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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 01:08

Les clubs russes engagés dans les coupes d'Europe étaient de nouveau sur le pont cette semaine pour tenter de rejoindre le CSKA Moscou et le Zenit Saint-Pétersbourg, déjà qualifiés pour la phase de poules de la Ligue des Champions. Mercredi, le Roubine Kazan a mené au score, y a cru mais n'a pu faire mieux qu'un nul face à Lyon (1-1). Les champions 2008 et 2009 n'iront pas une troisième fois d'affilée en Ligue des Champions et devront se contenter de la Ligue Europa. Jeudi, trois clubs russes tentaient de valider leur place en Ligue Europa. Chaque année, un gros du championnat russe échoue en phase de barrages face à une équipe en théorie largement inférieure. En 2009/2010, le Zenit Saint-Pétersbourg se faisait éliminer par les modestes portugais du Nacional Madère (3-4, 1-1). L'année d'après, c'est par une équipe de deuxième division suisse, Lausanne-Sport, que le Lokomotiv Moscou échouait (1-1, 1-1 a.p., 3-4 t.a.b.). Cette année, c'est au tour du Spartak Moscou de subir une telle déroute, face aux Polonais du Legia Varsovie. Les Moscovites se sont inclinés 2-3 alors qu'ils menaient pourtant 2-0. Un résultat insuffisant après le nul (2-2) de l'aller. C'est dans ces échecs successifs qu'il faut chercher les raisons de la chute de la Russie au classement UEFA. Vainqueur 2-0 du Spartak Trnava (Slovaquie) à l'aller, le Lokomotiv Moscou est allé valider son ticket à l'extérieur avec un match nul (1-1). Quant à l'Alania Vladikavaz, il s'est offert une très belle performance en battant Beşiktaş (2-0) dans un match qui n'a pu démarrer qu'avec deux heures de retard (soit à 23 heures locales !) en raison de fortes intempéries. Une victoire insuffisante malgré tout après la lourde défaite de l'aller (0-3) mais le pensionnaire de deuxième division peut nourrir quelques regrets.
Ce sont donc quatre clubs russes qui étaient concernés par les différents tirages au sort : le CSKA Moscou et le Zenit Saint-Pétersbourg en Ligue des champions ; le Lokomotiv Moscou et le Roubine Kazan en Ligue Europa. Placé dans le chapeau 2, le CSKA a hérité d'un groupe accessible avec l'Inter Milan, Lille et Trabzonspor. La deuxième place semble accessible. Le Zenit, initialement dans le troisième chapeau, est tombé dans un groupe estampillé Ligue Europa avec deux autres anciens vainqueurs de la compétition, le FC Porto et le Chakhtar Donetsk, ainsi qu'avec les Chypriotes de l'APOEL Nicosie. Un groupe très homogène. En Ligue Europa, le Roubine Kazan peut viser une qualification dans son groupe composé de Tottenham, du PAOK Salonique ainsi que du club irlandais des Shamrock Rovers. Idem pour le Lokomotiv Moscou, tombé dans une poule homogène avec Anderlecht, l'AEK Athènes et le Sturm Graz.
Mais revenons en au championnat. La journée de samedi n'a offert que peu d'affiches alléchantes. En ouverture, le Tom Tomsk et l'Amkar Perm se sont séparés sur un nul (0-0). Puis le Volga Nijni Novgorod battait le Terek Grozny (3-1). L'évènement était ailleurs, du côté de Rostov où le club local recevait l'Anji Makhatchkala. Le nouveau club de Samuel Eto'o. Entré en jeu à la 58ème minute, l'ancien joueur du Barça et de l'Inter ne mit pas longtemps à faire parler la poudre. 22 minutes lui auront été nécessaires pour marquer son premier but sous ses nouvelles couleurs, le but de l'égalisation (1-1). Une mauvaise opération pour le club du Daguestan.
La journée de dimanche a débuté par la victoire du Dynamo Moscou sur le Spartak Naltchik (2-0), une victoire qui permet au club moscovite de rester troisième. Le Zenit Saint-Pétersbourg s'est ensuite offert le carton du jour face au FK Krasnodar (5-0) grâce notamment à un triplé d'Alexandr Kerjakov, nouveau meilleur buteur du championnat (13 buts). Le Roubine Kazan semblait quant à lui plutôt s'être bien remis de sa déception européenne puisqu'il a battu la lanterne rouge Samara (1-0). Venait ensuite le match le plus attendu de cette journée, le plus chaud des derbys de la capitale entre le Spartak et le CSKA, dans un stade Loujniki inhabituellement plein. Très animée, la rencontre s'est soldée par un nul (2-2) qui ne fait pas les affaires du CSKA qui n'est plus que co-leader, a égalité de points avec le Zenit. Mais c'est beaucoup plus que deux points que le CSKA a perdu ce dimanche puisque son gardien et capitaine Igor Akinfeïev a du sortir à la demi-heure de jeu après un choc avec l'attaquant du Spartak, Welliton. Verdict : rupture des ligaments croisés et six mois d'indisponibilité ! Une perte pour le CSKA mais aussi pour la sélection russe dont Akinfeïev est le portier titulaire. Il manquera a minima la phase de groupes de la Ligue des Champions ainsi que la fin de la première phase du championnat avec son club, sans compter les derniers matchs éliminatoires pour l'Euro 2012 avec la sélection. Pour finir la journée, le Lokomotiv s'est offert une deuxième victoire consécutive en s'imposant chez le Kouban Krasnodar (1-0). Kerjakov ne sera du reste pas resté longtemps seul en tête du classement des buteurs puisque Seydou Doumbia l'a rejoint grâce à son but marqué lors de ce derby.
Au classement, le CSKA doit désormais partager sa place de leader avec le Zenit. Le Dynamo suit assez loin derrière tandis que le Roubine s'est emparé de la quatrième place. L'écart entre le Kouban, huitième, et le FK Krasnodar, neuvième, étant désormais de huit points, nous pouvons en déduire que les huit premiers du classement actuel seront les huit à disputer la poule pour le titre. Le championnat russe fait une pause le temps de la trêve internationale, durant laquelle la sélection disputera deux matchs cruciaux à domicile dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2012 face à la Macédoine puis à l'Irlande.



Résultats :

Tom Tomsk 0-0 Amkar Perm
Volga Nijni Novgorod 3-1 Terek Grozny
(Buts : VOL : Sanjar Tursunov (18'), Gogita Gogua (39'), Gocha Khojava (54' sp) ; TER : Alexandr Pavlenko (80'))
FK Rostov 1-1 Anji Makhatchkala
(ROS : Timofeï Kalatchev (72') ; ANJ : Samuel Eto'o (80'))
Dynamo Moscou 2-0 Spartak Naltchik
(Kevin Kurányi (17'), Igor Semchov (36'))
Zenit Saint-Pétersbourg 5-0 FK Krasnodar
(Alexandr Kerjakov (24', 30', 79' sp), Roman Chirokov (85'), Danny (90'+2'))
Roubine Kazan 1-0 Krylya Sovetov Samara
(Vladimir Diadioune (36'))
Spartak Moscou 2-2 CSKA Moscou
(SPM : Welliton (45'+3'), Emmanuel Emenike (75') ; CSK : Seydou Doumbia (51'), Zoran Tošić (69'))
Kouban Krasnodar 0-1 Lokomotiv Moscou
(Felipe Caicedo (36'))


Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. CSKA Moscou (46, 22, 13, 7, 2, 42, 17, +25)
2. Zenit Saint-Pétersbourg (46, 22, 13, 7, 2, 41, 15, +26)
3. Dynamo Moscou (41, 22, 12, 5, 5, 39, 25, +14)
4. Roubine Kazan (38, 22, 10, 8, 4, 28, 18, +10)
5. Anji Makhatchkala (37, 22, 10, 7, 5, 25, 19, +6)
6. Spartak Moscou (36, 22, 10, 6, 6, 30, 25, +5)
7. Lokomotiv Moscou (36, 22, 10, 6, 6, 33, 22, +11)
8. Kouban Krasnodar (34, 22, 10, 4, 8, 29, 21, +8)
---------------------------------------------------------------------------------
9. FK Krasnodar (26, 22, 6, 8, 8, 24, 32, -8)
10. Terek Grozny (23, 22, 6, 5, 11, 20, 32, -12)
11. Amkar Perm (23, 22, 5, 8, 9, 15, 28, -13)
12. Volga Nijni Novgorod (20, 22, 6, 2, 14, 20, 30, -10)
13. Tom Tomsk (20, 22, 4, 8, 10, 18, 35, -17)
14. FK Rostov (18, 22, 4, 6, 12, 23, 37, -14)
15. Spartak Naltchik (17, 22, 3, 8, 11, 18, 29, -11)
16. Krylya Sovetov Samara (16, 22, 3, 7, 12, 14, 34, -20)

Buteurs :
1. Seydou Doumbia (CSKA Moscou) ; Alexandr Kerjakov (Zenit Saint-Pétersbourg) :
13 buts
3. Igor Semchov (Dynamo Moscou) ; Danko Lazović (Zenit Saint-Pétersbourg) :
9 buts
5. Sergueï Davydov, Lacina Traoré (Kouban Krasnodar) ; Pavel Golychev (Tom Tomsk) :
8 buts

Prochaine journée :
10 septembre :12h00 :CSKA Moscou – Dynamo Moscou
14h30 :Lokomotiv Moscou – Zenit Saint-Pétersbourg
17h00 :FK Krasnodar – Roubine Kazan
11 septembre :11h45 :Amkar Perm – Spartak Moscou
14h00 :Spartak Naltchik – FK Rostov
16h15 :Krylya Sovetov Samara – Tom Tomsk
18h30 :Anji Makhatchkala – Volga Nijni Novgorod
12 septembre :16h30 :Terek Grozny – Kouban Krasnodar

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:48

En club comme en sélection, l'Europe domine incontestablement le football mondial. Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 dans cette zone était très attendu, si bien que la FIFA l'a fait passer en toute fin de programme lors de la cérémonie du tirage au sort au Brésil, pays organisateur de la compétition. Pour plus de suspense et pour tenir plus de spectateurs en haleine. Décryptage.



Classement FIFA de la zone (juillet 2011)


Il a servi intégralement à établir les chapeaux lors du tirage au sort. On notera la domination des nations européennes sur le football mondiale, confirmée par les deux dernières Coupes du Monde. Le podium est 100% européen. Le Vieux continent place également sept équipes dans le top 10 et 13 dans le top 20.

1. Espagne (1)

2. Pays-Bas (2)

3. Allemagne (3)

4. Angleterre (6)

5. Portugal (7)

6. Italie (8)

7. Croatie (9)

8. Norvège (12)

9. Grèce (13)

10. France (15)

11. Monténégro (17)

12. Russie (18)

13. Suède (19)

14. Danemark (21)

15. Slovénie (22)

16. Turquie (24)

17. Serbie (27)

18. Slovaquie (29)

19. Suisse (30)

20. Israël (32)

21. Irlande (33)

22. Belgique (37)

23. République Tchèque (38)

24. Bosnie-Herzégovine (41)

25. Biélorussie (42)

26. Ukraine (45)

27. Hongrie (47)

28. Bulgarie (48)

29. Roumanie (53)

30. Géorgie (57)

31. Lituanie (58)

32. Albanie (59)

33. Écosse (61)

34. Irlande du Nord (62)

35. Autriche (66)

36. Pologne (69)

37. Arménie (70)

38. Finlande (75)

39. Estonie (79)

40. Chypre (80)

41. Lettonie (83)

42. Moldavie (85)

43. Macédoine (96)

44. Azerbaïdjan (111)

45. Îles Féroé, Pays de Galles (112)

47. Liechtenstein (118)

48. Islande (121)

49. Kazakhstan (126)

50. Luxembourg (128)

51. Malte (173)

52. Andorre, Saint-Marin (203)


Éliminatoires

Ici, pas de premier tour, ni de deuxième, ni de troisième. Non, simplement une seule phase éliminatoire, ce qui est beaucoup plus lisible. Il est vrai qu'il est beaucoup plus simple d'organiser ainsi les qualifications lorsque beaucoup d'équipes sont qualifiées, comme c'est le cas en Europe.
Les premiers de chaque groupe seront directement qualifiés pour la Coupe du Monde 2014. Les huit meilleurs deuxièmes devront passer par une phase de barrages dont les quatre vainqueurs iront au Brésil.
Les chapeaux ont été organisés selon le classement FIFA de juillet 2011. La composition de ces chapeaux a fortement été commentée, notamment en raison de la présence de la France dans le chapeau 2. Autre surprise : la présence du Pays de Galles dans le sixième chapeau aux côtés des équipes les plus faibles du continent.
Les matchs auront lieu de septembre 2012 (avec éventuellement quelques matchs en août) à octobre 2013. Les barrages se dérouleront en novembre 2013.

Chapeaux :
Chapeau 1 :Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, Portugal, Italie, Croatie, Norvège, Grèce
Chapeau 2 :France, Monténégro, Russie, Suède, Danemark, Slovénie, Turquie, Serbie, Slovaquie
Chapeau 3 :Suisse, Israël, Irlande, Belgique, République Tchèque, Bosnie-Herzégovine, Biélorussie, Ukraine, Hongrie
Chapeau 4 :Bulgarie, Roumanie, Géorgie, Lituanie, Albanie, Écosse, Irlande du Nord, Autriche, Pologne
Chapeau 5 :Arménie, Finlande, Estonie, Chypre, Lettonie, Moldavie, Macédoine, Azerbaïdjan, Îles Féroé
Chapeau 6 :Pays de Galles, Liechtenstein, Islande, Kazakhstan, Luxembourg, Malte, Andorre, Saint-Marin

Groupes :

Tentative d'analyse groupe par groupe, avec toutes les précautions nécessaires sachant que ces éliminatoires ne démarreront que dans un an (les éliminatoires européens seront les derniers à démarrer). Les situations pourraient évoluer d'ici là.

Groupe A :Croatie, Serbie, Belgique, Écosse, Macédoine, Pays de Galles
Peut-être l'un des groupes les plus équilibrés de ces éliminatoires. Les deux grands rivaux balkaniques, la Croatie et la Serbie, partent favoris du groupe mais la Belgique sera un sérieux outsider avec l'émergence de sa jeune génération. Enfin, il conviendra de ne pas sous-estimer les deux nations britanniques du groupe, l'Écosse et le Pays de Galles.

Groupe B :Italie, Danemark, République Tchèque, Bulgarie, Arménie, Malte
L'Italie part favorite de ce groupe mais ce tirage pourrait s'avérer plus difficile qu'il n'y paraît. Le Danemark, la République Tchèque et la Bulgarie ont en effet de sérieux arguments à faire valoir mais reste à voir si l'une de ces trois équipes saura mettre la sélection italienne en difficulté.

Groupe C :Allemagne, Suède, Irlande, Autriche, Îles Féroé, Kazakhstan
L'Allemagne semble être la mieux placée pour décrocher sa qualification directe. Si la Suède et l'Irlande voire l'Autriche semblent être de vrais outsiders, ils ne paraissent pas suffisamment armés pour mettre en difficulté une jeune sélection allemande actuellement sure de sa force et quasiment invincible.

Groupe D :Pays-Bas, Turquie, Hongrie, Roumanie, Estonie, Andorre
Vice-champions du monde en titre (et leaders du classement FIFA du mois d'août !), les Pays-Bas sont dans une telle spirale positive que l'on ne voit pas comment la première place du groupe pourraient leur échapper. La Turquie et la Roumanie seront les principaux rivaux des Néerlandais mais ils devront sans doute se battre pour la deuxième place.

Groupe E :Norvège, Slovénie, Suisse, Albanie, Chypre, Islande
Un groupe également très équilibré. Trois équipes peuvent prétendre à la première place : la Norvège, la plus faible des têtes de série, la Slovénie et la Suisse. La lutte devrait uniquement concerner ces trois équipes car les poursuivants semblent loin du niveau.

Groupe F :Portugal, Russie, Israël, Irlande du Nord, Azerbaïdjan, Luxembourg
Le Portugal et la Russie devraient lutter pour la première place. Les Lusitaniens partent toutefois favoris, surtout s'ils se souviennent de leur victoire 7-1 face aux Russes lors des éliminatoires du Mondial 2006. La sélection russe devra du reste se méfier d'Israël et de l'Irlande du Nord qui seront de sérieux prétendants à la deuxième place.

Groupe G :Grèce, Slovaquie, Bosnie-Herzégovine, Lituanie, Lettonie, Liechtenstein
Avec la Norvège, la Grèce était l'autre tête de série sur laquelle les équipes des chapeaux inférieurs souhaitaient tomber. À raison ? Ce groupe semble en tout cas très équilibré et il devrait probablement se résumer à une lutte à trois entre la Grèce, la Slovaquie et la Bosnie-Herzégovine.

Groupe H :Angleterre, Monténégro, Ukraine, Pologne, Moldavie, Saint-Marin
Après le tirage au sort, toute l'Angleterre exprimait son soulagement. Pourtant, ces éliminatoires ne s'annoncent pas de tout repos pour les Britanniques avec la présence du Monténégro, qui cause bien des soucis aux Anglais dans les éliminatoires de l'Euro 2012, ainsi que celles des deux organisateurs du tournoi continental à venir, l'Ukraine et la Pologne. L'Angleterre devra sans doute faire composer d'ici là avec la fin (probable) de sa génération dorée. Une telle assurance semble donc un peu injustifiée à l'heure actuelle.

Groupe I :Espagne, France, Biélorussie, Géorgie, Finlande
À force d'enchainer les résultats médiocres, cela devait arriver : la France se retrouvait dans le chapeau 2, ce qui lui laissait 75% de chances, au bas mot, de tomber sur un gros morceau. Si les Bleus avaient été relativement épargnés lors du tirage au sort de la phase finale de Coupe du Monde 2010 (et encore, pour quel résultat !), ils n'ont pas eu autant de chance pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 puisque le sort lui a réservé la meilleure équipe du moment, championne d'Europe et du monde en titre, l'Espagne. Mais les autres équipes du groupe, la Biélorussie, la Géorgie et la Finlande, ne sont pas non plus des cadeaux. Autre difficulté : le fait d'être dans un groupe à cinq équipes. Un tel tirage était probablement ce qu'il pourrait arriver de pire pour les Bleus. Il faudra faire face à la meilleure équipe du monde tout en prenant soin de ne pas perdre de points face aux autres équipes du groupe, ce qui ne sera pas facile. Car ni la Biélorussie (cf. les éliminatoires de l'Euro 2012), ni la Géorgie, ni la Finlande ne sont des équipes face auxquelles on peut avoir l'assurance de prendre les trois points. Quelques motifs d'optimisme tout de même ? La France n'aura rien à perdre face aux Espagnols étant donné que tout autre résultat qu'une défaite sera considéré comme positif. Du reste, on ne sait rien encore de l'état de forme des deux équipes d'ici là. Rien n'incite à l'optimisme certes, mais ce n'est pas une raison pour céder au catastrophisme.

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 00:53

Quelques mois après le triomphe du Japon lors de la Coupe d'Asie des nations disputée au Qatar en janvier dernier, nous retournons sur le continent asiatique dans le cadre de l'analyse du tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 qui aura lieu au Brésil. Des éliminatoires qui commenceront très bientôt et pour lesquels toutes les équipes, aussi bien les gros du continent que les anonymes, seront sur le pont.


Classement FIFA de la zone ( juillet 2011)

Il a servi à établir les têtes de série lors des différents tours. On notera que trois équipes asiatiques font partie des trente meilleures nations mondiales, que le podium est absolument identique à celui de la dernière Coupe d'Asie des nations et qu'il y a 26 places d'écart entre la Corée du Sud, troisième équipe asiatique au classement, et l'Iran, quatrième.

1. Japon (16)

2. Australie (23)

3. Corée du Sud (28)

4. Iran (54)

5. Chine (73)

6. Ouzbékistan (83)

7. Qatar (90)

8. Jordanie (91)

9. Arabie Saoudite (92)

10. Koweït (95)

11. Bahreïn (100)

12. Syrie (104)

13. Oman (107)

14. Irak (108)

15. Émirats Arabes Unis (109)

16. Corée du Nord (115)

17. Thaïlande (119)

18. Singapour (131)

19. Yémen (135)

20. Népal (136)

21. Indonésie (137)

22. Turkménistan (138)

23. Tadjikistan (142)

24. Vietnam (144)

25. Malaisie (146)

26. Bangladesh (147)

27. Inde (153)

28. Hong Kong (154)

29. Liban (159)

30. Maldives (160)

31. Philippines (162)

32. Mongolie (163)

33. Myanmar (165)

34. Palestine, Taïwan (166)

36. Pakistan (171)

37. Cambodge (174)

38. Sri Lanka (176)

39. Laos (177)

40. Afghanistan, Kirghizistan (179)

42. Macao (190)

43. Guam (195)

44. Brunei (198)

45. Bhoutan (201)

46. Timor Oriental (202)


Premier tour

La zone Asie est avec la zone CONCACAF l'une des deux zones où les éliminatoires ont déjà débuté. Ce premier tour opposant les équipes les plus faibles du continent a été très prolifique en buts par l'intermédiaire de rencontres souvent déséquilibrées.

Matchs :
Cambodge –
Laos : 4-2, 2-6
Népal– Timor Oriental : 2-1, 5-0
Afghanistan –
Palestine : 0-2, 1-1
Sri Lanka –
Philippines : 1-1, 0-4
Bangladesh– Pakistan : 3-0, 0-0
Mongolie –
Myanmar : 1-0, 0-2
Vietnam– Macao : 6-0, 7-1
Malaisie– Taïwan : 2-1, 2-3 (Malaisie qualifiée aux buts marqués à l'extérieur)


Deuxième tour

Seuls les quatre qualifiés asiatiques pour la Coupe du Monde 2010 (Australie, Corée du Nord, Corée du Sud et Japon) ainsi que Bahreïn, barragiste malheureux (battu lors du barrage intercontinental par la Nouvelle-Zélande (0-0, 0-1)) sont exempt de cette phase aller-retour
Les favoris n'ont pas tremblé et seront tous au rendez-vous du troisième tour. On retrouvera notamment quinze des seize qualifiés pour la dernière Coupe d'Asie des nations, seule l'Inde n'ayant pas réussi à franchir cet obstacle.
Ou plutôt quatorze en réalité. La Syrie a en effet été disqualifiée par la FIFA en dépit de sa victoire sur le terrain face au Tadjikistan (2-1, 4-0). L'instance suprême du football mondial l'accuse en effet d'avoir aligné au cours de ces deux matchs George Mourad, un binational né en Suède et qui a déjà porté les couleurs de la sélection scandinave au cours d'un match amical. Or, le règlement de la FIFA stipule qu'un joueur binational peut jouer pour ses deux pays tant qu'il n'a pas disputé de match officiel avec l'un d'entre eux. La suspension de la Syrie semble donc injustifiée et il se dit que cette affaire serait simplement un prétexte pour la FIFA pour sanctionner la Syrie au vu des évènements actuellement en cours dans le pays. Quoi qu'il en soit, la FIFA a donné match gagné au Tadjikistan (3-0, 3-0) et la fédération syrienne a annoncé vouloir faire appel.

Matchs :
Chine– Laos : 7-2, 6-1
Liban– Bangladesh : 4-0, 0-2
Thaïlande– Palestine : 1-0, 2-2
Turkménistan –
Indonésie : 1-1, 3-4
Irak– Yémen : 2-0, 0-0
Jordanie– Népal : 9-0, 1-1
Ouzbékistan– Kirghizistan : 4-0, 3-0
Qatar– Vietnam : 3-0, 1-2
Koweït– Philippines : 3-0, 2-1
Iran– Maldives : 4-0, 1-0
Syrie –
Tadjikistan : 2-1, 4-0 (*)
Singapour– Malaisie : 5-3, 1-1
Oman– Myanmar : 2-0, 2-0
Émirats Arabes Unis– Inde : 3-0, 2-2
Arabie Saoudite– Hong Kong : 3-0, 5-0

((*) la Syrie a été disqualifiée par la FIFA pour avoir aligné durant ces deux rencontres George Mourad, un binational qui avait déjà porté les couleurs de la Suède en match amical. La fédération syrienne a annoncé son intention de porter plainte devant le Tribunal Arbitral du Sport)


Troisième tour

Les poids lourds du continent font leur entrée dans ce troisième tour. La répartition des équipes dans les chapeaux a été décidée selon le classement FIFA de juillet. Ce qui explique la présence de la Chine dans le chapeau 1 ou celle de la Corée du Nord dans le chapeau 4.
Le tirage au sort a été plutôt clément avec la Corée du Sud, beaucoup moins avec l'Australie qui devra faire face à la concurrence de l'Arabie Saoudite et surtout avec le Japon qui aura avec la Corée du Nord et l'Ouzbékistan deux sérieux adversaires dans son groupe. Le groupe A semble plutôt équilibré tout comme le groupe E dans lequel les derbys seront légion entre les trois équipes du Moyen-Orient.
Les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour le tour suivant. Les matchs auront lieu du 2 septembre 2011 au 29 février 2012.

Chapeaux :
Chapeau 1 :Japon, Australie, Corée du Sud, Iran, Chine
Chapeau 2 :Ouzbékistan, Qatar, Jordanie, Arabie Saoudite, Koweït
Chapeau 3 :Bahreïn, Tadjikistan (*), Oman, Irak, Émirats Arabes Unis
Chapeau 4 :Corée du Nord, Thaïlande, Singapour, Indonésie, Liban
((*) en remplacement de la Syrie)

Groupes :
Groupe A :Chine, Jordanie, Irak, Singapour
Groupe B :Corée du Sud, Koweït, Émirats Arabes Unis, Liban
Groupe C :Japon, Ouzbékistan, Tadjikistan, Corée du Nord
Groupe D :Australie, Arabie Saoudite, Oman, Thaïlande
Groupe E :Iran, Qatar, Bahreïn, Indonésie


Quatrième tour

Les dix équipes issues du tour précédent seront réparties en deux groupes de cinq. Les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour la Coupe du Monde 2014 tandis que les troisièmes disputeront un barrage dont le vainqueur affrontera le quatrième de la zone CONCACAF dans le cadre d'un barrage intercontinental dont le vainqueur sera qualifié pour le Mondial brésilien.
Les matchs de ce quatrième tour auront lieu de juin 2012 à juin 2013, le barrage intercontinental en novembre.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 01:26

On a souvent tendance à parler abusivement (et je m'inclus dans le lot) d'une zone Amérique du Nord pour désigner l'ensemble des équipes du continent américain qui évoluent hors de l'Amérique du sud. Pourtant, la zone CONCACAF (Confederation Of North, Central American and Caribbean Association Football) compte 35 pays membres (*) et englobe trois « sous-confédérations » : celle d'Amérique du Nord (Canada, États-Unis et Mexique), d'Amérique Centrale (la partie continentale allant du Guatemala au Panama) et des Caraïbes (regroupant les Antilles ainsi que le Guyana et le Suriname, pourtant situés géographiquement en Amérique du Sud. Un autre mystère footballistique).
On a tendance aussi à réduire la zone CONCACAF aux États-Unis et au Mexique. Les deux géants de la zone ont en effet une concurrence interne quasi-nulle et devraient être au rendez-vous mondial. Mais une place (plus une place de barragiste) restent à distribuer. Voici l'analyse du tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 dans la zone CONCACAF.

((*) 35 membres affilés à la FIFA. La zone CONCACAF compte également parmi ses membres des sélections qui ne sont pas membres de la fédération internationale et qui en conséquence ne peuvent participer aux éliminatoires de la Coupe du Monde. Comme la Guadeloupe, par exemple)


Classement FIFA de la zone (juillet 2011)

Il n'a que partiellement servi à la FIFA. On remarque tout de même de gros écarts dans cette zone, entre un Mexique aux portes du top 20 mondial et une équipe de Montserrat dernière.

1. Mexique (20)

2. États-Unis (30)

3. Jamaïque (44)

4. Honduras (51)

5. Costa Rica (56)

6. Panama (65)

7. Salvador (78)

8. Trinité-et-Tobago (88)

9. Cuba (99)

10. Canada (105)

11. Antigua-et-Barbuda (106)

12. Suriname (110)

13. Guyana (114)

14. Guatemala (115)

15. Haïti (117)

16. Grenade (120)

17. Saint-Kitts-et-Nevis (122)

19. République Dominicaine (132)

19. Dominique (133)

20. Porto Rico (141)

21. Barbade (145)

22. Belize (148)

23. Îles Vierges Américaines (149)

24. Bahamas (152) (*)

25. Curaçao (157)

26. Saint-Vincent-et-les-Grenadines (161)

27. Aruba (168)

28. Îles Caïmans (172)

29. Nicaragua (177)

30. Sainte-Lucie (183)

31. Bermudes (185)

32. Îles Vierges Britanniques (186)

33. Îles Turques-et-Caïques (193)

34. Anguilla (199)

35. Montserrat (203)

((*) forfait)


Premier tour

Pour éliminer les équipes les plus faibles, un premier tour a eu lieu, avec des matchs se jouant en aller-retour. La zone CONCACAF a inauguré ces éliminatoires pour le Mondial 2014 avec une rencontre entre Montserrat et le Belize dès le 15 juin dernier, soit à peine un peu plus d'un an après le coup d'envoi de l'édition 2010.


Matchs :
Montserrat – Belize : 2-5, 1-3
Îles Turques-et-Caïques –
Bahamas : 0-4, 0-6
Îles Vierges Américaines– Îles Vierges Britanniques : 2-0, 2-1
Anguilla –
République Dominicaine : 0-2, 0-4
Aruba –
Sainte-Lucie : 4-2, 2-4 a.p. 4-5 t.a.b.


Deuxième tour

On y retrouve des nations un petit peu plus huppées, comme le Panama ou encore le Canada et le Salvador qui ont déjà participé à des Coupes du Monde. La répartition dans les chapeaux semble un peu bizarre étant donné qu'elle ne correspond en rien au classement FIFA.
Seuls les vainqueurs de groupe seront qualifiés pour le tour suivant. Les têtes de série (les membres du chapeau 4) partent favorites et devraient logiquement se qualifier.
Les rencontres de ce deuxième tour auront lieu du 2 septembre au 15 novembre 2011. À noter que les Bahamas ont déclaré forfait et qu'en conséquence le groupe C ne compte plus que trois équipes.

Chapeaux :
Chapeau 4 :Panama, Salvador, Trinité-et-Tobago, Canada, Haïti, Grenade
Chapeau 5 :Antigua-et-Barbuda, Suriname, Guyana, Guatemala, Saint-Kitts-et-Nevis, Dominique
Chapeau 6 :Porto Rico, Barbade, Curaçao, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Îles Caïmans, Nicaragua
Chapeau 7 :République Dominicaine, Belize, Îles Vierges Américaines, Bahamas (*), Bermudes, Sainte-Lucie
((*) forfait)

Groupes :
Groupe A :Salvador, Suriname, Îles Caïmans, République Dominicaine
Groupe B :Trinité-et-Tobago, Guyana, Barbade, Bermudes
Groupe C :Panama, Dominique, Nicaragua
Groupe D :Canada, Saint-Kitts-et-Nevis, Porto Rico, Sainte-Lucie
Groupe E :Grenade, Guatemala, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Belize
Groupe F :Haïti, Antigua-et-Barbuda, Curaçao, Îles Vierges Américaines


Troisième tour

Il marque l'entrée en lice des géants de la zone : les États-Unis et le Mexique bien sur mais aussi le Costa Rica et le Honduras. Les trois qualifiés pour le Mondial 2010 sont têtes de série. Si la présence de la Jamaïque et du Costa Rica dans le chapeau 2 peut sembler logique, celle de Cuba est en revanche bien plus énigmatique. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour le tour suivant et les matchs auront lieu entre le 8 juin et le 16 octobre 2012.

Chapeaux :
Chapeau 1 :Mexique, États-Unis, Honduras
Chapeau 2 :Jamaïque, Costa Rica, Cuba
Chapeau 3 :vainqueur groupe A, vainqueur groupe B, vainqueur groupe C, vainqueur groupe D, vainqueur groupe E, vainqueur groupe F

Groupes :
Groupe A :États-Unis, Jamaïque, vainqueur groupe E, vainqueur groupe F
Groupe B :Mexique, Costa Rica, vainqueur groupe A, vainqueur groupe B
Groupe C :Honduras, Cuba, vainqueur groupe C, vainqueur groupe D


Quatrième tour

Les six équipes restantes seront réunies dans une poule unique dite « hexagonale ». Les trois premiers sont qualifiés directement pour la Coupe du Monde 2014 tandis que le quatrième jouera un barrage face au barragiste de la zone Asie, qui sera le sujet de notre prochain article sur ces éliminatoires.
Les États-Unis et le Mexique devraient en être et peuvent même espérer voir au delà. Surtout les Mexicains qui ont brillé au dernier Mondial avec une génération prometteuse, qui viennent de remporter la Gold Cup et qui ont vu leurs équipes de jeunes briller cet été, les moins de 17 ans ayant remporté à domicile le Mondial de la catégorie et les moins de 20 ans ayant terminé troisième de leur Coupe du Monde au détriment notamment de la France.
Les matchs auront lieu de février à octobre 2013, le barrage devrait quant à lui se disputer en novembre.


Un petit mot sur l'Amérique du Sud pour conclure cet article. La qualification d'office du Brésil en tant que pays organisateur ne change pas grand chose au final. Le championnat de qualification est maintenu, sans tirage au sort mais seulement neuf équipes seront désormais en lice. Il n'y aura donc plus 18 mais 16 journées et non plus cinq mais quatre matchs éliminatoires par journée, une équipe étant désormais exempt.
Le calendrier, le même depuis les éliminatoires de la Coupe du Monde 2002, ne changera pas non plus. Tout comme le nombre de qualifiés : les quatre premiers seront présents au Brésil en 2014 tandis que le cinquième disputera un barrage face au vainqueur de la zone Océanie et aura donc une bonne carte à jouer. L'Amérique du Sud pourrait donc avoir six représentants à cette Coupe du Monde, soit un taux de qualifiés de 60%. Un peu comme si l'Europe envoyait 32 équipes au Mondial !
Mais qui peut dire à l'heure actuelle qui seront les qualifiés sud-américains ? En dehors de la Bolivie, qui semble loin du niveau, les équipes semblent se valoir comme l'a montré la dernière Copa América. Si l'Argentine, le Paraguay ou l'Uruguay, le nouveau boss de la zone, devraient faire figure de favoris, des équipes comme le Pérou ou le Venezuela ont démontré leur capacité à venir jouer les trouble-fêtes. Voilà qui devrait donner un certain charme à ces qualifications sud-américaines.
Les matchs s'étaleront sur deux ans, d'octobre 2011 à octobre 2013. 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 18:55

 

Semaine mitigée pour les représentants russes dans les compétitions européennes. Mardi, le Roubine Kazan s'est incliné à Lyon (1-3) dans le cadre du barrage aller de la Ligue des Champions. Les Tatars devront sans doute se contenter d'une place en Ligue Europa même si ce but marqué à l'extérieur leur laisse un peu d'espoir. Jeudi, trois équipes russes étaient engagées en Ligue Europa, toujours pour le compte des barrages aller. Le Spartak Moscou a obtenu un nul (2-2) sur le terrain du club polonais du Legia Varsovie et se trouve en position de force. Le Lokomotiv Moscou s'est quant à lui tranquillement imposé à domicile face aux Slovaques du Spartak Trnava (2-0) et devrait lui aussi atteindre la phase de poules. Pas de miracle en revanche pour l'Alania Vladikavkaz. Le club ossète, qui évolue en deuxième division, s'est lourdement incliné à Istanbul sur le terrain de Beşiktaş (0-3) et devrait voir son parcours européen s'arrêter là.
Retour au championnat. En ouverture, ce samedi, le Roubine Kazan a été tenu en échec à Perm (1-1) et perd deux nouveaux points. Les leaders se portent en revanche très bien : le CSKA a facilement battu le Tom Tomsk (3-0) grâce notamment à un doublé de Seydou Doumbia désormais seul meilleur buteur du championnat avec douze réalisations. Le Zenit a de son côté cartonné (5-2) chez la lanterne rouge, Samara. En bas de tableau, le Terek Grozny a accroché le nul de justesse face à Rostov (1-1).
Dimanche, le duel entre les deux Spartak (de Naltchik et de Moscou) a accouché d'un nul (1-1) qui ne fait pas les affaires des Moscovites. Équipe surprise cette saison, le Kouban Krasnodar continue son étonnant parcours dans la première moitié du classement en écrasant le Volga Nijni Novgorod (5-0) et devrait se maintenir en Premier-Liga pour la première fois de son histoire. Vainqueur du FK Krasnodar (1-0), le Lokomotiv renoue enfin avec le succès. Enfin, l'Anji Makhatchkala, qui devrait voir Samuel Eto'o débarquer dans les jours à venir, a battu le Dynamo Moscou (2-1) et se rapproche du podium tandis que son adversaire du jour voit les leaders s'échapper.
Au classement, le CSKA est toujours leader, deux points devant le Zenit. Les deux premiers ont creusé l'écart avec le Dynamo qui voit les poursuivants se rapprocher.
Place à la coupe d'Europe désormais pour les quatre clubs encore en lice dans les compétitions continentales.


Résultats :

Amkar Perm 1-1 Roubine Kazan
(Buts : AMK : Andreï Sekretov (35') ; RUB : Solomon Kvirkvelia (84'))
CSKA Moscou 3-0 Tom Tomsk
(Seydou Doumbia (51', 68'), Keisuke Honda (63'))
Krylya Sovetov Samara 2-5 Zenit Saint-Pétersbourg
(KRY : Pavel Yakovlev (31', 51') ; ZEN : Danny (22'), Roman Chirokov (29', 78' sp), Nicolas Lombaerts (32'), Viktor Faïzouline (34'))
Terek Grozny 1-1 FK Rostov
(TER : Adlan Katsaïev (89') ; ROS : Timofeï Kalatchev (18'))
Spartak Naltchik 1-1 Spartak Moscou
(SPN : Arsen Gochokov (25') ; SPM : Artiom Dziouba (53'))
Kouban Krasnodar 5-0 Volga Nijni Novgorod
(Lacina Traoré (20', 45'+1'), Gheorghe Bucur (53'), Mikhaïl Komkov (71'), Sergueï Davydov (89'))
Lokomotiv Moscou 1-0 FK Krasnodar
(Denis Glouchakov (34'))
Anji Makhatchkala 2-1 Dynamo Moscou
(ANJ : Mbark Boussoufa (22'), Alexandr Proudnikov (72') ; DYN : Andreï Voronine (44'))



Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)

1. CSKA Moscou (45, 21, 13, 6, 2, 40, 15, +25)
2. Zenit Saint-Pétersbourg (43, 21, 12, 7, 2, 36, 15, +21)
3. Dynamo Moscou (38, 21, 11, 5, 5, 37, 25, +12)
4. Anji Makhatchkala (36, 21, 10, 6, 5, 24, 18, +6)
5. Spartak Moscou (35, 21, 10, 5, 6, 28, 23, +5)
6. Roubine Kazan (35, 21, 9, 8, 4, 27, 18, +9)
7. Kouban Krasnodar (34, 21, 10, 4, 7, 29, 20, +9)
8. Lokomotiv Moscou (33, 21, 9, 6, 6, 32, 22, +10)
------------------------------------------------------------------------------------
9. FK Krasnodar (26, 21, 6, 8, 7, 24, 27, -3)
10. Terek Grozny (23, 21, 6, 5, 10, 19, 29, -10)
11. Amkar Perm (22, 21, 5, 7, 9, 15, 28, -13)
12. Tom Tomsk (19, 12, 4, 7, 10, 18, 35, -17)
13. Volga Nijni Novgorod (17, 21, 5, 2, 14, 17, 29, -12)
14. FK Rostov (17, 21, 4, 5, 12, 22, 36, -14)
15. Spartak Naltchik (17, 21, 3, 8, 10, 18, 27, -9)
16. Krylya Sovetov Samara (16, 21, 3, 7, 11, 14, 33, -19)

Buteurs :
1. Seydou Doumbia (CSKA Moscou) :
12 buts
2. Alexandr Kerjakov (Zenit Saint-Pétersbourg) :
10 buts
3. Danko Lazović (Zenit Saint-Pétersbourg) :
9 buts
4. Igor Semchov (Dynamo Moscou) ; Sergueï Davydov, Lacina Traoré (Kouban Krasnodar) ; Pavel Golychev (Tom Tomsk) :
8 buts

Prochaine journée :
27 août :13h30 :Tom Tomsk – Amkar Perm
15h45 :Volga Nijni Novgorod – Terek Grozny
18h00 :FK Rostov – Anji Makhatchkala
28 août :14h30 :Dynamo Moscou – Spartak Naltchik
14h45 :Zenit Saint-Pétersbourg – FK Krasnodar
16h45 :Roubine Kazan – Krylya Sovetov Samara
17h00 :Spartak Moscou – CSKA Moscou
19h00 :Kouban Krasnodar – Lokomotiv Moscou

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 19:36

S'il veut participer à la Ligue des Champions pour la douzième année consécutive, l'Olympique Lyonnais devra passer, comme il en 2009, par une phase de barrages. L'obstacle Anderlecht a été brillamment franchi il y a deux ans (victoires 5-1 à Lyon puis 3-1 en Belgique) mais cette année l'adversaire de Lyon semble être bien plus coriace. Au programme des Rhodaniens : le Roubine Kazan, champion de Russie en 2008 et 2009 et actuel cinquième de la Premier-Liga. Présentation du futur adversaire des septuples champions de France.

Mais avant d'évoquer le club, un petit mot sur la ville qui l'abrite. Kazan (
Казань en russe) est une ville située à 700 km à l'est de Moscou sur les bords du plus grand fleuve d'Europe, la Volga. C'est la capitale de la république du Tatarstan (1) dont la population est majoritairement composée de Tatars (comme son nom l'indique), un peuple d'origine turque et le plus souvent musulmans. Avec ses 1,2 millions d'habitants, Kazan est la huitième ville russe.
Ville sportive, Kazan possède, outre le Roubine, d'autres équipes réputées. Les Ak-Bars (dont le nom signifie « léopards des neiges », animal symbole du Tatarstan), le club de hockey sur glace de la ville, a remporté la KHL (le championnat russe considéré comme étant le meilleur en Europe et le deuxième au monde derrière la LNH nord-américaine) en 2009 et 2010 tandis que le Zenit Kazan a remporté la Ligue des Champions de volley-ball en 2008 et a atteint la finale de cette compétition en 2011.

(1) En Russie, les républiques ont un statut d'autonomie, un gouvernement et un président élu. Elles sont généralement peuplées par les minorités nationales (Tatars, Tchétchènes, Ossètes...).

Le Roubine Kazan (
Рубинen russe, Rubinen transcription anglaise, la plus communément répandue) a été fondé en 1958. Il évolue le plus souvent au Stade Central (Центральный(Tsentral'nyï) en russe) qui compte 30.133 places mais jouera en principe dès l'année prochaine dans un stade flambant neuf de 45.000 places (ici) qui accueillera, outre certains matchs de la Coupe du Monde 2018, l'Universidade d'été 2013.
Ses couleurs sont le rouge à domicile et le vert à l'extérieur, soit celles du Tatarstan. Financièrement, le Roubine est soutenu directement par le gouvernement du Tatarstan via le vice-président Alexandr Goussev. La république est riche en hydrocarbures : elle est en effet au cœur du Second Bakou (1), où se trouvent les principales réserves de la Russie.

(1) Les premiers gisements pétroliers en Russie (au sens large, on parle ici de l'empire russe) ont été trouvés dans la région de Bakou, en Azerbaïdjan. Ce qui explique le nom donné à cette région.

Fondé en 1958, le Roubine Kazan est longtemps demeuré anonyme. Jusqu'à l'arrivée, en 2001, de l'entraîneur turkmène Kourban Berdiyev. Ce dernier, qui a pour particularité de ne jamais abandonner son chapelet, a mené le club au titre de champion de deuxième division en 2002 puis à une troisième place dès sa première saison dans l'élite russe, en 2003. Ce qui valut au Roubine de participer à la Coupe de l'UEFA en 2004/2005, une compétition que les Tatars quitteront dès le deuxième tour préliminaire, battus par les Autrichiens du Rapid Vienne (victoire 2-0 en Autriche mais défaite 0-3 en Russie).
Le club brille de nouveau en 2005 et 2006, terminant quatrième puis cinquième du championnat, sous l'impulsion notamment de son attaquant argentin Alejandro Domínguez. Mais ses parcours européens ne sont guère brillants : le Roubine sort dès le troisième tour préliminaire lors de la Coupe de l'UEFA 2006/2007 (éliminé par Parme, 0-1, 0-1) et, pire encore, se fait sortir la saison suivante dès le troisième tour de la Coupe Intertoto. En 2007, le Roubine Kazan termine son championnat à la dixième place et passe tout près d'une relégation.
Mais un miracle se produit l'année suivante. Grâce à un recrutement intelligent et à une solidarité sans faille, le Roubine remporte le championnat avec une équipe hétéroclite constituée aussi bien de jeunes inconnus que de stars à la retraite, comme l'Ukrainien Sergueï Rebrov ou le Serbe Savo Milošević, qui inscrira le but du titre sur le terrain du Saturn Oblast de Moscou juste avant de prendre sa retraite. Le capitaine du club cette année là était un certain Sergueï Semak, ancien joueur du PSG et capitaine de la sélection russe durant l'Euro 2008.
Mais le plus dur dans le football est de confirmer. Le Roubine Kazan le fera de très belle manière en 2009 en remportant à nouveau le championnat à la surprise générale, grâce au retour de Domínguez et au talent d'Alexandr Boukharov. Les deux joueurs inscrivent chacun la bagatelle de seize réalisations. Plus spectaculaire, le Roubine termine la saison avec la meilleure attaque de Russie (62 buts). Cette année-là, le club tatar fait aussi ses grands débuts en Ligue des Champions, dans une poule relevée comprenant le Dynamo Kiev, l'Inter Milan et surtout le FC Barcelone, alors invincible tenant du titre. Après une défaite inaugurale à Kiev (1-3), le Roubine enchaîne les grosses performances en tenant tout d'abord en échec l'Inter (1-1) avant de réaliser le plus grand exploit de son histoire en allant s'imposer au Camp Nou (2-1) pour infliger sa première défaite de la saison au Barça. Au retour, le Roubine tient les Catalans en échec (0-0) mais cale ensuite face au Dynamo (0-0). Seule solution pour se qualifier : aller gagner sur le terrain de l'Inter. Pour une défaite au final (0-2) qui envoie les Tatars en Ligue Europa.
L'année 2010 s'annonçait plus délicate pour le club de Kazan, avec le départ de Alejandro Domínguez pour Valence et un recrutement allégé. L'efficacité offensive se perd. Au mercato estival, le capitaine Semak et le buteur Boukharov font également leurs valises, direction le Zenit Saint-Pétersbourg. Ce qui forcera les dirigeants à investir 43 millions d'euros durant le mercato estival (le cinquième total en Europe cette année-là !) pour faire notamment venir le meneur de jeu brésilien Carlos Eduardo (Hoffenheim), l'attaquant nigerian Obafemi Martins (Wolfsbourg) ainsi que le défenseur international italien Salvatore Bocchetti (Genoa). Des échecs, globalement, le premier cité étant souvent blessé et le deuxième hors de forme. Le Roubine accroche néanmoins une troisième place synonyme de tour préliminaire de la Ligue des Champions.
Les campagnes européennes n'ont du reste guère été brillantes. En 2009/2010, le Roubine a été éliminé en huitièmes de finale de la Ligue Europa par le VfL Wolfsbourg (1-1, 1-2 a.p.). L'année suivante, il n'a pas passé le premier tour de la Ligue des Champions dans un groupe pourtant très homogène. Battu en ouverture à Copenhague (0-1), il a tenu en échec le FC Barcelone, manquant même d'un rien la victoire (1-1) avant de concéder deux nuls face au Panathinaïkos (0-0, 0-0). Vainqueur du FC Copenhague (1-0), il avait une ultime chance d'accrocher une place en huitièmes de finale en cas de victoire au Camp Nou mais le miracle n'a pas eu lieu une deuxième fois. Pire, le Roubine s'est fait balader par l'équipe B du club catalan (0-2). Reversé en Ligue Europa, il n'a pas passé les seizièmes de finale face au FC Twente (0-2, 2-2).
Actuellement, le club de Kazan est cinquième du championnat russe.

L'entraîneur du Roubine, Kourban Berdiyev, a fait de son équipe une véritable machine défensive, une équipe redoutable en contre qui encaisse très peu de buts. Le club tatar n'hésite pas à jouer en 5-4-1 si l'occasion se présente. Pour déjouer le piège, les Lyonnais devront être réalistes et se montrer vigilants sur les rares opportunités russes.
Voici les joueurs clés de ce système.
Dans les buts,
Sergueï Ryjikov(30 ans) est incontournable. Malgré son style peu académique, c'est un gardien très efficace qui relâche rarement les ballons. Il a fêté sa première sélection avec la Russie au Qatar en mars dernier.
La défense est le point fort de l'équipe. Les défenseurs centraux sont tous des joueurs de qualité. Ancien international russe,
Roman Charonov(35 ans) est le capitaine de cette équipe. Il est revenu au haut niveau cette année après avoir été blessé toute la saison en 2010. En général, il est accompagné de l'Espagnol César Navas(31 ans, ex-Real Madrid et Racing Santander) et/ou de l'international italien Salvatore Bocchetti(24 ans, ex-Genoa). En cas de blessure de l'un des joueurs, le jeune géorgien qui a éclos cette année Solomon « Saba » Kvirkvelia(19 ans) est aligné. Ce sera le cas face aux Lyonnais, César Navas étant absent. Sur les côtés opèrent généralement le Russe Oleg Kouzmine(30 ans, ex-Lokomotiv) et l'international argentin Cristian Ansaldi(24 ans, actuellement blessé). Mais parfois, Kourban Berdiyev préfère aligner le polyvalent Vitali Kalechine(30 ans), capable de jouer aussi bien à gauche qu'a droite, en défense comme au milieu de terrain.
Le milieu de terrain est plutôt à vocation défensive. Il faut dire que deux joueurs importants dans le dispositif offensif du Roubine sont blessées : l'international russe
Alexandr Ryazantsev(24 ans) ainsi que l'international brésilien Carlos Eduardo(24 ans). Ce dernier, acheté 20 millions d'euros à Hoffenheim en 2010, n'a pas joué le moindre match cette saison. Le duo de récupérateurs est composé de deux internationaux titulaires en sélection : l'Israélien Bibras Natkho(ou Natcho) (23 ans) et l'Équatorien Christian Noboa(26 ans), deux bons passeurs adroits sur coups de pieds arrêtés. Sur les côtés, on retrouve le Turc Gökdeniz Karadeniz(31 ans) et le Russe Alan Kassaev(25 ans), des joueurs rapides capables de se projeter rapidement vers l'avant. Piotr Bystrov(32 ans), l'international biélorusse Sergueï Kislyak(24 ans) et Piotr Nemov(27 ans) sont les jokers offensifs.
En attaque,
Vladimir Diadioune(23 ans) est le titulaire, mais il peine à se montrer efficace. Il est généralement supplée par le vétéran Alexeï Medvedev(34 ans). Obafemi Martins(26 ans, officiellement) ne s'est jamais imposé dans ce club, comme partout d'ailleurs, confirmant son statut de joueur surcoté. L'international paraguayen Nelson Valdez(27 ans) devrait faire du bien à ce secteur mais il n'est pas encore qualifié.

Si les duels franco-russes ont été nombreux ces dernières saisons, jamais le Roubine Kazan n'a affronté de clubs français dans son histoire. Ce sera une première, ce mardi.

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 02:07

Après une très courte parenthèse internationale, la Premier-Liga reprenait ses droits avec les matchs de la 20ème journée. Nous venons donc de franchir le deuxième tiers de cette première partie de championnat 2011/2012.
Mais revenons en un moment aux matchs internationaux. Mercredi dernier, la sélection russe était opposée à son homologue serbe au stade du Lokomotiv, à Moscou. Et elle l'a emportée (1-0) grâce à un but de Pavel Pogrebnyak, à l'affut après une frappe de Roman Pavlioutchenko relâchée par le portier serbe. Mais l'essentiel dans ce match était ailleurs : Iouri Jirkov (
Yuri Zhirkoven anglais), le latéral gauche de la sélection, a été victime des sifflets de la part des supporters russes durant tout le match, ces derniers l'accusant d'avoir signé à l'Anji Makhatchkala, dans une sombre histoire mêlant football, politique, religion et régionalisme (plus de détails ici). Très touché par ces sifflets, Jirkov est sorti, semble t-il à sa demande, à la 70ème minute. Il a immédiatement reçu le soutien de ses coéquipiers et de son sélectionneur, le Néerlandais Dick Advocaat.
Ce samedi, le championnat reprenait ses droits. Et la vingtième journée démarrait par la victoire du Spartak Naltchik, avant-dernier, sur la pelouse de Tomsk (2-0). Une victoire qui permet au club de Kabardino-Balkarie d'espérer quitter les profondeurs du classement. Le Dynamo Moscou s'est ensuite offert le carton du jour en atomisant le Terek Grozny sur un score inhabituel (6-2) dans un championnat où les buts ne sont en général pas légion. Dans le choc de la journée, le CSKA Moscou a arraché in extremis le nul sur la pelouse du Roubine Kazan (1-1). Un nul qui lui permet de conserver sa place de leader mais en étant désormais davantage sous pression. Le Kouban Krasnodar continue de son côté son joli parcours en s'imposant (2-1) dans le derby du sud sur le terrain d'un FK Rostov qui n'en finit plus de s'enfoncer.
La journée de dimanche démarrait par le nul (0-0) du Lokomotiv Moscou sur le terrain du Volga Nijni Novgorod. Les Cheminots font une très mauvaise opération en perdant de nouveau des points face à une équipe du bas de tableau. Le Zenit Saint-Pétersbourg pouvait revenir à hauteur du CSKA Moscou mais il a été tenu en échec par l'Amkar Perm (1-1) et reste à deux points du leader. En égalisant pour le club de Saint-Pétersbourg, Alexandr Kerjakov a inscrit son dixième but de la saison, ce qui lui permet de rejoindre l'Ivoirien du CSKA Moscou, Seydou Doumbia, en tête du classement des buteurs. Le Spartak Moscou a quant a lui obtenu une victoire nette face à l'Anji Makhatchkala (futur club de Samuel Eto'o ?) (3-0) qui lui permet de grimper au classement. Enfin, la lanterne rouge Samara s'est imposée chez le FK Krasnodar (2-1) et pourrait bientôt quitter sa dernière place.
Au classement, le CSKA conserve deux points d'avance sur le Zenit. Le Dynamo reste troisième mais met désormais clairement la pression sur les leaders. Le Spartak est quatrième devant le Roubine, l'Anji, le Kouban et le Lokomotiv. En bas du classement, les trois derniers comptent tous le même nombre de points.
Place désormais à la Coupe d'Europe pour certains clubs. Le Roubine Kazan se déplacera mardi à Lyon pour les barrages aller de la Ligue des Champions. En Ligue Europa, deux clubs moscovites, le Lokomotiv et le Spartak, rejoignent l'Alania Vladikavkaz qui a du passer par un tour préliminaire pour accéder aux barrages. Jeudi, le Lokomotiv recevra les Slovaques du Spartak Trnava, le Spartak Moscou se déplacera en Pologne chez le Legia Varsovie tandis que l'Alania aura fort à faire à Istanbul sur le terrain de
Beşiktaş. Quant au Zenit et au CSKA, respectivement champion et vice-champion en 2010, ils démarreront leur campagne européenne au moment des phases de poules de la Ligue des Champions, en septembre prochain.

Résultats :

Tom Tomsk 0-2 Spartak Naltchik
(Buts : Alexandr Chtchanitsine (76'), David Siradze (90'+2'))
Dynamo Moscou 6-2 Terek Grozny
(DYN : Andreï Voronine (29'), Kevin Kurányi (21'), Igor Semchov (45'+1', 84'), Artur Ioussoupov (48'), Alexandr Sapeta (90'+2') ; TER : Ewerthon (6'), Blagoy Georgiev (87'))
Roubine Kazan 1-1 CSKA Moscou
(RUB : Bibars Natkho (34' sp) ; CSK : Alan Dzagoev (90'+4'))
FK Rostov 1-2 Kouban Krasnodar
(ROS : Héctor Bracamonte (57') ; KUB : Zelão (23'), Marco Né (63'))
Volga Nijni Novgorod 0-0 Lokomotiv Moscou
Zenit Saint-Pétersbourg 1-1 Amkar Perm
(ZEN : Alexandr Kerjakov (51') ; AMK : Alexandr Kolomeïtsev (23'))
Spartak Moscou 3-0 Anji Makhatchkala
(Ari (35'), Dmitri Kombarov (44'), Alexandr Kozlov (72'))
FK Krasnodar 1-2 Krylya Sovetov Samara
(KRA : Otar Martsvaladze (90'+4') ; KRY : Nenad Đorđević (34'), Anton Bober (84'))


Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. CSKA Moscou (42, 20, 12, 6, 2, 37, 15, +22)
2. Zenit Saint-Pétersbourg (40, 20, 11, 7, 2, 31, 13, +18)
3. Dynamo Moscou (38, 20, 11, 5, 4, 36, 23, +13)
4. Spartak Moscou (34, 20, 10, 4, 6, 27, 22, +5)
5. Roubine Kazan (34, 20, 9, 7, 4, 26, 17, +9)
6. Anji Makhatchkala (33, 20, 9, 6, 5, 22, 17, +5)
7. Kouban Krasnodar (31, 20, 9, 4, 7, 24, 20, +4)
8. Lokomotiv Moscou (30, 20, 8, 6, 6, 31, 22, +9)
------------------------------------------------------------------------------------------
9. FK Krasnodar (26, 20, 6, 8, 6, 24, 26, -2)
10. Terek Grozny (22, 20, 6, 4, 10, 18, 28, -10)
11. Amkar Perm (21, 20, 5, 6, 9, 14, 27, -13)
12. Tom Tomsk (19, 20, 4, 7, 9, 18, 32, -14)
13. Volga Nijni Novgorod (17, 20, 5, 2, 13, 17, 24, -13)
14. FK Rostov (16, 20, 4, 4, 12, 21, 35, -14)
15. Spartak Naltchik (16, 20, 3, 7, 10, 17, 26, -11)
16. Krylya Sovetov Samara (16, 20, 3, 7, 10, 12, 28, -16)

Buteurs :
1. Seydou Doumbia (CSKA Moscou) ; Alexandr Kerjakov (Zenit Saint-Pétersbourg) :
10 buts
3. Danko Lazović (Zenit Saint-Pétersbourg) :
9 buts
4. Igor Semchov (Dynamo Moscou) ; Pavel Golychev (Tom Tomsk) :
8 buts
6. Sergueï Davydov (Kouban Krasnodar) :
7 buts

Prochaine journée :
20 août :14h00 :Amkar Perm – Roubine Kazan
16h00 :CSKA Moscou – Tom Tomsk
16h15 :Krylya Sovetov Samara – Zenit Saint-Pétersbourg
18h30 :Terek Grozny – FK Rostov
21 août :16h45 :Spartak Naltchik – Spartak Moscou
18h00 :Kouban Krasnodar – Volga Nijni Novgorod
18h45 :Lokomotiv Moscou – FK Krasnodar
19h00 :Anji Makhatchkala – Dynamo Moscou

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 10:05

Il y a à peine un peu plus d'un an, les vuvuzelas résonnaient dans les stades sud-africains tandis que le Waka Wakade Shakira retentissait sur les ondes. L'Espagne triomphait pour la première fois de son histoire à Johannesburg face à de malheureux (et rugeux) néerlandais tandis que l'Allemagne avait séduit par sa jeunesse et son jeu audacieux. La France se ridiculisait quant à elle aux yeux du monde, aussi bien sur le terrain qu'en dehors. Et l'Italie, championne du monde en titre, devait faire ses valises dès le premier tour.
Les souvenirs du Mondial 2010 sont encore vivaces mais la FIFA est déjà passée à autre chose. Le 30 juillet dernier, à Rio de Janeiro, elle a en effet procédé au tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 qui aura lieu au Brésil. Ce que l'on a le plus retenu de cet événement, en France (y compris sur ces pages), c'est le tirage au sort de la zone Europe qui a envoyé la France, présente dans le chapeau 2, dans le groupe de l'Espagne, championne du monde en titre.
Pour ma part, je m'efforcerais de commenter l'intégralité de ce tirage au sort en analysant les zones continentales unes par unes selon l'ordre alphabétique. L'Afrique sera donc la première à l'honneur, suivie de l'Amérique du Nord (avec un petit mot sur l'Amérique du Sud), de l'Asie, de l'Europe et enfin de l'Océanie.

Mais avant d'évoquer les éliminatoires en Afrique, un rappel du nombre de places allouées à chaque continent s'impose :
- 13 pour l'Europe ;
- 4,5 pour l'Amérique du Sud, en plus du Brésil qualifié d'office en tant qu'organisateur ;
- 5 pour l'Afrique ;
- 4,5 pour l'Asie ;
- 3,5 pour l'Amérique du Nord ;
- 0,5 pour l'Océanie.
Ce qui nous fait bien 32 équipes. Ces fameuses « demi-places » qui peuvent sembler énigmatiques à première vue correspondent en fait aux places de barragistes intercontinentaux.

La formule de ces barrages a été maintes fois modifiée : en 2006, le quatrième nord-américain devait affronter le cinquième asiatique tandis que le vainqueur de la zone Océanie défiait le cinquième sud-américain alors qu'en 2010 ces barrages étaient Amérique du Sud – Amérique du Nord et Océanie – Asie.
Pour 2014, la FIFA a décidé de laisser le sort se charger de tout. Un tirage au sort intégral des barrages intercontinentaux a eu lieu en préambule de la cérémonie :
Cinquième de la zone Amérique du Sud – vainqueur de la zone Océanie
Cinquième de la zone Asie – quatrième de la zone Amérique du Nord

(l'équipe citée en premier recevra à l'aller)

Le hasard a voulu que l'on en revienne à la formule de 2006. Le barragiste sud-américain aura un énorme coup à jouer face au vainqueur océanien (très probablement la Nouvelle-Zélande) même s'il devra se déplacer au retour. Le barrage Asie – Amérique du Nord s'annonce beaucoup plus indécis.

Mais place désormais à la présentations des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 en Afrique.


Classement FIFA de la zone (juillet 2011)

Il a servi de base à l'établissement des chapeaux. L'Afrique est avec l'Europe la zone qui compte le plus de pays affilés : 53. Mais le forfait de la Mauritanie, comme du reste pour les éliminatoires de la CAN 2012, fait passer le nombre d'équipes participantes à 52, soit un nombre pair. Ce qui est plus pratique.

1. Côte d'Ivoire (classement mondial : 14ème)

2. Égypte (34)

3. Ghana (36)

4. Burkina Faso (39)

5. Nigeria (43)

6. Sénégal (46)

7. Afrique du Sud (49)

8. Cameroun (50)

9. Algérie (52)

10. Tunisie (55)

11. Gabon (60)

12. Libye, Maroc (63)

14. Guinée (68)

15. Botswana (71)

16. Malawi (72)

17. Zambie (74)

18. Ouganda (76)

19. Mali (77)

20. Cap-Vert (82)

21. Bénin, Zimbabwe (86)

23. République Centrafricaine (89)

24. Sierra Leone (93)

25. Soudan (97)

26. Niger (98)

27. Angola, Gambie (100)

29. Mozambique (103)

30. RD Congo, Togo (123)

32. Liberia (125)

33. Tanzanie (127)

34. Congo (129)

35. Kenya (130)

36. Rwanda (134)

37. Éthiopie (139)

38. Namibie (140)

39. Burundi (143)

40. Madagascar (149)

41. Guinée-Bissau (151)

42. Guinée Équatoriale (155)

43. Tchad (158)

44. Swaziland (169)

45. Comores (175)

46. Lesotho (184)

47. Mauritanie (187) (*)

48. Érythrée (188)

49. Somalie (191)

50. Djibouti (194)

51. Île Maurice (195)

52. Seychelles (199)

53. São-Tomé-e-Principe (203)

((*) forfait)


Premier tour

Les vingt-quatre équipes les plus mal classées devront passer par un tour à élimination directe pour atteindre la phase de groupes. Elles ont été réparties en deux chapeaux.
Les équipes du chapeau 5 semblent plus à même de passer cet obstacle, d'autant plus qu'elles recevront au match retour. À noter la présence de deux mondialistes : la RD Congo, qui avait participé à l'édition 1974 sous le nom de Zaïre, et le Togo qui était présent en Allemagne en 2006. Deux anciens champions d'Afrique, le Congo (1972) et l'Éthiopie (1962) participeront également à ce premier tour. Cette dernière affrontera la Somalie pour un derby d'Afrique de l'Est qui s'annonce tendu entre deux nations traditionnellement rivales.
Ces matchs auront lieu les 11 et 15 novembre prochains.

Chapeaux :
Chapeau 5 :Mozambique, RD Congo, Togo, Liberia, Tanzanie, Congo, Kenya, Rwanda, Éthiopie, Namibie, Burundi, Madagascar
Chapeau 6 :Guinée-Bissau, Guinée Équatoriale, Tchad, Swaziland, Comores, Lesotho, Érythrée, Somalie, Djibouti, Île Maurice, Seychelles, São-Tomé-e-Principe

Matchs :
Seychelles – Kenya (1)
Guinée-Bissau – Togo (2)
Djibouti – Namibie (3)
Île Maurice – Liberia (4)
Comores – Mozambique (5)
Guinée Équatoriale – Madagascar (6)
Somalie – Éthiopie (7)
Lesotho – Burundi (8)
Érythrée – Rwanda (9)
Swaziland – RD Congo (10)
São Tomé-e-Principe – Congo (11)
Tchad – Tanzanie (12)



Deuxième tour

Cette phase de groupes marquera l'entrée en lice des gros. C'est encore une fois le classement FIFA qui a déterminé la composition des chapeaux et donc le nom des têtes de série. Parmi lesquelles nous retrouvons les six équipes présentes en 2010. À noter la présence dans le chapeau 3 de deux qualifiés du premier tour, les vainqueurs des matchs (1) et (2). Un choix assez étonnant étant donné que ces rencontres ont été décidées par le tirage au sort. Et un avantage pour les équipes qui auront deux nations « faibles » dans leur groupe.
Mais pour en revenir à cette phase de groupes, de gros duels sont à prévoir dans les groupes C, avec un alléchant Côte d'Ivoire – Maroc (ce n'est donc pas cette année que ces deux équipes seront présentes ensemble en Coupe du Monde) et H, où l'Algérie affrontera le Mali. Les groupes A, E et G s'annoncent également indécis. Pour le reste, les équipes du chapeau 1 partent avec un avantage certain, mais en Afrique les surprises sont souvent au rendez-vous et aucun match n'est jamais gagné d'avance.
Seuls les premiers de chaque groupe seront qualifiés pour les barrages, ce qui devrait conférer à ce deuxième tour une intensité dramatique supplémentaire. Les matchs sont prévus entre juin 2012 et septembre 2013.

Chapeaux :
Chapeau 1 :Côte d'Ivoire, Égypte, Ghana, Burkina Faso, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud, Cameroun, Algérie, Tunisie
Chapeau 2 :Gabon, Libye, Maroc, Guinée, Botswana, Malawi, Zambie, Ouganda, Mali, Cap-Vert
Chapeau 3 :Bénin, Zimbabwe, République Centrafricaine, Sierra Leone, Soudan, Niger, Angola, Gambie, vainqueur (1), vainqueur (2)
Chapeau 4 :vainqueur (3), vainqueur (4), vainqueur (5), vainqueur (6), vainqueur (7), vainqueur (8), vainqueur (9), vainqueur (10), vainqueur (11), vainqueur (12)

Groupes :
Groupe A :Afrique du Sud, Botswana, République Centrafricaine, vainqueur (7)
Groupe B :Tunisie, Cap-Vert, Sierra Leone, vainqueur (6)
Groupe C :Côte d'Ivoire, Maroc, Gambie, vainqueur (12)
Groupe D : Ghana, Zambie, Soudan, vainqueur (8)
Groupe E :Burkina Faso, Gabon, Niger, vainqueur (11)
Groupe F :Nigeria, Malawi, vainqueur (1), vainqueur (3)
Groupe G :Égypte, Guinée, Zimbabwe, vainqueur (5)
Groupe H :Algérie, Mali, Bénin, vainqueur (9)
Groupe I :Cameroun, Libye, vainqueur (2), vainqueur (10)
Groupe J :Sénégal, Ouganda, Angola, vainqueur (4)


Barrages

Les dix vainqueurs de groupe s'affronteront ensuite lors de cinq matchs de barrages qui désigneront les cinq qualifiés africains pour la Coupe du Monde 2014. Pour l'instant, on ne connait ni les dates de ces barrages ni les modalités du tirage au sort (têtes de série ? Équipes recevant à domicile au retour ? Etc.).

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 00:25

Deux mois après la fin de la saison 2010/2011, conclue par un périple en Europe de l'Est, et trois semaines avant d'y retourner pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2012 (Albanie puis Roumanie), l'équipe de France s'offre un petit interlude exotique avec une rencontre amicale face au Chili à Montpellier. Présentation du futur adversaire sud-américain des Bleus.

Petite présentation initiale du pays, comme d'habitude. Le Chili (
Chileen espagnol) est un pays d'Amérique du Sud à la fois long et étroit, qui s'étend sur plus de 4.000 km le long de l'océan Pacifique. Il est frontalier de l'Argentine, du Pérou et de la Bolivie et est avec l'Équateur l'unique pays sud-américain à ne pas posséder de frontière terrestre avec le Brésil. Indépendant de l'Espagne depuis 1810, le Chili a une superficie d'environ 750.000 km² et compte plus de 16 millions d'habitants. Santiago est à la fois la capitale et la plus grande ville puisqu'elle concentre à elle seule près du tiers de la population du pays. Valparaíso et Concepción sont deux autres villes importantes de ce pays.

Le Chili est, comme la plupart des pays d'Amérique du Sud, venu très tôt au football. La fédération chilienne est fondée en 1895 et la sélection joue son premier match en 1910 face au voisin argentin. En 1916, le Chili est l'une des quatre équipes participantes à la première Copa América. Le Chili est l'une des trois équipes sud-américaines (avec l'Équateur et le Venezuela) à n'avoir jamais remporté la compétition, atteignant au mieux la finale à quatre reprises (1955, 1956, 1979 et 1987).
En 1930, la sélection chilienne est présente en Uruguay pour la première édition de la Coupe du Monde. Versée dans le groupe A, comprenant l'Argentine, le Mexique et... la France, le Chili sort dès la phase de groupes (victoires face à la France et au Mexique et défaite face à l'Argentine) car à l'époque seul le premier du groupe a le droit de franchir le premier tour. Le Chili ne participe pas ensuite aux deux Coupes du Monde d'avant-guerre organisées en Europe mais fait son retour au Brésil, en 1950. Avec une nouvelle élimination au premier tour : le Chili termine en effet troisième du groupe B derrière l'Espagne et l'Angleterre et devant les États-Unis (une victoire face aux Américains, deux défaites face aux deux équipes européennes).
Douze ans plus tard, c'est en tant qu'organisateur que le Chili fait son retour en Coupe du Monde. À domicile, il réalise le meilleur parcours de son histoire. Il se qualifie pour les quarts de finale en terminant deuxième de son groupe derrière la RFA mais devant la Suisse et surtout l'Italie, que le Chili a battu 2-0 au terme d'une rencontre où les fautes furent tellement nombreuses qu'on lui donna a posteriori le nom de « Bataille de Santiago ». En quarts de finale, le Chili élimine l'URSS (2-1) avant de s'incliner face au futur vainqueur brésilien en demi-finales (2-4). Mais celle que l'on surnomme, comme l'Espagne, la
Rojava se consoler en remportant la petite finale face à la Yougoslavie (1-0). Cette troisième place, le Chili la doit en partie à son buteur Leonel Sánchez, auteur de quatre buts durant la compétition et toujours détenteur du record de sélections (84). Pour la première (et pour l'instant) unique fois de son histoire, le Chili enchaîne une deuxième participation consécutive à un Mondial en étant présent lors de l'édition 1966 en Angleterre. Mais sa prestation sera cette fois beaucoup plus anonyme, les Chiliens se faisant sortir dès le premier tour avec à la clé la dernière place du groupe D (un nul et deux défaites) derrière l'URSS, la Corée du Nord et l'Italie.
Ce n'est qu'en 1974 que la sélection chilienne fait son retour en Coupe du Monde. Mais sa qualification a été obtenue de manière légèrement surréaliste. Jugez plutôt. Le groupe qualificatif du Chili ne lui donne le droit qu'à une place pour un barrage face à une équipe européenne, qui sera l'URSS. Mais à cette période, le Chili est en plein trouble à cause du coup d'état qui a vu le président élu Salvador Allende, un socialiste, être renversé par Augusto Pinochet. Le match aller à Moscou s'est soldé par un match nul 0-0. En signe de protestation, les joueurs soviétiques refusent de faire le déplacement à Santiago et les joueurs chiliens, seuls sur le terrain, inscrivent symboliquement le but de la qualification. Il y en avait plus à en dire sur la qualification chilienne que sur la participation de la sélection au tournoi. Reversée dans le groupe 1 en compagnie des deux Allemagne (dont la RFA, pays organisateur) et l'Australie, le Chili sort dès la phase de groupes après une défaite face à la RFA, futur vainqueur (0-1) et deux matchs nuls face à la RDA (1-1) puis à l'Australie (0-0).
Le Chili doit attendre encore huit ans pour participer à une Coupe du Monde. En 1982 en Espagne, le Chili tombe dans le groupe 2 accompagné de la RFA, de l'Autriche et de l'Algérie. Bilan : 3 défaites en trois matchs (0-1 contre l'Autriche, 1-4 contre la RFA et 2-3 face à l'Algérie). Mais en inscrivant deux buts en seconde période face aux Algériens alors qu'ils étaient menés, les Chiliens ont précipité l'élimination des Verts dès le premier tour, élimination qui sera entérinée par le « match de la honte » qui vit la RFA battre l'Autriche 1-0, un score suffisant pour qualifier les deux équipes et éliminer l'Algérie.
Après cette humiliante élimination, ce n'est pas huit ans mais seize que le Chili devra attendre pour participer de nouveau à une Coupe du Monde. En 1998, en France, la
Rojahérite du groupe B en compagnie de l'Italie, de l'Autriche et du Cameroun. Emmenée par son duo offensif Salas – Zamorano ainsi que par son emblématique gardien Nelson Tapia, elle franchit cette fois le premier tour mais à la manière de l'Italie en 1982, sans remporter la moindre rencontre mais en faisant trois matchs nuls face à l'Italie (2-2), l'Autriche (1-1) et le Cameroun (1-1). Mais elle ne connaitra pas le même destin final que les Italiens de 1982 (qui ont terminé champions du monde) puisqu'elle se fera corriger par le Brésil en huitièmes de finale (1-4).
En 2000, le Chili parvient a décrocher la médaille de bronze lors des Jeux Olympiques de Sydney, avec une équipe renforcée par Tapia et Zamorano. Avant d'entamer un déclin inexorable.
Les éliminatoires de la Coupe du Monde 2002 sont une véritable catastrophe pour la sélection chilienne, dernière de la poule unique sud-américaine avec seulement douze points (trois victoires, trois nuls et douze défaites). Entre temps, Iván Zamorano a pris sa retraite internationale en septembre 2001 lors d'un match face à la France conclu par une surprenante victoire 2-1.
Le Chili échoue aussi à se qualifier pour la Coupe du Monde en 2006 mais se met un peu plus en valeur. Il termine septième (cinq victoires, six nuls, sept défaites) avec 22 points soit à peine trois points de moins que l'Uruguay, barragiste. Une période plus faste semble voir le jour.
Mais les Chiliens ne brillent guère à la Copa América 2007, au Venezuela. Ils ne se qualifient pour les quarts de finale qu'au bénéfice d'une place parmi les meilleurs troisièmes, avant de se faire étriller par le futur vainqueur brésilien (1-6). De mauvaise augure avant de disputer les qualifications pour la Coupe du Monde 2010.
En août 2007, la fédération chilienne choisit de nommer à la tête de la sélection l'argentin Marcelo Bielsa, ancien sélectionneur de l'
Albiceleste(1998 – 2004) en vue du Mondial. Et ça marche ! « El loco » (le fou) révolutionne le style de jeu de la Rojaen s'appuyant sur des passes rapides et en n'hésitant pas à jouer en 3-4-3. Le Chili termine deuxième de la poule unique sud-américaine avec 33 points (dix victoires, trois nuls et cinq défaites) soit seulement un de moins que le Brésil. Durant ces éliminatoires, les Chiliens ont notamment battu l'Argentine de manière retentissante (1-0) en octobre 2009, entrainant la démission du sélectionneur argentin Alfio Basile. Auteur de dix buts, soit le meilleur total de la zone AmSud, l'avant-centre Humberto Suazo a été l'un des acteurs majeurs de la qualification. En Afrique du Sud, le Chili hérite d'un groupe homogène. Si l'Espagne semble inatteignable, la Suisse et le Honduras semblent être des adversaires à la portée de la Roja. Pour son entrée dans la compétition, le Chili s'impose face au Honduras (1-0). Une victoire qui pouvait être anecdotique si elle n'était pas la première pour le Chili dans une Coupe du Monde depuis 1962 et le succès lors du match pour la troisième place face à la Yougoslavie. Dans la foulée, le Chili bat la Suisse (1-0) et se rapproche des huitièmes de finale. Mais il reste à passer l'obstacle espagnol. Face au futur vainqueur, le Chili joue bien mais est sanctionné par deux coups du sort : une erreur de son gardien puis une expulsion injustifiée. L'Espagne mène 2-0 à la mi-temps mais le Chili parvient à réduire la marque. Et comme dans le même temps la Suisse et le Honduras se sont neutralisés (0-0), le Chili s'est emparé de la deuxième place, se qualifiant ainsi pour les huitièmes de finale. Où il retrouve le Brésil, comme en 1998, pour un résultat quasi-identique. Handicapée par de nombreuses suspensions, la sélection chilienne chute lourdement face à la Seleção(0-3) mais a montré de belles promesses durant la compétition.
Ce qui fait d'elle l'une des favorites pour la Copa América 2011, en Argentine. Même si entre temps, Marcelo Bielsa a démissionné en raison de conflits internes à la fédération (voir ici, un article paru néanmoins avant la démission de l'Argentin) pour être remplacé par son compatriote Claudio Borghi. Le Chili termine en tête de son groupe devant l'Uruguay, le Pérou et une équipe bis du Mexique (deux victoires (2-1 face au Mexique et 1-0 face au Pérou) et un nul (1-1 face à l'Uruguay)) mais se fait sortir dès les quarts de finale par une surprenante et réaliste équipe du Venezuela (1-2).
Mais cette déception ne doit pas occulter les progrès réalisés par un Chili toujours aussi séduisant dans le jeu malgré le changement de sélectionneur et qui a su s'imposer comme étant l'une des meilleures sélections mondiales. Au classement FIFA du 29 juillet dernier, le Chili occupe la onzième place, quatre rangs devant la France.

La véritable force de la sélection chilienne, c'est son collectif. Et pour cause, cette équipe possède peu de noms ronflants ou de joueurs évoluant dans de grands clubs européens. Ce qui ne signifie pas pour autant que ces derniers soient dépourvus de talent. À noter trois absences de marque : les milieux de terrain Matías Fernández (25 ans, Sporting Portugal) et Mark González (27 ans, CSKA Moscou) ainsi que l'avant-centre vedette Humberto « Chupete » (sucette) Suazo (30 ans, CF Monterrey (Mexique)). Tous trois sont blessés
Claudio Bravo(28 ans) est le portier de la Real Sociedad depuis 2006. Il est le titulaire des cages de la sélection depuis 2004 et porte le brassard de capitaine. Miguel Pinto(28 ans, Atlas (Mexique)) est son habituelle doublure.
Parmi les défenseurs habituellement titulaires, on retrouve
Pablo Contreras. Âgé de bientôt 33 ans, le joueur du PAOK Salonique a porté les couleurs de Monaco durant la saison 1999/2000 et a remporté le championnat de France. Mais il a du quitter la principauté en janvier 2001 en raison d'une affaire de faux passeports. Autre titulaire en défense, Gonzalo Jara(25 ans) évolue au sein du club anglais de West Bromwich Albion depuis 2009. Le chevelu Waldo Ponce(28 ans, Cruz Azul (Mexique)) complète la défense centrale. Gerson Acevedo(23 ans) a reçu sa première convocation. Il évolue en deuxième division russe, au Mordovia Saransk.
Le milieu de terrain recèle de profils divers et variés et de joueurs polyvalents indispensable pour le système de jeu « flexible » du Chili depuis l'époque Bielsa. L'exemple type de ce genre de joueur est
Mauricio Isla(23 ans, Udinese), capable d'évoluer partout en défense comme au milieu de terrain. Milieu axial révélé sous le maillot de Leverkusen entre 2007 et 2011, Arturo Vidal(24 ans) a signé pour 12,5 millions d'euros à la Juventus Turin cet été. Ancien joueur de Boca Juniors, le milieu défensif Gary Medel(24 ans) s'est imposé à Séville où il évolue depuis janvier dernier. Marco Estrada(28 ans) jouera à domicile si l'on peut dire, puisqu'il porte les couleurs de Montpellier depuis l'été 2010. Ce gaucher s'est rapidement imposé au sein de l'effectif héraultais. Carlos Carmona(24 ans) et Nicolás Córdova(32 ans) sont des habitués du championnat italien puisqu'ils évoluent respectivement à l'Atalanta Bergame et à Brescia. Natif du Venezuzla, Jorge Valdivia(27 ans) porte le numéro 10 dans cette sélection. Après être passé par l'Espagne, la Suisse et les Émirats Arabes Unis, ce meneur de jeu évolue aujourd'hui au sein du club brésilien de Palmeiras. Luis Jiménez(27 ans) n'aura jamais réellement brillé en Europe, même s'il a été un temps titulaire sous le maillot de l'Inter Milan. Après un échec à West Ham puis un an à Cesena, il a préféré s'exiler vers les pétrodollars des Émirats Arabes Unis, au sein du club d'Al-Ahli. Surnommé « el Francés » (le français), Jean Beausejour(24 ans) doit son nom très « bleu-blanc-rouge » à son père, d'origine haïtienne. Cet ailier gauche, gaucher pur, évolue depuis l'été 2010 à Birmingham City. Mais celui dont tout le monde parle, c'est Alexis Sánchez. Après une saison 2010/2011 canon à l'Udinese, où il aura formé un superbe duo offensif avec l'italien Antonio Di Natale, ce talentueux attaquant polyvalent de 22 ans était convoité par l'Europe entière. Le meilleur joueur de la saison en Italie a finalement signé au FC Barcelone contre un chèque de 26 millions d'euros plus 11,5 de bonus éventuels. Felipe Seymour(24 ans, Genoa) et Francisco Silva(25 ans, Universidad Católica) sont voués à jouer les seconds rôles.
Seulement deux véritables attaquants de pointe ont été sélectionnés pour ce match.
Fabián Orellana(25 ans) appartient à l'Udinese mais n'a jamais porté les couleurs du club du Frioul. Il a passé les deux dernières saisons en prêt en Espagne, à Xerez puis à Grenade. C'est lui qui a inscrit le but de la victoire chilienne face à l'Argentine en éliminatoires du Mondial 2010. Diego Rubioest un très jeune joueur (18 ans) issu d'une famille de footballeurs. Il vient de quitter Colo-Colo, l'un des grands clubs du pays, pour rejoindre le Sporting Portugal.

Il n'y a eu que quatre matchs dans l'histoire entre la France et le Chili. Le premier d'entre eux a eu lieu à Montevideo en juillet 1930, lors de la première Coupe du Monde de l'histoire. Les Sud-américains se sont imposés 1-0. Il a fallu attendre trente ans pour voir les deux équipes s'affronter à nouveau. En mars 1960, la France s'est largement imposée (6-0). Les Bleus s'offriront un nouveau succès en mars 1994 (3-1) avant que la
Rojane mette fin à 71 ans de disette en septembre 2001, pour le dernier match international d'Iván Zamorano. Alors au fond du trou, le Chili a surpris son monde en battant une équipe de France alors quasi invincible (2-1). À cette époque, les Bleus, privés d'éliminatoires pour le Mondial 2002 car qualifiés d'office, aimaient se balader aux quatre coins du monde (Afrique du Sud, Chili, Australie...) comme des rock-stars, sans se douter de ce qui allait arriver en Corée du Sud quelques mois plus tard.
Le bilan global est donc équilibré : deux victoires françaises pour deux victoires chiliennes, 10 buts français pour 4 buts chiliens.

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 16:39

Ces pages vont peut-être susciter davantage d'intérêt chez les supporters lyonnais maintenant que le tirage au sort des barrages de la Ligue des Champions est connu. C'est en effet d'un club russe, le Roubine Kazan, que le club rhodanien a hérité. Les Tatars ont franchi le troisième tour préliminaire en éliminant le Dynamo Kiev (2-0 en Ukraine, 2-1 en Russie). Jolie performance. Autre club russe engagé en Coupe d'Europe : l'Alania Vladikavkaz. Ce club de deuxième division s'est qualifié pour la Ligue Europa grâce à sa participation à la finale de la Coupe de Russie (perdue (1-2) face au CSKA Moscou). Et il est parvenu à se qualifier pour les barrages en éliminant les Kazakhs de Aktobe (1-1 en Russie, 1-1 a.p. au Kazakhstan puis victoire 4-2 aux tirs au but). En barrages, c'est un défi plus grand qui attend le club de l'Ossétie du Nord face aux Turcs de Beşiktaş.
Mais cette 19ème journée était également marquée par l'arrivée de nouvelles recrues au sein des clubs de l'élite russe. Des joueurs parfois renommés, internationaux dans de grandes sélections européennes. Citons notamment le milieu défensif vice-champion du monde néerlandais Demy de Zeeuw qui vient de rejoindre le Spartak Moscou en provenance de l'Ajax Amsterdam ou encore le latéral gauche international italien Domenico Criscito (titulaire au Mondial 2010) qui a quitté le Genoa pour rejoindre le Zenit Saint-Pétersbourg.
Titulaire lors du choc de samedi sur le terrain du CSKA Moscou, Criscito s'est d'emblée illustré en se faisant passeur décisif pour Alexandr Kerjakov sur le premier des deux buts de la victoire du Zenit (2-0). Grâce à ce succès sur le terrain de son principal rival, le champion en titre ne compte plus que deux points de retard sur le CSKA alors qu'il en avait sept il y a encore deux semaines. L'Anji Makhatchkala, qui a présenté sa nouvelle recrue, l'international russe Iouri Jirkov en provenance de Chelsea, s'est rapproché du podium en battant le Tom Tomsk (2-0), profitant également de la défaite du Dynamo Moscou chez le Kouban Krasnodar (1-3). En bas de tableau, Rostov s'est imposé sur le terrain du Volga Nijni Novgorod (1-0) mais reste coincé en bas de classement.
La journée de dimanche avait commencé par la victoire du FK Krasnodar à Perm (2-0) qui permet au promu de se rapprocher de la première moitié du classement. Le futur adversaire de Lyon, le Roubine Kazan, s'est de son côté imposé chez le Spartak Naltchik (1-0) et reste au contact des leaders. Le Spartak Moscou s'est de son côté imposé au terme d'un match incroyable chez le terrain du Terek Grozny : mené 2-0 à la mi-temps, il est parvenu à égaliser à 15 minutes du terme avant de marquer par deux fois au bout du temps additionel (dix minutes !) pour finalement s'imposer 4-2. Le Lokomotiv Moscou a quant a lui réalisé une très mauvaise opération en concédant le nul face à la lanterne rouge, Samara. Les cheminots glissent vers la deuxième partie du tableau tandis que le Krylya Sovetov est désormais a égalité de points avec le Spartak Naltchik, avant-dernier.
Au classement, le CSKA Moscou n'a plus que deux points d'avance sur le Zenit. Le duo de tête a désormais fait le trou sur le Dynamo, troisième, qui voit l'Anji Makhatchkala et le Roubine Kazan revenir à deux points.


Résultats :

CSKA Moscou 0-2 Zenit Saint-Pétersbourg
(Buts : Alexandr Kerjakov (53'), Alexandr Anioukov (55'))
Anji Makhatchkala 2-0 Tom Tomsk
(Alexandr Proudnikov (16'), Makhatch Gadjiev (81'))
Kouban Krasnodar 3-1 Dynamo Moscou
(KUB : Sergueï Davydov (45'+1', 64'), Mikhaïl Komkov (72') ; DYN : Kevin Kurányi (59'))
Volga Nijni Novgorod 0-1 FK Rostov
(Héctor Bracamonte (82'))
Amkar Perm 0-2 FK Krasnodar
(Márcio (13'), Nikola Drinčić (48'))
Spartak Naltchik 0-1 Roubine Kazan
(Igor Lebedenko (72'))
Terek Grozny 2-4 Spartak Moscou
(TER : Chamil Assildarov (20'), Mauricio (35') ; SPM : Dmitri Kombarov (51' sp), Ari (76'), Artiom Dziouba (90'+5'), Welliton (90'+10'))
Lokomotiv Moscou 0-0 Krylya Sovetov Samara

Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. CSKA Moscou (41, 19, 12, 5, 2, 36, 14, +22)
2. Zenit Saint-Pétersbourg (39, 19, 11, 6, 2, 30, 12, +18)
3. Dynamo Moscou (35, 19, 10, 5, 4, 30, 21, +9)
4. Anji Makhatchkala (33, 19, 9, 6, 4, 22, 14, +8)
5. Roubine Kazan (33, 19, 9, 6, 4, 25, 16, +9)
6. Spartak Moscou (31, 19, 9, 4, 6, 24, 22, +2)
7. Lokomotiv Moscou (29, 19, 8, 5, 6, 31, 22, +9)
8. Kouban Krasnodar (28, 19, 8, 4, 7, 22, 19, +3)
---------------------------------------------------------------------------------------------
9. FK Krasnodar (26, 19, 6, 8, 5, 23, 24, -1)
10. Terek Grozny (22, 19, 6, 4, 9, 16, 22, -6)
11. Amkar Perm (20, 19, 5, 5, 9, 13, 26, -13)
12. Tom Tomsk (19, 19, 4, 7, 8, 18, 30, -12)
13. Volga Nijni Novgorod (16, 19, 5, 1, 13, 17, 24, -7)
14. FK Rostov (16, 19, 4, 4, 11, 20, 33, -13)
15. Spartak Naltchik (13, 19, 2, 7, 10, 15, 26, -11)
16. Krylya Sovetov Samara (13, 19, 2, 7, 10, 10, 27, -17)

Buteurs :
1. Seydou Doumbia (CSKA Moscou) :
10 buts
2. Alexandr Kerjakov, Danko Lazović (Zenit Saint-Pétersbourg) :
9 buts
4. Pavel Golychev (Tom Tomsk) :
8 buts
5. Sergueï Davydov (Kouban Krasnodar) :
7 buts

Prochaine journée :
13 août :12h00 :Tom Tomsk – Spartak Naltchik
14h15 :Dynamo Moscou – Terek Grozny
16h30 :Roubine Kazan – CSKA Moscou
19h00 :FK Rostov – Kouban Krasnodar
14 août :15h00 :Volga Nijni Novgorod – Lokomotiv Moscou
15h45 :Zenit Saint-Pétersbourg – Amkar Perm
17h15 :Spartak Moscou – Anji Makhatchkala
18h00 :FK Krasnodar – Krylya Sovetov Samara

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