouda ? Titulaire à droite au Luxembourg, Ribéry fut transparent... jusqu'à son passage à gauche où il s'illustra en étant à l'origine du but de... Gourcuff. Remplaçant face à la Croatie et entré en jeu sous les huées, il réalisera une prestation de qualité, si bien qu'il parvient à faire changer d'avis le versatile public du Stade de France. Reconduit pour les matchs de juin, il est à nouveau titularisé en Biélorussie, cette fois à gauche, poussant Malouda à droite. Sans faire d'étincelles. Entré en jeu en fin de match en Ukraine (toujours à gauche), il sera à l'origine du quatrième but français. Ribéry a un talent incontestable mais il est trop sujet aux blessures depuis environ deux ans maintenant. Et il refuse de jouer à droite, un poste où il a pourtant brillé à ses débuts en Bleu. Faut-il en faire un titulaire à gauche, quitte dans ce cas à envoyer Malouda sur l'autre flanc ? Où faut-il le mettre en concurrence avec le joueur de Chelsea ? Affaire à suivre.

Mathieu Valbuena (5 (4, 1), 354 ; 1/1) :celui qui a été l'invité surprise de la liste de Raymond Domenech pour la Coupe du Monde 2010 a été reconduit, un peu à la surprise générale, par Laurent Blanc. Entré en jeu dans un contexte difficile (juste après la blessure de Rémy) face à la Biélorussie, il a su se montrer à la hauteur. Si bien qu'il fut titularisé en Bosnie-Herzégovine, où il fut passeur décisif sur le but de Malouda. Homme en forme de l'OM du début de saison, Valbuena devint titulaire sur l'aile droite de l'attaque française. Il a réalisé un excellent match face à la Roumanie avant d'inscrire le second but français lors de la victoire à Wembley face à l'Angleterre. Victime d'une blessure fin janvier en club, il manqua les matchs de février et de mars et ne fit son retour qu'en juin. Titulaire lors du dernier match en Pologne, il n'a pas été transcendant. Sa place parmi les Bleus semble remise en question.


Avant-centres

Benzema et les autres. Le joueur du Real Madrid a phagocyté la concurrence. Il faut dire que les autres prétendants à ce poste ne se sont pas réellement illustrés et que Laurent Blanc a souvent privilégié un système à une pointe.

Karim Benzema (10 (8, 2), 699 ; 4/2) :il a été lui aussi l'un des exclus de la liste des 23 pour la Coupe du Monde alors qu'il avait participé à quasiment l'intégralité des matchs éliminatoires. Benzema avait donc faim de revanche. Il n'était que remplaçant en Norvège (le championnat espagnol n'ayant pas encore repris) et n'a pas joué face à la Biélorussie car blessé. Très attendu, il était titulaire en Bosnie-Herzégovine où il réalisa un très bon match ponctué par un superbe but et ce en dépit d'une forme physique approximative. Le numéro 10 de l'équipe de France a naturellement été titularisé face à la Roumanie mais sans réussite et avec une condition physique toujours discutable, conséquence de son temps de jeu limité avec le Real Madrid. Son but face au Luxembourg marquera le début d'une série faste avec l'équipe de France puisqu'il enchainera avec l'ouverture du score en Angleterre et le but victorieux face au Brésil. Il sera plus discret par la suite et ce en dépit d'une meilleure forme avec le Real Madrid. Mais il saura toujours se montrer disponible comme en témoignent ses deux passes décisives en Biélorussie et en Ukraine. Benzema s'est enfin imposé en Bleu sous Laurent Blanc comme étant l'indispensable attaquant de pointe et ce en dépit d'un temps de jeu pas toujours garanti avec son club. C'est lui qui possède les meilleures statistiques : 4 buts et 2 passes décisives.

Kevin Gameiro (5 (1, 4), 98) ; 1/0) :il s'est offert sa première sélection en entrant en jeu contre la Biélorussie, manquant d'un rien la balle d'égalisation en fin de match. Il dut attendre le mois de février pour fêter sa deuxième sélection en entrant en fin de match face au Brésil. Gameiro a du à nouveau se contenter de quelques minutes face à la Croatie avant d'être titularisé en Ukraine où il égalisa. Avant d'être de nouveau remplaçant en Pologne. Meilleur buteur français de Ligue 1 sur les deux dernières saisons (17 buts en 2009/2010 puis 22 en 2010/2011), Gameiro semble s'être imposé comme étant le deuxième choix en attaque derrière Benzema. À 24 ans, il devrait franchir un palier au PSG qui lui permettrait de s'installer en équipe de France.

Guillaume Hoarau (5 (4, 1), 307 ; 0/0) :Laurent Blanc l'a sélectionné pour son profil atypique et son jeu de tête. Titulaire en Norvège puis face à la Biélorussie associé à Loïc Rémy, il ne s'illustra guère et regagna le banc de touche dès le retour de Karim Benzema. Par la suite, ses apparitions en tant que titulaire (Luxembourg et Pologne) ou remplaçant se firent de plus en plus rare. Ses prestations en demi-teinte l'ont en effet pénalisé et il n'est désormais plus que le troisième choix au poste d'avant-centre derrière Benzema et Gameiro. C'est l'un des joueurs dont la place en sélection est la plus remise en cause. Si son profil est intéressant, ses performances sont loin d'être aussi étincelantes que lors de la saison 2008/2009 où il se révéla sous le maillot du PSG (17 buts en championnat).

Louis Saha (1 (0, 1), 11 ; 0/0) :le maudit. Ces dernières années, à chaque fois que Raymond Domenech faisait appel à lui, il se blessait juste avant d'aller en sélection. Laurent Blanc a voulu refaire confiance au talentueux attaquant d'Everton en l'appelant pour les matchs de septembre malgré ses 32 ans. Mais à peine onze minutes après son entrée en jeu face à la Biélorussie, il devait céder sa place à Kevin Gameiro... sur blessure. On ne l'a plus revu depuis. Quel dommage pour cet excellent attaquant qui aurait pu (du ?) être la valeur sure de l'attaque des Bleus depuis longtemps si seulement son physique avait suivi. Son retour en sélection semble désormais improbable, et pour cause : il a déjà 33 ans.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 15:47

Me voilà de retour après plusieurs jours d'absence pour cause de congé. Beaucoup d'articles sont au programme en cette rentrée footballistique très chargée. Avec pour commencer le retour du football en Russie, avec les seizièmes de finale de la Coupe 2011/2012 ainsi que les journées 17 et 18 du championnat.


Coupe de Russie, seizièmes de finale

Un peu moins de deux mois après la victoire du CSKA Moscou dans l'édition 2010/2011, il était temps pour les clubs de Premier-Liga de débuter leur aventure dans l'édition 2011/2012 en seizièmes de finale. La compétition avait en fait repris depuis plus longtemps mais cette phase marquait l'entrée des clubs de l'élite qui pour l'occasion se déplaçaient tous chez des clubs de division inférieure.
Peu de surprises ont eu lieu lors de ces rencontres qui se sont déroulées le 17 juillet dernier. Onze des seize représentants de la Premier-Liga se sont en effet qualifiés pour les huitièmes de finale, dont la plupart des grosses équipes. Seule énorme surprise : la défaite du tenant du titre et leader du championnat, le CSKA Moscou, sur la pelouse du Volgar-Gazprom Astrakhan (0-1), une équipe de deuxième division représentant une ville située sur les bords de la Caspienne, célèbre notamment pour son caviar.


Résultats :
Loutch-Energiya Vladivostok (D2)1-0 a.p. Krylya Sovetov Samara
Ienisseï Krasnoïarsk (D2) 0-2
Lokomotiv Moscou
Oural Oblast de Svedlovsk (D2) 0-0 a.p., 5-6 t.a.b. Roubine Kazan
Metallourg-Kouzbass Novokouznetsk (D3) 0-1 Amkar Perm
FC Istra (D3) 0-1 Spartak Moscou
Metallourg-Oskol Stary Oskol (D3) 0-1 Tom Tomsk
Chinnik Iaroslavl (D2) 0-1 Volga Nijni Novgorod
FK Khimki (D2) 2-3 Zenit Saint-Pétersbourg
Mordovia Saransk (D2) 0-5
Dynamo Moscou
Torpedo Vladimir (D2)3-0 Spartak Naltchik
Dynamo Briansk (D2)3-1 a.p. Kouban Krasnodar
Volga Oulianovsk (D3) 0-3
Anji Makhatchkala
Volgar-Gazprom Astrakhan (D2)1-0 CSKA Moscou
Jemoutchoujina-Sotchi (D2) 1-2
FK Rostov
FK Nijni Novgorod (D2) 0-2 Terek Grozny
Fakel Voronej (D2)2-1 FK Krasnodar

Huitièmes de finale :
21 septembre :Zenit Saint-Pétersbourg – Dynamo Briansk (D2)
Dynamo Moscou – Anji Makhatchkala
Roubine Kazan – Amkar Perm
Spartak Moscou – Volga Nijni Novgorod
Lokomotiv Moscou – Loutch-Energiya Vladivostok (D2)
Terek Grozny – Torpedo Vladimir (D2)
Tom Tomsk – FK Rostov
Volgar Gazprom Astrakhan (D2) – Fakel Voronej (D2)


Journée 17
En préambule de cette journée, le CSKA Moscou avait un match en retard à jouer (comptant pour la dixième journée) sur le terrain du Volga Nijni Novgorod, match qui avait été reporté en raison de la participation du CSKA à la finale de la Coupe. Les Moscovites se sont imposés (2-0) grâce à un doublé de Vágner Love, portant ainsi leur avance sur le Zenit Saint-Pétersbourg à sept points.
Le Roubine Kazan a inauguré la journée en allant s'imposer chez le Terek Grozny (1-0). Le Tom Tomsk s'est aussi imposé à l'extérieur, sur le terrain du Kouban Krasnodar (3-1), tout comme le Spartak Moscou à Nijni Novgorod (2-0). Le Lokomotiv a redemarré de la meilleure des manières en écrasant l'Amkar Perm (4-0) tandis que le Spartak Naltchik n'a pu faire mieux qu'un nul face à Krasnodar (2-2). Le trio de tête continue de son côté d'engranger des points : le Dynamo et le Zenit se sont imposés à l'extérieur, respectivement à Rostov (2-0) et Makhatchkala (1-0) tandis que le CSKA a remporté le duel des extrêmes face à la lanterne rouge, le Krylya Sovetov Samara (2-1), conservant sept points d'avance sur son dauphin.


Résultats :
10ème journée (match en retard) :
Volga Nijni Novgorod 0-2 CSKA Moscou
(Buts : Vágner Love (26', 65'))
17ème journée :
Terek Grozny 0-1 Roubine Kazan
(Alan Kassaev (85'))
Kouban Krasnodar 1-3 Tom Tomsk
(KUB : Sergueï Davydov (59' sp) ; TOM : Dmitri Smirnov (37'), Pavel Golychev (62', 71' sp))
Volga Nijni Novgorod 0-2 Spartak Moscou
(Dmitri Kombarov (27'), Welliton (67'))
Lokomotiv Moscou 4-0 Amkar Perm
(Dmitri Loskov (32'), Denis Glouchakov (40'), Dmitri Sytchev (48'), Alexandr Mintchenkov (79'))
Spartak Naltchik 2-2 FK Krasnodar
(SPN : Alexandr Koulikov (87'), Roman Kontsedalov (90'+4') ; KRA : Ievgueni Chipitsine (64'), Yura Movsisyan (76'))
FK Rostov 0-2 Dynamo Moscou
(Igor Semchov (11', 76'))
Anji Makhatchkala 0-1 Zenit Saint-Pétersbourg
(Alexandr Kerjakov (80'))
CSKA Moscou 2-1 Krylya Sovetov Samara
(CSK : Seydou Doumbia (16'), Keisuke Honda (39') ; KRY : Seydou Doumbia (43' csc))


Journée 18
Le Terek Grozny s'est imposé à Tomsk (1-0) tandis qu'une autre équipe du Caucase, l'Anji Makhatchkala, a frappé un énorme coup en écrasant (3-0) le Roubine Kazan sur son propre terrain. Le Spartak Moscou a été tenu en échec, de son côté, par le Kouban Krasnodar (1-1). Le Zenit Saint-Pétersbourg a battu le Spartak Naltchik (1-0) tandis que le Dynamo Moscou a battu le Volga Nijni Novgorod (1-1). Ces deux équipes gagnent du terrain sur le CSKA, tenu en échec chez le FK Krasnodar (1-1). Grâce à trois buteurs tous prénommés Dmitri, le Lokomotiv s'est largement imposé à Rostov (3-0) alors que le Krylya Sovetov Samara, bon dernier, continue de peiner en ne pouvant faire mieux qu'un nul face à l'Amkar Perm.
Au classement, le CSKA Moscou reste en tête mais ne compte plus que cinq points d'avance sur le Zenit, son adversaire lors de la prochaine journée. Le Dynamo Moscou complète un podium qui a fait le trou sur ses poursuivants.

Résultats :
Tom Tomsk 0-1 Terek Grozny
(Chamil Assildarov (51'))
Roubine Kazan 0-3 Anji Makhatchkala
(Makhatch Gadjiev (51'), Alexandr Proudnikov (66'), Mbark Boussoufa (90'+2' sp))
Spartak Moscou 1-1 Kouban Krasnodar
(SPM : Welliton (52') ; KUB : Lacina Traoré (37' sp))
Zenit Saint-Pétersbourg 1-0 Spartak Naltchik
(Viktor Faïzouline (23'))
Dynamo Moscou 2-0 Volga Nijni Novgorod
(Igor Semchov (59'), Alexandr Samedov (90'+5'))
FK Krasnodar 1-1 CSKA Moscou
(KRA : Andreï Mikheev (60') ; CSK : Keisuke Honda (7'))
FK Rostov 0-3 Lokomotiv Moscou
(Dmitri Loskov (8'), Dmitri Sytchev (56' sp), Dmitri Tarassov (81'))
Krylya Sovetov Samara 1-1 Amkar Perm
(KRY : Ognjen Koroman (10') ; AMK : Ilya Mikhalev (82'))


Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. CSKA Moscou (41, 18, 12, 5, 1, 36, 12, +24)
2. Zenit Saint-Pétersbourg (36, 18, 10, 6, 2, 28, 12, +16)
3. Dynamo Moscou (35, 18, 10, 5, 3, 29, 18, +11)
4. Anji Makhatchkala (30, 18, 8, 6, 4, 20, 14, +6)
5. Roubine Kazan (30, 18, 8, 6, 4, 24, 16, +8)
6. Spartak Moscou (28, 18, 8, 4, 6, 20, 20, 0)
7. Lokomotiv Moscou (28, 18, 8, 4, 6, 31, 22, +9)
8. Kouban Krasnodar (25, 18, 7, 4, 7, 19, 18, +1)
---------------------------------------------------------------------------------
9. FK Krasnodar (23, 18, 5, 8, 5, 21, 24, -3)
10. Terek Grozny (22, 18, 6, 4, 8, 14, 18, -4)
11. Amkar Perm (20, 18, 5, 5, 8, 13, 24, -11)
12. Tom Tomsk (19, 18, 4, 7, 7, 18, 28, -10)
13. Volga Nijni Novgorod (16, 18, 5, 1, 12, 17, 23, -6)
14. FK Rostov (13, 18, 3, 4, 11, 19, 33, -14)
15. Spartak Naltchik (13, 18, 2, 7, 9, 15, 25, -10)
16. Krylya Sovetov Samara (12, 18, 2, 6, 10, 10, 27, -17)

Buteurs :
1. Seydou Doumbia (CSKA Moscou) :
10 buts
2. Danko Lazovi
ć (Zenit Saint-Pétersbourg) : 9 buts
3. Pavel Golychev (Tom Tomsk) ; Alexandr Kerjakov (Zenit Saint-Pétersbourg) :
8 buts

Prochaine journée :
6 août :16h45 :CSKA Moscou – Zenit Saint-Pétersbourg
Anji Makhatchkala – Tom Tomsk

19h00 :Kouban Krasnodar – Dynamo Moscou
Volga Nijni Novgorod – FK Rostov

7 août :13h30 :Amkar Perm – FK Krasnodar
15h45 :Spartak Naltchik – Roubine Kazan
17h15 :Terek Grozny – Spartak Moscou
18h00 :Lokomotiv Moscou – Krylya Sovetov Samara

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 23:29

... en fait on est loin du compte ! Je n'arrrive même pas à payer le renouvellement de mon pack premium, donc deux informations pour mes fidèles lecteurs :

1. le blog reprendra bientôt son ancienne adresse : http://blogal.over-blog.com ( je ne peux pas renouveler mon pack premium).
2. j'arrête la publicité sur mon blog.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 23:22


Groupe I
Finlande, Géorgie, Biélorussie, France, Espagne

 

Voilà un challenge qui nous plait, au BLOGaL : terminer premier ou dans les meilleurs deuxièmes de ce groupe. Il va falloir oublier les matchs nuls et gagner les 4 matchs contre la Finlande et la Géorgie. Contre la Bielorussie, il faut faire tout sauf ce qu'on vient de faire contre eux car, franchement, ils ne sont pas bons. Et contre l'Espagne, que du bonheur ... aucune pression et gagner à la fin en développant du jeu ... ou alors à la Mourinho / Inter puis Real contre Barça ?

 

Du bonheur footballistique en perspective. Et une vraie préparation à cette Coupe du Monde.

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 17:44

En attendant de retrouver Laurent Blanc dans les locaux de la FFF jeudi 4 août pour la liste des premiers bleus de la saison 2011/2012 contre le Chili, BLOGaL vous propose en avant première la présentation de la saison bleue.

Un système de jeu : le 4-4-1 en diamant, +1

X

X

X        X

X

X X X X

X

 

L’animation sur les côtés est assurée par les deux latéraux.

Le travail de préparation de l’Euro se concentre sur la relation technique entre les joueurs, d’où cette base de 10 joueurs immuable auquel viendra s’ajouter le 11ème, variable d’ajustement en fonction de la tactique choisie : deuxième milieu défensif outroisième milieu relayeur oudeuxième n°10 ouailier oudeuxième attaquant au choix.

 

Les hommes, après l’organisation

Benzéma

Nasri

Martin            Gourcuff

M’Vila

Abidal (cap.) Mexès (vice cap.) Rami Reveillère

Lloris

constitueront le 10 de base, auquel s’ajoutera le 11ème :

  • deuxième milieu défensif : Matuidi, Alou Diarra, ou Mavuba ;

  • troisième milieu relayeur : Cabaye, Diaby, Lass. Diarra, Chantôme ;

  • deuxième n°10 : Valbuena, Bodmer ;

  • ailier : Ribéry, Malouda, Menez, Payet, Mounier ;

  • deuxième attaquant : Gameiro, Rémy.

 

Remplaçants

Mandanda, Carasso, Landreau ;

Evra, Mathieu ;

Sakho, Kaboul ;

Konko, Jallet.

Et un ou deux anciens en attaque pour apporter un leadership de caractère, en fonction de leur saison : Trézéguet, Saha ou … Pujol !

 

Un axe technique

Lloris – Mexes – M’Vila – Nasri – Benzéma

 

Des joueurs de caractère, leaders de vestiaire et de groupe

Abidal (cap.) Mexès (vice cap.) Rami

 

Travailler les automatismes

 

Multiplier les matchs sur ½ terrain en 6 contre 6 sans gardien (les gardiens cités jouant libéro) :

Martin Gourcuff

Nasri

Rémy Benzéma Gameiro

contre

M’Vila

Abidal (cap.)Mexès (vice cap.)Rami Reveillère

Lloris


Travailler les associations de joueurs deux par deux :

Mexès – Rami, Nasri – Benzéma, Abidal – Martin, Reveillère – Gourcuff, M’Vila – Nasri,

 

Et trois par trois :

Mexès – Rami – M’Vila, Mexès – Rami – Lloris, Martin – Gourcuff – Nasri, Martin – Gourcuff – M’Vila, Nasri – Benzéma – Gameiro, Nasri – Benzéma – Rémy, Nasri – Benzéma – Ribéry, Nasri – Benzéma – Trézéguet.

 

 

 



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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 01:49

Fin des phases de poule de la Copa América ! Plus spectaculaire, cette troisième journée a notamment vu les favoris relever la tête.

Groupe A : la Colombie confirme, l'Argentine s'en sort

Séduisante, la Colombie s'est tranquillement imposée face à la Bolivie (2-0) grâce à un doublé de son buteur vedette Radamel Falcao. Une victoire qui lui assure la première place. L'Argentine devait absolument s'imposer face au Costa Rica pour se qualifier. Elle l'a fait avec la manière (3-0) grâce notamment à un Messi enfin convaincant notamment grâce à certains changements dans l'équipe. Mais l'
Albicelestedevra se contenter de la deuxième place.

Résultats :
Colombie 2-0 (mi-temps : 2-0) Bolivie
Buts :Falcao (14',28' sp)
Avertissement :Bolivie :Campos (33')
Colombie :(12) Neco Martínez/(18) Juan Zúñiga – (14) Luis Amaranto Perea – (3) Mario Yepes(c) – (7) Pablo Armero/(6) Carlos Sánchez/(17) Dayro Moreno (46' (11) Hugo Rodallega) – (13) Fredy Guarín (50' (10) Juan Cuadrado) – (8) Abel Aguilar – (20) Adrián Ramos (77' (16) Elkin Soto)/(9) Radamel Falcao
Coach : Hernán Darío Gómez
Bolivie :(1) Carlos Erwin Arias/(16) Ronald Raldes(c) – (14) Christian Vargas – (13) Santos Amador – (4) Lorgio Álvarez/(17) Juan Carlos Arce (70' (18) Ricardo Pedriel) – (15) Jaime Robles – (8) Ronald García – (21) Jhasmany Campos/(7) Edivaldo Rojas (46' (10) Joselito Vaca) – (9) Marcelo Moreno Martins (60' (11) Alcides Peña)
Coach : Gustavo Quinteros

Argentine 3-0 (1-0) Costa Rica
Buts :Agüero (45'+1', 52'), di María (63')
Avertissements :Argentine :G. Milito (21'), Zanetti (38'), Biglia (88'), Lavezzi (90'+2') ; Costa Rica :Calvo (44'), Duarte (48')
Argentine :(23) Sergio Romero/(3) Pablo Zabaleta – (4) Nicolás Burdisso – (6) Gabriel Milito – (8) Javier Zanetti/(20) Fernando Gago – (14) Javier Mascherano(c)/(7) Ángel di María (79' (15) Lucas Biglia) – (10) Lionel Messi – (16) Sergio Agüero (84' (21) Ezequiel Lavezzi)/(9) Gonzalo Higuaín (79' (18) Javier Pastore)
Coach : Sergio Batista
Costa Rica :(18) Leonel Moreira/(3) Jhonny Acosta(c) – (19) Óscar Duarte – (2) Francisco Calvo (46' (10) Randall Brenes)/(4) José Salvatierra – (20) Pedro Leal – (22) José Cubero – (6) Heiner Mora – (21) César Elizondo (56' (5) Luis Miguel Valle)/(17) Josué Martínez (46' (11) Diego Madrigal) – (12) Joel Campbell
Coach : Ricardo La Volpe

Classement final :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. COLOMBIE (7, 3, 2, 1, 0, 3, 0, +3)
2. ARGENTINE (5, 3, 1, 2, 0, 4, 1, +3)
3. Costa Rica (3, 3, 1, 0, 2, 2, 4, -2)
----------------------------------------------------
4. Bolivie (1, 3, 0, 1, 2, 1, 5, -4)

Groupe B : le Venezuela surprend, le Brésil se reprend, le Paraguay passe par la petite porte

Dans un match incroyable, le Venezuela a accroché le Paraguay (3-3) en inscrivant deux buts dans les toutes dernières minutes. Un résultat qui permet aux deux équipes de se qualifier. Le Paraguay passe le premier tour grâce à sa place dans les meilleurs troisièmes (avec une meilleure différence de buts que le Costa Rica), et ce malgré trois matchs nuls en autant de matchs. Le Brésil était en danger et devait absolument s'imposer face à l'Équateur : il l'a fait (4-2) en s'emparant au passage de la première place du groupe.

Résultats :
Paraguay 3-3 (1-1) Venezuela
Buts :Paraguay :Alcaraz (32'), Barrios (62'), Riveros (85') ; Venezuela :Rondón (4'), Miku (89'), Perozo (90'+2')
Avertissements :Paraguay :Valdez (74'), Santana (80') ; Venezuela :Perozo (74'), Maldonado (78')
Paraguay :(1) Justo Villar(c)/(2) Darío Verón – (14) Paulo da Silva – (5) Antolín Alcaraz – (17) Aureliano Torres/(13) Enrique Vera (70' (11) Jonathan Santana) – (16) Christian Riveros – (20) Néstor Ortigoza – (21) Marcelo Estigarribia (84' (15) Víctor Cáceres)/(9) Roque Santa Cruz (38' (18) Nelson Valdez) – (19) Lucas Barrios
Coach : Gerardo Martino
Venezuela :(1) Renny Vega/(16) Roberto Rosales – (4) Oswaldo Vizcarrondo – (20) Grenddy Perozo – (6) Gabriel Cichero/(10) Yohandry Orozco (66' (7) Miku) – (8) Tomás Rincón(c) – (5) Giácomo Di Giorgi – (21) Alexander González (75' (9) Giancarlo Maldonado)/(17) Daniel Arismendi (63' (18) Juan Arango) – (23) José Salomón Rondón
Coach : César Farías

Brésil 4-2 (1-1) Équateur
Buts :Brésil :Pato (28', 61'), Neymar (48', 71') ; Équateur :Caicedo (36', 58')
Avertissements :Brésil :André Santos (70') ; Équateur :Noboa (33')
Brésil :(1) Júlio César/(13) Maicon – (3) Lúcio(c) – (4) Thiago Silva – (6) André Santos/(5) Lucas Leiva – (8) Ramires/(10) Paulo Henrique Ganso (31' (17) Elias)/(7) Robinho – (9) Pato (84' (19) Fred) – (11) Neymar (79' (18) Lucas)
Coach : Mano Menezes
Équateur :(1) Marcelo Elizaga/(13) Néicer Reasco (81' (21) Gabriel Achilier) – (19) Norberto Araujo – (3) Frickson Erazo – (10) Walter Ayoví(c)/(7) Michael Arroyo – (5) Oswaldo Minda – (6) Christian Noboa (89' (17) Edson Montaño) – (8) Édison Méndez (76' (23) Narciso Mina)/(11) Christian Benítez – (9) Felipe Caicedo
Coach : Reinaldo Rueda

Classement final :
1. BRÉSIL (5, 3, 1, 2, 0, 6, 4, +2)
2. VENEZUELA (5, 3, 1, 2, 0, 4, 3, +1)
3. PARAGUAY (3, 3, 0, 3, 0, 5, 5, 0)
----------------------------------------------------
4. Équateur (1, 3, 0, 1, 2, 2, 5, -3)


Groupe C : l'Uruguay rejoint le Chili et le Pérou

Dans un derby du Pacifique animé, le Chili a battu le Pérou en toute fin de match (1-0) et s'assure la première place du groupe. Comme l'Argentine et le Brésil, l'Uruguay était dos au mur mais il est parvenu à s'imposer face au Mexique (1-0) et s'offre la deuxième place du groupe. Avec trois défaites en autant de matchs, la jeune équipe mexicaine termine comme étant la pire équipe de la compétition.

Résultats :
Chili 1-0 (0-0) Pérou
But :Carillo (90'+2' csc)
Avertissements :Chili :Estrada (87') ; Pérou :Corzo (11'), Revoredo (21'), Ramos (60'), Libman (82')
Expulsions :Chili :Beausejour (61') ; Pérou :G. Carmona (61')
Chili :(12) Miguel Pinto/(3) Waldo Ponce – (18) Gonzalo Jara – (13) Marco Estrada/(16) Gonzalo Fierro (57' (7) Alexis Sánchez) – (6) Carlos Carmona – (2) Francisco Silva (77' (17) Gary Medel) – (15) Jean Beausejour/(11) Luis Jiménez/(9) Humberto Suazo(c) – (22) Esteban Paredes (57' (10) Jorge Valdivia)
Coach : Claudio Borghi
Pérou :(12) Salomón Libman/(15) Aldo Corzo – (21) Christian Ramos – (3) Santiago Acasiete(c) (46' (4) Walter Vílchez) – (17) Giancarlo Carmona – (13) Renzo Revoredo/(7) Josepmir Ballón – (22) Antonio Gonzales (76' (20) André Carillo) – (8) Michael Guevara (69' (11) Carlos Lobatón)/(18) William Chiroque – (14) Raúl Ruidíaz
Coach : Sergio Markarián

Uruguay 1-0 (0-0) Mexique
But :Á. Pereira (14')
Avertissements :Uruguay :Coates (90'+1') ; Mexique :Aguilar (40'), Mier (63'), Márquez Lugo (80')
Uruguay :(1) Fernando Muslera/(16) Maxi Pereira – (2) Diego Lugano(c) – (4) Sebastián Coates – (11) Álvaro Pereira/(20) Álvaro González (68' (14) Nicolás Lodeiro) – (15) Diego Pérez – (17) Egidio Arévalo – (7) Cristian Rodríguez (83' (8) Sebastián Eguren)/(10) Diego Forlán (89' (13) Sebastián Abreu) – (9) Luis Suárez
Coach : Óscar Tabárez
Mexique :(1) Luis Michel(c)/(22) Paul Aguilar (46' (11) Javier Aquino) – (21) Hiram Mier – (19) Héctor Reynoso – (5) Dárvin Chávez/(14) Néstor Araujo – (15) Jorge Enríquez – (23) Diego Reyes – (16) Miguel Ángel Ponce (70' (17) Edgar Iván Pacheco)/(10) Giovani dos Santos (46' (18) Oribe Peralta) – (9) Rafael Márquez Lugo
Coach : Luis Fernando Tena

Classement final :
1. CHILI (7, 3, 2, 1, 0, 4, 2, +2)
2. URUGUAY (5, 3, 1, 2, 0, 3, 2, +1)
3. PÉROU (4, 3, 1, 1, 1, 2, 2, 0)
---------------------------------------------------
4. Mexique (0, 3, 0, 0, 3, 1, 4, -3)


Classement des troisièmes :
1. PÉROU (4, 3, 1, 1, 1, 2, 2, 0)
2. PARAGUAY (3, 3, 0, 3, 0, 5, 5, 0)
----------------------------------------------------
3. Costa Rica (3, 3, 1, 0, 2, 2, 4, -2)


Commençons par le classement des équipes éliminées dès le premier tour :

9. Costa Rica (3, 3, 1, 0, 2, 2, 4, -2)
10. Équateur (1, 3, 0, 1, 2, 2, 5, -3)
11. Bolivie (1, 3, 0, 1, 2, 1, 5, -4)
12. Mexique (0, 3, 0, 0, 3, 1, 4, -3)


Et voici le programme de la suite de la compétition :

Quarts de finale :
16 juillet :
(21h00, Córdoba) :Colombie – Pérou (1)
(0h15, Santa Fe) :Argentine – Uruguay (2)
17 juillet :
(21h00, La Plata) :Brésil – Paraguay (3)
(0h15, San Juan) :Chili – Venezuela (4)

Demi-finales :
19 juillet :
(2h45, La Plata) :vainqueur (1) – vainqueur (2) (I)
20 juillet :
(2h45, Mendoza) :vainqueur (3) – vainqueur (4) (II)

Match pour la troisième place :
23 juillet :
(21h00, La Plata) :perdant (I) – perdant (II)

Finale :
24 juillet :
(21h00, Buenos Aires) :vainqueur (I) – vainqueur (II)

De belles affiches pour ces quarts de finales, dues notamment aux parcours plus ou moins calamiteux de certains favoris. L'Argentine devra affronter l'Uruguay dans un très chaud derby du Rio de la Plata tandis que le Brésil retrouvera le Paraguay à peine huit jours après l'avoir affronté durant le premier tour (match nul 2-2). Favoris face au Pérou et au Venezuela dans deux duels d'outsiders, le Chili et la Colombie, très convaincants depuis le début du tournoi, ont un coup intéressant à jouer.
C'est du reste mon dernier article concernant la Copa América sur ce blog. Pas par lassitude, mais parce que je pars en congé. Rendez-vous dans une dizaine de jours pour de nouvelles aventures !


Buteurs :

1. Sergio Agüero (Argentine) : 3 buts
2. Neymar, Pato (Brésil) ; Radamel Falcao (Colombie) ; Felipe Caicedo (Équateur) ; José Paolo Guerrero (Pérou) ; Álvaro Pereira (Uruguay) : 2 buts
8. Ángel di María (Argentine) ; Edivaldo Rojas (Bolivie) ; Fred, Jádson (Brésil) ; Esteban Paredes, Arturo Vidal, Alexis Sánchez (Chili) ; Joel Campbell, Josué Martínez (Costa Rica) ; Adrian Ramos (Colombie) ; Néstor Araujo (Mexique) ; Antolín Alcaraz, Lucas Barrios, Roque Santa Cruz, Christian Riveros, Nelson Valdez (Paraguay) ; Luis Suárez (Uruguay) ; César Eduardo González, Miku, Grenddy Perozo, José Salomón Rondón (Venezuela) : 1 but

A marqué contre son camp : André Carillo (Pérou) pour le Chili

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 01:22

Peu de buts, des favoris pas au rendez-vous et des surprises à la pelle : la deuxième journée de la phase de poules de la Copa América 2011 ressemble à s'y méprendre à la première.


Groupe A : encore raté pour l'Argentine

Tenue en échec par la Colombie (0-0), l'Argentine n'avance pas et concède son deuxième match nul en autant de rencontres. Elle se fait même chiper la deuxième place par la jeune équipe du Costa Rica qui a surclassé (2-0) une Bolivie qui a fini la rencontre avec deux expulsions.

Résultats :
Argentine 0-0 (mi-temps : 0-0) Colombie
Avertissements :Argentine :Gago (90') ; Colombie :Aguilar (6'), Moreno (90'+1')
Argentine :(23) Sergio Romero/(3) Pablo Zabaleta – (4) Nicolás Burdisso – (6) Gabriel Milito – (8) Javier Zanetti/(19) Éver Banega (71' (9) Gonzalo Higuaín) – (14) Javier Mascherano(c) – (5) Esteban Cambiasso (64' (20) Fernando Gago)/(21) Ezequiel Lavezzi (64' (16) Sergio Agüero) – (10) Lionel Messi – (11) Carlos Tévez
Coach : Sergio Batista
Colombie :(12) Neco Martínez/(18) Juan Zúñiga – (14) Luis Amaranto Perea – (3) Mario Yepes(c) – (7) Pablo Armero/(6) Carlos Sánchez – (8) Abel Aguilar – (13) Fredy Guarín – (20) Adrián Ramos (89' (16) Elkin Soto) – (17) Dayro Moreno (90'+1' (22) Aquivaldo Mosquera)/(9) Radamel Falcao (87' (19) Teófilo Gutiérrez)
Coach : Hernán Darío Gómez

Bolivie 0-2 (0-0) Costa Rica
Buts :Martínez (59'), Campbell (78')
Avertissements :Bolivie :Álvarez (35'), Moreno Martins (57'), Rivero (65'), Campos (73'), Gutiérrez (87') ; Costa Rica :Guzmán (29'), Duarte (46'), Salvatierra (83')
Expulsions :Bolivie :Rivero (70'), Flores (75')
Bolivie :(1) Carlos Erwin Arias/(4) Lorgio Álvarez – (16) Ronald Raldes(c) – (5) Ronald Rivero – (3) Luis Alberto Gutiérrez/(7) Edivaldo Rojas (67' (11) Alcides Peña) – (15) Jaime Robles (67' (19) José Luis Chávez) – (6) Wálter Flores – (21) Jhasmany Campos (79' (8) Ronald García)/(17) Juan Carlos Arce – (9) Marcelo Moreno Martins
Coach : Gustavo Quinteros
Costa Rica :(18) Leonel Moreira/(3) Jhonny Acosta(c) – (19) Óscar Duarte – (2) Francisco Calvo/(4) José Salvatierra – (20) Pedro Leal – (8) David Guzmán – (6) Heiner Mora (82' (22) José Cubero) – (11) Diego Madrigal (46' (7) Allen Guevara)/(12) Joel Campbell – (17) Josué Martínez (81' (21) César Elizondo)
Coach : Ricardo La Volpe

Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Colombie (4, 2, 1, 1, 0, 1, 0, +1)
2. Costa Rica (3, 2, 1, 0, 1, 2, 1, +1)
-------------------------------------------------
3. Argentine (2, 2, 0, 2, 0, 1, 1, 0)
-------------------------------------------------
4. Bolivie (1, 2, 0, 1, 1, 1, 3, -2)


Groupe B : le Brésil de justesse, le Venezuela bien parti

Le Brésil a du s'en remettre à un but en toute fin de match de l'ancien lyonnais Fred pour accrocher le nul (2-2) face au Paraguay. Favoris du groupe, le Brésil et le Paraguay font du surplace (deux nuls en deux matchs) et du coup c'est le Venezuela qui occupe la tête du groupe après sa victoire sur l'Équateur (1-0).

Résultats :
Brésil 2-2 (1-0) Paraguay
Buts :Brésil :Jádson (38'), Fred (89') ; Paraguay :Santa Cruz (54'), Valdez (66')
Avertissements :Brésil :Jádson (32'), Pato (50'), Lucas Leiva (58'), Daniel Alves (90'+2') ; Paraguay :Barrios (45'), Cáceres (85')
Brésil :(1) Júlio César/(2) Daniel Alves – (3) Lúcio(c) – (4) Thiago Silva – (6) André Santos/(5) Lucas Leiva – (8) Ramires (71' (18) Lucas) – (10) Paulo Henrique Ganso/(20) Jádson (46' (16) Elano) – (9) Pato – (11) Neymar (81' (19) Fred)
Coach : Mano Menezes
Paraguay :(1) Justo Villar(c)/(2) Darío Verón – (14) Paulo da Silva – (5) Antolín Alcaraz – (17) Aureliano Torres/(13) Enrique Vera – (20) Néstor Ortigoza –(16) Christian Riveros (67' (15) Víctor Cáceres) – (21) Marcelo Estigarribia (78' (10) Osvaldo Martínez)/(9) Roque Santa Cruz – (19) Lucas Barrios (56' (18) Nelson Valdez)
Coach : Gerardo Martino

Venezuela 1-0 (0-0) Équateur
But :González (61')
Venezuela :(1) Renny Vega/(16) Roberto Rosales – (4) Oswaldo Vizcarrondo – (20) Grenddy Perozo – (6) Gabriel Cichero/(11) César Eduardo González (64' (19) Jesús Meza) – (14) Franklin Lucena – (8) Tomás Rincón – (18) Juan Arango(c)/(7) Miku (74' (23) José Salomón Rondón) – (9) Giancarlo Maldonado (80' (5) Giacomo Di Giorgi)
Coach : César Farías
Équateur :(1) Marcelo Elizaga/(13) Néicer Reasco – (19) Norberto Araujo – (3) Frickson Erazo - (10) Walter Ayoví(c)/
(7) Michael Arroyo (71' (17) Edson Montaño) – (6) Christian Noboa –(14) Segundo Castillo (75' (15) David Quiroz) – (8) Édison Méndez/(11) Christian Benítez – (9) Felipe Caicedo

Coach : Reinaldo Rueda

Classement :
1. Venezuela (4, 2, 1, 1, 0, 1, 0, +1)
2. Brésil, Paraguay (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
-----------------------------------------------------
4. Équateur (1, 2, 0, 1, 1, 0, 1, -1)


Groupe C : la voie se dégage pour les rivaux du Pacifique, pas pour l'Uruguay

L'Uruguay a ouvert le score contre le cours du jeu face au Chili, leader du groupe, mais s'est logiquement fait rejoindre et a du concéder un nul (1-1), son deuxième en deux matchs. Aucune des têtes de série n'a pour l'instant remporté de matchs dans cette Copa América. Le Pérou a battu le Mexique (1-0) et rejoint le Chili en tête du groupe, ce qui lui permet de faire un pas décisif vers une qualification.

Résultats :
Uruguay 1-1 (0-0) Chili
Buts :Uruguay :Á. Pereira (53') ; Chili :Sánchez (64')
Avertissements :Uruguay :Á. Pereira (11'), Suárez (37'), Cáceres (49'), González (83'), Coates (86') ;Chili :Contreras (23'), Jara (37'), Sánchez (57'), Vidal (70')
Uruguay :(1) Fernando Muslera/(16) Maxi Pereira (85' (8) Sebastián Eguren) – (2) Diego Lugano(c) – (4) Sebastián Coates – (22) Martín Cáceres/(15) Diego Pérez – (17) Egidio Arévalo (79' (14) Nicolás Lodeiro) – (11) Álvaro Pereira/(21) Edinson Cavani (46' (20) Álvaro González) – (10) Diego Forlán – (9) Luis Suárez
Coach : Óscar Tabárez
Chili :(1) Claudio Bravo(c)/(5) Pablo Contreras – (3) Waldo Ponce – (18) Gonzalo Jara (60' (10) Jorge Valdivia)/(4) Mauricio Isla – (17) Gary Medel – (8) Arturo Vidal/(11) Luis Jiménez/(7) Alexis Sánchez – (9) Humberto Suazo (73' (22) Esteban Paredes) – (15) Jean Beausejour (73' (6) Carlos Carmona)
Coach : Claudio Borghi

Pérou 1-0 (0-0) Mexique
But :Guerrero (82')
Avertissements :Mexique :Mier (58'), Reynoso (71')
Pérou :(1) Raúl Fernández/(17) Giancarlo Carmona – (3) Santiago Acasiete – (2) Alberto Rodríguez – (4) Walter Vílchez/(5) Adán Balbín – (10) Rinaldo Cruzado (76' (8) Michael Guevara) – (11) Carlos Lobatón (85' (7) Josepmir Ballón) – (6) Juan Manuel Vargas(c)/(9) José Paolo Guerrero – (16) Luis Advíncula (46' (19) Yoshimar Yotún)
Coach : Sergio Markarián
Mexique :(1) Luis Michel(c)/(22) Paul Aguilar (46' (17) Edgar Iván Pacheco) – (14) Néstor Araujo – (19) Héctor Reynoso – (21) Hiram Mier – (23) Diego Reyes/(5) Dárvin Chávez (73' (16) Miguel Ángel Ponce) – (11) Javier Aquino (85' (18) Oribe Peralta) – (15) Jorge Enríquez/(10) Giovani dos Santos – (9) Rafael Márquez Lugo
Coach : Luis Fernando Tena

Classement :
1. Chili (4, 2, 1, 1, 0, 3, 2, +1)
2. Pérou (4, 2, 1, 1, 0, 2, 1, +1)
-----------------------------------------
3. Uruguay (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
------------------------------------------
4. Mexique (0, 2, 0, 0, 2, 1, 3, -2)

 

Classement des troisièmes :

1. Brésil/Paraguay (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
2. Argentine, Uruguay (2, 2, 0, 2, 0, 1, 1, 0)



Buteurs :
1. José Paolo Guerrero (Pérou) :
2 buts
2. Sergio Agüero (Argentine) ; Edivaldo Rojas (Bolivie) ; Fred, Jádson (Brésil) ; Esteban Paredes, Arturo Vidal, Alexis Sánchez (Chili) ; Joel Campbell, Josué Martínez (Costa Rica) ;
Adrian Ramos (Colombie) ; Néstor Araujo (Mexique) ; Roque Santa Cruz, Nelson Valdez (Paraguay) ; Álvaro Pereira, Luis Suárez (Uruguay) ; César Eduardo González (Venezuela) : 1 but

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