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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 23:45

Espagne---Italie.jpg
Antonio Di Natale a ouvert le score pour l'Italie face à l'Espagne sans donner la victoire à son équipe qui a tout de même tenu en échec les champions d'Europe en titre (1-1)
(source : uefa.com)


L'Euro 2012 a débuté sur le terrain vendredi dernier. Voici un résumé des matchs de la première journée.



Groupe A :


Résultats :

Le match d'ouverture, entre la Pologne et la Grèce, n'était pas l'affiche la plus alléchante qui soit. Après une cérémonie d'ouverture haute en couleurs au Stade National de Varsovie, la Pologne prenait les choses en main dès le début du match et ouvrait naturellement le score à la 17ème minute grâce à son buteur Robert Lewandowski qui profitait d'une mauvaise sortie du gardien grec Chalkias pour catapulter au fond des filets un centre de Piszczek, son coéquipier en club comme en sélection. On se dit à ce moment là que la Pologne a fait le plus dur et qu'elle se dirige tranquillement vers sa première victoire dans une phase finale d'Euro. Et ce d'autant plus que la Grèce subit coup sur coup deux coups durs en défense, avec la blessure d'Avraam Papadopoulos (remplacé par... son homonyme Kyriakos Papadopoulos), puis avec l'expulsion juste avant de Sokratis Papastathopoulos pour deux avertissements très sévères. La Pologne mène a la pause. Mais le scénario change en seconde période. Les Grecs reviennent sur la pelouse avec un nouvel état d'esprit et jouent mieux en dépit de leur infériorité numérique, aidés notamment par l'entrée de Dimitris Salpinigidis à la mi-temps. Un coaching gagnant puisque le nouvel entrant égalise à la 51ème minute, profitant d'une sortie ratée du gardien polonais Szczęsny après un centre de Torosidis. Salpingidis est décidément l'homme de tous les buts importants pour la Grèce : c'est déjà lui qui avait inscrit le but de la victoire en barrages pour le Mondial 2010 ainsi que le premier but grec de l'histoire en Coupe du Monde. Dans tous les bons coups, Salpingidis est de nouveau en action à vingt minutes du terme lorsque, bien lancé dans la profondeur, il se retrouve en face à face avec le gardien polonais Wojciech Szczęsny. Ce dernier le fauche en pleine surface et l'arbitre accorde logiquement un penalty tout en expulsant le gardien. L'occasion est superbe pour le capitaine Giorgos Karagounis, l'un des derniers champions d'Europe 2004 encore présents, de donner l'avantage à son équipe. Mais le penalty du milieu de terrain grec est arrêté par le gardien remplaçant Przemysław Tytoń qui préserve le score. La Grèce ne se décourage pas pour autant et pense enfin marquer le but de la victoire à la 74ème minute mais celui-ci est refusé pour une position de hors-jeu discutable.
1-1, c'est le score final dans un match d'ouverture qui n'aura pas atteint des sommets au niveau du jeu mais où le suspense aura été présent. La prestation de l'arbitre sera très critiquée par les Grecs qui estiment avoir été floués. Ce match nul n'avantage en tout cas aucune des deux équipes dans ce groupe très homogène.

Pologne 1-1 (mi-temps : 1-0) Grèce
Buts : Pologne : Lewandowski (17') ; Grèce : Salpingidis (51')
Avertissements : Grèce : Papastathopoulos (35', 44'), Holebas (45'+2'), Karagounis (54')
Expulsions : Pologne : Szczęsny (69') ; Grèce : Papastathopoulos (44')
Pologne : (1) Wojciech Szczęsny/(20) Łukasz Piszczek - (13) Marcin Wasilewski – (15) Damien Perquis – (2) Sebastian Boenisch/(11) Rafał Murawski – (7) Eugen Polanski/(16) Jakub Błaszczykowski(c) – (10) Ludovic Obraniak – (8) Maciej Rybus (70' (22) Przemysław Tytoń)/(9) Robert Lewandowski
Sélectionneur : Franciszek Smuda
Grèce : (1) Kostas Chalkias/(15) Vasilis Torosidis – (19) Sokratis Papastathopoulos – (8) Avraam Papadopoulos (37' (5) Kyriakos Papadopoulos) – (20) José Holebas/(2) Giannis Manatis – (21) Kostas Katsouranis – (10) Giorgos Karagounis(c)/(18) Sotiris Ninis (46' (14) Dimitris Salpingidis) – (17) Theofanis Gekas (68' (22) Kostas Fortounis) – (7) Giorgos Samaras
Sélectionneur : Fernando Santos
Homme du match : Robert Lewandowski (Pologne)

Ce match opposait, à Wroclaw, deux équipes que l'on avait pas vu à l'œuvre depuis longtemps, entre une Russie qui avait raté la dernière Coupe du Monde malgré un Euro 2008 réussi et une République Tchèque sur le déclin depuis huit ans. Les Russes étaient donnés favoris mais ce sont pourtant les Tchèques qui dominent le début du match. La Russie fait le dos rond en espérant planter des flèches en contre. Et la première banderille sera la bonne : sur une contre-attaque rapide, Zyrianov centrait pour Kerjakov dont la tête trouvait le poteau de Petr
Čech. Mais Alan Dzagoev avait bien suivi et marquait en force dans le but vide pour l'ouverture du score. Neuf minutes plus tard, Archavine réalisait une magnifique passe en profondeur qui trouvait Chirokov qui parvenait à devancer de justesse le gardien tchèque d'une jolie balle piquée. À la pause, la République Tchèque est menée 2-0 par une Russie très réaliste.
Les Tchèques ne se découragent pas pour autant et sont récompensés de leurs efforts à la 52ème minute, quand Pilař, bien lancé par Plašil dans la profondeur, parvenait à devancer la sortie de Malafeïev pour réduire la marque. Match relancé, pense t-on alors, mais la Russie prend à ce moment là le contrôle du ballon. Dick Advocaat réalise un coaching gagnant peu avant le dernier quart d'heure en remplaçant, Kerjakov, remuant mais inefficace (sept tirs pour aucun cadré) par Pavlioutchenko, l'un des meilleurs attaquants de l'Euro 2008, pourtant longtemps incertain en raison d'une blessure. Le nouvel entrant offre une passe décisive à Dzagoev (qui relevait lui aussi à peine de blessure) qui réalise le doublé à la 79ème minute avant d'inscrire en solo le dernier but russe trois minutes plus tard.
La Russie remporte 4-1 son premier match dans cette compétition face à une équipe tchèque trop faible défensivement. On a cru revoir par moments l'équipe de 2008. Cette victoire est déjà très importante dans l'optique des quarts de finale. La République Tchèque semble en revanche bien loin de son meilleur niveau.

Russie 4-1 (2-0) République Tchèque
Buts : Russie : Dzagoev (15', 79'), Chirokov (24'), Pavlioutchenko (82') ; République Tchèque : Pilař (52')
Russie : (16) Viatcheslav Malafeïev/(2) Alexandr Anioukov – (12) Alexeï Bérézoutski – (4) Sergueï Ignachevitch – (5) Iouri Jirkov/(6) Roman Chirokov – (7) Igor Denissov – (8) Konstantine Zyrianov/(17) Alan Dzagoev (84' (18) Alexandr Kokorine) – (11) Alexandr Kerjakov (73' (14) Roman Pavlioutchenko) – (10) Andreï Archavine(c)
Sélectionneur : Dick Advocaat
République Tchèque : (1) Petr Čech/(2) Theodor Gebre Selassie – (5) Roman Hubník – (6) Tomáš Sivok – (3) Michal Kadlec/(13) Jaroslav Plašil – (19) Petr Jiraček (76' (11) Milan Petržela)/(14) Václav Pilař – (10) Tomáš Rosicky(c) – (9) Jan Rezek (46' (17) Tomáš Hübschman)/(15) Milan Baroš (85' (21) David Lafata)
Sélectionneur : Michal Bílek
Homme du match : Alan Dzagoev (Russie)


Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Russie (3, 1, 1, 0, 0, 4, 1, +3)
2. Grèce, Pologne (1, 1, 0, 1, 0, 1, 1, 0)
4. République Tchèque (0, 1, 0, 0, 1, 1, 4, -3)



Groupe B :


Résultats :

Versés dans le « groupe de la mort », les Pays-Bas avaient semble t-il la chance de démarrer dans la compétition face à l'équipe la plus faible du groupe, le Danemark, à Kharkiv, pour le premier match disputé en Ukraine dans cette compétition. Avec van Persie en lieu et place de Huntelaar en pointe ainsi qu'avec Afellay préféré à Kuyt sur le côté gauche de l'attaque malgré une saison quasi-blanche, les Néerlandais prenaient le contrôle des opérations face à une équipe scandinave attentiste. Sans réussite. Pire encore, à la 24ème minute, Simon Poulsen déborde et voit son centre contré sur son coéquipier Krohn-Dehli, dans la surface. Ce dernier efface van Bommel avant de glisser le ballon entre les jambes de Maarten Stekelenburg. Belle revanche pour ce joueur qui n'a jamais su s'imposer à l'Ajax Amsterdam. Peu mis en danger, les Danois ouvrent le score sur leur première offensive. Ce qui a le mérite de faire réagir les Pays-Bas. Robben profite d'une mauvaise relance du gardien Andersen mais tire sur le poteau (36') avant que van Persie ne s’emmêle les pinceaux face au portier danois (43'). À la pause, c'est la sensation.
La deuxième période est du même acabit, avec des Néerlandais offensifs et une sélection danoise patiente derrière. Huntelaar entre notamment en jeu et parvient à créer le danger sans être efficace. Les Pays-Bas auraient pu bénéficier d'un penalty en fin de match pour une main de Jacobsen mais celle-ci n'est pas signalée. Et le match se termine sur ce score de 1-0 en faveur du Danemark.
Dans un groupe aussi relevé, les Pays-Bas sont déjà en danger et n'auront plus le droit à l'erreur. Le Danemark a en revanche montré qu'il n'était pas un faire-valoir dans ce groupe et qu'il pouvait créer la surprise.
Pays-Bas 0-1 (0-1) Danemark
But : Krohn-Dehli (24')
Avertissements : Pays-Bas : van Bommel (67') ; Danemark : S. Poulsen (78'), Kvist (81')
Pays-Bas : (1) Maarten Stekelenburg/(2) Gregory van der Wiel (85' (7) Dirk Kuyt) – (3) John Heitinga – (13) Ron Vlaar – (15) Jetro Willems/(8) Nigel de Jong (71' (23) Rafael van der Vaart) – (6) Mark van Bommel(c)/(11) Arjen Robben – (10) Wesley Sneijder – (20) Ibrahim Afellay (71' (9) Klaas-Jan Huntelaar)/(16) Robin van Persie
Coach : Bert van Marwijk
Danemark : (1) Stephan Andersen/(6) Lars Jacobsen – (3) Simon Kjær – (4) Daniel Agger(c) – (5) Simon Poulsen/(7) William Kvist – (21) Niki Zimling/(10) Dennis Rommedahl (84' (23) Tobias Mikkelsen) – (8) Christian Eriksen (74' (14) Lasse Schøne) – (9) Michael Krohn-Dehli/(11) Nicklas Bendtner
Coach : Morten Olsen
Homme du match : Michael Krohn-Dehli (Danemark)

Premier véritable choc dans la compétition à Lviv avec cette rencontre entre l'Allemagne, l'un des favoris au titre, et le Portugal, outsider désigné. Mais la première mi-temps est d'un assez faible niveau entre des Allemands stressés et des Portugais craintifs, avec seulement deux temps forts : un très vilain tacle d'Hélder Postiga sur Neuer, qui aurait mérité plus qu'un carton jaune (13') et un tir de Pepe sur la transversale après un corner (45'). Pas de but à la pause et une affiche qui ne tient pas ses promesses.
La deuxième période démarre sur un rythme similaire. Cristiano Ronaldo pense pouvoir marquer à la 64ème minute mais un retour éclair de Boateng écarte le danger. Huit minutes plus tard, Khedira centre depuis le côté droit. Sa tentative est contrée par João Moutinho mais le ballon arrive sur la tête de Gómez qui ne se fait pas prier pour battre Rui Patrício. Préféré à Klose, qui allait d'ailleurs le remplacer peu après le but, l'avant-centre du Bayern justifiait la confiance placée en lui. Dès lors, les Portugais sortent de leur réserve et les occasions se multiplient devant le but allemand. Cristiano Ronaldo tente sa chance mais son tir est détourné par Neuer (83'). Puis un centre de Nani trouve la transversale, une minute plus tard. À la 83ème minute, Varela manque son face à face avec Neuer. Et enfin, Badstuber dévie dans les arrêts de jeu une frappe de Nani. Et on en reste à ce score de 1-0.
Sans briller, l'Allemagne obtient l'essentiel et prend un bon départ dans ce groupe. Le Portugal est en revanche déjà dos au mur.
Allemagne 1-0 (0-0) Portugal
But : Gómez (72')
Avertissements : Allemagne : Badstuber (43'), Boateng (69') ; Portugal : H. Postiga (13'), F. Coentrão (60')
Allemagne : (1) Manuel Neuer/(20) Jérôme Boateng – (5) Mats Hummels – (14) Holger Badstuber – (16) Philipp Lahm(c)/(6) Sami Khedira – (7) Bastian Schweinsteiger/(13) Thomas Müller (90'+4' (15) Lars Bender) – (8) Mesut Özil (87' (18) Toni Kroos) – (10) Lukas Podolski/(23) Mario Gómez (80' (11) Miroslav Klose)
Sélectionneur : Joachim Löw
Portugal : (12) Rui Patrício/(21) João Pereira – (2) Bruno Alves – (3) Pepe – (5) Fábio Coentrão/(16) Raul Meireles (80' (18) Silvestre Varela) – (4) Miguel Veloso – (8) João Moutinho/(17) Nani – (23) Hélder Postiga (70' (11) Nélson Oliveira) – (7) Cristiano Ronaldo(c)
Sélectionneur : Paulo Bento
Homme du match : Mesut Özil (Allemagne)


Classement :
1. Allemagne, Danemark (3, 1, 1, 0, 0, 1, 0, +1)
-------------------------------------------------------------
3. Pays-Bas, Portugal (0, 1, 0, 0, 1, 0, 1, -1)



Groupe C :


Résultats :

C'était le moment pour les champions en titre d'entrer en lice à Gdansk pour un match au sommet face à l'Italie. L'Espagne, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, se présentait dans une formation étrange sans attaquant de pointe, Fàbregas évoluant à ce poste. Peu en confiance après la correction encaissée en amical face à la Russie (0-3), l'Italie a quant a elle opté pour une stratégie prudente avec trois défenseurs centraux. L'Espagne développe son jeu habituel, basé sur la multiplication des passes. Un jeu qui s'avère être stérile, surtout sans avant-centre de métier. C'est d'ailleurs l'Italie qui se crée les meilleures occasions dans cette première mi-temps avec un coup franc de Pirlo bien détourné par Casillas (13'), un tir de Marchisio capté par le gardien espagnol (36') et surtout une tête de Thiago Motta dans les arrêts de jeu de la sur laquelle Casillas sauve véritablement son équipe. L'Espagne a aussi eu quelques opportunités, par Silva (11') et Iniesta (44') notamment. À la mi-temps, le score est nul et vierge mais la rencontre est très agréable à suivre.
La deuxième mi-temps ressemble à la première et les occasions sont toujours nombreuses. Fàbregas est le premier à prendre sa chance mais Buffon dévie son tir (49'). Deux minutes plus tard, Iniesta voit sa tentative déviée par De Rossi puis Buffon alors que sa frappe prenait le chemin du but. C'est le moment que choisit l'Italie pour se réveiller. À la 54ème minute, Balotelli profite d'un contre favorable et se retrouve seul dans la surface. Mais il tergiverse trop avant de frapper et Sergio Ramos en profite pour contrer la balle. Quasi-immédiatement après cette occasion manquée, Balotelli est remplacé par Di Natale. Coaching gagnant de la part du sélectionneur italien Cesare Prandelli puisque le nouvel entrant marque peu après l'heure de jeu, idéalement servi par un Pirlo qui avait réalisé un véritable festival juste avant. L'Espagne répond quasiment coup pour coup : à la 64ème minute, Silva sert subtilement Fàbregas et « l'attaquant malgré lui » égalise. Dix minutes après son but, le joueur du Barça est remplacé par Fernando Torres. Ce dernier est en jambes mais peu en réussite : il réussit sur son premier ballon à se démarquer mais il manque son crochet sur Buffon et se fait reprendre (77') avant de tenter un lob sur le gardien italien avancé (85'), toujours sans marquer. Score final : 1-1, après un match fort agréable à suivre.
L'Espagne est toujours au niveau et est favorite à sa propre succession. Quant à l'Italie, elle a su faire preuve de caractère pour réaliser une jolie prestation en dépit des tourments qu'elle traverse.
Espagne 1-1 (0-0) Italie
Buts : Espagne : Fàbregas (64') ; Italie : Di Natale (61')
Avertissements : Espagne : J. Alba (66'), Arbeloa (84'), Torres (84') ; Italie : Balotelli (37'), Bonucci (66'), Chiellini (79'), Maggio (89')
Espagne : (1) Iker Casillas(c)/(17) Álvaro Arbeloa – (3) Gerard Piqué – (15) Sergio Ramos – (18) Jordi Alba/(8) Xavi – (16) Sergio Busquets – (14) Xabi Alonso/(21) David Silva (64' (22) Jesús Navas) – (10) Francesc Fàbregas (74' (9) Fernando Torres) – (6) Andrés Iniesta
Sélectionneur : Vicente del Bosque
Italie : (1) Gianluigi Buffon(c)/(19) Leonardo Bonucci – (16) Daniele De Rossi – (3) Giorgio Chiellini/(2) Christian Maggio – (8) Claudio Marchisio – (21) Andrea Pirlo – (5) Thiago Motta (90' (23) Antonio Nocerino) – (13) Emanuele Giaccherini/(10) Antonio Cassano (65' (20) Sebastian Giovinco) – (9) Mario Balotelli (56' (11) Antonio Di Natale)
Sélectionneur : Cesare Prandelli
Homme du match : Andrés Iniesta (Espagne)

Il y avait une occasion à saisir pour le vainqueur de ce match après le nul entre les deux favoris quelques heures plus tôt. Outsiders dans ce groupe, l'Irlande et la Croatie s'affrontaient à Poznan. Et si les Irlandais, pour leur retour dans une grande compétition internationale, alignaient une équipe assez attendue, la composition croate réservait quelques surprises avec notamment la présence sur le banc de Kranjčar et de
Šimunić. Dans cette configuration surprenante, la Croatie ouvrait rapidement le score après trois minutes de jeu seulement grâce à une tête de Mandžukić. Un ballon plutôt anodin mais qui avec le rebond trompait Shay Given. Les Irlandais ne se découragent pas et égalisent à la 19ème minute sur une de leurs armes favorites : un coup franc de Aiden McGeady repris victorieusement par Sean St Ledger. Tout est à refaire pour la Croatie mais cette dernière se remet dans le sens de la marche au meilleur moment possible. À la 43ème minute, Jelavić surgit tel un renard des surfaces pour redonner l'avantage à son équipe. Le score à la mi-temps est de 2-1.
La Croatie plie ensuite le match à la 49ème minute sur une nouvelle tête de Mandžukić qui rebondit sur le poteau puis sur le gardien irlandais avant de rentrer. Elle se contente ensuite de gérer la fin du match. Les joueurs des Balkans s'imposent 3-1.
La Croatie prend le meilleur départ possible dans ce groupe et se place en outsider derrière les favoris espagnols et italiens. Elle est en tout cas en tête après cette journée. Quant à l'Irlande, on la voit mal passer le premier tour.
Irlande 1-3 (1-2) Croatie
Buts : Irlande : St Ledger (19') ; Croatie : Mandžukić (3', 49'), Jelavić (43')
Avertissements : Irlande : Andrews (45'+1') ; Croatie : Modrić (53'), Kranjčar (84')
Irlande : (1) Shay Given/(4) John O'Shea – (2) Sean St Ledger – (5) Richard Dunne – (3) Stephen Ward/(7) Aiden McGeady (54' (20) Simon Cox) – (6) Glenn Whelan – (8) Keith Andrews – (11) Damien Duff/(9) Kevin Doyle (53' (14) Jonathan Walters) – (10) Robbie Keane(c) (75' (19) Shane Long)
Sélectionneur : Giovanni Trapattoni
Croatie : (1) Stipe Pletikosa/(11) Darijo Srna(c) – (5) Vedran Ćorluka – (13) Gordon Schildenfeld – (2) Ivan Strinić/(8) Ognjen Vukojević/(7) Ivan Rakitić (90'+2' (16) Tomislav Dujmović) – (10) Luka Modrić – (20) Ivan Perišić (89' (22) Eduardo da Silva)/(17) Mario Mandžukić – (9) Nikica Jelavić (72' (19) Niko Kranjčar)
Sélectionneur : Slaven Bilić
Homme du match : Mario Mandžukić (Croatie)


Classement :
1. Croatie (3, 1, 1, 0, 0, 3, 1, +2)
2. Espagne, Italie (1, 1, 0, 1, 0, 1, 1, 0)
4. Irlande (0, 1, 0, 0, 1, 1, 3, -2)



Groupe D :


Résultats :

Enfin, on allait savoir ! L'équipe de France faisait son entrée dans cet Euro face à l'Angleterre, à Donetsk, et elle partait favorite face à une équipe diminuée par les blessures ainsi que par la suspension de Rooney. Face à des Français qui jouaient dans leur dispositif habituel, les Anglais adoptaient une tactique résolument défensive, en laissant la possession à leurs adversaires pour jaillir en contre. Une tactique presque payante : à la 14ème minute, James Milner était lancé en profondeur par Ashley Young. Il parvenait à devancer Lloris mais sans cadrer dans la foulée. La France reprend le contrôle des opérations mais sa possession est stérile et l'Angleterre en profite. À la demi-heure de jeu, Évra concède bêtement un coup franc sur lequel Gerrard sert parfaitement Lescott qui, de la tête, ne laisse aucune chance à Lloris. La France voit sa stérilité sanctionnée mais elle relève rapidement la tête. Cinq minutes après le but, toujours sur coup franc, Alou Diarra manque deux tentatives de la tête, la première étant repoussée par le gardien anglais Joe Hart et la seconde terminant à côté. Le portier anglais ne pourra en revanche rien sur la frappe de Samir Nasri à la 39ème minute qui permet aux Bleus d'obtenir une égalisation méritée. La France pousse et est à deux doigts de prendre l'avantage sur une frappe de Benzema contrée par Hart (44'). Score de parité à la pause, entre une Angleterre opportuniste et une France dominatrice.
La seconde période ressemble à s'y méprendre à la première, sauf que cette fois les tirs français se multiplient. Hart doit notamment s'employer sur des tentatives de Benzema (65', 90'+2') et Ribéry (75') et il a la chance de voir la volée de Cabaye qui prenait le chemin des filets déviée (80'). L'Angleterre parvient néanmoins a créer le danger en fin de match sur un centre de Milner repoussé in extremis par Mexès. Score final : 1-1. La France a été mal récompensée de sa domination tandis que l'Angleterre s'est contentée de défendre et a obtenu ce qu'elle cherchait.
C'est un bon point pour l'Angleterre mais la France aurait pu espérer mieux. L'avenir dira si elle regrettera cette entame. En tout cas, on ne s'est pas ennuyé : c'est déjà un plus en comparaison des autres phases finales disputées par les Bleus.
France 1-1 (1-1) Angleterre
Buts : France : Nasri (39') ; Angleterre : Lescott (30')
Avertissements : Angleterre : Oxlade-Chamberlain (34'), Young (71')
France : (1) Hugo Lloris(c)/(2) Mathieu Debuchy – (4) Adil Rami – (5) Philippe Mexès – (3) Patrice Évra/(6) Yohan Cabaye (84' (20) Hatem Ben Arfa) – (18) Alou Diarra – (15) Florent Malouda (85' (19) Marvin Martin)/(11) Samir Nasri – (10) Karim Benzema – (7) Franck Ribéry
Sélectionneur : Laurent Blanc
Angleterre : (1) Joe Hart/(2) Glen Johnson – (6) John Terry – (15) Joleon Lescott – (3) Ashley Cole/(16) James Milner – (4) Steven Gerrard(c) – (17) Scott Parker (78' (8) Jordan Henderson) – (20) Alex Oxlade-Chamberlain (77' (21) Jermain Defoe)/(11) Ashley Young/(22) Danny Welbeck (90'+1' (7) Theo Walcott)
Sélectionneur : Roy Hogdson
Homme du match : Samir Nasri (France)

C'est un pays organisateur qui a ouvert la compétition, c'est à l'autre de disputer le dernier match de cette première journée. À Kiev, l'Ukraine défiait la Suède dans une ambiance de folie pour ce match 100% « jaune et bleu ». Incertain car victimes de blessures à répétition, Andriy Chevtchenko était bien là dans une équipe ukrainienne assez offensive. La première occasion est suédoise avec un centre-tir d'Ibrahimović repoussé par Piatov (18'). Cinq minutes plus tard, Chevtchenko se met en évidence avec une frappe un peu trop croisée. Les deux équipes se procurent chacune une autre opportunité avant la pause : Voronine tente une frappe lointaine stoppée par Isaksson (35') et surtout Ibrahimović trouve le poteau de la tête (39'). Pas de but à la pause dans cette rencontre animée.
La situation se débride en deuxième période. Rosenberg, préféré à un Elmander convalescent, alerte la défense ukrainienne sur une frappe repoussée de justesse grâce à un retour du défenseur Seline (48'). Quatre minutes plus tard, Ibrahimović ouvre le score en reprenant un centre de Källström, un but contesté par l'Ukraine car dans le même temps Seline était au sol. La sélection de l'ancienne république soviétique répond de la meilleure des manières à la 55ème minute par l'intermédiaire de sa star Chevtchenko qui reprenait de la tête un centre de Iarmolenko. Et sept minutes après ce premier but, la légende vivante ukrainienne s'offrait le doublé en reprenant, toujours de la tête, un corner frappé par Konoplianka. Incroyable renversement de situation ! Les spectateurs sont passés par tous leurs états durant ces dix minutes. La Suède devait du coup pousser pour égaliser mais sans réussite. Ibrahimović voyait sa frappe lointaine repoussée par Piatov (76') tandis que la tentative de la dernière chance, signée Elmander, filait au dessus du cadre (90'). 2-1 au final : l'Ukraine réussit son entrée dans « son » Euro.
Grâce à cette victoire, les Ukrainiens prennent les rennes du groupe et peuvent croire à la qualification. Les Suédois devront vite réagir pour éviter une nouvelle élimination dès le premier tour.
Ukraine 2-1 (0-0) Suède
Buts : Ukraine : Chevtchenko (55', 62') ; Suède : Ibrahimović (52')
Avertissements : Suède : Källström (11'), Elm (83')
Ukraine : (12) Andriy Piatov/(9) Oleh Houssiev – (17) Taras Mykhalyk – (3) Ievhen Khatcheridi – (2) Ievhen Seline/(4) Anatoliy Tymochtchouk/(11) Andriy Iarmolenko – (18) Serhiy Nazarenko – (19) Ievhen Konoplianka (90'+3' (22) Marko Devytch)/(10) Andriy Voronine (85' (14) Rouslan Rotan) – (7) Andriy Chevtchenko(c) (81' (15) Artem Milevskiy)
Sélectionneur : Oleh Blokhine
Suède : (1) Andreas Isaksson/(2) Mikael Lustig – (3) Olof Mellberg – (4) Andreas Granqvist – (5) Martin Olsson/(6) Rasmus Elm – (9) Kim Källström/(7) Sebastian Larsson (68' (21) Christian Wilhelmsson) – (10) Zlatan Ibrahimović(c) – (20) Ola Toivonen (62' (8) Anders Svensson)/(22) Markus Rosenberg (71' (11) Johan Elmander)
Sélectionneur : Erik Hamrén
Homme du match : Andriy Chevtchenko (Ukraine)


Classement :
1. Ukraine (3, 1, 1, 0, 0, 2, 1, +1)
2. Angleterre, France (1, 1, 0, 1, 0, 1, 1, 0)
4. Suède (0, 1, 0, 0, 1, 1, 2, -1)



Buteurs :
1. Mario Mandžukić (Croatie) ; Alan Dzagoev (Russie) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine) :
2 buts
4. Mario Gómez (Allemagne) ; Joleon Lescott (Angleterre) ; Nikica Jelavić (Croatie) ; Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; Francesc Fàbregas (Espagne) ; Samir Nasri (France) ; Dimitris Salpingidis (Grèce) ; Sean St Ledger (Irlande) ; Antonio Di Natale (Italie) ; Robert Lewandowski (Pologne) ; Vaclav Pilař (République Tchèque) ; Roman Chirokov, Roman Pavlioutchenko (Russie) ; Zlatan Ibrahimović (Suède) :
1 but



Vingt buts ont été marqués durant ces huit premiers matchs : nous voilà partis sur une moyenne de 2,5 buts par match légèrement supérieure à celle de l'Euro 2008. Parmi les favoris, l'Espagne et l'Italie ont livré une jolie prestation et ont montré une qualité technique sans équivalent jusque là. L'Allemagne a fait le minimum tandis que les Pays-Bas et le Portugal sont dos au mur. La France et l'Angleterre n'ont pas vraiment séduit. Chez les outsiders, la Croatie, la Russie et l'Ukraine ont réussi leur entame avec des prestations convaincantes. Dans un autre style, le Danemark a également fait étalage de belles qualités.
Rendez-vous lors de la prochaine journée pour voir si ces tendances se confirment.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 11:30

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:52

Euro2012Ang.jpg

Angleterre : un petit tour et puis s'en va ?

En dehors de sa victoire lors de la Coupe du Monde 1966, à domicile, l'Angleterre n'a jamais réellement brillé sur le plan international. À l'image des Pays-Bas, on se dit en regardant les joueurs qui composent l'équipe que « cette année, c'est sur, ça sera la bonne ». Mais rien n'y fait. Pire encore, les Anglais ont même raté l'Euro 2008, une véritable humiliation assez paradoxale alors que la Premier League dominait assez largement le football de club. Depuis, la sélection s'est reprise et s'est qualifiée successivement pour le Mondial 2010 puis l'Euro 2012. Mais elle aborde cette compétition dans des conditions très difficiles avec la suspension de Rooney pour les deux premiers matchs, la démission de Fabio Capello et la nomination tardive de son successeur Roy Hogdson et enfin une cascade de blessures. L'Angleterre saura t-elle malgré tout briller malgré ces désagréments ?


Fiche pays :
Nom original : England
Capitale : Londres (London)
Superficie : 130.385 km²
Population : 52,2 millions d'habitants
Langue officielle : anglais (english)
Hymne national : God Save the Queen (Que Dieu protège la Reine)


Historique à l'Euro : (8ème participation)
1960 à 1964 : non qualifiée
1968 : troisième
1972 à 1976 : non qualifiée
1980 : élimination au premier tour
1984 : non qualifiée
1988 : élimination au premier tour
1992 : élimination au premier tour
1996 : demi-finaliste
2000 : élimination au premier tour
2004 : quart de finaliste
2008 : non qualifiée


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire :(groupe G)
Angleterre – Bulgarie : 4-0, 3-0
Suisse – Angleterre : 1-3, 2-2
Angleterre – Monténégro : 0-0, 2-2
Pays de Galles – Angleterre : 0-2, 0-1

1ère (qualifiée), 5 victoires, 3 nuls, 17 buts marqués, 5 encaissés

Calendrier du premier tour :
11 juin : 18h00 (Donetsk) : France – Angleterre
15 juin : 20h45 (Kiev) : Suède – Angleterre
19 juin : 20h45 (Donetsk) : Angleterre – Ukraine


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de 
sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))


Gardiens :
Hart.jpg

Cette fois, l'Angleterre croit enfin avoir trouvé son gardien en la personne de Joe Hart. Meilleur gardien de Premier League en 2011 et 2012 et encore jeune, tout récent champion d'Angleterre avec Manchester City, Hart semble enfin avoir amené un peu de sérénité dans les cages anglaises. Ses doublures sont deux joueurs de deuxième division : le peu rassurant Robert Green et le très jeune Jack Butland, appelé après le forfait de John Ruddy.

(1) Joe Hart (photo) (Shrewsbury, 19/04/1987 (25 ans), Manchester City ; 17/0)
(13) Robert Green (Chertsey, 18/01/1980 (32 ans), West Ham ; 12/0)
(23) Jack Butland (Bristol, 10/03/1993 (19 ans), Birmingham City ; 0/0)

Défenseurs :
Terry.png

Sans surprise, Ashley Cole, Glen Johnson et John Terry sont présents. La surprise vient de l'absence de Rio Ferdinand. Le défenseur de Manchester United n'a pas été retenu probablement en raison de la polémique autour de John Terry, accusé d'avoir proféré des propos racistes envers Anton Ferdinand, le frère de Rio. Le sélectionneur Roy Hogdson devait faire un choix : il a choisi la logique sportive en sélectionnant Terry. Plus surprenant encore, Ferdinand n'a pas été rappelé après la blessure de Gary Cahill, Hogdson lui préférant le jeune et inexpérimenté Martin Kelly.

(2) Glen Johnson (Greenwich, 23/08/1984 (27 ans), Liverpool ; 35/1)
(3) Ashley Cole (Stepney, 20/12/1980 (31 ans), Chelsea ; 93/0)
(5) Martin Kelly (Whiston, 27/04/1990 (22 ans), Liverpool ; 1/0)
(6) John Terry (photo) (Barking, 07/12/1980 (31 ans), Chelsea ; 72/6)
(12) Leighton Baines (Kirkby, 11/12/1984 (27 ans), Everton ; 8/0)
(14) Phil Jones (Preston, 21/02/1992 (20 ans), Manchester United ; 5/0)

(15) Joleon Lescott (Birmingham, 16/08/1982 (29 ans), Manchester City ; 15/0)
(18) Phil Jagielka (Manchester, 17/05/1982 (30 ans), Everton ; 11/0)

Milieux :
Gerrard.jpg

C'est le secteur le plus touché par les blessures. Durant la préparation, Gareth Barry (remplacé par Phil Jagielka) puis Frank Lampard (remplacé par Jordan Henderson) ont été touchés et ont du déclarer forfait. Le capitaine Steven Gerrard devrait être l'homme de base en compagnie de Scott Parker tandis que Walcott, Young, Milner ainsi que la surprise Alex Oxlade-Chamberlain devraient évoluer sur les ailes. Blessé durant toute la saison, Jack Wilshere n'a pu revenir à temps. Mais on le reverra sans ce jeune joueur (20 ans) à l'avenir.

(4) Steven Gerrard(c) (photo) (Whiston, 30/05/1980 (32 ans), Liverpool ; 91/19)
(7) Theo Walcott (Stanmore, 16/03/1989 (23 ans), Arsenal ; 23/3)
(8) Jordan Henderson (Sunderland, 17/06/1990 (21 ans), Liverpool ; 2/0)
(11) Ashley Young (Stevenage, 09/07/1985 (26 ans), Manchester United ; 20/6)
(16) James Milner (Leeds, 04/01/1986 (26 ans), Manchester City ; 25/0)
(17) Scott Parker (Lambeth, 13/10/1980 (31 ans), Tottenham ; 12/0)
(19) Stewart Downing (Middlesbrough, 22/07/1984 (27 ans), Liverpool ; 34/0)
(20) Alex Oxlade-Chamberlain (Portsmouth, 15/08/1993 (18 ans), Arsenal ; 1/0)

Attaquants :
Rooney.jpg

Suspendu pour les deux premières rencontres de la phase de groupe après avoir reçu un carton rouge lors du dernier match des éliminatoires, Wayne Rooney est quand même présent. Il faut dire que les autres attaquants sélectionnés ne font pas le poids face à lui. Defoe présente néanmoins l'avantage d'avoir une certaine expérience contrairement aux jeunes Carroll (qui a eu une saison difficile) et Welbeck.

(9) Andy Carroll (Gateshead, 06/01/1989 (23 ans), Liverpool ; 4/1)
(10) Wayne Rooney (photo) (Croxteth, 24/10/1985 (26 ans), Manchester United ; 73/28)
(21) Jermain Defoe (Beckton, 07/10/1982 (29 ans), Tottenham ; 46/15)
(22) Danny Welbeck (Longsight, 26/11/1990 (21 ans), Manchester United ; 4/0)

Sélectionneur :
Roy Hogdson (09/08/1947 (64 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 25,9 ans
Nombre moyen de sélections par joueur  : 26,2

Joueurs évoluant dans le championnat national  :23 (100 %)
À l'étranger : aucun

Clubs représentés : 9
Liverpool (6 joueurs), Manchester United (4 joueurs), Manchester City (3 joueurs), Arsenal, Chelsea, Everton et Tottenham (2 joueurs), Birmingham City et West Ham (1 joueur)


• Arrivé à la hâte en mai dernier après la démission surprise de Fabio Capello, en désaccord avec la fédération qui voulait retirer le brassard à John Terry, Roy Hogdson est le sélectionneur le plus récemment nommé de ceux des sélections participant à l'Euro 2012. Déjà contesté, il ne survivrait probablement pas à une élimination précoce.

• L'Angleterre est la seule sélection dont tous les joueurs sont issus du championnat local. Une preuve du bon niveau de la Premier League... ou du fait que les joueurs anglais ne savent pas s'exporter.

• Derrière Joe Hart, il n'y a que peu de gardiens anglais de bon niveau. Les deux autres gardiens sélectionnés, Jack Butland et Robert Green, évoluent en effet tous deux en deuxième division.

• Malgré une saison difficile en championnat (8ème), Liverpool est le club le plus représenté de la liste avec six représentants. Et si cela était lié au fait que Hogdson ait été encore récemment entraîneur de Liverpool ? Le plus étonnant, c'est qu'il a remplacé les deux derniers joueurs blessés par des joueurs de Liverpool, sans que ce choix ne s'explique vraiment. Surtout pour Martin Kelly.

• Quatre joueurs parmi les sélectionnés étaient du dernier Euro auquel a participé l'Angleterre, en 2004 au Portugal : Cole, Gerrard, Rooney et Terry. Auxquels on peut ajouter Lampard, absent de cet Euro 2012 pour cause de blessure.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:36

Euro2012Fra.jpg

France : oublier Knysna

Sans disposer de la meilleure équipe de la planète, la France dispose de très bons joueurs, mais elle semble se refuser à évoquer toute ambition. En cause : les échecs successifs de 2008 et surtout de 2010 où aux désastre sportif s'est ajouté une faillite morale avec l'histoire (très exagérée soit dit en passant) du bus de Knysna. C'est donc avec une certaine humilité que les Bleus abordent cet Euro 2012 pour lequel ils ont réussi à se qualifier en dépit d'un contexte initial très pesant. Mais également avec quelques ambitions.


Fiche pays :
Nom original : France
Capitale : Paris
Superficie : 543.965 km²
Population : 63,5 millions d'habitants
Langue officielle : français
Hymne national : La Marseillaise


Historique à l'Euro : (8ème participation)
1960 : quatrième
1964 à 1980 : non qualifiée
1984 : vainqueur
1988 : non qualifiée
1992 : élimination au premier tour
1996 : demi-finaliste
2000 : vainqueur
2004 : quart de finaliste
2008 : élimination au premier tour


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire : (groupe D)
France – Biélorussie : 0-1, 1-1
Bosnie-Herzégovine – France : 0-2, 1-1
France – Roumanie : 2-0, 0-0
France – Luxembourg : 2-0, 2-0
Albanie – France : 1-2, 0-3

1ère (qualifiée), 6 victoires, 3 nuls, 1 défaite, 15 buts marqués, 4 encaissés

Calendrier du premier tour :
11 juin : 18h00 (Donetsk) : France – Angleterre
15 juin : 20h45 (Donetsk) : Ukraine – France
19 juin : 20h45 (Kiev) : Suède – France


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de 
sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))


Gardiens :
Lloris.jpg

C'est le capitaine Hugo Lloris qui sera aligné dans les cages, secondé par Steve Mandanda. Au poste de troisième gardien, confiance a été maintenue à Cédric Carrasso. Déjà présent au Mondial 2010, le très bon gardien de Bordeaux a été préféré à des joueurs plus jeunes comme Costil ou Ruffier.

(1) Hugo Lloris(c) (photo) (Nice, 26/12/1986 (25 ans), Lyon ; 31/0)
(16) Steve Mandanda (Kinshasa (RD Congo), 28/03/1985 (27 ans), Marseille ; 15/0)
(23) Cédric Carrasso (Avignon, 30/12/1981 (30 ans), Bordeaux ; 1/0)

Défenseurs :
Mexes.jpg

Bacary Sagna étant blessé, c'est Mathieu Debuchy qui sera titulaire sur le côté droit de la défense. Rami et Mexès seront dans l'axe tandis que Patrice Évra, sélectionné malgré ses frasques de 2010, devrait être titulaire à gauche en l'absence d'Éric Abidal qui a connu une rechute de sa tumeur au foie. En l'absence de Kaboul, lui aussi forfait sur blessure, Clichy, Koscielny et Réveillère seront les doublures dans une liste qui ne comporte « que » sept défenseurs après que Laurent Blanc ait choisi d'exclure Mapou Yanga-Mbiwa.

(2) Mathieu Debuchy (Fretin, 28/07/1985 (26 ans), Lille ; 4/1)
(3) Patrice Évra (Dakar (Sénégal), 15/05/1981 (31 ans), Manchester United (Angleterre) ; 40/0)
(4) Adil Rami (Bastia, 27/12/1985 (26 ans), Valence CF (Espagne) ; 18/1)
(5) Philippe Mexès (photo) (Toulouse, 30/03/1982 (30 ans), Milan AC (Italie) ; 24/1)
(13) Anthony Réveillère (Doué-la-Fontaine, 10/11/1979 (32 ans), Lyon ; 16/1)
(21) Laurent Koscielny (Tulle, 10/09/1985 (26 ans), Arsenal (Angleterre) ; 1/0)
(22) Gaël Clichy (Toulouse, 26/07/1985 (26 ans), Manchester City (Angleterre) ; 11/0)

Milieux :
Nasri.jpg

Yann M'Vila est bien présent malgré une blessure qui devrait l'empêcher de participer au premier match face à l'Angleterre. Ce qui devrait profiter à l'ancien capitaine Alou Diarra. La plupart des autres joueurs évoluent dans un registre plus créatif à l'image de Cabaye, Martin ou Nasri. L'expérimenté Florent Malouda a été sélectionné malgré un temps de jeu limité à Chelsea tandis que Yoann Gourcuff n'a pas été retenu.

(6) Yohan Cabaye (Tourcoing, 14/01/1986 (26 ans), Newcastle United (Angleterre) ; 11/0)
(11) Samir Nasri (photo) (Marseille, 26/06/1987 (24 ans), Manchester City (Angleterre) ; 29/3)
(12) Blaise Matuidi (Toulouse, 09/04/1987 (25 ans), Paris Saint-Germain ; 4/0)
(15) Florent Malouda (Cayenne (Guyane), 13/06/1980 (32 ans), Chelsea (Angleterre) ; 75/8)
(17) Yann M'Vila (Amiens, 29/06/1990 (21 ans), Rennes ; 18/1)
(18) Alou Diarra (Villepinte, 15/07/1981 (30 ans), Marseille ; 39/0)
(19) Marvin Martin (Paris, 10/01/1988 (24 ans), Sochaux ; 10/2)

Attaquants :
Benzema.jpg

Par attaquants, on entend ici les avant-centres et les ailiers. Mais seul l'incontournable Benzema ainsi que le meilleur buteur de Ligue 1 Olivier Giroud sont de véritables joueurs d'axe, et ce bien que Ménez puisse dépanner de temps à autre. De retour en forme et auteur d'une excellente saison avec le Bayern, Franck Ribéry fait partie de la liste tout comme Hatem Ben Arfa, auteur d'un come-back fracassant. Loïc Rémy est en revanche absent car blessé, alors qu'il partait pourtant pour être titulaire.

(7) Franck Ribéry (Boulogne-sur-Mer, 07/04/1983 (29 ans), Bayern Munich (Allemagne) ; 58/8)
(8) Mathieu Valbuena (Bruges, 28/09/1984 (27 ans), Marseille ; 11/2)
(9) Olivier Giroud (Chambéry, 30/09/1986 (25 ans), Montpellier ; 4/1)
(10) Karim Benzema (photo) (Lyon, 19/12/1987 (24 ans), Real Madrid (Espagne) ; 43/13)
(14) Jérémy Ménez (Longjumeau, 07/05/1987 (25 ans), Paris Saint-Germain ; 11/0)
(20) Hatem Ben Arfa (Clamart, 07/03/1987 (25 ans), Newcastle United (Angleterre) ; 9/2)

Sélectionneur :
Laurent Blanc (19/11/1965 (46 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 27,2 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 21

Joueurs évoluant dans le championnat national : 12 (52,2 %)
À l'étranger :11, dont 7 en Angleterre, 2 en Espagne, 1 en Allemagne et Italie

Clubs représentés :16
En France : Marseille (3 joueurs), Lyon et Paris Saint-Germain (2 joueurs), Bordeaux, Lille, Rennes et Sochaux (1 joueur)
À l'étranger : Angleterre : Manchester City et Newcastle United (2 joueurs), Arsenal, Chelsea et Manchester United (1 joueur) ; Espagne : Real Madrid et Valence CF (1 joueur) ; Allemagne : Bayern Munich (1 joueur) ; Italie : Milan AC (1 joueur)


• Avec seulement 21 sélections par joueur en moyenne, la France est l'équipe la moins expérimentée de cet Euro 2012.

• C'est aussi l'équipe la plus équilibrée dans le rapport entre joueurs de Ligue 1 et joueurs évoluant à l'étranger : il y a 12 « locaux » pour 11 « expatriés ».

• Malgré une saison difficile en championnat (10ème), l'Olympique de Marseille est le club le plus représenté dans la liste avec trois joueurs sélectionnés. Trois joueurs qui devraient néanmoins être remplaçants.

• Parmi les 23 sélectionnés, ils sont 10 à avoir été de l'aventure sud-africaine et donc du fameux épisode du « bus de Knysna ». Neuf en réalité, Cédric Carrasso étant rentré en France prématurément pour cause de blessure.

• De l'équipe vice-championne du monde de 2006, il ne reste que trois survivants : Alou Diarra, Florent Malouda et Franck Ribéry. Cinq joueurs étaient du fiasco de l'Euro 2008 : Benzema, Malouda, Mandanda, Nasri et Ribéry.

• Thierry Henry a été le dernier champion du monde 1998 à prendre sa retraite internationale, après la Coupe du Monde 2010. La dernière fois que l'équipe de France a abordé une compétition sans lui, c'était lors de l'Euro 1996.

• C'est la première fois que les quatre membres offensifs de la fameuse « génération 1987 » seront réunis en équipe de France pour une grande compétition internationale. Si Benzema et Nasri avaient déjà participé à l'Euro 2008, Ben Arfa et Ménez n'avaient en revanche jamais disputé de tournoi avec les Bleus.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:17

Euro2012Sue.jpg

Suède : pour embêter les favoris ?

À l'Euro 2008, la Suède avait alignée l'équipe la plus âgée du tournoi. Pour récolter au final une piteuse élimination dès le premier tour. Dans la foulée, la transition a été difficile et les Scandinaves ont manqué la qualification pour la Coupe du Monde 2010. Cet échec a marqué la fin de l'ère Lars Lagerbäck, aux commandes pendant neuf ans. Mais la Suède a su se relever et se qualifier pour cet Euro 2012 au terme d'une brillante campagne qualificative où elle a notamment battu les Pays-Bas (3-2) pour obtenir une place de meilleure deuxième qui lui évite les barrages. À l'occasion de cet Euro, la Suède aura un rôle d'outsider et elle s'appuiera sur son individualité numéro 1 : son avant-centre Zlatan Ibrahimovi
ć.


Fiche pays :
Nom original : Sverige
Capitale : Stockholm
Superficie : 441.369 km²
Population : 9,1 millions d'habitants
Langue officielle : suédois (svenska)
Hymne national : Du gamla, du fria (Toi l'antique, toi le libre)


Historique à l'Euro : (5ème participation)
1960 à 1988 : non qualifiée
1992 : demi-finaliste
1996 : non qualifiée
2000 : élimination au premier tour
2004 : quart de finaliste
2008 : élimination au premier tour


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire : (groupe E)
Suède – Hongrie : 2-0, 1-2
Suède – Saint-Marin : 6-0, 5-0
Pays-Bas – Suède : 4-1, 2-3
Suède – Moldavie : 2-1, 4-1
Suède – Finlande : 5-0, 2-1

2ème (qualifiée en tant que meilleur deuxième), 8 victoires, 2 défaites, 31 buts marqués, 11 encaissés

Calendrier du premier tour :
11 juin : 20h45 (Kiev) : Ukraine – Suède
15 juin : 20h45 (Kiev) : Suède – Angleterre
19 juin : 20h45 (Kiev) : Suède – France


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))


Gardiens :
Isaksson.jpg
L'incontournable Andreas Isaksson, ancien du Stade Rennais aujourd'hui au PSV Eindhoven, sera bien évidemment titulaire. Ses doublures, qui sont restées dans son ombre, seront Johan Wiland, déjà présent en 2008, et le plus jeune Pär Hansson.

(1) Andreas Isaksson (photo) (Trelleborg, 03/10/1981 (30 ans), PSV Eindhoven (Pays-Bas) ; 91/0)
(12) Johan Wiland (Borås, 24/01/1981 (31 ans), FC Copenhague (Danemark) ; 7/0)
(23) Pär Hansson (Vejbystrand, 22/06/1986 (25 ans), Helsingborgs IF ; 2/0)

Défenseurs :
Mellberg.jpg

Le vétéran et baroudeur Olof Mellberg est toujours présent en défense centrale, où il devrait être accompagné d'Andreas Granqvist. Les autres défenseurs sélectionnés sont généralement plus jeunes, moins connus et moins expérimentés.

(2) Mikael Lustig (Umeå, 13/12/1986 (25 ans), Celtic Glasgow (Écosse) ; 23/1)
(3) Olof Mellberg (photo) (Gullspång, 03/09/1977 (34 ans), Olympiakos Le Pirée (Grèce) ; 112/7)
(4) Andreas Granqvist (Helsingborg, 16/04/1985 (27 ans), Genoa (Italie) ; 16/2)
(5) Martin Olsson (Gävle, 17/05/1988 (24 ans), Blackburn (Angleterre) ; 8/4)
(13) Jonas Olsson (Landskrona, 10/03/1983 (29 ans), West Bromwich Albion (Angleterre) ; 6/0)
(15) Mikael Antonsson (Karlskrona, 31/05/1981 (31 ans), Bologne (Italie) ; 4/0)
(17) Behrang Safari (Téhéran (Iran), 09/02/1985 (27 ans), RSC Anderlecht (Belgique) ; 23/0)

Milieux :
Svensson.jpg

L'inoxydable Anders Svensson, très populaire dans le championnat suédois mais qui n'a jamais réussi dans un championnat européen majeur, est toujours présent aux côtés du Lyonnais Kim Källström notamment ainsi que de l'ancien nantais Christian Wilhelmsson, aujourd'hui en Arabie Saoudite. En dehors de ce trio plutôt expérimenté, les autres milieux de terrain sont plutôt jeunes et ils ont déjà réussi à s'exporter.

(6) Rasmus Elm (Kalmar, 17/04/1988 (24 ans), AZ Alkmaar (Pays-Bas) ; 22/1)
(7) Sebastian Larsson (Eskilstuna, 06/06/1985 (27 ans), Sunderland (Angleterre) ; 39/5)
(8) Anders Svensson (photo) (Göteborg, 17/07/1976 (35 ans), Elfsborg ; 126/18)
(9) Kim Källström (Sandviken, 24/08/1982 (29 ans), Lyon (France) ; 90/16)
(16) Pontus Wernbloom (Kungälv, 25/06/1986 (25 ans), CSKA Moscou (Russie) ; 21/2)
(18) Samuel Holmén (Annelund, 28/06/1984 (27 ans), Istanbul BB (Turquie) ; 25/2)
(19) Emir Bajrami (Pristina (Kosovo), 07/03/1988 (24 ans), FC Twente (Pays-Bas) ; 15/2)
(21) Christian Wilhelmsson (Malmö, 08/12/1979 (32 ans), Al-Hilal (Arabie Saoudite) ; 72/8)

Attaquants :
Ibrahimovic.jpg

Le capitaine et star de cette équipe Zlatan Ibrahimovi
ć, meilleur buteur du championnat d'Italie sous les couleurs du Milan AC, incarne à lui seul les espoirs de cette équipe. Il faut dire que ses coéquipiers en attaque, bien que talentueux, sont loin d'avoir un niveau équivalent. L'ancien toulousain Johan Elmander, Markus Rosenberg ou Ola Toivonen sont néanmoins des joueurs de talent.

(10) Zlatan Ibrahim
ović(c) (photo) (Malmö, 03/10/1981 (30 ans), Milan AC (Italie) ; 75/29)
(11) Johan Elmander (Alingsås, 27/05/1981 (31 ans), Galatasaray (Turquie) ; 63/16)
(14) Tobias Hysén (Göteborg, 09/03/1982 (30 ans), IFK Göteborg ; 21/7)
(20) Ola Toivonen (Degerfors, 03/07/1986 (25 ans), PSV Eindhoven (Pays-Bas) ; 22/4)
(22) Markus Rosenberg (Malmö, 27/09/1982 (29 ans), Werder Brême (Allemagne) ; 30/6)

Sélectionneur :
Erik Hamrén (27/06/1957 (54 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 28,3 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 39,6

Joueurs évoluant dans le championnat national : 3 (13 %)
À l'étranger : 20, dont 4 aux Pays-Bas, 3 en Angleterre et Italie, 2 en Turquie, 1 en Allemagne, Arabie Saoudite, Belgique, au Danemark, en Écosse, France, Grèce et Russie

Clubs représentés : 22
En Suède : Elfsborg, Helsingborgs IF et IFK Göteborg (1 joueur)
À l'étranger : Pays-Bas : PSV Eindhoven (2 joueurs), AZ Alkmaar et FC Twente (1 joueur) ; Angleterre : Blackburn, Sunderland et West Bromwich Albion (1 joueur) ; Italie : Bologne, Genoa et Milan AC (1 joueur) ; Turquie : Galatasaray et Istanbul BB (1 joueur) ; Allemagne : Werder Brême (1 joueur) ; Arabie Saoudite : Al-Hilal (1 joueur) ; Belgique : RSC Anderlecht (1 joueur) ; Danemark : FC Copenhague (1 joueur) ; Écosse : Celtic Glasgow (1 joueur) ; France : Lyon (1 joueur) ; Grèce : Olympiakos Le Pirée (1 joueur) ; Russie : CSKA Moscou (1 joueur)


• La Suède était la sélection la plus âgée lors de l'Euro 2008. Ce sera aussi le cas à cet Euro 2012, avec une moyenne d'âge de 28,3 ans. Un « titre » partagé avec l'Irlande et la Russie.

• La dernière compétition internationale que la Suède a disputé sans
Henrik Larsson, c'était l'Euro 1992.

• 22 clubs différents sont représentés dans cette sélection : la Suède n'égale pas la Serbie du Mondial 2010 (23 joueurs dans 23 clubs différents) mais c'est un record parmi les équipes qualifiées. Seul le PSV Eindhoven compte plus d'un représentant.

• Ils sont onze parmi les sélectionnés à avoir participé à l'Euro 2008 et huit à avoir participé à la Coupe du Monde 2006. Ibrahimović, Isaksson, Svensson et Mellberg étaient déjà là lors de la Coupe du Monde 2002, le dernier cité ayant même participé à l'Euro 2000.

• Brillant sous les couleurs d'Anderlecht, Christian Wilhelmsson ne s'est jamais véritablement remis de son transfert raté à Nantes en 2006. Après des passages mitigés à la Roma, à Bolton et à La Corogne, il s'est décidé à rejoindre le club saoudien d'Al-Hilal en 2008. En dépit de ce choix de carrière surprenant, le joueur est toujours convoqué par le sélectionneur Erik Hamrén. Il sera avec Robbie Keane l'un des deux seuls joueurs présents à cet Euro qui évoluent hors d'Europe.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:00

Euro2012Ukr-copie-1

Ukraine : première !

La première qualification de sa (jeune) histoire pour un Euro, l'Ukraine ne l'a pas obtenu sur le terrain mais en coulisses le 18 avril 2007 lorsque l'UEFA lui a confié, avec la Pologne, l'organisation de cet Euro 2012. Un choix encore contesté aujourd'hui à quelques jours du début de la compétition Quart de finaliste de la Coupe du Monde 2006 pour sa première participation à une phase finale, l'Ukraine aborde cet Euro avec beaucoup d'interrogations et une équipe en majorité composée de joueurs locaux issus d'un championnat moyennement relevé mais en plein essor. À domicile, poussé par son public et emmenée par la légende Oleh Blokhine (qui entrainait déjà cette équipe en 2006), l'Ukraine saura t-elle renverser des montagnes ?


Fiche pays :
Nom original : Україна (Oukraïna)
Capitale : Kiev (Київ : Kyïv)
Superficie : 603.700 km²
Population : 45,1 millions d'habitants
Langue officielle : ukrainien (українська : oukraïns'ka)
Hymne national : Ще не вмерла Українa (Chtche ne vmerla Oukraïna : L'Ukraine n'est pas encore morte)


Historique à l'Euro :
(1960 – 1988 : URSS et 1992 : CEI) (voir
Russie)
Même remarque que pour la Croatie et la Yougoslavie. Bien que la FIFA ait accordé à la Russie la succession du palmarès et du passé de la sélection soviétique, il serait injuste de marginaliser la contribution ukrainienne. Le Dynamo Kiev n'est-il pas le club le plus titré du pays ? La génération dorée de 1986 – 1988 n'était-elle pas majoritairement constituée de joueurs issus du glorieux Dynamo Kiev de Valery Lobanovski ?
(depuis 1996 : Ukraine) (1ère participation)
1996 à 2008 : non qualifiée


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire : qualifiée d'office en tant que pays organisateur

Calendrier du premier tour :
11 juin : 20h45 (Kiev) : Ukraine – Suède
15 juin : 20h45 (Donetsk) : Ukraine – France
19 juin : 20h45 (Donetsk) : Angleterre – Ukraine


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))
(NB : translittération des noms en français et non en anglais ; noms écrits en ukrainien et non en russe comme souvent)

Gardiens :
Piatov

Aucun des trois sélectionnés n'aurait du être là. L'Ukraine a en effet subi ces derniers mois une véritable hécatombe chez ses gardiens. En janvier dernier, Olexandr Rybka a été suspendu deux ans pour dopage après avoir pris un produit illicite pour perdre du poids sans l'avis des médecins de son club, le Chakhtar Donetsk. Puis c'était au tour d'Andriy Dykan, le gardien du Spartak Moscou, de devoir déclarer forfait, victime de plusieurs fractures au visage. Et enfin, c'est le vétéran Olexandr Chovkovsky qui devait renoncer après une blessure à l'épaule. Résultat : l'Ukraine part à l'Euro avec trois gardiens sans expérience internationale. Koval et Piatov sont même souvent remplaçants dans leurs clubs respectifs.

(1) Maxym Koval (Zaporijia, 09/12/1992 (19 ans), Dynamo Kiev ; 0/0)
(12) Andriy Piatov (photo) (Kirovohrad, 28/06/1984 (27 ans), Chakhtar Donetsk ; 25/0)
(23) Olexandr Horiainov (Kharkiv, 29/06/1975 (36 ans), Metalist Kharkiv ; 1/0)

Défenseurs :
Rakitskiy

L'Ukraine comptera sur beaucoup de jeunes joueurs inexpérimentés dans ce secteur de jeu. Les « vétérans » Chevtchouk, Koutcher et Mykhalyk devraient encadrer la jeune garde symbolisée par Iaroslav Rakitskiy, le prometteur défenseur du Chakhtar Donetsk. À noter l'absence de l'ancien joueur du Barça Dmytro Tchyhrynsky (plus souvent orthographié « Chygrynskiy »).

(2) Ievhen Seline (Novoaidar, 09/05/1988 (24 ans), Vorskla Poltava ; 6/1)
(3) Ievhen Khatcheridi (Melitopol, 28/07/1987 (24 ans), Dynamo Kiev ; 9/0)
(5) Olexandr Koutcher (Kiev, 22/10/1982 (29 ans), Chakhtar Donetsk ; 28/1)
(13) Viatcheslav Chevtchouk (Loutsk, 13/05/1979 (33 ans), Chakhtar Donetsk ; 20/0)
(17) Taras Mykhalyk (Lioubechiv, 28/10/1983 (28 ans), Dynamo Kiev ; 26/0)
(20) Iaroslav Rakitskiy (photo) (Perchotravensk, 03/08/1989 (22 ans), Chakhtar Donetsk ; 15/3)
(21) Bohdan Boutko (Donetsk, 13/01/1991 (21 ans), Illichivets Marioupol ; 8/0)

Milieux :
Tymochtchouk.jpg
L'autre symbole de la sélection ukrainienne, c'est lui. À 33 ans, Anatoliy Tymochtchouk sera au rendez-vous. Il sera accompagné de joueurs au profil plutôt technique, à l'image du redoutable tireur de coup francs Aliiev ou encore de joueurs comme les jeunes espoirs Harmach et Konoplianka ou les expérimentés Narazenko et Rotan.

(4) Anatoliy Tymochtchouk (photo) (Loutsk, 30/03/1979 (33 ans), Bayern Munich (Allemagne) ; 115/4)
(6) Denys Harmach (Milove, 19/04/1990 (22 ans), Dynamo Kiev ; 4/0)
(8) Olexandr Aliiev (Khabarovsk (Russie), 03/02/1985 (27 ans), Dynamo Kiev ; 26/6)
(9) Oleh Houssiev (Stepanivka, 25/04/1983 (29 ans), Dynamo Kiev ; 70/10)
(14) Rouslan Rotan (Poltava, 29/10/1981 (30 ans), Dnipro Dnipropetrovsk ; 56/6)
(18) Serhiy Nazarenko (Kirovohrad, 16/02/1980 (32 ans), Tavriya Simferopol ; 48/12)
(19) Ievhen Konoplianka (Kirovohrad, 29/09/1989 (22 ans), Dnipro Dnipropetrovsk ; 17/5)

Attaquants :
Chevtchenko.jpg

Bien que gêné par des blessures à répétition ces derniers mois, le légendaire Andriy Chevtchenko a tenu à être au rendez-vous pour sa dernière compétition internationale, à domicile qui plus est, lui qui a annoncé vouloir mettre un terme à sa carrière en sélection après l'Euro. L'incontournable Voronine l'accompagne sur le front de l'attaque, aux côtés de joueurs au talent reconnu dans le championnat ukrainien comme l'attaquant serbe naturalisé ukrainien Marko Devytch ou encore Milevskiy et Selezniov, meilleur buteur des deux derniers championnats, ainsi que le jeune Iarmolenko.

(7) Andriy Chevtchenko(c) (photo) (Dvirkivchtchyna, 29/09/1976 (35 ans), Dynamo Kiev ; 106/46)
(10) Andriy Voronine (Odessa, 21/07/1979 (32 ans), Dynamo Moscou (Russie) ; 71/8)
(11) Andriy Iarmolenko (Saint-Pétersbourg (Russie), 23/10/1989 (22 ans), Dynamo Kiev ; 19/8)
(15) Artem Milevskiy (Minsk (Biélorussie), 12/01/1985 (27 ans), Dynamo Kiev ; 44/8)
(16) Ievhen Selezniov (Makiivka, 20/07/1985 (26 ans), Chakhtar Donetsk ; 28/5)
(22) Marko Devytch (Belgrade (Serbie), 27/10/1983 (28 ans), Metalist Kharkiv ; 19/2)

Sélectionneur :
Oleh Blokhine (05/11/1952 (59 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 27,3 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 33,1

Joueurs évoluant dans le championnat national : 21 (91,3 %)
À l'étranger : 2, dont 1 en Allemagne et Russie

Clubs représentés :8
En Ukraine : Dynamo Kiev (9 joueurs), Chakhtar Donetsk (5 joueurs), Dnipro Dnipropetrovsk et Metalist Kharkiv (2 joueurs), Illichivets Marioupol, Tavriya Simferopol et Vorskla Poltava (1 joueur)
À l'étranger : Allemagne : Bayern Munich (1 joueur) ; Russie : Dynamo Moscou (1 joueur)


• Le Dynamo Kiev fournit à lui seul neuf joueurs à cette sélection. Aucun autre club n'est autant représenté au sein des équipes nationales.

• L'élite est très resserrée en Ukraine. Ainsi, seules huit équipes sont représentées dans la liste : aucune autre sélection ne fait aussi peu.

• Huit joueurs parmi les sélectionnés ont participé à la Coupe du Monde 2006, lors de laquelle l'Ukraine a atteint les quarts de finale. À l'époque, le sélectionneur s'appelait déjà Oleh Blokhine.


• Marko Devytch n'est pas le seul joueur naturalisé dans cette sélection. Né en Biélorussie, Artem Milevskiy a évolué dans sa jeunesse au sein des équipes de jeunes de la sélection de son pays natal mais il a finalement opté pour la nationalité ukrainienne après avoir rejoint, très jeune, les rangs du Dynamo Kiev. Un autre joueur naturalisé aurait pu participer à cet Euro : le joueur du Metalist Kharkiv Edmar, né au Brésil et qui a récemment acquis la nationalité ukrainienne. Il compte une sélection et était présent dans la liste de réserve.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 12:05

Euro2012Cro.jpg

Croatie : en position d'outsider

Brillante lors de l'Euro 2008, la Croatie n'a pas été capable de se qualifier par la suite pour la Coupe du Monde 2010, handicapée par les blessures ainsi que par la retraite ou les méformes de certains joueurs majeurs. Elle a également souffert pour se qualifier pour cet Euro 2012, contrainte de passer par les barrages. Mais la Croatie, qui n'a raté que deux rendez-vous internationaux majeurs depuis son indépendance
1, est bien au rendez-vous. Dans un groupe difficile, les Croates pourront compter sur leurs atouts offensifs pour espérer passer le premier tour et pourquoi pas aller plus loin.

(1l'Euro 2000 et la Coupe du Monde 2010)


Fiche pays :
Nom original : Hrvatska
Capitale : Zagreb
Superficie : 56.542 km²
Population : 4,3 millions d'habitants
Langue officielle : croate (hrvatski)
Hymne national : Lijepa naša domovino (Notre belle patrie)


Historique à l'Euro :
(1960 – 1992 : Yougoslavie
1) (4 participations)
1960 : finaliste
1964 : non qualifiée
1968 : finaliste
1972 : non qualifiée
1976 : quatrième
1980 : non qualifiée
1984 : élimination au premier tour
1988 : non qualifiée
1992 : disqualifiée ²
(depuis 1996 : Croatie) (4ème participation)
1996 : quart de finaliste
2000 : non qualifiée
2004 : élimination au premier tour
2008 : quart de finaliste

(1le palmarès et le passé de la Yougoslavie sont généralement attribués à la Serbie, mais il s'agit ici de ne pas marginaliser la contribution de la Croatie à ce qu'a pu être cette équipe par le passé. Ajoutons également que la Croatie est le seul représentant de l'ex-Yougoslavie qualifié à l'Euro 2012)
(² qualifiée sur le terrain pour l'Euro 1992, la Yougoslavie a été disqualifiée en raison de la guerre civile qui faisait rage dans le pays. Elle a été remplacée par le Danemark, deuxième de son groupe éliminatoire... qui finira par remporter le tournoi !)



Euro 2012 :
Parcours éliminatoire :(groupe F)
Lettonie – Croatie : 0-3, 0-2
Croatie – Grèce : 0-0, 0-2
Israël – Croatie : 1-2, 1-3
Croatie – Malte : 3-0, 3-1
Géorgie – Croatie : 1-0, 1-2

2ème (barragiste), 7 victoires, 1 nul, 2 défaites, 18 buts marqués, 7 encaissés
(barrages)
Turquie – Croatie : 0-3, 0-0

Calendrier du premier tour :
10 juin : 20h45 (Poznan) : Irlande – Croatie
14 juin : 18h00 (Poznan) : Italie – Croatie
18 juin : 20h45 (Gdansk) : Croatie – Espagne


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))

Gardiens :
Pletikosa.jpg

Croyez le ou non, les trois gardiens retenus ont tous un rapport avec la France. Le titulaire (et très bon par ailleurs) Stipe Pletikosa, qui a profité du chômage de Vedran Runje pour redevenir titulaire en sélection, a effectué un essai à l'OM en 2001. Sa doublure Danijel Subaši
ć évolue à Monaco, où il s'est illustré en marquant sur coup franc direct lors de la dernière journée de Ligue 2. Ivan Kelava était quant à lui dans les buts du Dinamo Zagreb lors du fameux 7-1 encaissé face à Lyon.

(1) Stipe Pletikosa (photo) (Split, 08/01/1979 (33 ans), FK Rostov (Russie) ; 90/0)
(12) Ivan Kelava (Zagreb, 20/02/1988 (24 ans), Dinamo Zagreb ; 0/0)
(23) Danijel Subašić (Zadar, 27/10/1984 (27 ans), Monaco (France) ; 4/0)

Défenseurs :
Simunic.jpg

Le Lyonnais Dejan Lovren étant forfait car insuffisamment remis de sa blessure, la défense centrale devrait s'articuler autour de l'expérimenté Šimunić et de Schildenfeld. Les côtés devraient être occupés par Ćorluka, Pranjić ou Strinić.

(2) Ivan Strinić (Split, 17/07/1987 (24 ans), Dnipro Dnipropetrovsk (Ukraine) ; 16/0)
(3) Josip Šimunić (photo) (Canberra (Australie), 18/02/1978 (34 ans), Dinamo Zagreb ; 94/3)
(4) Jurica Buljat (Zadar, 12/09/1986 (25 ans), Maccabi Haïfa (Israël) ; 2/0)
(5) Vedran Ćorluka (Derventa (Bosnie-Herzégovine), 05/02/1986 (26 ans), Bayer Leverkusen (Allemagne) ; 54/3)
(6) Danijel Pranjić (Našice, 02/12/1981 (30 ans), Bayern Munich (Allemagne) ; 42/0)
(13) Gordon Schildenfeld (Šibenik, 18/03/1985 (27 ans), Eintracht Francfort (Allemagne) ; 11/0)
(21) Domagoj Vida (Osijek, 29/04/1989 (23 ans), Dinamo Zagreb ; 9/0)

Milieux :
Modric.jpg

Le joyau de ce milieu de terrain est bien évidemment Luka Modrić, le très créatif joueur de Tottenham et accessoirement sosie de Johann Cruyff. Il sera entouré de joueurs techniques comme le capitaine Srna, Kranjčar ou Rakitić mais également par des joueurs au profil plus défensif à l'image du rugueux Ognjen Vukojević.

(7) Ivan Rakitić (Möhlin (Suisse), 10/03/1988 (24 ans), FC Séville (Espagne) ; 40/8)
(8) Ognjen Vukojević (Bjelovar, 20/12/1983 (28 ans), Dynamo Kiev (Ukraine) ; 38/4)
(10) Luka Modrić (photo) (Zadar, 09/09/1985 (26 ans), Tottenham (Angleterre) ; 54/8)
(11) Darijo Srna(c) (Metković, 01/05/1982 (30 ans), Chakhtar Donetsk (Ukraine) ; 90/19)
(14) Milan Badelj (Zagreb, 25/02/1989 (23 ans), Dinamo Zagreb ; 4/1)
(15) Ivo Iličević (Aschaffenbourg (Allemagne), 14/11/1986 (25 ans), Hambourg SV (Allemagne) ; 5/1)
(16) Tomislav Dujmović (Zagreb, 26/02/1981 (31 ans), Real Saragosse (Espagne) ; 17/0)
(19) Niko Kranjčar (Zagreb, 13/08/1984 (27 ans), Tottenham (Angleterre) ; 70/14)
(20) Ivan Perišić (Split, 02/02/1989 (23 ans), Borussia Dortmund (Allemagne) ; 9/0)

Attaquants :
Eduardo.jpg

Coup dur avec la blessure lors d'un match amical face à la Norvège d'Ivica Olić, l'attaquant du Bayern Munich, qui a été remplacé par Nikola Kalinić. Les clés du secteur offensif devraient donc revenir à Mandžukić ainsi qu'au joueur d'origine brésilienne Eduardo da Silva, absent de l'Euro 2008 en raison d'une grave blessure alors qu'il était en pleine bourre. La sélection croate dispose également d'un joker intéressant en la personne de Nikica Jelavić. À noter que l'ancien nantais Ivan Klasnić ainsi que Mladen Petrić ne faisaient même pas partie de la pré-sélection.

(9) Nikica Jelavić (Čapljina (Bosnie-Herzégovine), 27/08/1985 (26 ans), Everton (Angleterre) ; 18/2)
(17) Mario Mandžukić (Slavonski Brod, 21/05/1986 (26 ans), VfL Wolfsbourg (Allemagne) ; 28/5)
(18) Nikola Kalinić (Solin, 05/01/1988 (24 ans), Dnipro Dnipropetrovsk (Ukraine) ; 13/5)
(22) Eduardo da Silva (photo) (Rio de Janeiro (Brésil), 25/02/1983 (29 ans), Chakhtar Donetsk (Ukraine) ; 46/22)

Sélectionneur :
Slaven Bilić (11/09/1968 (43 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 26,7 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 32,8

Joueurs évoluant dans le championnat national : 4 (17,4 %)
À l'étranger : 19, dont 6 en Allemagne, 5 en Ukraine, 3 en Angleterre, 2 en Espagne, 1 en France, Israël et Russie

Clubs représentés : 16
En Croatie : Dinamo Zagreb (4 joueurs)
À l'étranger : Allemagne : Bayern Munich, Bayer Leverkusen, Borussia Dortmund, Eintracht Francfort, Hambourg SV et VfL Wolfsbourg (1 joueur) ; Ukraine : Chakhtar Donetsk et Dnipro Dnipropetrovsk (2 joueurs), Dynamo Kiev (1 joueur) ; Angleterre : Tottenham (2 joueurs), Everton (1 joueur) ; Espagne : FC Séville et Real Saragosse (1 joueur) ; France : Monaco (1 joueur) ; Israël : Maccabi Haïfa (1 joueur) ; Russie : FK Rostov (1 joueur)


• Ce sera la dernière compétition de Slaven Bilić à la tête de la sélection croate. L'ancien défenseur central, connu pour avoir fait expulser Laurent Blanc en demi-finales de la Coupe du Monde 1998, rejoindra le Lokomotiv Moscou après l'Euro.

• La Croatie disputera tous ses matchs du premier tour en Pologne, à Gdansk et à Poznan. Dommage, car nombre de ses joueurs se seraient senti à leur aise en Ukraine : cinq joueurs évoluent dans ce championnat. À part l'Ukraine, aucune équipe ne fait mieux.


• Dix joueurs étaient présents à l'Euro 2008. Sans compter Ivica Olić, initialement présent dans la liste mais finalement blessé. En revanche, ils n'étaient que cinq à avoir participé à la dernière Coupe du Monde disputée par la Croatie, en 2006, toujours sans compter Olić.

• Jurica Buljat, joueur du Maccabi Haïfa, sera le seul représentant du championnat israélien à l'Euro.

• Le Dinamo Zagreb a beau être passé complètement à côté de sa Ligue des Champions la saison dernière (6 défaites en 6 matchs, 3 buts marqués pour 22 encaissés), il reste le club dominateur dans le championnat croate puisqu'il a remporté les sept derniers titres de champion. Les quatre joueurs « locaux » de la sélection croate pour l'Euro 2012 sont issus de ce club.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 11:54

Euro2012Irl.jpg

Irlande : enfin le grand retour

Dix ans. C'est la durée qui nous sépare de la dernière phase finale disputée par la sélection irlandaise. C'était en 2002 lors de la Coupe du Monde asiatique et les coéquipiers de Robbie Keane avaient atteint les huitièmes de finale, éliminés seulement aux tirs au but par l'Espagne. Cet Euro 2012 marque donc le grand retour de l'Irlande sur la scène internationale, deux ans après le célèbre épisode de la main de Thierry Henry
1qui a contribué à l'élimination des Verts en match de barrage de la Coupe du Monde 2010 face à la France. On ne saurait trop définir les objectifs de l'Irlande dans cet Euro 2012 (leur première participation à cette compétition depuis 24 ans). Versés dans un groupe difficile en compagnie de deux prétendants à la victoire finale et d'un outsider toujours difficile à jouer, les Irlandais seront véritablement les petits poucets du groupe.

(1si l'on veut être juste, on n'oubliera pas de préciser que l'Irlande doit aussi sa qualification pour cet Euro 2012 à une erreur d'arbitrage. Lors du dernier match éliminatoire face à l'Arménie, l'attaquant irlandais Simon Cox a contrôlé le ballon de la main (une main non signalée) avant de se présenter face au gardien arménien Roman Berezovsky sorti hors de sa surface. Ce dernier a touché le ballon de la poitrine mais il a été expulsé par l'arbitre pour une main totalement imaginaire, et ce alors qu'il y avait en plus faute de main de l'attaquant auparavant. Face à des Caucasiens réduits à dix une bonne partie de la rencontre, l'Irlande s'imposera finalement 2-1 et parviendra à décrocher une place en barrages)


Fiche pays :
Nom original : Ireland (anglais) ou Éire (irlandais)
Capitale : Dublin
Superficie : 70.273 km²
Population : 4,7 millions d'habitants
Langues officielles : anglais (english) et irlandais (gaeilge)
Hymne national : Amhrán na bhFiann (La Chanson du Soldat)


Historique à l'Euro : (2ème participation)
1960 à 1984 : non qualifiée
1988 : élimination au premier tour
1992 à 2008 : non qualifiée


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire : (groupe B)
Arménie – Irlande : 0-1, 1-2
Irlande – Andorre : 3-1, 2-0
Irlande – Russie : 2-3, 0-0
Slovaquie – Irlande : 1-1, 0-0
Irlande – Macédoine : 2-1, 2-0

2ème (barragiste), 6 victoires, 3 nuls, 1 défaite, 15 buts marqués, 7 encaissés
(barrages)
Estonie – Irlande : 0-4, 1-1

Calendrier du premier tour :
10 juin : 20h45 (Poznan) : Irlande – Croatie
14 juin : 20h45 (Gdansk) : Espagne – Irlande
18 juin : 20h45 (Poznan) : Italie – Irlande


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de 
sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))


Gardiens :
Given.jpg

Présent en sélection depuis seize ans, Shay Given est le gardien emblématique de la sélection irlandaise. Détenteur du nombre de record de sélections dans son pays, le gardien d'Aston Villa n'a laissé que des miettes à ses concurrents depuis ses débuts.

(1) Shay Given (photo) (Lifford, 20/04/1976 (36 ans), Aston Villa (Angleterre) ; 121/0)
(16) Keiren Westwood (Manchester (Angleterre), 23/10/1984 (27 ans), Sunderland (Angleterre) ; 9/0)
(23) David Forde (Galway, 20/12/1979 (32 ans), Milwall (Angleterre) ; 2/0)

Défenseurs :
O-Shea.jpg

Les anciens Richard Dunne et John O'Shea sont présents. Ils devraient être accompagnés en défense de Stephen Ward et Sean St Ledger. Initialement présent sur la liste des réservistes, Paul McShane a été inclus dans la liste après la blessure de Kevin Foley.

(2) Sean St Ledger (Birmingham (Angleterre), 28/12/1984 (27 ans), Leicester City (Angleterre) ; 26/2)
(3) Stephen Ward (Dublin, 20/08/1985 (26 ans), Wolverhampton (Angleterre) ; 11/2)
(4) John O'Shea (photo) (Waterford, 30/04/1981 (31 ans), Sunderland (Angleterre) ; 75/1)
(5) Richard Dunne (Tallaght, 21/09/1979 (32 ans), Aston Villa (Angleterre) ; 72/8)
(12) Stephen Kelly (Dublin, 06/09/1983 (28 ans), Fulham (Angleterre) ; 30/0)
(13) Paul McShane (Kilpedder, 06/01/1986 (26 ans), Hull City (Angleterre) ; 27/0)
(18) Darren O'Dea (Dublin, 04/02/1987 (25 ans), Celtic Glasgow (Écosse) ; 14/0)

Milieux :
Duff.jpg

Andrews et Whelan devraient être titulaires dans l'axe du milieu de terrain, accompagnés sur les ailes par l'expérimenté Damien Duff et le virevoltant Aiden McGeady, l'un des rares joueurs de cette sélection à ne pas évoluer en Angleterre. Paul Green a pris la place dans la sélection de Keith Fahey, blessé.

(6) Glenn Whelan (Dublin, 13/01/1984 (28 ans), Stoke City (Angleterre) ; 38/2)
(7) Aiden McGeady (Glasgow (Écosse), 04/04/1986 (26 ans), Spartak Moscou (Russie) ; 48/2)
(8) Keith Andrews (Dublin, 13/09/1980 (31 ans), West Bromwich Albion (Angleterre) ; 28/3)
(11) Damien Duff (photo) (Ballyboden, 02/03/1979 (33 ans), Fulham (Angleterre) ; 96/8)
(15) Darron Gibson (Derry (Irlande du Nord), 25/10/1987 (24 ans), Everton (Angleterre) ; 18/1)
(17) Stephen Hunt (Waterford, 01/08/1981 (30 ans), Wolverhampton (Angleterre) ; 38/1)
(21) Paul Green (Pontefract (Angleterre), 10/04/1983 (29 ans), Derby County (Angleterre) ; 10/1)
(22) James McClean (Derry (Irlande du Nord), 22/04/1989 (23 ans), Sunderland (Angleterre) ; 2/0)

Attaquants :
Keane.jpg

Malgré son exil doré aux États-Unis, Robbie Keane conserve la confiance du sélectionneur Giovanni Trapattoni. À bientôt 32 ans, le capitaine et meilleur buteur de l'histoire de la sélection irlandaise fait bel et bien parti de la liste des joueurs amenés à disputer cet Euro 2012. Il sera accompagné par Kevin Doyle tandis que les moins expérimentés Cox, Long et Walters devraient être remplaçants.

(9) Kevin Doyle (Adamstown, 18/09/1983 (28 ans), Wolverhampton (Angleterre) ; 47/10)
(10) Robbie Keane(c) (photo) (Dublin, 08/07/1980 (31 ans), Los Angeles Galaxy (États-Unis) ; 116/53)
(14) Jonathan Walters (Moreton (Angleterre), 20/09/1983 (28 ans), Stoke City (Angleterre) ; 6/1)
(19) Shane Long (Gortnahoe, 22/01/1987 (25 ans), West Bromwich Albion (Angleterre) ; 25/7)
(20) Simon Cox (Reading (Angleterre), 28/04/1987 (25 ans), West Bromwich Albion (Angleterre) ; 11/3)

Sélectionneur :
Giovanni Trapattoni (Italie, 17/03/1939 (73 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 28,3 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 37,8

Joueurs évoluant dans le championnat national : aucun (0 %)
À l'étranger : 23 (tous), dont 20 en Angleterre, 1 en Écosse, aux États-Unis et en Russie

Clubs représentés : 14
À l'étranger : Angleterre :Sunderland, West Bromwich Albion et Wolverhampton (3 joueurs), Aston Villa, Fulham et Stoke City (2 joueurs), Derby County, Everton, Hull City, Leicester City et Milwall (1 joueur) ; Écosse : Celtic Glasgow (1 joueur) ; États-Unis : Los Angeles Galaxy (1 joueur) ; Russie : Spartak Moscou (1 joueur)


• Avec une moyenne d'âge de 28,3 ans, l'Irlande est avec la Russie et la Suède l'une des sélections les plus âgées de cet Euro 2012.

• Le sélectionneur italien de cette sélection, Giovanni Trapattoni, a fêté ses 73 ans en mars dernier. C'est le doyen des sélectionneurs présents à cet Euro. À noter qu'il entraîne en parallèle la sélection du Vatican.

• Aucun joueur n'était bien évidemment de la dernière phase finale d'Euro disputé par l'Irlande, en 1988. En revanche, ils sont quatre à avoir disputé la Coupe du Monde 2002 : Duff, Dunne, Given et Keane.

• En difficulté en Angleterre depuis son transfert raté à Liverpool en 2008, Robbie Keane a choisi de rejoindre David Beckham au sein du club américain des Los Angeles Galaxy à l'été 2011. Il est avec le Suédois Christian Wilhelmsson l'un des deux joueurs sélectionnés pour l'Euro 2012 à évoluer hors d'Europe.

• L'Irlande est la seule équipe de cet Euro 2012 à ne compter aucun joueur évoluant dans son championnat national.

• 20 des 23 joueurs irlandais sélectionnés évoluent en Premier League. Seuls Robbie Keane (aux États-Unis), Aiden McGeady (en Russie) et Darren O'Dea (en Écosse) n'y jouent pas. La sélection irlandaise mérite donc bien ce surnom d'Angleterre bis. Mais on touche ici aux limites du concept « Premier League, meilleur championnat du monde ». Si tel était le cas, l'Irlande serait l'une des meilleures équipes au monde, or ce n'est pas le cas. Les quatre clubs les plus représentés sont Sunderland (13ème en 2011/2012), West Bromwich Albion (10ème) et Wolverhampton (dernier). Le club anglais le mieux classé où joue un joueur irlandais est Everton (7ème). Et quatre joueurs évoluent même dans des clubs de deuxième division. On tient ici la preuve que ce sont les clubs de l'élite qui tirent le championnat anglais vers le haut.

• Autre preuve du lien fort qui unit la sélection irlandaise à l'Angleterre et au Royaume-Uni en général : cinq joueurs y sont nés. Deux autres sont nés en Irlande du Nord et un en Écosse.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 11:34

Euro2012Ita.jpg

Italie : un nouveau visage ?

La victoire lors de la Coupe du Monde 2006 fait désormais partie du passé pour l'Italie, et le deuxième retour manqué de Marcello Lippi à la tête de la sélection à l'occasion notamment d'un Mondial 2010 calamiteux l'a confirmé. Cesare Prandelli est arrivé après cet échec avec la volonté de reconstruire la sélection et de lui donner un style nouveau, plus offensif. À l'issue d'éliminatoires réussis, le pari semblait gagné mais depuis la
Squadra Azzura piétine. Et à ces mauvais résultats sportifs sont venus s'ajouter une nouvelle affaire de paris truqués qui vise notamment plusieurs joueurs de la sélection. Bref, l'Italie n'aborde pas cet Euro dans les meilleures conditions mais elle a su prouver par le passé qu'elle savait faire fi de ce genre d'évènements. Après tout, n'a t-elle pas remporté ses deux derniers titres de champion du monde alors qu'elle était au cœur de scandales ?


Fiche pays :
Nom original : Italia
Capitale : Rome (Roma)
Superficie : 301.336 km²
Population : 59,5 millions d'habitants
Langue officielle : italien (italiano)
Hymne national : Fratelli d'Italia (Frères d'Italie)


Historique à l'Euro : (8ème participation)
1960 à 1964 : non qualifiée
1968 : vainqueur
1972 à 1976 : non qualifiée
1980 : quatrième
1984 : non qualifiée
1988 : demi-finaliste
1992 : non qualifiée
1996 : élimination au premier tour
2000 : finaliste
2004 : élimination au premier tour
2008 : quart de finaliste


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire :(groupe C)
Estonie – Italie : 1-2, 3-0
Italie – Îles Féroé : 5-0, 1-0
Irlande du Nord – Italie : 0-0, 0-3
Italie – Serbie : 3-0 (par forfait), 1-1
Slovénie – Italie : 0-1, 0-1

1ère (qualifiée), 8 victoires, 2 nuls, 20 buts marqués, 2 encaissés

Calendrier du premier tour :
10 juin : 18h00 (Gdansk) : Espagne – Italie
14 juin : 18h00 (Poznan) : Italie – Croatie
18 juin : 20h45 (Poznan) : Italie – Irlande


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de 
sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))


Gardiens :
Buffon.jpg

L'inévitable Buffon, promu capitaine depuis la retraite internationale de Fabio Cannavaro après le Mondial 2010, sera bien évidemment le titulaire dans les cages. Après de nombreuses blessures, il semble avoir retrouvé son meilleur niveau. Sa doublure Morgan De Sanctis, vétéran de cette équipe, était déjà là en 2008 et 2010. Ce sera en revanche une première pour le prometteur gardien du PSG Salvatore Sirigu.

(1) Gianluigi Buffon(c) (photo) (Carrare, 28/01/1978 (34 ans), Juventus Turin ; 113/0)
(12) Salvatore Sirigu (Nuoro, 12/01/1987 (25 ans), Paris Saint-Germain (France) ; 2/0)
(14) Morgan De Sanctis (Guardiagrele, 26/03/1977 (35 ans), Naples ; 4/0)

Défenseurs :
Chiellini.jpg

Des incertitudes demeurent autour de la défense centrale. Leonardo Bonucci tiendra bien son poste mais Giorgio Chiellini reviendra à peine de blessure. Quant à Andrea Barzagli, il manquera à coup sur au moins le premier tour et le sélectionner serait un énorme risque. Initialement sélectionné, le joueur du Zenit Saint-Pétersbourg Domenico Criscito a du déclarer forfait car il est mêlé à l'affaire de paris truqués qui touche actuellement le football italien. Les autres joueurs, sans être tous jeunes, n'ont que peu d'expérience au niveau international.

(2) Christian Maggio (Montecchio Maggiore, 11/02/1982 (30 ans), Naples ; 15/0)
(3) Giorgio Chiellini (photo) (Pise, 14/08/1984 (27 ans), Juventus Turin ; 50/2)
(4) Angelo Ogbonna (Cassino, 23/05/1988 (24 ans), Torino ; 2/0)
(6) Federico Balzaretti (Turin, 06/12/1981 (30 ans), Palerme ; 7/0)
(7) Ignazio Abate (Sant'Agata de' Goti, 12/11/1986 (25 ans), Milan AC ; 2/0)
(15) Andrea Barzagli (Fiesole, 08/05/1981 (31 ans), Juventus Turin ; 28/0)
(19) Leonardo Bonucci (Viterbe, 01/05/1987 (25 ans), Juventus Turin ; 13/2)

Milieux :
Pirlo.jpg

Ce n'est peut être pas celui de l'Espagne ou de l'Allemagne mais le milieu de terrain italien recèle de joueurs de qualité. À commencer par Andrea Pirlo, qui a retrouvé une seconde jeunesse à la Juventus, ainsi que de son compère champion du monde Daniele De Rossi. Marchisio, Montolivo ou encore le joueur du PSG Thiago Motta constituent d'autre solutions.

(5) Thiago Motta (São Bernardo do Campo (Brésil), 28/08/1982 (29 ans), Paris Saint-Germain (France) ; 7/1)
(8) Claudio Marchisio (Chieri, 19/01/1986 (26 ans), Juventus Turin ; 19/1)
(13) Emanuele Giaccherini (Bibbiena, 05/05/1985 (27 ans), Juventus Turin ; 0/0)
(16) Daniele De Rossi (Rome, 24/07/1983 (28 ans), AS Rome ; 71/10)
(18) Riccardo Montolivo (Caravaggio, 18/01/1985 (27 ans), Fiorentina ; 32/1)
(21) Andrea Pirlo (photo) (Flero, 19/05/1979 (33 ans), Juventus Turin ; 82/9)
(22) Alessandro Diamanti (Prato, 02/05/1983 (29 ans), Bologne ; 1/0)
(23) Antonio Nocerino (Naples, 09/04/1985 (27 ans), Milan AC ; 10/0)

Attaquants :
Cassano.jpg

Excellent lors des éliminatoires et parti pour être titulaire, Guiseppe Rossi s'est gravement blessé en avril dernier et ce alors qu'il se remettait à peine d'une autre grave blessure. Il est donc forfait pour cet Euro. L'Italie devrait s'appuyer sur le vétéran Antonio Di Natale, toujours très performant malgré ses 34 ans, et sur Mario Balotelli. Antonio Cassano est également présent : il a réussi à se remettre d'un accident vasculaire cérébral dont il a été victime en octobre dernier. Les autres attaquants de la liste, Borini et Giovinco, sont jeunes et inexpérimentés au niveau international.

(9) Mario Balotelli (12/08/1990 (21 ans), Manchester City (Angleterre) ; 7/1)
(10) Antonio Cassano (photo) (12/07/1982 (29 ans), Milan AC ; 28/9)
(11) Antonio Di Natale (13/10/1977 (34 ans), Udinese ; 36/10)
(17) Fabio Borini (29/03/1991 (21 ans), AS Rome ; 1/0)
(20) Sebastian Giovinco (26/01/1987 (25 ans), Parme ; 7/0)

Sélectionneur :
Cesare Prandelli (19/08/1957 (54 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 27,9 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 23,3

Joueurs évoluant dans le championnat national : 20 (86,9 %)
À l'étranger : 3, dont 2 en France, 1 en Angleterre

Clubs représentés : 10
En Italie : Juventus Turin (7 joueurs), Milan AC (3 joueurs), AS Rome et Naples (2 joueurs), Bologne, Fiorentina, Palerme, Parme et Udinese (1 joueur)
À l'étranger : France : Paris Saint-Germain (2 joueurs) ; Angleterre : Manchester City (1 joueur)


• Quelques mots sur Gianluigi Buffon : le gardien et capitaine de la sélection italienne a été élu Meilleur Gardien de but au monde au XXIè siècle par l'IFFHS en janvier dernier. Il a également battu le record de sélections sous le maillot italien (111) détenu jusqu'alors par Dino Zoff. Autre particularité : c'est le seul joueur présent à cet Euro à avoir disputé la Coupe du Monde 1998.

• Il ne reste plus que quatre champions du monde 2006 dans cette sélection : Barzagli, Buffon, De Rossi et Pirlo.

• En revanche, ils sont dix à avoir fait partie du fiasco sud-africain en 2010.

• C'est la première compétition que l'Italie dispute sans Fabio Cannavaro depuis 1996 et la première sans Gennaro Gattuso depuis 2000.

• Antonio Cassano semble marquer un point d'honneur à ne disputer que les Euros et pas les Coupes du Monde. Les retours en grâce en sélection de ce joueur à la carrière instable correspondent à chaque fois à une phase finale de Championnat d'Europe des Nations. Le joueur du Milan AC a ainsi participé aux Euros 2004 et 2008 tout en manquant les Mondiaux 2006 et 2010.

• Le retour au premier plan de la Juventus Turin cette saison, symbolisé par un titre de champion et une finale de coupe, n'a pas échappé au sélectionneur Cesare Prandelli : 7 des 23 sélectionnés jouent pour le club piémontais.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 11:21

Euro2012Esp.jpg

Espagne : à la défense du titre

Le voilà, le grand favori, le champion d'Europe en titre ! Autrefois toujours placée, souvent magnifique a voir jouer mais jamais gagnante, l'Espagne s'est transformé depuis cinq ans en une véritable machine, remportant successivement l'Euro 2008 puis la Coupe du Monde 2010. Mais le temps des conquêtes est terminé et cette fois, elle devra défendre son titre acquis de haute lutte en Autriche il y a quatre ans, emmenée par ses stars surmédiatisées. Une tache qui s'annonce ardue car l'Espagne est désormais l'équipe à battre et car elle semble avoir moins de certitudes que les années précédentes. Mais elle reste néanmoins la grande favorite de l'Euro, avec en plus la volonté de rentrer un peu plus dans l'histoire.


Fiche pays :
Nom original : España
Capitale : Madrid
Superficie : 505.911 km²
Population : 46,7 millions d'habitants
Langue officielle : espagnol (español)
Hymne national : La Marcha Real (La Marche royale)


Historique à l'Euro : (9ème participation)
1960 : non qualifiée
1964 : vainqueur
1968 à 1976 : non qualifiée
1980 : élimination au premier tour
1984 : finaliste
1988 : élimination au premier tour
1992 : non qualifiée
1996 : quart de finaliste
2000 : quart de finaliste
2004 : élimination au premier tour
2008 : vainqueur


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire : (groupe I)
Liechtenstein – Espagne : 0-4, 0-6
Espagne – Lituanie : 3-1, 3-1
Écosse – Espagne : 2-3, 1-3
Espagne – République Tchèque : 2-1, 2-0

1ère (qualifiée), 8 victoires, 26 buts marqués, 6 encaissés

Calendrier du premier tour :
10 juin : 18h00 (Gdansk) : Espagne – Italie
14 juin : 20h45 (Gdansk) : Espagne – Irlande
18 juin : 20h45 (Gdansk) : Croatie – Espagne


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de 
sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))


Gardiens :
Casillas.jpg
On ne change pas une équipe qui gagne. L'inamovible Iker Casillas est bien entendu au rendez-vous, tout comme sa doublure habituelle José Manuel Reina. Pour le poste de troisième gardien, Vicente del Bosque a opté pour la continuité en faisant confiance au champion du monde Víctor Valdés plutôt qu'au jeune David de Gea.

(1) Iker Casillas(c) (photo) (Móstoles, 20/05/1981 (31 ans), Real Madrid ; 129/0)
(12) Víctor Valdés (L'Hospitalet de Llobregat, 14/01/1982 (30 ans), FC Barcelone ; 7/0)
(23) José Manuel Reina (Madrid, 31/08/1982 (29 ans), Liverpool (Angleterre) ; 24/0)

Défenseurs :
Pique.jpg
Le gros coup dur pour cette défense est l'absence de l'expérimenté Carles Puyol, blessé au genou. Gerard Piqué devrait tenir la baraque en défense, en compagnie de Sergio Ramos qui devra sans doute dépanner au centre. Autre joueur absent : Joan Capdevila, qui a fait une saison quasi-blanche à Benfica. Son absence profite au jeune Jordi Alba. Les autres convoqués ont déjà été des campagnes de 2008 et 2010, à l'exception du joueur de l'Atlético Madrid Juanfran qui a été convoqué en sélection pour la première fois à l'occasion de cet Euro.

(2) Raúl Albiol (Vilamarxant, 04/09/1985 (26 ans), Real Madrid ; 32/0)
(3) Gerard Piqué (photo) (Barcelone, 02/02/1987 (25 ans), FC Barcelone ; 38/4)
(4) Javier « Javi » Martínez (Estella-Lizarra, 02/09/1988 (23 ans), Athletic Bilbao ; 7/0)
(5) Juan Francisco Torres « Juanfran » (Crevillent, 09/01/1985 (27 ans), Atlético Madrid ; 1/0)
(15) Sergio Ramos (Camas, 30/03/1986 (26 ans), Real Madrid ; 84/6)
(17) Álvaro Arbeloa (Salamanque, 17/01/1983 (29 ans), Real Madrid ; 33/0)
(18) Jordi Alba (L'Hospitalet de Llobregat, 21/03/1989 (23 ans), Valence CF ; 4/0)

Milieux :
Xavi.jpg
C'est le secteur clé des succès de la sélection espagnole, celui des joueurs dont on surmédiatise le fait qu'ils ne soient pas assez médiatisés. Le trio barcelonais Xavi-Busquets-Iniesta est bien évidemment au rendez-vous, tout comme les indispensables Fàbregas, Silva et Xabi Alonso. Vainqueur de l'Euro 2008 mais non sélectionné pour la Coupe du Monde 2010, Cazorla est présent tout comme le champion du monde Jesús Navas.

(6) Andrés Iniesta (Fuentealbilla, 11/05/1984 (28 ans), FC Barcelone ; 64/10)
(8) Xavier « Xavi » Hernández (photo) (Terrassa, 25/01/1980 (32 ans), FC Barcelone ; 108/11)
(10) Francesc « Cesc » Fàbregas (Arenys de Mar, 04/05/1987 (25 ans), FC Barcelone ; 63/8)
(14) Xabier « Xabi » Alonso (Tolosa, 25/11/1981 (30 ans), Real Madrid ; 94/12)
(16) Sergio Busquets (Sabadell, 16/07/1988 (23 ans), FC Barcelone ; 38/0)
(20) Santiago « Santi » Cazorla (Lugo de Llanera, 13/12/1984 (27 ans), Malaga CF ; 41/5)
(21) David Silva (Arguienguín (Îles Canaries), 08/01/1986 (26 ans), Manchester City (Angleterre) ; 56/15)
(22) Jesús Navas (Séville, 21/11/1985 (26 ans), FC Séville ; 16/1)

Attaquants :
Torres.jpg
Meilleur buteur de l'histoire de la sélection, meilleur buteur de l'Euro 2008 et co-meilleur buteur de la Coupe du Monde 2010, David Villa s'est blessé au genou en décembre dernier et n'a pas pu être remis à temps pour cet Euro. Un autre coup dur pour l'Espagne. En attaque, la Roja pourra compter sur le champion d'Europe (en club) Fernando Torres, qui semble de retour en forme mais qui est dans une période creuse depuis deux ans. Les autres attaquants de pointe sont le Basque Fernando Llorente et Álvaro Negredo, préféré à Roberto Soldado. Les ailiers champions du monde Mata et Pedro font également partie de la liste.

(7) Pedro Rodríguez (Santa Cruz de Ténérife (Îles Canaries), 28/07/1987 (24 ans), FC Barcelone ; 15/2)
(9) Fernando Torres (photo) (Fuenlabrada, 20/03/1984 (28 ans), Chelsea (Angleterre) ; 91/27)
(11) Álvaro Negredo (Madrid, 20/08/1985 (26 ans), FC Séville ; 8/5)
(13) Juan Mata (Burgos, 28/04/1988 (24 ans), Chelsea (Angleterre) ; 16/5)
(19) Fernando Llorente (Pampelune, 26/02/1985 (27 ans), Athletic Bilbao ; 20/7)

Sélectionneur :
Vicente del Bosque (23/12/1950 (61 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 26,7 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 43

Joueurs évoluant dans le championnat national : 19 (82,6 %)
À l'étranger : 4, tous en Angleterre

Clubs représentés : 10
En Espagne : FC Barcelone (7 joueurs), Real Madrid (5 joueurs), Athletic Bilbao et FC Séville (2 joueurs), Atlético Madrid, Malaga CF et Valence CF (1 joueur)
À l'étranger : Angleterre : Chelsea (2 joueurs), Liverpool et Manchester City (1 joueur)


• Avec 129 sélections, Iker Casillas est le joueur le plus expérimenté présent à cet Euro. Le gardien du Real Madrid n'a pourtant que 31 ans. Il faut dire qu'il a débuté très jeune en sélection, à seulement 19 ans. Casillas participera à son quatrième Euro consécutif et il a également joué trois Coupes du Monde. Il est devenu en novembre dernier le recordman du nombre de sélections en équipe d'Espagne, devant l'ancien gardien Andoni Zubizarreta.

• Avec 43 sélections en moyenne par joueur, l'Espagne est l'équipe la plus expérimentée de cet Euro.

• Élu meilleur joueur de l'Euro 2008, Xavi remettra lui aussi son titre en jeu.

• Les statistiques de l'Espagne ces dernières années sont parfois impressionnantes. La dernière défaite de la
Rojalors d'un match éliminatoire remonte au 7 octobre 2006, c'était en Suède pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2008 (0-2). Leur dernière non victoire remonte au 8 septembre 2007, c'était en Islande, toujours lors des éliminatoires de l'Euro 2008 (1-1). Depuis, l'Espagne a enchaîné 22 victoires consécutives. En outre, si l'on excepte la Coupe des Confédérations 2009, l'Espagne n'a plus perdu un match à élimination directe depuis le huitième de finale du Mondial 2006 perdu face à la France (1-3). C'est aussi le dernier match à élimination directe où l'Espagne a encaissé un but.

• En cas de victoire finale, l'Espagne serait la première équipe dans l'histoire à remporter un deuxième Euro consécutif et à remporter consécutivement trois titres majeurs. Elle remporterait en outre son troisième Euro, égalant le record détenu par l'Allemagne.

• L'équipe sélectionnée pour l'Euro 2012 comprend 12 joueurs qui ont remporté l'Euro en 2008 et 19 champions du monde 2010.

• La volonté de Luis Aragonés, le précédent sélectionneur, de briser l'axe madrilèno-barcelonais n'aura pas fait long feu. Depuis quelques années, les deux clubs majeurs écrasent le football espagnol et ils représentent à eux seuls plus de la moitié des joueurs sélectionnés.

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