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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 02:20

Retour sur la dernière journée de la phase de groupes de l'Euro 2012
(photos : uefa.com)



Groupe A :

Euro-4.jpg
Le capitaine grec Giorgos Karagounis échappe à la vigilance de la défense russe pour ouvrir le score. La Grèce s'impose 1-0 et se qualifie pour les quarts de finale en compagnie de la République Tchèque, vainqueur de la Pologne (1-0). La Russie et la Pologne sont éliminées

Certes, le suspense était encore présent partout puisque aucune équipe n'était qualifiée pour les quarts de finale. Mais ce groupe A était surement le plus serré de tous, comme annoncé lors du tirage au sort. Tout le monde pouvait encore se qualifier pour les quarts de finale.
Le match des extrêmes opposait, à Varsovie, la Russie, leader avant cette journée, et la Grèce, dernière. Pendant ce temps, à Wroclaw, la République Tchèque affrontait le pays organisateur, la Pologne, dans un match couperet.
Obligée de gagner, la Pologne se rue à l'attaque pour espérer se qualifier. Dans l'autre rencontre, la Russie tente de gérer tranquillement étant donné qu'un nul lui suffisait pour passer, non sans se faire quelques frayeurs. Le tournant intervient dans les arrêts de jeu de la première période : le capitaine grec Giorgos Karagounis profite d'une erreur défensive russe pour foncer vers le but puis battre Malafeïev d'une frappe croisée. Au meilleur des moments possibles, la Grèce ouvre le score face à la Russie et mène 1-0 à la pause. Pendant ce temps, à Wroclaw, le score dans le derby entre Tchèques et Polonais est toujours de 0-0. La Russie, malgré le score en sa défaveur, est alors qualifiée en compagnie de la Grèce.
Consciente que ce résultat lui est défavorable, la République Tchèque affirme ses intentions tandis que la Russie tente d'égaliser pour ne pas avoir à dépendre du résultat de l'autre match. Denissov voit notamment sa frappe passer de peu à côté (57'). La Grèce croit bénéficier d'un penalty quatre minutes plus tard mais Karagounis est finalement averti pour simulation alors que la faute semblait bien réel. Pire encore, ce carton prive le capitaine grec d'un éventuel quart de finale. La Russie domine mais s'énerve et multiplie les fautes. Et la Grèce profite de ces faiblesses, manquant même d'un rien de doubler la mise sur un coup franc de Tzavellas qui achevait sa course sur la transversale. Presque dans le même temps, la République Tchèque ouvre le score grâce à Petr Jiráček après un joli mouvement collectif. Ce qui redistribue complètement les cartes dans le groupe : la République Tchèque prend alors la tête devant la Grèce et la Russie est alors éliminée. Il faut désormais absolument marquer pour les Russes et Dick Advocaat choisit d'ailleurs de jeter toutes ses forces vives offensives dans la bataille. Mais la tête de Dzagoev, triple buteur jusque là dans cet Euro, passe d'un rien à côté (83'). La Russie a laissé passer sa chance et comme un symbole, dans les arrêts de jeu de l'autre rencontre, la frappe du Polonais Błaszczykowski est repoussée de justesse par le Tchèque Gebre Selassie. Ce but aurait qualifié la Russie s'il avait été marqué !
Scores finaux : République Tchèque 1-0 Pologne et Grèce 1-0 Russie. La République Tchèque termine en tête du groupe avec six points malgré une différence de buts négative tandis que la Grèce arrache la deuxième place avec quatre points, au bénéfice de la différence particulière face à la Russie. La Pologne, devant son public, termine dernière avec deux points et elle court toujours après sa première victoire dans un Euro.
La grande surprise réside bien évidemment dans l'élimination de la Russie(*), que l'on voyait déjà parmi les outsiders voire les vainqueurs potentiels après sa démonstration en ouverture face à la République Tchèque (4-1). Les Russes regretteront sans doute de ne pas avoir su tuer le match face à la Pologne lors de la deuxième journée alors qu'ils étaient qualifiés à la pause. Ils n'ont rien pu faire face à une équipe grecque qui a joué sur ses forces traditionnelles : défense solide, solidarité et abnégation. Alors que beaucoup de gens la voyait déjà dehors et peu concernée vu le contexte trouble dans lequel elle se trouve actuellement, la Grèce a su faire mentir les pronostics pour se qualifier de justesse pour les quarts de finale. Pour refaire le coup de 2004 ?
C'est la République Tchèque qui accompagnera les Grecs en quarts de finale. Elle a su rebondir après un départ catastrophique grâce à des changements tactiques judicieux et a mérité sa qualification bien qu'ayant une équipe moins talentueuse qu'il y a quelques années. Elle a su remporter le match qu'il fallait, le « huitième de finale » face à la Pologne. Cette dernière aura également déçu, incapable de remporter un match même dans des conditions favorables comme en ouverture face à la Grèce. Cette élimination prématurée a en tout cas déjà fait une victime : le sélectionneur Franciszek Smuda, démissionnaire.

((*) la Russie était avec l'Irlande et la Suède l'équipe la plus âgée du tournoi. Ces deux équipes ont elles aussi quitté l'Euro 2012 dès le premier tour, dans des conditions différentes certes. À croire que cet Euro ne récompense pas les équipes expérimentées)


Résultats :

République Tchèque 1-0 (mi-temps : 0-0) Pologne
But : Jiráček (72')
Avertissements : République Tchèque : Limberský (12'), Plašil (87'), Pekhart (90'+4') ; Pologne : Murawski (22'), Polanski (48'), Wasilewski (61'), Błaszczykowski (87'), Perquis (90')
République Tchèque : (1) Petr Čech(c)/(2) Theodor Gebre Selassie – (6) Tomáš Sivok – (3) Michal Kadlec – (8) David Limberský/(17) Tomáš Hübschman – (13) Jaroslav Plašil/(19) Petr Jiráček (84' (12) František Rajtoral) – (19) Daniel Kolář – (14) Václav Pilař (88' (9) Jan Rezek)/(15) Milan Baroš (90'+1' (20) Tomáš Pekhart)
Sélectionneur : Michal Bílek
Pologne : (22) Przemysław Tytoń/(20) Łukasz Piszczek – (13) Marcin Wasilewski – (15) Damien Perquis – (2) Sebastian Boenisch/(5) Dariusz Dudka – (7) Eugen Polanski (56' (21) Kamil Grosicki)/(16) Jakub Błaszczykowski(c) – (11) Rafał Murawski (73' (18) Adrian Mierzejewski) – (10) Ludovic Obraniak (73' (23) Paweł Brożek)/(9) Robert Lewandowski
Sélectionneur : Franciszek Smuda
Homme du match : Petr Jiráček (République Tchèque)

Grèce 1-0 (1-0) Russie
But : Karagounis (45'+2')
Avertissements : Grèce : Karagounis (61', suspendu au prochain match), Holebas (90'+4', suspendu au prochain match) ; Russie : Anioukov (61'), Jirkov (69'), Dzagoev (70'), Pogrebniak (90'+3')
Grèce : (13) Michalis Sifakis/(15) Vasilis Torosidis – (19) Sokratis Papastathopoulos – (5) Kyriakos Papadoupoulos – (3) Giorgos Tzavellas/(21) Kostas Katsouranis – (2) Giannis Maniatis/(14) Dimitris Salpingidis (83' (18) Sotiris Ninis) – (10) Giorgos Karagounis(c) (67' (6) Grigoris Makos) – (7) Giorgos Samaras/(17) Theofanis Gekas (64' (20) José Holebas)
Sélectionneur : Fernando Santos
Russie : (16) Viatcheslav Malafeïev/(2) Alexandr Anioukov (81' (9) Marat Izmaïlov) – (12) Alexeï Bérézoutski – (4) Sergueï Ignachevitch – (5) Iouri Jirkov/(6) Roman Chirokov – (7) Igor Denissov – (22) Denis Glouchakov (72' (20) Pavel Pogrebniak)/(17) Alan Dzagoev – (11) Alexandr Kerjakov (46' (14) Roman Pavlioutchenko) – (10) Andreï Archavine(c)
Sélectionneur : Dick Advocaat
Homme du match : Giorgos Karagounis (Grèce)


Classement final :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. RÉPUBLIQUE TCHÈQUE (6, 3, 2, 0, 1, 4, 5, -1)
2. GRÈCE* (4, 3, 1, 1, 1, 3, 3, 0)
------------------------------------------------------------------
3.
Russie* (4, 3, 1, 1, 1, 5, 3, +2)
4.
Pologne (2, 3, 0, 2, 1, 2, 3, -1)

(*confrontation directe : Grèce 1-0 Russie)



Groupe B :

Euro-5.jpg
Pour la deuxième fois de la soirée, Maarten Stekelenburg s'incline face à Cristiano Ronaldo. Le Portugal s'impose 2-1 face aux Pays-Bas et rejoignent en quarts de finale l'Allemagne, auteur d'un parcours sans-faute durant ce premier tour après sa victoire face au Danemark (2-1). Les Danois sont éliminés, tout comme les vice-champions du monde néerlandais, sortis sans gloire avec zéro point

Dénouement dans le « groupe de la mort » ! Si l'Allemagne avait de grandes chances de se qualifier et si les Pays-Bas semblaient bien mal embarqués, toutes les équipes pouvaient encore espérer continuer l'aventure sans que l'on ait pour autant à imaginer des scenarii farfelus.
À Kharkiv, les Pays-Bas jouaient leur match de la dernière chance dans cet Euro face au Portugal tandis qu'à Lviv l'Allemagne défiait le Danemark en sachant qu'un nul suffisait à son bonheur.
Et c'est les Néerlandais qui sont les premiers en action. Auteurs d'un bon début de match avec une équipe plus offensive qu'à l'accoutumée avec notamment les titularisations de Huntelaar et de van der Vaart, les Pays-Bas ouvrent le score face au Portugais grâce au dernier cité, promu capitaine, d'une superbe frappe enroulée du gauche sur laquelle Rui Patrício était impuissant. Cette ouverture du score ne faisait l'affaire d'aucune des deux équipes : à ce moment là le Danemark et l'Allemagne étaient qualifiées étant donné qu'il n'y avait pas eu de but dans l'autre match. Le premier tournant intervient à la 19ème minute de la rencontre Danemark – Allemagne : Lukas Podolski ouvre le score pour sa centième sélection (à seulement 27 ans !) d'une frappe du pied droit et redonne la qualification aux Portugais, qui dans le même temps se montrent de plus en plus pressants dans leur match face aux Néerlandais, à l'image de Cristiano Ronaldo (tir sur le poteau, 16'), Hélder Postiga (tir non cadré, 17') et Nani (arrêt de Stekelenburg, 22'). Mais le Danemark s'empare de nouveau d'une place qualificative à la 24ème minute avec l'égalisation de Michael Krohn-Dehli, déjà buteur face aux Pays-Bas, de la tête. Le Portugal est récompensé finalement de ses intentions à la 28ème minute : servi par João Pereira, Cristiano Ronaldo égalise. Et redonne la qualification aux Portugais au bénéfice d'une meilleure différence de buts. À la mi-temps, l'Allemagne et le Portugal sont qualifiés pour les quarts de finale.
Le Danemark est le premier à s'illustrer en deuxième mi-temps, avec un tir de Jakob Poulsen sur le poteau (51'). Un but aurait à ce moment du match donné la qualification et la première place aux Scandinaves. De son côté, le Portugal presse aussi face aux Pays-Bas. À la 73ème minute, Nani bute sur Stekelenburg et une minute plus tard, Cristiano Ronaldo, bien servi par Nani, s'offre un doublé tout en finesse, donnant l'avantage à son équipe. Le Portugal confirme et c'est l'Allemagne qui tremble à ce moment là, un but danois signifiant son élimination alors qu'elle ne semblait pas le moins du monde en danger depuis le début de cette soirée. Elle tremble lorsqu'à la 76ème minute l'attaquant danois Nicklas Bendtner est accroché par Badstuber en pleine surface sans que l'arbitre ne siffle penalty. Mais elle respire mieux quatre minutes après ce coup de chaud grâce à un but de Lars Bender, titulaire au poste d'arrière droit en raison de la suspension de Botaeng, d'une frappe croisée du droit. Pendant ce temps à Kharkiv le Portugal se procure de nombreuses occasions face à une équipe néerlandaise qui n'a plus d'autre choix que de se jeter à l'attaque. Mais qui se montre maladroite, à l'image de van der Vaart (tir sur le poteau, 82') et van Persie (tir à côté, 89') alors que le Portugal aurait pu enfoncer le clou par Nani (au dessus, 84') et Cristiano Ronaldo (tir sur le poteau, 90'). Résultats à la fin de la soirée : Portugal 2-1 Pays-Bas et Danemark 1-2 Allemagne. L'Allemagne se qualifie logiquement et réalise le sans-faute avec trois victoires en trois matchs : ce sera quoi qu'il arrive la seule équipe dans ce cas. C'est le Portugal qui l'accompagne logiquement en quarts de finale. Le Danemark termine troisième tandis que les Pays-Bas finissent derniers en ayant perdu tous leurs matchs, près de deux ans après avoir été vice-champions du monde.
La qualification de l'Allemagne, attendue, était logique. En championne, elle a bien sur maitriser ce premier tour en remportant tous ses matchs même si elle n'a pas semblé aussi rayonnante que lors de la Coupe du Monde 2010. Plus que jamais, les Allemands figurent parmi les favoris de cet Euro. Le Portugal avait bien mal débuté avec une défaite face à l'Allemagne mais il a su se reprendre par la suite, en enchainant les prestations convaincantes. Il fera figure d'outsider dans cet Euro 2012 et il pourra compter sur le retour en forme de Cristiano Ronaldo, double buteur face aux Pays-Bas. Le Danemark quitte la compétition mais sans avoir été ridicule. Alors qu'on lui promettait l'enfer dans ce groupe, il a commencé par une victoire sensationnelle face aux Pays-Bas avant d'être héroïque dans les matchs suivants malgré la défaite. Et à la surprise générale, ce sont les Pays-Bas qui finissent derniers. À croire qu'il n'est pas bon d'être vice-champion du monde : après l'Italie (1996), l'Allemagne (2004) et la France (2008), c'est au tour des Néerlandais de quitter la compétition dès le premier tour. Mais avec trois défaites en trois matchs, il s'agit pour eux d'une véritable humiliation. Les Pays-Bas n'ont que trop rarement joué en équipe malgré de très bonnes individualités, malgré la présence des meilleurs buteurs du championnat d'Allemagne et du championnat d'Angleterre (*). Les choix du sélectionneur Bert van Marwijk ont également été très contestables et celui-ci est désormais sur la sellette bien qu'il ait prolongé récemment son contrat jusqu'en 2016.

((*) cela ne vous rappelle rien ? On parlera pour les Pays-Bas du syndrome « France 2002 ». Alors champions du monde et d'Europe en titre, les Bleus sont allés à la Coupe du Monde pleins de confiance, avec dans leur rangs les meilleurs buteurs du championnat d'Angleterre (Thierry Henry), de France (Djibril Cissé) et d'Italie (David Trezeguet). Pour au final une élimination dès le premier tour sans le moindre but inscrit)


Résultats :

Portugal 2-1 (1-1) Pays-Bas
Buts : Portugal : C. Ronaldo (28', 74') ; Pays-Bas : van der Vaart (11')
Avertissements : Portugal : J. Pereira (90'+2') ; Pays-Bas : Willems (51'), van Persie (69')
Portugal : (12) Rui Patrício/(21) João Pereira – (2) Bruno Alves – (3) Pepe – (5) Fábio Coentrão/(16) Raul Meireles (72' (6) Custódio) – (4) Miguel Veloso – (8) João Moutinho/(17) Nani (87' (14) Rolando) – (23) Hélder Postiga (64' (11) Nélson Oliveira) – (7) Cristiano Ronaldo(c)
Sélectionneur : Paulo Bento
Pays-Bas : (1) Maarten Stekelenburg/(2) Gregory van der Wiel – (13) Ron Vlaar – (4) Joris Mathijsen – (15) Jetro Willems (67' (20) Ibrahim Afellay)/(8) Nigel de Jong – (23) Rafael van der Vaart(c)/(11) Arjen Robben – (16) Robin van Persie – (10) Wesley Sneijder/(9) Klaas-Jan Huntelaar
Sélectionneur : Bert van Marwijk
Homme du match : Cristiano Ronaldo (Portugal)

Danemark 1-2 (1-1) Allemagne
Buts : Danemark : Krohn-Dehli (24') ; Allemagne : Podolski (19'), L. Bender (80')
Danemark : (1) Stephan Andersen/(6) Lars Jakobsen – (3) Simon Kjær – (4) Daniel Agger(c) – (5) Simon Poulsen/(7) William Kvist/(8) Christian Eriksen – (19) Jakob Poulsen (82' (23) Tobias Mikkelsen) – (21) Niki Zimling (78' (2) Christian Poulsen) – (9) Michael Krohn-Dehli/(11) Nicklas Bendtner
Sélectionneur : Morten Olsen
Allemagne : (1) Manuel Neuer/(15) Lars Bender – (5) Mats Hummels – (14) Holger Badstuber – (16) Philipp Lahm(c)/(6) Sami Khedira – (7) Bastian Schweinsteiger/(13) Thomas Müller (84' (18) Toni Kroos) – (8) Mesut Özil – (10) Lukas Podolski (64' (9) André Schürrle)/(23) Mario Gómez (74' (11) Miroslav Klose)
Sélectionneur : Joachim Löw
Homme du match : Lukas Podolski (Allemagne)


Classement final :
1. ALLEMAGNE (9, 3, 3, 0, 0, 5, 2, +3)
2. PORTUGAL (6, 3, 2, 0, 1, 5, 4, +1)
--------------------------------------------------
3.
Danemark (3, 3, 1, 0, 2, 4, 5, -1)
4.
Pays-Bas (0, 3, 0, 0, 3, 2, 5, -3)



Groupe C :

Euro-6.jpg
Jesús Navas catapulte le ballon au fond des buts croates vides. Au bout du suspense, l'Espagne remporte une victoire poussive face à la Croatie (1-0) et se qualifie pour les quarts de finale en éliminant au passage son adversaire du jour. L'Italie s'est également qualifiée en battant (2-0) une équipe d'Irlande déjà éliminée

Le tenant du titre (et accessoirement champion du monde) éliminé dès le premier tour ? C'était une hypothèse possible avant la dernière journée dans ce groupe C. L'Irlande étant d'ores et déjà éliminée, trois équipes pouvaient encore espérer se qualifier : l'Espagne, la Croatie et l'Italie. Les Espagnols et les Croates étaient leaders avant de s'affronter à Gdansk et ils pouvaient se qualifier tous les deux si, à Poznan, l'Italie ne battait pas l'Irlande. Un scénario offrait la qualification quoi qu'il arrive aux Espagnols et aux Croates : un match nul 2-2 ou plus (*).
Obligées de forcer leur destin, l'Espagne et l'Italie se ruent à l'attaque. Mais si la possession espagnole est globalement stérile face à une équipe croate bien en place, l'Italie se procure des opportunités de plus en plus nombreuses face au but irlandais. Di Natale, titularisé à la place de Balotelli, est très remuant sur le front de l'attaque. Les Italiens finissent par ouvrir le score à la 35ème minute grâce à un but de la tête d'Antonio Cassano. Et à ce moment là, ils passent en tête du groupe devant l'Espagne, éliminant ainsi la Croatie. Mais un but Croate suffirait alors à éliminer l'Espagne. À la mi-temps, les scores sont les suivants : Croatie 0-0 Espagne et Italie 1-0 Irlande.
Tandis que les Italiens continuent de se balader face à une faible équipe irlandaise, les Espagnols se heurtent au mur défensif croate. Tenant bien le score, les joueurs des Balkans se mettent à croire en leurs chances. Il le faut, étant donné que la victoire est désormais obligatoire. Peu avant l'heure de jeu, Ivan
Rakitić reprend d'une tête plongeante un service parfait de l'extérieur du pied de Luka Modrić et il faut tout le talent d'Iker Casillas pour éviter l'ouverture du score. Vingt minutes plus tard, Casillas réalise un nouvel arrêt décisif en repoussant une volée de Perišić, bien servi par Mandžukić. Pendant ce temps, l'Irlande se procure sa première occasion sur un coup franc surpuissant d'Andrews repoussé par Buffon. La Croatie vient de laisser passer sa chance. L'Espagne reprend le contrôle du jeu et Pletikosa doit s'employer devant Andrés Iniesta (83') et Jesús Navas (84'). Mais elle se fait une énorme frayeur à la 86ème minute : sur un corner, Sergio Busquets accroche Vedran Ćorluka en pleine surface mais l'arbitre n'accorde pas de penalty aux Croates. Sur l'action suivante, Fàbregas trouve parfaitement Iniesta à la limite du hors jeu. Le joueur du FC Barcelone réalise un contrôle douteux (du bras ?) et sert Jesús Navas qui ne se fait pas prier pour marquer dans le but vide. L'Espagne ouvre le score mais le but n'aurait peut être pas du être accordé, le buteur étant hors jeu au moment de la passe de Fàbregas (cela dépend toutefois de l'interprétation d'une règle pas toujours claire). Pendant ce temps, l'Italie double la marque face à l'Irlande grâce à un superbe retourné de Balotelli mais elle se met paradoxalement en situation de faiblesse puisqu'une égalisation croate l'éliminerait. La Croatie tente le tout pour le tout à l'image de son gardien Stipe Pletikosa, monté sur l'ultime coup franc, mais ce sera sans succès. Scores finaux : Croatie 0-1 Espagne et Italie 2-0 Irlande. Valeureuse, la Croatie méritait mieux face à une équipe d'Espagne à la peine qui aura réussi à être moins dangereuse que son adversaire malgré une possession de balle et des statistiques plus favorables et qui aura du compter sur des erreurs d'arbitrage pour s'imposer. La large victoire sur l'Irlande est déjà loin et elle semble finalement plus être le fait d'un adversaire très faible. L'Italie a de son côté fait le travail face à l'Irlande, évitant quelques frayeurs inutiles.
Malgré le fait qu'elle soit moins flamboyante qu'auparavant, l'Espagne termine leader invaincu de son groupe : c'est peut être la marque des grandes équipes. L'Italie décroche le deuxième ticket pour les quarts de finale grâce à une victoire tranquille sur une équipe irlandaise définitivement dépassée par le niveau de cet Euro 2012, qui termine dernière de son groupe avec trois défaites en autant de matchs.. Dommage pour les Irlandais que leur équipe ne soient pas au niveau de ses supporters. La Croatie aurait pu, aurait du se qualifier mais elle a du faire face à deux adversaires trop forts dans ce groupe. Elle a néanmoins fait preuve de belles qualités pour l'avenir mais elle devra faire sans son sélectionneur Slaven Bilić. En poste depuis 2006, l'ancien défenseur central de la sélection quitte son poste pour entrainer le Lokomotiv Moscou.

((*) en 2004, l'Italie avait déjà connu un scénario similaire. Et malgré une victoire face à la Bulgarie qui faisait suite à deux matchs nuls, elle s'est retrouvée éliminée dès le premier tour car dans le même temps la Suède et le Danemark ont fait match nul (2-2). Il s'agissait de l'unique résultat qui éliminait les Italiens quoi qu'il arrive. Coïncidence ? Les Italiens avaient hurlé au complot entre « cousins » scandinaves après cette rencontre et ils redoutaient plus que tout que ce genre de scénario se reproduise cette année)


Résultats :

Croatie 0-1 (0-0) Espagne
But : J. Navas (88')
Avertissements : Croatie : Ćorluka (27'), Srna (44'), Strinić (53'), Mandžukić (90'), Jelavić (90'+1'), Rakitić (90'+3')
Croatie : (1) Stipe Pletikosa/(21) Domagoj Vida (66' (9) Nikica Jelavić) – (5) Vedran Ćorluka – (13) Gordon Schildenfeld – (2) Ivan Strinić/(8) Ognjen Vukojević (81' (22) Eduardo da Silva) – (7) Ivan Rakitić/(11) Darijo Srna(c) – (10) Luka Modrić – (6) Danijel Pranjić (66' (20) Ivan Perišić)/(17) Mario Mandžukić
Sélectionneur : Slaven Bilić
Espagne : (1) Iker Casillas(c)/(17) Álvaro Arbeloa – (3) Gerard Piqué – (15) Sergio Ramos – (18) Jordi Alba/(8) Xavi (89' (11) Álvaro Negredo) – (16) Sergio Busquets – (14) Xabi Alonso/(21) David Silva (73' (10) Francesc Fàbregas) – (9) Fernando Torres (61' (22) Jesús Navas) – (6) Andrés Iniesta
Sélectionneur : Vicente del Bosque
Homme du match : Andrés Iniesta (Espagne) (2ème citation)

Italie 2-0 (1-0) Irlande
Buts : Cassano (35'), Balotelli (90')
Avertissements : Italie : Balzaretti (28'), De Rossi (71'), Buffon (73') ; Irlande : Andrews (37', 89'), O'Shea (39'), St Ledger (84')
Expulsion : Irlande : Andrews (89')
Italie : (1) Gianluigi Buffon(c)/(7) Ignazio Abate – (15) Andrea Barzagli – (3) Giorgio Chiellini (57' (19) Leonardo Bonucci) – (6) Federico Balzaretti/(8) Claudio Marchisio – (21) Andrea Pirlo – (16) Daniele De Rossi/(5) Thiago Motta/(11) Antonio Di Natale (74' (9) Mario Balotelli) – (10) Antonio Cassano (63' (22) Alessandro Diamanti)
Sélectionneur : Cesare Prandelli
Irlande : (1) Shay Given/(4) John O'Shea – (5) Richard Dunne – (2) Sean St Ledger – (3) Stephen Ward/(7) Aiden McGeady (65' (19) Shane Long) – (6) Glenn Whelan – (8) Keith Andrews – (11) Damien Duff(c)/(10) Robbie Keane (86' (20) Simon Cox) – (9) Kevin Doyle (76' (14) Jonathan Walters)
Sélectionneur : Giovanni Trapattoni
Homme du match : Antonio Cassano (Italie)


Classement final :
1. ESPAGNE (7, 3, 2, 1, 0, 6, 1, +5)
2. ITALIE (5, 3, 1, 2, 0, 4, 2, +2)
-------------------------------------------------
3.
Croatie (4, 3, 1, 1, 1, 4, 3, +1)
4.
Irlande (0, 3, 0, 0, 3, 1, 9, -8)



Groupe D :

Euro 7
Wayne Rooney signe son retour de suspension en inscrivant le but anglais victorieux face à l'Ukraine (1-0). Grâce à ce succès, l'Angleterre élimine son adversaire du jour et finit en tête du groupe, en profitant de la défaite (sans conséquence) de la France face à la Suède, déjà éliminée (0-2)

À trois pour deux places. La Suède étant éliminée après deux défaites lors des deux premiers matchs, trois équipes pouvaient espérer atteindre les quarts de finale dans ce groupe D : la France, l'Angleterre et l'Ukraine. Les Bleus affrontaient à Kiev une équipe suédoise qui n'avaient plus rien à jouer tandis que l'Angleterre disputait à Donetsk un véritable huitième de finale face à l'Ukraine.
Commençons par évoquer le match avec le plus d'enjeu. Contrainte de l'emporter face à l'Angleterre, l'Ukraine a choisi de se passer de trois de ses « anciens », en l'occurrence Chevtchenko, Nazarenko et Voronine. Son adversaire du jour peut quant à lui compter sur le retour de Wayne Rooney qui a purgé ses deux matchs de suspension. Le début de match est complètement à l'avantage des Ukrainiens dans la première demi-heure. Harmach (8'), Houssiev (23') et Iarmolenko (30') font notamment trembler les Anglais. Ceux-ci sortent par la suite la tête de l'eau mais sans se procurer d'occasions. Et à la pause, le score est de 0-0. Pendant ce temps, à Kiev, la France évolue sans trop de pression car sachant que sauf miracle, elle devrait passer ce premier tour. Cela s'est ressenti dans la composition d'équipe alignée par Laurent Blanc, sans Cabaye et Ménez mais avec M'Vila et Ben Arfa. Les Français dominent globalement la première mi-temps mais sans se créer de véritable occasion, sinon par Ribéry (8'). Ils se font même très peur à la 10ème minute lorsque Toivonen profite d'un raté de Mexès pour filer au but avant de frapper finalement sur le poteau. 0-0 également dans ce Suède – France.
Tout reste donc à faire en deuxième période. Le jeu a repris depuis à peine trois minutes lors d'Angleterre – Ukraine quand Gerrard centre en direction du but. Le ballon est dévié par Khatcheridi, ce qui trompe Piatov qui commet une énorme faute de main qui profite à Rooney. Ce diable d'attaquant anglais (© Christian Jeanpierre) n'a alors plus qu'à pousser le ballon de la tête dans le but vide. Et contre le cours du jeu, l'Angleterre mène 1-0 et prend alors la tête du groupe. Ce qui profite également à la France car une victoire anglaise la qualifie quoi qu'il arrive. Heureusement, car du côté de Kiev, la France prend l'eau face aux attaques suédoises. À la 54ème minute, Lloris doit s'employer face à Larsson mais il encaisse un but pratiquement dans la foulée. Servi par Sebastian Larsson, Zlatan Ibrahimovi
ć ouvre le score d'une superbe reprise de volée. Le capitaine suédois, plus collectif qu'à l'accoutumée, est récompensé de son bon match jusque là. La Suède manque de peu de doubler la mise à la 57ème minute mais Wilhelmsson puis Mellberg butent sur Lloris. Heureusement pour l'équipe de France que le scénario dans l'autre rencontre lui est favorable. Les Anglais jouent en effet de chance quand à la 63ème minute Terry repousse une frappe de Marko Devytch... derrière sa ligne. Mais l'arbitre n'accorde pas le but et l'Angleterre conserve son avantage. Un but ukrainien à ce moment là n'aurait de toute façon pas changé le cours des choses. De son côté, la France tente de réagir pour au moins éviter la défaite et au mieux s'imposer pour arracher lapremière place du groupe. Mais elle est toujours aussi brouillonne et ne se distingue que par intermittence, à l'image de tirs de M'Vila (71') et Ménez (82') sur lesquelles le gardien suédois Andreas Isaksson est à la parade. La Suède enfoncera finalement le clou dans les arrêts de jeu grâce à Sebastian Larsson, à l'affut après une frappe de Holmén qui a fini sa course sur la barre. Le buteur manque même d'un rien le doublé juste derrière mais Lloris le devance finalement. Et la Suède s'impose logiquement 2-0 face à la France. Fin de série pour les Bleus après 23 matchs sans défaite et beaucoup d'interrogations après une prestation aussi terne (nous n'irons toutefois pas jusqu'à parler d'humiliation, à l'image de Denis Balbir au micro de M6) face à une équipe déjà éliminée mais qui a su rester sérieuse jusqu'au bout pour réaliser une prestation solide. Dans l'autre rencontre, l'Ukraine n'a pas réussi a égaliser malgré l'entrée pour les vingt dernières minutes d'Andriy Chevtchenko pour sa dernière sous le maillot ukrainien. L'Angleterre s'impose 1-0 dans un style conforme à celui qu'elle a montré jusque là : solide et efficace. Elle a en plus pu compter sur le retour de Wayne Rooney, qui a marqué pour son retour de suspension.
Les Anglais terminent en tête du groupe avec sept points, sans avoir été véritablement flamboyants depuis le début de la compétition. Irrégulière, la France se qualifie malgré sa défaite, mais sans gloire et en suscitant légitiment quelques inquiétudes. On espère simplement que cette dernière prestation peu convaincante s'explique par un certain relâchement lié à l'absence de véritable enjeu. L'Ukraine termine troisième et quitte la compétition dès le premier tour. Elle ne fait finalement pas mieux que l'autre pays organisateur, la Pologne, mais elle peut nourrir des regrets sur son dernier match face à l'Angleterre. Et elle aura au moins réussi à remporter un match. La Suède termine dernière mais quitte cet Euro sur une bonne note. Elle a aussi de quoi avoir des regrets quant aux scenarii de ses deux premiers matchs durant lesquels elle a à chaque fois mené au score.


Résultats :

Angleterre 1-0 (0-0) Ukraine
But : Rooney (48')
Avertissements : Angleterre : Gerrard (73'), A. Cole (78') ; Ukraine : Tymochtchouk (63'), Rakitskiy (74'), Chevtchenko (86')
Angleterre : (1) Joe Hart/(2) Glen Johnson – (6) John Terry – (15) Joleon Lescott – (3) Ashley Cole/(16) James Milner (70' (7) Theo Walcott) – (4) Steven Gerrard(c) – (17) Scott Parker – (11) Ashley Young/(10) Wayne Rooney (87' (20) Alex Oxlade-Chamberlain)/(22) Danny Welbeck (82' (9) Andy Carroll)
Sélectionneur : Roy Hogdson
Ukraine : (12) Andriy Piatov/(9) Oleh Houssiev – (3) Ievhen Khatcheridi – (20) Iaroslav Rakitskiy – (2) Ievhen Seline/(4) Anatoliy Tymochtchouk(c)/(11) Andriy Iarmolenko – (6) Denys Harmach (78' (18) Serhiy Nazarenko) – (19) Ievhen Konoplianka/(22) Marko Deytch (70' (7) Andriy Chevtchenko) – (15) Artem Milevskiy (77' (21) Bohdan Boutko)
Sélectionneur : Oleh Blokhine
Homme du match : Steven Gerrard (Angleterre)

Suède 2-0 (0-0) France
Buts : Ibrahimović (54'), S. Larsson (90'+1')
Avertissements : Suède : Svensson (70'), Holmén (81') ; France : Mexès (68', suspendu au prochain match)
Suède : (1) Andreas Isaksson/(4) Andreas Granqvist – (3) Olof Mellberg – (13) Jonas Olsson – (5) Martin Olsson/(8) Anders Svensson (79' (18) Samuel Holmén) – (9) Kim Källström/(7) Sebastian Larsson – (10) Zlatan Ibrahimović(c) – (19) Emir Bajrami (46' (21) Christian Wilhelmsson)/(20) Ola Toivonen (78' (16) Pontus Wernbloom)
Sélectionneur : Erik Hamrén
France : (1) Hugo Lloris(c)/(2) Mathieu Debuchy – (4) Adil Rami – (5) Philippe Mexès – (22) Gaël Clichy/(18) Alou Diarra – (17) Yann M'Vila (83' (9) Olivier Giroud)/(20) Hatem Ben Arfa (59' (15) Florent Malouda – (11) Samir Nasri (77' (14) Jérémy Ménez) – (7) Franck Ribéry/(10) Karim Benzema
Sélectionneur : Laurent Blanc
Homme du match : Zlatan Ibrahimović (Suède)


Classement final :
1. ANGLETERRE (7, 3, 2, 1, 0, 5, 3, +2)
2. FRANCE (4, 3, 1, 1, 1, 3, 3, 0)
-----------------------------------------------------
3.
Ukraine* (3, 3, 1, 0, 2, 2, 4, -2)
4.
Suède* (3, 3, 1, 0, 2, 5, 5, 0)

(confrontation directe : Ukraine 2-1 Suède)



Buteurs :
1. Mario Gómez (Allemagne) ; Mario Mandžukić (Croatie) ; Alan Dzagoev (Russie) : 3 buts
4. Nicklas Bendtner, Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; Francesc Fàbregas, Fernando Torres (Espagne) ; Cristiano Ronaldo (Portugal) ;
Petr Jiráček , Václav Pilař (République Tchèque) ; Zlatan Ibrahimović (Suède) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine) : 2 buts
13. Lars Bender, Lukas Podolski (Allemagne) ; Andy Carroll, Joleon Lescott, Wayne Ronney, Theo Walcott, Danny Welbeck (Angleterre) ; Nikica Jelavi
ć (Croatie) ; Jesús Navas, David Silva (Espagne) ; Yohan Cabaye, Jérémy Ménez, Samir Nasri (France) ; Theofanis Gekas, Giorgos Karagounis, Dimitris Salpingidis (Grèce) ; Sean St Ledger (Irlande) ; Mario Balotelli, Antonio Cassano, Antonio Di Natale, Andrea Pirlo (Italie) ; Rafael van der Vaart, Robin van Persie (Pays-Bas) ; Jakub Błaszczykowski, Robert Lewandowski (Pologne) ; Hélder Postiga, Pepe, Silvestre Varela (Portugal) ; Roman Chirokov, Roman Pavlioutchenko (Russie) ; Sebastian Larsson, Olof Mellberg (Suède) : 1 but
A marqué contre son camp : Glen Johnson (Angleterre) pour la Suède



Comme c'est de coutume sur ces pages durant les compétitions internationales, voici le classement des équipes éliminées au premier tour :
9. Russie (4, 3, 1, 1, 1, 5, 3, +2)
10. Croatie (4, 3, 1, 1, 1, 4, 3, +1)
11. Suède (3, 3, 1, 0, 2, 5, 5, 0)
12. Danemark (3, 3, 1, 0, 2, 4, 5, -1)
13. Ukraine (3, 3, 1, 0, 2, 2, 4, -2)
14. Pologne (2, 3, 0, 2, 1, 2, 3, -1)
15. Pays-Bas (0, 3, 0, 0, 3, 2, 5, -3)
16. Irlande (0, 3, 0, 0, 3, 1, 9, -8)

La plupart des équipes présentes dans ce classement n'ont pas démérité. La Russie et la Croatie ont frôlé la qualification tandis que le Danemark et l'Ukraine ont été à un moment ou à un autre en position de se qualifier. La Suède s'est quant à elle réveillé trop tard. La Pologne aura été en course jusqu'au bout mais aura globalement déçu. L'Irlande termine dernière : logique pour une équipe qui aura incontestablement été la plus faible du tournoi. Et la palme de la déception revient aux Pays-Bas, passés en deux ans de vice-champions du monde à avant-derniers de l'Euro. Pire encore, les Néerlandais ont perdu leurs trois matchs de poule, certes pas aidés par un tirage au sort difficile.
Quelques remarques : comme en 2004 et 2008, toutes les équipes auront marqué au moins un but. Et comme en 2008, les deux pays organisateurs sont éliminés dès le premier tour. Mais contrairement à la Suisse et à l'Autriche qu ont été dans l'ensemble rapidement condamnés, la Pologne et l'Ukraine ont été à la lutte jusqu'au bout.
La fin du premier tour, c'est également le moment des premiers adieux. Et en dehors des huit équipes éliminées, c'est aussi la fin pour les stades de Poznan, Wroclaw (pour la Pologne), Kharkiv et Lviv (pour l'Ukraine) qui ne reprendront du service qu'à la reprise des championnats nationaux.

Alors qu'elle était plutôt élevée à l'issue des deux premières journées, la moyenne de buts a assez nettement chuté bien qu'il n'y ait toujours pas eu le moindre 0-0. 60 buts ont été inscrits en 24 matchs, soit une moyenne de 2,5 buts par match. Soit une moyenne comparable à celle des Euros 2004 et 2008. Sauf en cas d'improbable orgie offensive lors des matchs à élimination directe, le record de l'Euro 2000 (85 buts) ne sera pas battu. Mais il serait tout aussi improbable que l'on marque aussi peu que lors de l'Euro 1996 (64 buts).

Pour finir, voici le programme de la suite de la compétition.


Quarts de finale

21 juin : 20h45 (Varsovie) : République Tchèque – Portugal (1)
Les équipes qui sortaient du « groupe de la mort » savaient qu'elles partaient avec un avantage certain en quarts de finale puisqu'elles devaient alors affronter une équipe du « faible » groupe A. Le Portugal partira favori face à la République Tchèque mais il devra se méfier d'une équipe qui pourra s'appuyer sur un bon jeu collectif. Mais qui devra peut être faire sans son meneur de jeu et capitaine Tomáš Rosický, très incertain.

22 juin : 20h45 (Gdansk) : Allemagne – Grèce (2)
Dans le contexte politico-financier actuel, ce match est un joli clin d'œil. Très supérieure économiquement à la Grèce, l'Allemagne l'est aussi footballistiquement et ce match ne devrait être pour elle qu'une simple formalité. D'autant que la Grèce sera privée de deux joueurs majeurs, tous deux suspendus : Holebas et surtout le capitaine Karagounis. Mais les Grecs ont déjà montré lors de ce tournoi leur capacité à bousculer l'ordre établi. Méfiance, donc.

23 juin : 20h45 (Donetsk) : Espagne – France (3)
C'est la conséquence directe de la défaite concédée lors du dernier match de poule face à la Suède : la France va devoir se mesurer au tenant du titre et champion du monde en titre espagnol dès les quarts de finale. Une tâche ardue, mais pas impossible car l'Espagne ne semble pas aussi souveraine que par le passé. Mais la France devra évidemment rester très concentrée face à une telle concentration de talents et à un tel collectif et elle devra en plus gérer l'absence de Philippe Mexès, suspendu (ce qui n'est peut être pas si mal au vu des performances du défenseur depuis le début de l'Euro). Elle pourra néanmoins s'appuyer sur un fait : jamais l'Espagne ne l'a battu en compétition officielle.

24 juin : 20h45 (Kiev) : Angleterre – Italie (4)
C'est un duel entre deux équipes qui n'ont que rarement brillé à l'Euro ces dernières années. L'Italie n'a plus participé à une demi-finale depuis 2000 et l'Angleterre depuis 1996. Ce match devrait être assez fermé entre deux équipes au style de jeu similaire, basé sur une défense solide et une attaque efficace. Si l'Angleterre pourra compter sur Wayne Rooney, l'Italie devra faire sans son défenseur central Giorgio Chiellini, forfait pour cette rencontre et peut-être pour la suite de la compétition.


Demi-finales

27 juin : 20h45 (Donetsk) : vainqueur (1) – vainqueur (3) [1]

28 juin : 20h45 (Varsovie) : vainqueur (2) – vainqueur (4) [2]


Finale

1er juillet : 20h45 (Kiev) : vainqueur [1] – vainqueur [2]

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 17:21

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Grâce notamment à ce superbe but de Mario Gómez, auteur d'un doublé, l'Allemagne a battu les Pays-Bas (2-1) à Kharkiv et s'est rapproché des quarts de finale. Son adversaire du jour est en revanche au bord de l'élimination
(source : uefa.com)

Retour sur la deuxième journée de la phase de groupes de l'Euro 2012. Plus de la moitié des matchs est déjà passée (et oui !)et le suspense est encore à son comble puisque l'on ne connait pour l'heure aucun des huit quart de finalistes. Petit bilan avant une troisième journée qui s'annonce plus que jamais décisive.



Groupe A :


Résultats :

À Wroclaw, cette rencontre opposait deux équipes déjà contraintes de s'imposer pour éviter une sortie prématurée. La Grèce n'avait pu faire mieux qu'un nul au terme d'un match frustrant face à l'organisateur polonais (1-1) tandis que la République Tchèque avait littéralement explosé en vol face à la Russie (défaite 1-4).
Avec une équipe assez remaniée par rapport à celle qui s'est inclinée face aux Russes, la République Tchèque ne met pas longtemps à faire parler la poudre : au bout de trois minutes de jeu elle mène déjà 1-0 grâce à Jiráček, bien servi dans la profondeur par Hübschman. Trois minutes plus tard, Gebre Selassie centre en direction de Pilař qui pousse le ballon au fond du but vide, après une erreur d'appréciation du gardien Chalkias sur le centre. Deuxième but dans le tournoi pour le jeune ailier tchèque. Au bout de six minutes de jeu, la République Tchèque mène donc déjà 2-0 et le match semble plié. Le cauchemar grec continue avec la sortie à la 23ème minute de Chalkias, blessé et remplacé par Sifakis. À la mi-temps, la messe semble déjà dite.
La Grèce se relance pourtant en seconde période. Et ce n'était visiblement pas la journée des gardiens puisqu'à la 53ème minute, Petr Čech se gène avec son défenseur Sivok sur un ballon anodin. Il réalise une faute de main qui profite à Gekas, à l'affut, qui réduit la marque. Ce but aurait pu sonner le réveil grec mais il n'en est rien et la République Tchèque s'impose 2-1 au final.
Voilà les Tchèques totalement relancés après leur lourde défaite initiale. Une qualification pour les quarts de finale est toujours possible. Pour la Grèce, cela dépendra du résultat du match suivant.

Grèce 1-2 (mi-temps : 0-2) République Tchèque
Buts : Grèce : Gekas (53') ; République Tchèque : Jiráček (3'), Pilař (6')
Avertissements : Grèce : Torosidis (34'), K. Papadopoulos (56'), Salpingidis (57') ; République Tchèque : Rosický (27'), Jiraček (36'), Kolář (65')
Grèce : (1) Kostas Chalkias (23' (13) Michalis Sifakis)/(15) Vasilis Torosidis – (5) Kyriakos Papadopoulos – (21) Kostas Katsouranis – (20) José Holebas/(16) Giorgos Fotakis (46' (17) Theofanis Gekas) – (2) Giannis Maniatis – (10) Giorgos Karagounis(c)/(14) Dimitris Salpingidis – (7) Giorgos Samaras – (22) Kostas Fortounis (71' (11) Kostas Mitroglou)
Sélectionneur : Fernando Santos
République Tchèque : (1) Petr Čech/(2) Theodor Gebre Selassie – (6) Tomáš Sivok – (3) Michal Kadlec – (8) David Limberský/(17) Tomáš Hübschman – (13) Jaroslav Plašil/(19) Petr Jiráček – (10) Tomáš Rosický(c) (46' (18) Daniel Kolář (90' (12) František Rajtoral)) – (14) Václav Pilař/(15) Milan Baroš (64' (20) Tomáš Pekhart)
Sélectionneur : Michal Bílek
Homme du match : Václav Pilař (République Tchèque)

Le résultat du match Grèce – République Tchèque était une excellente affaire pour la Russie qui pouvait faire coup double en cas de victoire à Varsovie face au pays organisateur, la Pologne. Un succès russe serait en effet synonyme à la fois de qualification pour les quarts de finale ET de première place du groupe. Il ne fallait donc pas se rater dans un match au contexte tendu entre deux nations rivales (avec des affrontements entre supporters avant le match). Pour la Pologne, ce match revêtait également une importance capitale en vue de la qualification pour les quarts de finale.
Les premières minutes sont polonaises. C'est le latéral gauche Sebastian Boenisch qui s'offre la première grosse occasion du match dès la septième minute mais son coup de tête est repoussé de justesse par Malafeïev. C'est ensuite au tour du buteur maison Lewandowski de s'illustrer sur une reprise qui passe juste à côté (11'). Et enfin, à la 18ème minute, Polanski pense ouvrir le score mais son but est refusé pour hors jeu, à juste titre. Après avoir laissé passer l'orage, la Russie prend le contrôle du jeu, en s'approchant de la surface et du but polonais sans se créer véritablement d'occasion. La première sera la bonne : à la 37ème minute, un coup franc frappé par Archavine est repris du dos par Alan Dzagoev. Une déviation qui surprend le gardien polonais habituellement remplaçant Przemysław Tytoń qui ne peut que s'incliner. C'est le troisième but de Dzagoev dans cet Euro et à ce moment là, la Russie entrevoit déjà les quarts de finale. La maitrise est plutôt russe dans cette fin de première période. Et à la mi-temps, la Russie mène 1-0.
Déterminée à revenir au score, la Pologne démarre la deuxième mi-temps comme la première, en se créant de multiples occasions. À peine les deux équipes sont elles sorties des vestiaires que Lewandowski met le gardien russe Viatcheslav Malafeïev à contribution. Le dernier rempart russe doit également sortir des deux points devant le buteur polonais à la 50ème minute. La Russie évolue alors en contre avec comme à l'accoutumée de nombreux joueurs qui participent aux attaques. La contre-attaque de la 56ème minute manque de peu d'être payante mais Archavine réalise un mauvais choix de passe, permettant à la Pologne de repartir à l'attaque en supériorité numérique. Après la récupération, Obraniak réalise un rush depuis le côté droit et sert son capitaine Błaszczykowski qui réalise un enchainement parfait avec un crochet puis un missile du pied gauche qui va se loger dans la lucarne de Malafeïev. Splendide ! Et la Pologne égalise et se relance dans ce match. La réaction russe est timide avec un tir de Dzagoev facilement capté par Tytoń (67'). Une minute plus tard, Polanski se créera une opportunité mais bute à nouveau sur Malafeïev. La suite du match se déroule sur un rythme plus tranquille entre deux équipes fatiguées qui semblent se contenter de ce match nul qui leur laisse toutes deux leur destin en main. Score final : 1-1.
Si la Russie a manqué l'occasion de se qualifier pour les quarts de finale, elle conserve quand même les cartes en main. Il lui suffira simplement de ne pas perdre face à la Grèce (qui est elle contrainte de l'emporter) pour poursuivre son aventure dans la compétition et une défaite ne lui serait pas forcément rédhibitoire en cas de nul dans l'autre rencontre. Quant à la Pologne, elle devra battre la République Tchèque dans un véritable huitième de finale. Malheur au vaincu !
Pologne 1-1 (0-1) Russie
Buts : Pologne : Błaszczykowski (57') ; Russie : Dzagoev (37')
Avertissements : Pologne : Lewandowski (60'), Polanski (79') ; Russie : Denissov (60'), Dzagoev (75')
Pologne : (22) Przemysław Tytoń/(20) Łukasz Piszczek – (13) Marcin Wasilewski – (15) Damien Perquis – (2) Sebastian Boenisch/(5) Dariusz Dudka (73' (18) Adrian Mierzejewski) – (7) Eugen Polanski (85' (6) Adam Matuszczyk)/(16) Jakub Błaszczykowski(c) – (11) Rafał Murawski – (10) Ludovic Obraniak (90'+3' (23) Paweł Brożek)/(9) Robert Lewandowski
Sélectionneur : Franciszek Smuda
Russie : (16) Viatcheslav Malafeïev/(2) Alexandr Anioukov – (12) Alexeï Bérézoutski – (4) Sergueï Ignachevitch – (5) Iouri Jirkov/(6) Roman Chirokov – (7) Igor Denissov – (8) Konstantine Zyrianov/(17) Alan Dzagoev (79' (9) Marat Izmaïlov) – (11) Alexandr Kerjakov (70' (14) Roman Pavlioutchenko) – (10) Andreï Archavine(c)
Sélectionneur : Dick Advocaat
Homme du match : Jakub Błaszczykowski (Pologne)


Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Russie (4, 2, 1, 1, 0, 5, 2, +3)
2. République Tchèque (3, 2, 1, 0, 1, 3, 5, -2)
------------------------------------------------------------
3. Pologne (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
4. Grèce (1, 2, 0, 1, 1, 2, 3, -1)



Groupe B :


Résultats :

Match couperet pour le Portugal du côté de Lviv, en Ukraine. Face au Danemark, sa bête noire de ces dernières années qui l'avait contrainte à participer aux barrages de la Coupe du Monde 2010 et de cet Euro 2012, Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers devaient absolument s'imposer pour conserver leurs chances de qualification après leur défaite initiale face à l'Allemagne (0-1). Les Danois, forts de leur victoire surprise face aux Pays-Bas (1-0) pouvaient prendre une option sur une qualification que beaucoup estimaient être impossible au vu de la densité de ce groupe en équipes de haut niveau.
Le Portugal prend le meilleur départ face à une équipe danoise vite handicapée par la blessure, dès la 16ème minute, de son milieu de terrain Niki Zimling, remplacé par l'un des trois Poulsen de cette sélection, en l'occurrence Jakob. Et c'est assez logiquement que les Portugais prennent l'avantage à la 24ème minute grâce à Pepe qui coupait de la tête un corner frappé par João Moutinho. Douze minutes plus tard, Nani centre pour Hélder Postiga qui doublait la mise. Le sort du match semblait scellé mais le Danemark trouve les ressources nécessaires pour rebondir et réduit le score à la 41ème minute grâce à Bendtner qui marquait de la tête à la réception d'une passe de la tête également, signée Krohn-Dehli. Cinquième but en cinq matchs pour Bendtner face au Portugal. Et à la mi-temps, le score est de 2-1 en faveur des Portugais.
Le Portugal se crée la première opportunité de la deuxième mi-temps grâce à Cristiano Ronaldo dont le tir est bien repoussé par Andersen (50'). Le Danemark réagit et manque de peu l'égalisation par Mikkelsen (72'). Il reste environ dix minutes à jouer quand Cristiano Ronaldo se retrouve seul face à Andersen. Mais le joueur du Real Madrid croise trop sa frappe. Et dans la minute suivante, Bendtner s'offrait le doublé en reprenant parfaitement un centre de Jacobsen. Incroyable scénario : le Portugal qui menait de deux buts se faisait reprendre. Et la confiance changeait de camp. Allait-il regretter les occasions manquées par son capitaine ? Désormais dos au mur, les Portugais se ruent à l'attaque face à une équipe scandinave dont le seul objectif était désormais de conserver ce résultat ô combien favorable. Il reste trois minutes à jouer dans le temps réglementaire : Fábio Coentrão centre pour Silvestre Varela, entré en jeu trois minutes plus tôt. Malheureux face à l'Allemagne (il avait manqué un face à face avec Manuel Neuer), l'ailier de Porto ratait sa reprise mais voyait par chance le ballon lui revenir. La deuxième occasion est la bonne : cette fois la frappe ne laisse aucune chance à Andersen, et au bout du suspense le Portugal reprenait l'avantage. Un avantage conservé jusqu'au bout malgré une ultime poussée danoise, symbolisée par une frappe de Schøne qui finissait au dessus dans le temps additionnel. Score final : 3-2 en faveur du Portugal.
Ce succès est d'une importance majeure pour les Portugais, sur un plan mental mais également sur un plan comptable puisqu'ils ont désormais une différence particulière favorable vis-à-vis du Danemark. Les Danois sont toujours en course pour la qualification malgré cette défaite mais leur avenir est incertain.
Danemark 2-3 (1-2) Portugal
Buts : Danemark : Bendtner (41', 80') ; Portugal : Pepe (24'), Hélder Postiga (36'), Varela (87')
Avertissements : Danemark : J. Poulsen (56'), Jacobsen (81') ; Portugal : R. Meireles (29'), C. Ronaldo (90'+2')
Danemark : (1) Stephan Andersen/(6) Lars Jacobsen – (3) Simon Kjær – (4) Daniel Agger(c) – (5) Simon Poulsen/(7) William Kvist – (21) Niki Zimling (16' (19) Jakob Poulsen)/(10) Dennis Rommedahl (60' (23) Tobias Mikkelsen) – (8) Christian Eriksen – (9) Michael Krohn-Dehli (90' (14) Lasse Schøne)/(11) Nicklas Bendtner
Sélectionneur : Morten Olsen
Portugal : (12) Rui Patrício/(21) João Pereira – (2) Bruno Alves – (3) Pepe – (5) Fábio Coentrão/(16) Raul Meireles (84' (18) Silvestre Varela) – (4) Miguel Veloso – (8) João Moutinho/(17) Nani (89' (14) Rolando) – (23) Hélder Postiga (64' (11) Nélson Oliveira) – (7) Cristiano Ronaldo(c)
Sélectionneur : Paulo Bento
Homme du match : Pepe (Portugal)

Le finaliste de la dernière Coupe du Monde pouvait-il quitter la compétition dès le premier tour ? La réponse était quoi qu'il arrive non à l'issue de cette deuxième journée car même une défaite n'était pas forcément éliminatoire pour les Pays-Bas en raison du résultat du match Danemark – Portugal. Mais il fallait s'imposer, à Kharkiv, face à l'Allemagne pour les Néerlandais, afin d'éviter une défaite qui leur compliquerait la tâche face à leur grand rival.
Les Pays-Bas se créent la première occasion du match à la sixième minute sur un tir de van Persie bien capté par Neuer. Dans la minute suivante, Özil frappe du gauche sur le poteau et Stekelenburg est bien heureux de capter le ballon, au final. On joue la 24ème minute : Schweinsteiger trouve Gómez à la limite du hors jeu et dans une position difficile. Mais l'avant-centre allemand réalise un contrôle magnifique et prend finalement Stekelenburg à contre-pied. Ouverture du score logique pour une équipe allemande dont le collectif monte en puissance dans ce match. Robben sonne la révolte à la 26ème minute d'une frappe puissante mais la fin de la première période est allemande. Badstuber manque de peu de doubler la mise mais il bute sur le gardien néerlandais (37'). Presque dans la foulée, Schweinsteiger trouve à nouveau Gómez dans une position difficile. Excentré sur le côté droit, l'attaquant allemand bat Maarten Stekelenburg d'une superbe frappe enroulée. L'Allemagne mène logiquement 2-0 et Gómez, unique buteur allemand dans cet Euro, s'offre un doublé, inscrivant son troisième but de la compétition. Ce qui lui permettait, donc, de rejoindre le Russe Alan Dzagoev en tête du classement des buteurs. L'Allemagne manque de peu de rajouter un troisième but dans les arrêts de jeu de la première mi-temps sur un coup franc de Schweinsteiger dévié par le mur et qui prenait le chemin de la lucarne sans un arrêt de Stekelenburg. L'Allemagne mène en tout cas logiquement 2-0 à la pause et les Pays-Bas se rapprochent de la sortie.
Obligé de réagir, le sélectionneur néerlandais Bert van Marwijk fait rentrer à la reprise Huntelaar et van der Vaart en lieu et place d'Afellay et de son capitaine van Bommel. Un aveu en quelque sorte concernant l'échec de ses choix initiaux. L'Allemagne reste pourtant la plus dangereuse en ce début de deuxième période. C'est le défenseur Mats Hummels qui se crée la première occasion sérieuse, en profitant de l'apathie de l'arrière-garde néerlandaise pour oser un slalom puis prendre sa chance mais il voit Stekelenburg s'imposer à deux reprises. Les Pays-Bas sortent la tête de l'eau et les occasions se multiplient : une volée de van Persie repoussée par Neuer (57') et une frappe lointaine de Sneijder de peu à côté (62'). La réduction du score, méritée, interviendra à la 73ème minute grâce à une superbe frappe du droit qui prend Neuer à défaut. L'espoir renait côté néerlandais mais l'Allemagne maitrise en fin de match, manquant même de peu d'alourdir le score en fin de rencontre quand Klose, entré en jeu à la place de Gómez, parvenait à prendre le ballon dans les pieds de Stekelenburg sans trouver le cadre. L'Allemagne s'impose finalement 2-1 et obtient sa deuxième victoire en autant de matchs. Le collectif allemand l'a emporté face à des Néerlandais trop individualistes. Les Pays-Bas ont perdu leurs deux premières rencontres.
Curieusement, rien n'est fait dans ce groupe. L'Allemagne peut encore être éliminée en cas de défaite face au Danemark associée à une victoire portugaise face aux Pays-Bas. Quant aux Néerlandais, une victoire avec au moins deux buts d'écart face au Portugal associée à une victoire allemande face aux Danois l'enverrait miraculeusement en quarts de finale. Le suspense sera à son comble lors de la dernière journée dans ce « groupe de la mort » qui n'a pas encore livré le nom de ses victimes.
Pays-Bas 1-2 (0-2) Allemagne
Buts : Pays-Bas : van Persie (73') ; Allemagne : Gómez (24', 38')
Avertissements : Pays-Bas : N. de Jong (80'), Willems (90') ; Allemagne : Boateng (87', suspendu au prochain match)
Pays-Bas : (1) Maarten Stekelenburg/(2) Gregory van der Wiel – (3) John Heitinga – (4) Joris Mathijsen – (15) Jetro Willems/(8) Nigel de Jong – (6) Mark van Bommel(c) (46' (23) Rafael van der Vaart)/(11) Arjen Robben (83' (7) Dirk Kuyt) – (10) Wesley Sneijder – (20) Ibrahim Afellay (46' (9) Klaas-Jan Huntelaar)/(16) Robin van Persie
Sélectionneur : Bert van Marwijk
Allemagne : (1) Manuel Neuer/(20) Jérôme Botaeng – (5) Mats Hummels – (14) Holger Badstuber – (16) Philipp Lahm(c)/(6) Sami Khedira – (7) Bastian Schweinsteiger/(13) Thomas Müller (90'+2' (15) Lars Bender) – (8) Mesut Özil (81' (18) Toni Kroos) – (10) Lukas Podolski/(23) Mario Gómez (72' (11) Miroslav Klose)
Sélectionneur : Joachim Löw
Homme du match : Mario Gómez (Allemagne)


Classement :
1. Allemagne (6, 2, 2, 0, 0, 3, 1, +2)
2. Portugal* (3, 2, 1, 0, 1, 3, 3, 0)
-----------------------------------------------
3. Danemark* (3, 2, 1, 0, 1, 3, 3, 0)
4. Pays-Bas (0, 2, 0, 0, 2, 1, 3, -2)

(* confrontation directe : Danemark 2-3 Portugal)



Groupe C :


Résultats :

L'Italie et la Croatie visaient toutes deux la victoire à Poznan, mais pour des raisons différentes. Les Italiens devaient en quelque sorte transformer l'essai en confirmant leur excellent nul obtenu face à l'Espagne (1-1) tandis que les Croates, vainqueurs de l'Irlande (3-1) lors de la journée précédente voulaient se rapprocher de la qualification.
Les deux équipes alignaient les mêmes joueurs que lors de la première journée. Du côté de l'Italie donc, la confiance envers Mario Balotelli a donc été maintenue. Très remuant dès le début du match, l'attaquant de Manchester City frappe à deux reprises mais manque le cadre (2') puis se heurte à Pletikosa (18'). La première période est complètement italienne : après Balotelli, c'est au tour de Cassano (33', à côté) puis de Marchisio (37', double duel raté face à Pletikosa) de s'illustrer sans réussite. Mais l'occasion suivante sera la bonne : à la 39ème minute, Andrea Pirlo frappe un coup franc à 25 mètres des buts qui ne laisse cette fois aucune chance au gardien croate. Ouverture du score logique pour l'Italie qui aura copieusement dominé cette première mi-temps. Le score de 1-0 à la pause en faveur des Transalpins est logique.
La Croatie repart avec de meilleures intentions en deuxième période, à l'image de son meneur de jeu Modri
ć qui prend sa chance deux fois (47' puis 49') sans inquiéter Buffon. Elle aurait même pu bénéficier d'un penalty à la 56ème minute : Thiago Motta avait en effet retenu Jelavić par le maillot sur un corner, dans la surface. L'arbitre avertit le joueur italien sans siffler, une décision pour le moins étrange. L'Italie tente de réagir avec une frappe de Balotelli à l'heure de jeu, sans réussite. Et les intentions croates sont récompensées à la 72ème minute : sur un centre de Perišić, Mandžukić devance Chiellini et bat Buffon avec l'aide du poteau. Un but mérité pour les Croates ainsi que pour leur avant-centre qui rejoint le Russe Dzagoev et l'Allemand Gómez en tête du classement des buteurs avec trois réalisations. Les deux équipes tentent de chercher la victoire en fin de match, sans succès. Et cette rencontre où chaque équipe aura eu sa mi-temps se termine sur un nul logique qui avantage plutôt les Croates au classement.
Toutefois, la Croatie n'aura pas l'avantage du calendrier : elle devra affronter l'Espagne lors de la dernière journée tandis que l'Italie sera opposée à l'Irlande.

Italie 1-1 (1-0) Croatie
Buts : Italie : Pirlo (39') ; Croatie : Mandžukić (72')
Avertissements : Italie : T. Motta (56'), Montolivo (80') ; Croatie : Schildenfeld (86')
Italie : (1) Gianluigi Buffon(c)/(19) Leonardo Bonucci – (16) Daniele De Rossi – (3) Giorgio Chiellini/(21) Andrea Pirlo/(2) Christian Maggio – (8) Claudio Marchisio – (5) Thiago Motta (62' (18) Riccardo Montolivo) – (13) Emanuele Giaccherini/(9) Mario Balotelli (69' (11) Antonio Di Natale) – (10) Antonio Cassano (83' (20) Sebastian Giovinco)
Sélectionneur : Cesare Prandelli
Croatie : (1) Stipe Pletikosa/(11) Darijo Srna(c) – (5) Vedran Ćorluka – (13) Gordon Schildenfeld – (2) Ivan Strinić/(7) Ivan Rakitić – (8) Ognjen Vukojević – (10) Luka Modrić – (20) Ivan Perišić (68' (6) Danijel Pranjić)/(9) Nikica Jelavić (83' (22) Eduardo da Silva) – (17) Mario Mandžukić (90'+4' (19) Niko Kranjčar)
Sélectionneur : Slaven Bilić
Homme du match : Andrea Pirlo (Italie)

Pour les deux autres équipes du groupe aussi, il fallait gagner. L'Espagne parce que son nul lors du premier match la mettait déjà dos au mur et l'Irlande pour éviter l'élimination que lui assurait une défaite.
À Gdansk, ce sont les Irlandais qui ouvrent les hostilités les premiers, avec une frappe de Cox sans danger pour Casillas (2'). Dès lors, les Espagnols prennent le contrôle du ballon. Les Irlandais ont déjà laissé passer leur chance. On joue depuis quatre minutes quand Torres récupère le ballon dans les pieds du défenseur irlandais Richard Dunne. L'attaquant espagnol ne laisse ensuite aucune chance à Given et ouvre le score. Le choix de le titulariser, cette fois, a été payant pour Vicente del Bosque. En jambes, le joueur de Chelsea manque même d'un rien le doublé quatre minutes plus tard mais sa frappe passait à côté. La possession du ballon reste espagnole face à une équipe irlandaise dépassée. Et en fin de première période, Shay Given doit s'interposer face à Arbeloa puis Iniesta pour préserver le score. À la mi-temps, l'Espagne ne mène que par 1-0 mais le score aurait pu être beaucoup plus lourd.
La deuxième période démarre sur les mêmes bases mais cette fois l'Irlande craque. En finesse, David Silva double la mise à la 49ème minute au milieu d'une forêt de défenseurs irlandais. Given était cette fois battu mais il s'illustrait à la 55ème minute face à Xavi. À vingt minutes du terme, Torres est lancé dans la profondeur. Une action semblable à celle qui a amené son énorme occasion ratée face à l'Italie. Mais cette fois, Fernando Torres ne se rate pas et s'offre le doublé. 3-0 pour l'Espagne et même 4-0 à la 83ème minute, grâce à une frappe dans un angle fermé de Fàbregas, rentré en jeu quelques minutes plus tôt, qui trouvait le poteau avant de rentrer. Score final 4-0. Trop faible ou dépassée par le niveau de son adversaire, l'Irlande quitte la compétition malgré le soutien sans faille d'un public extraordinaire. L'Espagne affirme un peu plus ses ambitions.
C'est donc la fin pour l'Irlande qui jouera pour l'honneur son dernier match face à l'Italie. L'Espagne a marqué les esprits mais elle n'est pas encore qualifiée pour autant : il lui faudra confirmer face à la Croatie lors de la dernière journée.
Espagne 4-0 (1-0) Irlande
Buts : Torres (4', 70'), Silva (49'), Fàbregas (83')
Avertissements : Espagne : X. Alonso (54'), J. Martínez (76') ; Irlande : Keane (36'), Whelan (45'+1'), St Ledger (84')
Espagne : (1) Iker Casillas(c)/(17) Álvaro Arbeloa – (3) Gerard Piqué – (15) Sergio Ramos – (18) Jordi Alba/(8) Xavi – (16) Sergio Busquets – (14) Xabi Alonso (65' (4) Javi Martínez)/(21) David Silva – (9) Fernando Torres (74' (10) Francesc Fàbregas) – (6) Andrés Iniesta (80' (20) Santi Cazorla)
Sélectionneur : Vicente del Bosque
Irlande : (1) Shay Given/(4) John O'Shea – (2) Sean St Ledger – (5) Richard Dunne – (3) Stephen Ward/(11) Damien Duff (76' (22) James McClean) – (8) Keith Andrews – (6) Glenn Whelan (80' (21) Paul Green) – (7) Aiden McGeady/(20) Simon Cox (46' (14) Jonathan Walters) – (10) Robbie Keane(c)
Sélectionneur : Giovanni Trapattoni
Homme du match : Fernando Torres (Espagne)


Classement :
1. Espagne (4, 2, 1, 1, 0, 5, 1, +4)
2. Croatie (4, 2, 1, 1, 0, 4, 2, +2)
----------------------------------------------
3. Italie (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
4.
Irlande (0, 2, 0, 0, 2, 1, 7, -6)


Groupe D :


Résultats :


C'était déjà un match charnière pour l'équipe de France du côté de Donetsk, face à l'organisateur ukrainien. Il fallait confirmer les promesses entrevues face à l'Angleterre, en dépit du nul (1-1) tout en se montrant plus efficace. Mais la tache ne s'annonçait pas aisée face à une Ukraine en pleine confiance après sa victoire en ouverture sur la Suède (2-1).
On annonçait encore de la chaleur pour ce match mais pas de pluie ni d'orage. Mauvaise prévision. Dès le coup d'envoi, des trombes d'eau s'abattent sur la Donbass Arena et la retransmission est interrompue par un éclair au moment des hymnes. Le coup d'envoi est malgré tout donné mais dans de telles conditions, la moindre erreur peut être fatale. Ainsi, après seulement deux minutes de jeu, Lloris est mis en danger par une passe en retrait a priori anodine de Mexès. On joue depuis cinq minutes et un deuxième coup de tonnerre lézarde le ciel de Donetsk. Et pour des raisons de sécurité, l'arbitre interrompt la rencontre.Les joueurs patientent alors dans le vestiaire, en attendant que l'orage cesse et que la pluie diminue d'intensité. Il faut attendre environ trois quarts d'heure pour que les conditions soient un peu plus dignes d'un match de football, et les jardiniers en profitent pour drainer l'eau au maximum. Finalement, la rencontre reprend à 20h00 locales (19h00 en France), soit une heure après le coup d'envoi. Le travail fait par les jardiniers a visiblement été très bon puisque la pelouse reste praticable en dépit du déluge. Les intentions sont françaises à la reprise : Benzema s'offre la première opportunité mais sa frappe est repoussé par le gardien ukrainien Piatov (6'). Les Bleus pensent même ouvrir le score grâce à Ménez à la 17ème minute mais le joueur du Paris Saint-Germain est signalé hors-jeu, à juste titre. L'Ukraine réagit grâce à Iarmolenko, dont le tir passe à côté (25') mais c'est bien la France qui se procure les meilleures occasions. Ménez manque ainsi à deux reprises l'occasion d'ouvrir la marque : sur un tir qui passe au dessus (26') après un bon travail de Ribéry et sur une autre tentative sur laquelle il bute cette fois sur Piatov (29'). On dit souvent qu'il ne faut pas rater les opportunités de but, sous peine de le regretter. La France est à deux doigts de confirmer cet adage à la 34ème minute mais Lloris est impérial sur une frappe du vétéran Chevtchenko. La France reprend alors sa domination et à la 39ème minute il faut tout le talent de Piatov pour sortir une tête de Mexès, qui reprenait un coup franc de Nasri, de la lucarne. Le score à la mi-temps est de 0-0 mais les Français auraient très bien pu finir à dix sans la clémence de l'arbitre qui n'a pas donné de deuxième carton jaune à Ménez pour une semelle sur Seline dans les arrêts de jeu.
La France démarre à la reprise avec les mêmes intentions. C'est à nouveau Ménez qui se met en évidence mais Piatov est encore une fois à la parade (49'). Dans la foulée, l'Ukraine sort enfin la tête de l'eau (lol) grâce à ses anciens. Presque dans la continuité, Chevtchenko efface Rami et prend sa chance à l'entrée de la surface mais son tir frôle la lucarne de Lloris. C'est ensuite Tymochtchouk qui prend sa chance dans la surface, mais son tir passe au dessus (50'). Et enfin, Chevtchenko manque de peu d'obtenir un penalty mais l'arbitre ne sanctionne pas une charge de Rami dans la surface (51'). L'Ukraine a laissé passer sa chance. 53ème minute : Benzema trouve Ménez sur le côté droit qui repique dans l'axe avant de frapper du gauche. Cette fois, c'est au fond et Laurent Blanc est récompensé de son choix d'avoir titularisé le Parisien au détriment de Malouda. Trois minutes plus tard, Benzema est de nouveau à la passe et il trouve cette fois Cabaye qui, au duel avec Houssiev, s'empare du ballon et bat Piatov d'une frappe croisée du gauche. Le break est fait pour l'équipe de France. La supériorité technique française est évidente et les Bleus manquent même de peu d'alourdir la marque mais la frappe de Cabaye, consécutive à une incroyable séquence de possession, trouve le poteau (65'). C'est ensuite sur coup franc que la France se procure ses meilleures occasions mais Ribéry frappe au dessus (72') tandis que Piatov s'interpose sur la tentative excentrée de Nasri (88'). Et la France s'impose finalement 2-0.
Enfin ! Cela faisait quasiment six ans que la France n'avait pas remporté de match en phase finale, depuis la demi-finale du Mondial 2006 remportée 1-0 face au Portugal. Le buteur à cette époque s'appellait Zinedine Zidane. Grâce à ce succès logique, la France prend la tête du groupe mais se met surtout en confiance. Pour l'Ukraine, c'est un coup d'arrêt mais rien n'est terminé pour autant.
Ukraine 0-2 (0-0) France
Buts : Ménez (53'), Cabaye (56')
Avertissements : Ukraine : Seline (55'), Timochtchouk (87') ; France : Ménez (40'), Debuchy (79'), Mexès (81')
Ukraine : (12) Andriy Piatov/(9) Oleh Houssiev – (17) Taras Mykhalyk – (3) Ievhen Khatcheridi – (2) Ievhen Seline/(4) Anatoliy Tymochtchouk – (18) Serhiy Nazarenko (60' (15) Artem Milevskiy)/(11) Andriy Iarmolenko (68' (8) Olexandr Aliiev) – (10) Andriy Voronine (46' (22) Marko Devytch) – (19) Ievhen Konoplianka/(7) Andriy Chevtchenko(c)
Sélectionneur : Oleh Blokhine
France : (1) Hugo Lloris(c)/(2) Mathieu Debuchy – (4) Adil Rami – (5) Philippe Mexès – (22) Gaël Clichy/(11) Samir Nasri – (18) Alou Diarra – (6) Yohan Cabaye (68' (17) Yann M'Vila)/(14) Jérémy Ménez (73' (19) Marvin Martin) – (10) Karim Benzema (76' (9) Olivier Giroud) – (7) Franck Ribéry
Sélectionneur : Laurent Blanc
Homme du match : Franck Ribéry (France)

La Suède n'avait pas le choix : c'était la victoire ou rien face à l'Angleterre, à Kiev. Mais l'équation était la même pour les Anglais, très décevants face à la France malgré un résultat qui leur apparaissait comme étant positif.
L'Angleterre démarre en tout cas avec plus d'allant que face à la France et c'est Parker qui se crée la première occasion du match mais sa frappe est stoppée par Isaksson (7'). Les intentions anglaises sont récompensées à la 23ème minute avec une tête de Carroll consécutive à un centre lointain de Gerrard qui ne laissait aucune chance à Isaksson. Le choix de Hogdson de titulariser l'attaquant de Liverpool, en panne d'efficacité cette saison, aux côtés de Welbeck s'avère fructueux. Et à la pause, l'Angleterre mène logiquement 1-0 malgré une timide réaction suédoise symbolisée par une frappe non cadrée de Källström (37').
La Suède démarre toutefois mieux la seconde période et elle parvient a égaliser à la 49ème minute. Peu en vue jusque là, Ibrahimovi
ć prend sa chance sur un coup franc lointain. Sa frappe contrée par le mur lui revient et il sert Mellberg dont la frappe est difficilement repoussée par Hart. Et en tentant de dégager le ballon, Glen Johnson marque contre son camp. La rencontre bascule alors dans la folie la plus totale. Et dix minutes après ce but, Sebastian Larsson tire parfaitement un coup franc sur lequel Mellberg monte plus haut que tout le monde pour propulser le ballon au fond des filets anglais et donner l'avantage à son équipe. Vexée, l'Angleterre réagit. Terry manque de peu de trouver l'ouverture de la tête mais Isaksson parvient à détourner le ballon grâce à un magnifique arrêt réflexe (63'). Dans la minute suivante, Walcott, entré en jeu peu auparavant, hérite du ballon à l'entrée de la surface et égalise d'une frappe flottante à la trajectoire si étrange qu'on aurait pu croire qu'elle avait été déviée. Tout est à refaire pour la Suède qui doit aller chercher la victoire et qui se procure des occasions. Mais Källström (75') puis Ibrahimović (77') manquent le cadre. Un manque d'efficacité regrettable. À la 78ème minute, Walcott réalise un exploit individuel sur son côté droit et centre pour Welbeck qui parvient à battre Isaksson d'une superbe talonnade. Et voilà l'Angleterre qui revit et qui reprend l'avantage. La Suède se rue à l'attaque en fin de match mais elle s'expose aux contres. Gerrard a ainsi en fin de rencontre l'opportunité d'alourdir la marque mais Isaksson s'interpose. L'Angleterre s'impose au final 3-2 et se place dans ce groupe. Avec deux défaites en deux matchs, la Suède est éliminée.
L'Angleterre est donc en position de force avant d'affronter l'hôte ukrainien lors de la dernière journée. Et elle pourra compter sur un atout de poids en attaque avec le retour de suspension Wayne Rooney. Quant à la Suède, handicapée par l'excès d'individualisme d'Ibrahimović, elle est assurée non seulement de l'élimination mais aussi de la dernière place du groupe. Elle jouera détendue face à la France mais elle pourrait briser les rêves des Bleus dans cet Euro.

Suède 2-3 (0-1) Angleterre
Buts : Suède : Johnson (49' csc), Mellberg (59') ; Angleterre : Carroll (23'), Walcott (64'), Welbeck (78')
Avertissements : Suède : Mellberg (63'), J. Olsson (72'), Svensson (90'+1') ; Angleterre : Milner (58')
Suède : (1) Andreas Isaksson/(4) Andreas Granqvist (66' (2) Mikael Lustig) – (3) Olof Mellberg – (13) Jonas Olsson – (5) Martin Olsson/(7) Sebastian Larsson – (8) Anders Svensson – (9) Kim Källström – (6) Rasmus Elm (81' (21) Christian Wilhelmsson)/(10) Zlatan Ibrahimović(c)/(11) Johan Elmander (79' (22) Markus Rosenberg)
Sélectionneur : Erik Hamrén
Angleterre : (1) Joe Hart/(2) Glen Johnson – (6) John Terry – (15) Joleon Lescott – (3) Ashley Cole/(16) James Milner (61' (7) Theo Walcott) – (4) Steven Gerrard(c) – (17) Scott Parker – (11) Ashley Young/(22) Danny Welbeck (90' (20) Alex Oxlade-Chamberlain) – (9) Andy Carroll
Sélectionneur : Roy Hogdson
Homme du match : Olof Mellberg (Suède)


Classement :
1. France (4, 2, 1, 1, 0, 3, 1, +2)
2. Angleterre (4, 2, 1, 1, 0, 4, 3, +1)
-------------------------------------------------
3. Ukraine (3, 2, 1, 0, 1, 2, 3, -1)
4.
Suède (0, 2, 0, 0, 2, 3, 5, -2)



Buteurs :
1. Mario Gómez (Allemagne) ; Mario Mandžuki
ć (Croatie) ; Alan Dzagoev (Russie) : 3 buts
4. Nicklas Bendtner (Danemark) ; Francesc Fàbregas, Fernando Torres (Espagne) ; Václav Pila
ř (République Tchèque) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine) : 2 buts
9. Andy Carroll, Joleon Lescott, Theo Walcott, Danny Welbeck (Angleterre) ; Nikica Jelavi
ć (Croatie) ; Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; David Silva (Espagne) ; Yohan Cabaye, Jérémy Ménez, Samir Nasri (France) ; Theofanis Gekas, Dimitris Salpingidis (Grèce) ; Sean St Ledger (Irlande) ; Antonio Di Natale, Andrea Pirlo (Italie) ; Robin van Persie (Pays-Bas) ; Jakub Błaszczykowski, Robert Lewandowski (Pologne) ; Hélder Postiga, Pepe, Silvestre Varela (Portugal) ; Petr Jiráček (République Tchèque) ; Roman Chirokov, Roman Pavlioutchenko (Russie) ; Zlatan Ibrahimović, Olof Mellberg (Suède) : 1 but
A marqué contre son camp : Glen Johnson (Angleterre) pour la Suède



46 buts ont été marqués en 16 matchs, cela correspond à une moyenne de 2,875 buts par matchs. Celle-ci est pour l'instant très largement supérieure à celle des éditions 2004 et 2008 (2,48) et elle dépasse même celle de l'Euro 2000 (2,75), une compétition où l'on a établi le record de buts dans une phase finale de Championnat d'Europe. Et il n'y a toujours pas eu de 0-0. On assiste donc pour l'instant à un tournoi très plaisant.
Le suspense sera présent partout lors de la dernière journée de la phase de groupes (pour les hypothèses, c'est ici) puisque pour l'instant aucune équipe n'est qualifiée pour les quarts de finale. Même pas l'Allemagne, qui est pourtant la seule équipe à avoir remporté ses deux premiers matchs de poule. Deux équipes sont en revanche éliminées : l'Irlande et la Suède.
L'Allemagne a confirmé ses bons débuts tandis que l'Angleterre, la France et le Portugal se sont réveillés. La Russie est bien placée malgré une petite baisse de forme. Ce sera en revanche très difficile pour les Pays-Bas mais ceux-ci conservent une petite chance de qualification.
(et une pensée pour Thierry Roland, la voix du football, qui vient de nous quitter à l'âge de 74 ans) 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 00:32

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La joie des joueurs du Panama qui en battant Cuba (1-0) ont remporté leurs deux premiers matchs. Et si la sélection d'Amérique centrale était l'un des invités surprise de la Coupe du Monde 2014 ?
(source : fifa.com)

Épisode 1
Épisode 2
Épisode 3
Épisode 4
Épisode 5
Épisode 6
Épisode 7
Épisode 8
Épisode 9


Quoi ? Du football hors d'Europe ? En cette période ?
Pendant que le Vieux Continent cherche son roi*, les équipes du reste du monde disputaient des matchs importants dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014. Retour sur les matchs du mois de juin avec le dixième épisode de notre série « A caminho do Rio ».

(* les équipes européennes feront leur entrée en septembre, à l'occasion du prochain épisode)



Zone Afrique

Le premier de chaque groupe est qualifié pour les barrages


Groupe A :
C'est à la surprise générale que le petit poucet du groupe a pris les commandes. Issue des qualifications, l'Éthiopie est leader de la poule grâce à son surprenant nul en Afrique du Sud (1-1) et à sa victoire sur la République Centrafricaine (1-0). Cette dernière occupe néanmoins la deuxième place grâce à sa victoire lors du premier match face au Botswana (2-0). L'Afrique du Sud, organisatrice de la dernière Coupe du Monde et de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, est troisième tandis que le Botswana est bon dernier avec un petit point, acquis face à l'Afrique du Sud (1-1).

Résultats :
1ère journée :
République Centrafricaine 2-0 Botswana
(Buts : Foxi Kethevoama (18', 47'))
Afrique du Sud 1-1 Éthiopie
(AFS : Katlego Mphela (77') ; ETH : Said Saladin (30'))
2ème journée :

Botswana 1-1 Afrique du Sud
(BOT : Ofentse Nato (38') ; AFS : Morgan Gould (15'))
Éthiopie 2-0 République Centrafricaine
(Said Saladin (38', 88'))

Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Éthiopie (4, 2, 1, 1, 0, 3, 1, +2)
----------------------------------------------------------------
2. République Centrafricaine (3, 2, 1, 0, 1, 2, 2, 0)
3. Afrique du Sud (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
4. Botswana (1, 2, 0, 1, 1, 1, 3, -2)


Groupe B :
Parcours sans-faute jusque là pour la Tunisie qui occupe la première place du groupe grâce à ses victoires face à la Guinée-Équatoriale (3-1) et en déplacement au Cap-Vert (2-1). Les Tunisiens devancent la Sierra Leone qui a battu le Cap-Vert (2-1) et fait match nul en Guinée-Équatoriale (2-2). La Guinée-Équatoriale, troisième, et le Cap-Vert, dernier, sont déjà loin même si la route est encore longue.

Résultats :
1ère journée :
Sierra Leone 2-1 Cap-Vert
(SIL : Mo Kamara (10'), Sheriff Suma (26') ; CPV : Zé Luis (90'+4'))
Tunisie 3-1 Guinée-Équatoriale
(TUN : Issam Jemâa (51'), Hamdi Harbaoui (56'), Chedi Hammami (88') ; GEQ : Ruben Epitié (34'))
2ème journée :
Guinée-Équatoriale 2-2 Sierra Leone
(GEQ : Juvenal (13', 41') ; SIL : Samuel Barlay (23'), Ibrahim Bangura (30'))
Cap-Vert 1-2 Tunisie
(CPV : Odair Fortes (26') ; TUN : Saber Khlifa (14'), Issam Jemâa (46'))

Classement :
1. Tunisie (6, 2, 2, 0, 0, 5, 2, +3)
--------------------------------------------------------
2. Sierra Leone (4, 2, 1, 1, 0, 4, 3, +1))
3. Guinée-Équatoriale (1, 2, 0, 1, 1, 3, 5, -2)
4. Cap-Vert (0, 2, 0, 0, 2, 2, 4, -2)


Groupe C :
Le Maroc a évité de peu la correctionnelle. Tenu en échec en Gambie (1-1), il s'en est sorti de justesse en obtenant le nul en fin de match face à la Côte d'Ivoire (2-2). Cette dernière est leader du groupe car en plus de ce bon point obtenu à l'extérieur elle a battu la Tanzanie en ouverture (2-0). La Tanzanie est deuxième après sa victoire sur la Gambie (2-1). Elle devance donc le Maroc et la Gambie.

Résultats :
1ère journée :
Gambie 1-1 Maroc
(GAM : Abdou Jammeh (16') ; MAR : Houssine Kharja (76'))
Côte d'Ivoire 2-0 Tanzanie
(Salomon Kalou (18'), Didier Drogba (76'))
2ème journée :
Maroc 2-2 Côte d'Ivoire
(MAR : Houssine Kharja (41' sp), Hamza Abourazzouk (89') ; CIV : Salomon Kalou (8'), Kolo Touré (60'))
Tanzanie 2-1 Gambie
(TAN : Shomari Kapombe (60'), Erasto Nyoni (84' sp) ; GAM : Momodou Ceesay (7'))

Classement :
1. Côte d'Ivoire (4, 2, 1, 1, 0, 4, 2, +2)
------------------------------------------------------
2. Tanzanie (3, 2, 1, 0, 1, 2, 3, -1)
3. Maroc (2, 2, 0, 2, 0, 3, 3, 0)
4. Gambie (1, 2, 0, 1, 1, 2, 3 -1)


Groupe D :
La Zambie, championne d'Afrique en titre, avait pris un bien mauvais départ avec une défaite au Soudan (0-2) pendant que le Ghana, son principal rival dans le groupe, écrasait le Lesotho (7-0). Mais le suspense a été relancé lors de la deuxième journée : les Zambiens ont battu les Ghanéens (1-0) tandis que le Soudan a été tenu en échec au Lesotho (0-0). Tout reste encore à faire et on se dirige vers une lutte à trois entre le Soudan, leader avec quatre points, et le Ghana et la Zambie qui comptent tous les deux trois points. Dernier (un point), le Lesotho ne devrait faire que de la figuration.

Résultats :
1ère journée :
Ghana 7-0 Lesotho
(Sulley Muntari (15'), Dominic Adiyiah (24', 50'), Jordan Ayew (45', 88'), Christian Atsu (85'), Jeremiah Akaminko (90'+2'))
Soudan 2-0 Zambie
(Mohamed Tahir (49'), Saif Masawi (72'))
2ème journée :
Zambie 1-0 Ghana
(Christopher Katongo (15'))
Lesotho 0-0 Soudan

Classement :
1. Soudan (4, 2, 1, 1, 0, 2, 0, +2)
-----------------------------------------------
2. Ghana (3, 2, 1, 0, 1, 7, 1, +6)
3. Zambie (3, 2, 1, 0, 1, 1, 2, -1)
4. Lesotho (1, 2, 0, 1, 1, 0, 7, -7)


Groupe E :
Seulement deux buts en quatre matchs dans ce groupe. La première journée s'est soldée par deux matchs nuls et vierges entre le Burkina Faso et le Congo d'une part et entre le Niger et le Gabon d'autre part. Durant la deuxième journée, le Gabon a battu le Burkina Faso (1-0) et le Congo a battu le Niger (1-0). Le classement est facile à lire : les deux vainqueurs sont en tête, suivi des deux vaincus.

Résultats :

1ère journée :
Burkina Faso 0-0 Congo
Niger 0-0 Gabon
2ème journée :
Gabon 1-0 Burkina Faso
(Rémy Ebanga (56'))
Congo 1-0 Niger
(Chris Malonga (86'))

Classement :
1. Congo, Gabon (4, 2, 1, 1, 0, 1, 0, +1)
3. Burkina Faso, Niger (1, 2, 0, 1, 1, 0, 1, -1)


Groupe F :
Sans flamber, le Nigeria s'est déjà mis dans une position favorable. Il s'est tout d'abord imposé en fin de match sur la plus petite des marges face à la Namibie (1-0) avant de concéder dans les arrêts de jeu le nul au Malawi (1-1)... après avoir ouvert le score à la toute fin du temps réglementaire. Les Nigérians sont leaders devant la Namibie, vainqueur (1-0) face au Kenya, dernier. Le Malawi, qui a fait deux matchs nuls pour ses deux premiers matchs, est troisième.

Résultats :
1ère journée :
Kenya 0-0 Malawi
Nigeria 1-0 Namibie

(Ikechukwu Uche (80'))
2ème journée :
Malawi 1-1 Nigeria
(MWI : John Banda (90'+2') ; NGA : Ruben Gabriel (89'))
Namibie 1-0 Kenya
(Henrico Botes (85'))

Classement :
1. Nigeria (4, 2, 1, 1, 0, 2, 1 +1)
-----------------------------------------------
2. Namibie (3, 2, 1, 0, 1, 1, 1, 0)
3. Malawi (2, 2, 0, 2, 0, 1, 1, 0)
4. Kenya (1, 2, 0, 1, 1, 0, 1, -1)


Groupe G :
Avec la Tunisie, l'Égypte est la seule sélection à avoir remporté ses deux premiers matchs. Après une victoire tranquille face au Mozambique (2-0), les septuples champions d'Afrique ont arraché la victoire chez l'outsider du groupe, la Guinée, au terme d'un scénario fou (3-2). Les Égyptiens (six points) comptent trois points d'avance sur la Guinée, qui s'était auparavant imposé au Zimbabwe (1-0). Le Mozambique et le Zimbabwe, qui ont fait match nul (0-0) comptent un point chacun et sont respectivement dernier et troisième.

Résultats :
1ère journée :
Égypte 2-0 Mozambique
(Mahmoud Fathalla (54'), Kapango (63' csc))
Zimbabwe 0-1 Guinée
(Ibrahima Traoré (25'))
2ème journée :

Mozambique 0-0 Zimbabwe
Guinée 2-3 Égypte

(GUI : Abdoul Camara (19' sp), Alhassane Bangoura (88') ; EGY : Mohamed Aboutrika (58', 67' sp), Mohamed Salah (90'+5'))

Classement :
1. Égypte (6, 2, 2, 0, 0, 5, 2, +3)
----------------------------------------------
2. Guinée (3, 2, 1, 0, 1, 3, 3, 0)
3. Zimbabwe (1, 2, 0, 1, 1, 0, 1, -1)
4. Mozambique (1, 2, 0, 1, 1, 0, 2, -2)


Groupe H :
Que de regrets pour l'Algérie ! Les Algériens avaient débuté dans ce groupe avec une démonstration face au Rwanda (4-0) et la victoire du Bénin face au Mali (1-0) la mettait en position de force avant d'affronter les Maliens sur terrain neutre (à Ouagadougou) en raison des évènements qui secouent le Mali. Après avoir mené au score, l'Algérie s'est finalement incliné (1-2) et a relancé son principal adversaire dans ce groupe. Mais c'est finalement le Bénin qui fait la meilleure opération, son nul au Rwanda après avoir mené au score (1-1) lui permettant de prendre la tête du groupe avec quatre points, soit un de plus que les Algériens et les Maliens. Avec un point, le Rwanda est dernier.

Résultats :
1ère journée :
Algérie 4-0 Rwanda
(Sofiane Feghouli (27'), El Arbi Soudani (32', 82'), Islam Slimani (79'))
Bénin 1-0 Mali
(Razak Omotoyossi (18'))
2ème journée :
Rwanda 1-1 Bénin
(RWA : Labama Kamana (88' sp) ; BEN : Razak Omotoyossi (74'))
Mali 2-1 Algérie
(MLI : Mahamadou N'Diaye (30'), Modibo Maïga (80') ; ALG : Islam Slimani (7'))

Classement :
1. Bénin (4, 2, 1, 1, 0, 2, 1, +1)
--------------------------------------------
2. Algérie (3, 2, 1, 0, 1, 5, 2, +3)
3. Mali (3, 2, 1, 0, 1, 2, 2, 0)
4. Rwanda (1, 2, 0, 1, 1, 1, 5, -4)



Groupe I :
C'est une équipe surprise qui domine ce groupe. En battant le Cameroun « à domicile » (elle jouait à Sfax, en Tunisie, pour des raisons de sécurité), la Libye s'est emparé de la place de leader grâce également à son bon match nul obtenu au Togo lors de la première journée (1-1). Les Libyens (quatre points) devancent d'un point la RD Congo, qui a battu le Togo (2-0) et le Cameroun, qui avait démarré par une victoire face à la RD Congo (1-0). Mondialiste en 2006, le Togo est dernier avec seulement une unité au compteur.

Résultats :
1ère journée :
Cameroun 1-0 RD Congo
(Eric Choupo-Moting (58' sp))
Togo 1-1 Libye
(TOG : Kalen Damessi (8') ; LBY : Ahmed Zouay (15'))
2ème journée :
RD Congo 2-0 Togo
(Trésor Mputu (23'), Dieumerci Mbokani (81' sp))
Libye 2-1 Cameroun
(LBY : Ahmed Zouay (8'), Hamad Ahniash (90'+3') ; CAM : Eric Choupo-Moting (16'))

Classement :
1. Libye (4, 2, 1, 1, 0, 3, 2, +1)
--------------------------------------------
2. RD Congo (3, 2, 1, 0, 1, 2, 1, +1)
3. Cameroun (3, 2, 1, 0, 1, 2, 2, 0)
4. Togo (1, 2, 0, 1, 1, 1, 3, -2)


Groupe J :
Grâce à sa victoire sur le Liberia (3-1) et à son nul en Ouganda (1-1), le Sénégal est leader du groupe avec quatre points. Il devance de deux points l'Ouganda et l'Angola, qui ont fait match nul lors de la première journée (1-1). L'Angola a également été tenue en échec au Liberia (0-0), dernier avec un point pris en deux matchs.

Résultats :
1ère journée :
Sénégal 3-1 Liberia
(SEN : Ibrahima Baldé (32'), Dame N'Doye (72'), Sadio Mané (83') ; LIB : Francis Doe (2'))
Angola 1-1 Ouganda
(ANG : Djalma Campos (8') ; OUG : Emmanuel Okwi (87'))
2ème journée :
Ouganda 1-1 Sénégal
(OUG : Godfrey Walusimbi (85' sp) ; SEN : Papiss Cissé (37'))
Liberia 0-0 Angola

Classement :
1. Sénégal (4, 2, 1, 1, 0, 4, 2, +2)
-------------------------------------------------
2. Ouganda (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
3. Angola (2, 2, 0, 2, 0, 1, 1, 0)
4. Liberia (1, 2, 0, 1, 1, 1, 3, -1)


Zone Amérique du Sud

Les quatre premiers sont qualifiés pour la Coupe du Monde 2014
Le cinquième affrontera en barrages le barragiste de la zone Asie

Le grand gagnant de ces journées de juin est le Chili, qui a remporté deux matchs à l'extérieur en Bolivie et au Venezuela sur le même score (2-0). Ces deux victoires permettent aux Chiliens d'occuper la première place. L'Uruguay a quant à lui été tenu en échec à domicile par le Venezuela (1-1) avant de battre le Pérou (4-2). L'Argentine, qui n'a joué qu'un match (car elle doit normalement affronter le Brésil à cette période), a largement battu l'Équateur (4-0) avant d'aller battre les Brésiliens en amical à New York (4-3, avec un triplé de Messi). Vainqueur de la Colombie (1-0), l'Équateur profite des contre-performances du Venezuela pour prendre la quatrième place directement qualificative. Mais la Colombie n'a pas dit son dernier mot, elle qui s'est imposé au Pérou (1-0). Vice-champion d'Amérique du Sud, quart de finaliste de la dernière Coupe du Monde, le Paraguay risque bien cette fois de manquer le grand rendez-vous mondial, lui qui avait participé aux quatre dernières éditions. Exempt lors du premier match, il a ensuite été battu chez la modeste Bolivie (1-3). Les Paraguayens n'ont remporté qu'un seul de leurs cinq premiers matchs, pour un nul et trois défaites.
Au classement, les trois équipes du « cône sud » sont en tête. Le Chili compte douze points, soit un de plus que l'Uruguay et deux de plus que l'Argentine. Deux équipes qui comptent néanmoins un match en moins. L'Équateur est quatrième avec neuf points et compte un point d'avance sur le Venezuela, cinquième et donc barragiste, qui compte toutefois un match de plus. La Colombie, sept points en cinq matchs, est à l'affut à la sixième place. La Bolivie (quatre points, six matchs joués), le Paraguay (quatre points, cinq matchs joués) et le Pérou (trois points), respectivement septième, huitième et neuvième, sont en revanche en très mauvaise posture.

Résultats :
5ème journée :
Uruguay 1-1 Venezuela
(URU : Diego Forlán (38') ; VEN : José Salomón Rondón (84'))
Bolivie 0-2 Chili
(Charles Aránguiz (45'+3'), Arturo Vidal (83'))
Argentine 4-0 Équateur
(Sergio Agüero (20'), Gonzalo Higuaín (29'), Lionel Messi (31'), Ángel Di María (75'))
Pérou 0-1 Colombie
(James Rodríguez (52'))
(exempt : Paraguay)

6ème journée :
Bolivie 3-1 Paraguay
(BOL : Alcides Peña (10'), Pablo Escobar (70', 80') ; PAR : Cristian Riveros (83'))
Venezuela 0-2 Chili
(Matias Fernández (85'), Charles Aránguiz (90'+1'))
Uruguay 4-2 Pérou
(URU : Sebastián Coates (15'), Maxi Pereira (30'), Cristian Rodríguez (63'), Sebastián Eguren (90'+4') ; PER : Diego Godín (40' csc), José Paolo Guerrero (48'))
Équateur 1-0 Colombie
(Christian Benítez (54'))
(exempt : Argentine)

Classement :
1. Chili (12, 6, 4, 0, 2, 11, 10, +1)
2. Uruguay (11, 5, 3, 2, 0, 14, 6, +8)
3. Argentine (10, 5, 3, 1, 1, 11, 4, +7)
4. Équateur (9, 5, 3, 0, 2, 6, 6, 0)
----------------------------------------------------
5. Venezuela (8, 6, 2, 2, 2, 4, 6, -2)
----------------------------------------------------
6. Colombie (7, 5, 2, 1, 2, 5, 5, 0)
7. Bolivie (4, 6, 1, 1, 4, 7, 11, -4)
8. Paraguay (4, 5, 1, 1, 3, 4, 9, -5)
9. Pérou (3, 5, 1, 0, 4, 6, 11, -5)



Zone Asie


Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour la Coupe du Monde 2014
Les troisièmes s'affronteront dans un match de barrage dont le vainqueur affrontera le vainqueur de la zone Amérique du Sud


Groupe A :
Tout roule pour la Corée du Sud, qui a remporté ses deux premiers matchs au Qatar (4-1) et face au Liban (3-0). Favoris du groupe, les Sud-Coréens devancent l'Iran qui a démarré par une victoire déjà capitale en Ouzbékistan (1-0) avant de faire match nul face au Qatar (0-0). Le Qatar compte le même nombre de points que l'Iran mais avec un match de plus. Il s'est imposé au Liban lors de la première journée (1-0). L'Ouzbékistan et le Liban occupent les deux dernières places, avec un point chacun, obtenu lors de leur confrontation directe lors de la deuxième journée (1-1).

Résultats :
1ère journée :
Ouzbékistan 0-1 Iran
(Mohammad Reza Khalatbari (90'+4'))
Liban 0-1 Qatar
(Sebastián Soria (64'))
(exempt : Corée du Sud)
2ème journée :
Liban 1-1 Ouzbékistan
(LIB : Ali Al Saadi (34') ; OUZ : Jasur Hasanov (12'))
Qatar 1-4 Corée du Sud
(QAT : Yousef Ahmad Ali (22') ; CDS : Lee Keun-Ho (26', 80'), Kwak Tae-Hwi (55'), Kim Shin-Wook (64'))
(exempt : Iran)
3ème journée :
Corée du Sud 3-0 Liban
(Kim Bo-Kyung (30', 48'), Koo Ja-Cheol (90'))
Iran 0-0 Qatar
(exempt : Ouzbékistan)


Classement :
1. Corée du Sud (6, 2, 2, 0, 0, 7, 1, +6)
2. Iran (4, 2, 1, 1, 0, 1, 0, +1)
---------------------------------------------------
3. Qatar (4, 3, 1, 1, 1, 2, 4, -2)
---------------------------------------------------
4. Ouzbékistan (1, 2, 0, 1, 1, 1, 2, -1)
5. Liban (1, 3, 0, 1, 2, 1, 5, -4)


Groupe B :
Le Japon peut voir l'avenir sereinement. Le champion d'Asie a facilement remporté ses deux premiers matchs face à Oman (3-0) et la Jordanie (6-0) avant d'obtenir un bon match nul en Australie, lors du remake de la finale de la dernière Coupe d'Asie (1-1). Les Japonais compte sept points, c'est cinq de plus que leurs trois poursuivants. L'Irak, deuxième, a été tenu en échec en Jordanie (1-1) et face à Oman (1-1). L'Australie, avant d'accrocher les Japonais, avait concédé un nul décevant en Oman (0-0). Elle occupe la troisième place a égalité de points avec l'Irak et Oman. La Jordanie est dernière avec seulement un point.

Résultats :
1ère journée :
Japon 3-0 Oman
(Keisuke Honda (12'), Ryoichi Maeda (51'), Shinji Okazaki (54'))
Jordanie 1-1 Irak
(JOR : Ahmad Ibrahim (43') ; IRK : Nashat Akram (14'))
(exempt : Australie)
2ème journée :
Japon 6-0 Jordanie
(Ryoichi Maeda (19'), Keisuke Honda (21', 30', 53' sp), Shinji Kagawa (35'), Yuzo Kurihara (89'))
Oman 0-0 Australie
(exempt : Irak)
3ème journée :
Australie 1-1 Japon
(AUS : Luke Wilkshire (70' sp) ; JAP : Yuzo Kurihara (65'))
Irak 1-1 Oman
(IRK : Younis Mahmoud (37' sp) ; OMA : Mohammed Al Balushi (8'))
(exempt : Jordanie)

Classement :
1. Japon (7, 3, 2, 1, 0, 10, 1, +9)
2. Irak (2, 2, 0, 2, 0, 2, 2, 0)
---------------------------------------------
3. Australie (2, 2, 0, 2, 0, 1, 1, 0)
---------------------------------------------
4. Oman (2, 3, 0, 2, 1, 1, 4, -3)
5. Jordanie (1, 2, 0, 1, 1, 1, 7, -6)



Zone CONCACAF

Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour le tour suivant


Groupe A :
Sans surprise, les États-Unis dominent ce groupe. Ils ont battu Antigua-et-Barbuda (3-1) avant de concéder le nul au Guatemala (1-1). Les Américains comptent le même nombre de points que la Jamaïque qui a battu le Guatemala (2-1) avant de décrocher le nul à Antigua-et-Barbuda (0-0).

Résultats :
1ère journée :
États-Unis 3-1 Antigua-et-Barbuda
(USA : Carlos Bocanegra (6'), Clint Dempsey (43' sp), Herculez Gomez (71') ; ANT : Peter Byers (64'))
Jamaïque 2-1 Guatemala
(JAM : Demar Phillips (40'), Ryan Johnson (46') ; GUA : Dwight Pezzarossi (90'+2'))
2ème journée :
Antigua-et-Barbuda 0-0 Jamaïque
Guatemala 1-1 États-Unis
(GUA : Marco Papa (83') ; USA : Clint Dempsey (40'))

Classement :
1. États-Unis (4, 2, 1, 1, 0, 4, 2, +2)
2. Jamaïque (4, 2, 1, 1, 0, 2, 1, +1)
---------------------------------------------------------
3. Guatemala (1, 2, 0, 1, 1, 2, 3, -1)
4. Antigua-et-Barbuda (1, 2, 0, 1, 1, 1, 3, -2)


Groupe B :
Le Mexique réalise pour l'instant un sans-faute, avec deux victoires lors de ses deux premiers matchs face au Guyana (3-1) et en déplacement au Salvador (2-1). Le Costa Rica est deuxième : il a d'abord concédé le nul à domicile face au Salvador (2-2) avant de s'imposer tranquillement au Guyana (4-0).

Résultats :
1ère journée :
Mexique 3-1 Guyana
(MEX : Carlos Salcido (11'), Giovani dos Santos (15'), John Rodrigues (51' csc) ; GUY : Héctor Moreno (62' csc))
Costa Rica 2-2 Salvador
(CRC : Àlvaro Saborío (10'), Joel Campbell (15') ; SLV : Isidorio Gutiérrez (23'), Osael Romero (54'))
2ème journée :
Guyana 0-4 Costa Rica
(Àlvaro Saborío (20', 26', 52'), Joel Campbell (77'))
Salvador 1-2 Mexique
(SLV : Alfredo Pacheco (65') ; MEX : Jesús Zavala (60'), Héctor Moreno (82'))

Classement :
1. Mexique (6, 2, 2, 0, 0, 5, 2, +3)
2. Costa Rica (4, 2, 1, 1, 0, 6, 2, +4)
------------------------------------------------
3. Salvador (1, 2, 0, 1, 1, 3, 4, -1)
4. Guyana (0, 2, 0, 0, 2, 1, 7, -6)


Groupe C :
Le Panama est bien parti pour créer la sensation dans ce groupe C. Il est en tout cas en tête après ses deux victoires chez le mondialiste hondurien (2-0) et face à Cuba (1-0). Le Canada est deuxième avec une victoire, à Cuba (1-0) et un nul face au Honduras (0-0).

Résultats :
1ère journée :
Cuba 0-1 Canada
(Olivier Occéan (55'))
Honduras 0-2 Panama
(Blas Pérez (64', 80'))
2ème journée :
Canada 0-0 Honduras
Panama 1-0 Cuba
(Nelson Barahona (58'))

Classement :
1. Panama (6, 2, 2, 0, 0, 3, 0, +3)
2. Canada (4, 2, 1, 1, 0, 1, 0, +1)
--------------------------------------------
3. Honduras (1, 2, 0, 1, 1, 0, 2, -2)
4. Cuba (0, 2, 0, 0, 2, 0, 2, -2)




Zone Océanie

Ce n'est pas une phase éliminatoire qui s'est tenue lors de ce mois de juin, mais la Coupe d'Océanie des Nations. Initialement prévue aux Fidji, cette dernière s'est finalement tenue à Honiara, capitale des Îles Salomon, dans un stade sans tribunes. On attendait la Nouvelle-Zélande, que tout le monde, et moi compris, décrivait comme largement favorite, on a finalement eu Tahiti. La petite île polynésienne a surpris tout le monde en remportant le tournoi en battant en finale l'équipe d'un autre territoire français, la Nouvelle-Calédonie (1-0). Cette dernière avait auparavant réalisé l'exploit d'éliminer, en demi-finales, la Nouvelle-Zélande (2-0).
La route du Brésil est toutefois encore longue pour Tahiti. Ce titre ne lui garantit pas une place de barragiste et encore moins une qualification directe. La dernière phase de qualification se déroulera sous la forme d'une phase de groupes entre les quatre demi-finalistes, à savoir Tahiti, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et les Îles Salomon. Les Néo-Zélandais auront donc l'occasion de se rattraper.
Mais Tahiti se qualifie néanmoins grâce à cette victoire pour la Coupe des Confédérations 2013 où elle aura la chance d'affronter des équipes du calibre du Brésil, de l'Espagne, du Mexique, du Japon ou de l'Uruguay, en attendant les prochains champions d'Europe et d'Afrique. Ce n'est en tout cas pas la première participation à une phase finale internationale pour Tahiti qui avait participé en 2009 au Mondial des moins de 20 ans en Égypte avec une équipe entraînée par l'ancien champion du monde Lionel Charbonnier. Le buteur lors de la finale de cette Coupe d'Océanie des Nations, Steevy Chong Hue, faisait partie de cette équipe.


Groupe A :

Résultats :
1ère journée :
Samoa 1-10 Tahiti
(SAM : Silao Malo (69') ; TAH : Lorenzo Tehau (8', 82', 84', 85'), Jonathan Tehau (16', 78'), Alvin Tehau (18', 40'), Teaonui Tehau (54'), Steevy Chong Hue (61'))
Vanuatu 2-5 Nouvelle-Calédonie
(VAN : Robert Tasso (52'), Jean Naprapol (61') ; NCA : Bertrand Kai (32', 58', 76'), Georges Gope-Fenepej (66'), Roy Kayara (87')
2ème journée :
Vanuatu 5-0 Samoa
(Jean Naprapol (29'), Brian Kaltak (45'+1'), Derek Malas (47'), Robert Tasso (74'), Fredy Vava (90'+3'))
Tahiti 4-3 Nouvelle-Calédonie
(TAH : Alvin Tehau (19'), Nicolas Vallar (28' sp), Lorenzo Tehau (34'), Roihau Degage (86') ; NCA : Marius Bako (76'), Jacques Haeko (83'), Dick Kauma (89'))
3ème journée :
Nouvelle-Calédonie 9-0 Samoa
(Roy Kayara (10'), Jacques Haeko (11', 45'+1', 71', 89', 90'+1'), Iamel Kabeu (22'), Judikael Ixoee (25' sp), Kalaje Gnipate (44'))
Tahiti 4-1 Vanuatu
(TAH : Nicolas Vallar (14' sp), Jonathan Tehau (37'), Alvin Tehau (57'), Teaonui Tehau (86') ; VAN : Robert Tasso (90'+5'))

Classement final :
1. TAHITI (9, 3, 3, 0, 0, 18, 5, +13)
2. NOUVELLE-CALÉDONIE (6, 3, 2, 0, 1, 17, 6, +11)
-------------------------------------------------------------------
3. Vanuatu (3, 3, 1, 0, 2, 8, 9, -1)
4. Samoa (0, 3, 0, 0, 3, 1, 24, -23)


Groupe B :

Résultats :
1ère journée :
Fidji 0-1 Nouvelle-Zélande
(Tommy Smith (11'))
Îles Salomon 1-0 Papouasie-Nouvelle-Guinée
(Benjamin Totori (5'))
2ème journée :
Papouasie-Nouvelle-Guinée 1-2 Nouvelle-Zélande
(PNG : Niel Hans (89' sp) ; NZL : Shane Smeltz (2'), Chris Wood (52'))
Fidji 0-0 Îles Salomon
3ème journée :
Papouasie-Nouvelle-Guinée 1-1 Fidji
(PNG : Kema Jack (85') ; FID : Maciu Dunadamu (13'))
Nouvelle-Zélande 1-1 Îles Salomon
(NZL : Chris Wood (13') ; SAL : Benjamin Totori (56'))

Classement final :
1. NOUVELLE-ZÉLANDE (7, 3, 2, 1, 0, 4, 2, +2)
2. ÎLES SALOMON (5, 3, 1, 2, 0, 2, 1, +1)
------------------------------------------------------------------
3. Fidji (2, 3, 0, 2, 1, 1, 2, -1)
4. Papouasie-Nouvelle-Guinée (1, 3, 0, 1, 2, 2, 4, -2)


Suite de la compétition :

Demi-finales :
Tahiti 1-0 Îles Salomon
(Jonathan Tehau (15'))
Nouvelle-Zélande 0-2 Nouvelle-Calédonie
(Bertrand Kaï (60'), Georges Gope-Fenepej (90'+2'))

Match pour la troisième place :
Îles Salomon 3-4 Nouvelle-Zélande
(SAL : Himson Teleda (48'), Benjamin Totori (54', 88') ; NZL : Chris Wood (11', 25', 30'), Shane Smeltz (90'+4'))

Finale :
Tahiti 1-0 Nouvelle-Calédonie
(Steevy Chong Hue (11'))


Tahiti remporte la Coupe d'Océanie des Nations 2012 et est qualifiée pour la Coupe des Confédérations 2013.
Tahiti, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et les Îles Salomon sont qualifiés pour le dernier tour des qualifications océaniennes qui se déroulera sous la forme d'une poule unique (avec matchs aller-retour) de septembre 2012 à mars 2013. Le vainqueur de cette poule sera qualifié pour le barrage intercontinental face au quatrième de la zone CONCACAF.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 23:45

Espagne---Italie.jpg
Antonio Di Natale a ouvert le score pour l'Italie face à l'Espagne sans donner la victoire à son équipe qui a tout de même tenu en échec les champions d'Europe en titre (1-1)
(source : uefa.com)


L'Euro 2012 a débuté sur le terrain vendredi dernier. Voici un résumé des matchs de la première journée.



Groupe A :


Résultats :

Le match d'ouverture, entre la Pologne et la Grèce, n'était pas l'affiche la plus alléchante qui soit. Après une cérémonie d'ouverture haute en couleurs au Stade National de Varsovie, la Pologne prenait les choses en main dès le début du match et ouvrait naturellement le score à la 17ème minute grâce à son buteur Robert Lewandowski qui profitait d'une mauvaise sortie du gardien grec Chalkias pour catapulter au fond des filets un centre de Piszczek, son coéquipier en club comme en sélection. On se dit à ce moment là que la Pologne a fait le plus dur et qu'elle se dirige tranquillement vers sa première victoire dans une phase finale d'Euro. Et ce d'autant plus que la Grèce subit coup sur coup deux coups durs en défense, avec la blessure d'Avraam Papadopoulos (remplacé par... son homonyme Kyriakos Papadopoulos), puis avec l'expulsion juste avant de Sokratis Papastathopoulos pour deux avertissements très sévères. La Pologne mène a la pause. Mais le scénario change en seconde période. Les Grecs reviennent sur la pelouse avec un nouvel état d'esprit et jouent mieux en dépit de leur infériorité numérique, aidés notamment par l'entrée de Dimitris Salpinigidis à la mi-temps. Un coaching gagnant puisque le nouvel entrant égalise à la 51ème minute, profitant d'une sortie ratée du gardien polonais Szczęsny après un centre de Torosidis. Salpingidis est décidément l'homme de tous les buts importants pour la Grèce : c'est déjà lui qui avait inscrit le but de la victoire en barrages pour le Mondial 2010 ainsi que le premier but grec de l'histoire en Coupe du Monde. Dans tous les bons coups, Salpingidis est de nouveau en action à vingt minutes du terme lorsque, bien lancé dans la profondeur, il se retrouve en face à face avec le gardien polonais Wojciech Szczęsny. Ce dernier le fauche en pleine surface et l'arbitre accorde logiquement un penalty tout en expulsant le gardien. L'occasion est superbe pour le capitaine Giorgos Karagounis, l'un des derniers champions d'Europe 2004 encore présents, de donner l'avantage à son équipe. Mais le penalty du milieu de terrain grec est arrêté par le gardien remplaçant Przemysław Tytoń qui préserve le score. La Grèce ne se décourage pas pour autant et pense enfin marquer le but de la victoire à la 74ème minute mais celui-ci est refusé pour une position de hors-jeu discutable.
1-1, c'est le score final dans un match d'ouverture qui n'aura pas atteint des sommets au niveau du jeu mais où le suspense aura été présent. La prestation de l'arbitre sera très critiquée par les Grecs qui estiment avoir été floués. Ce match nul n'avantage en tout cas aucune des deux équipes dans ce groupe très homogène.

Pologne 1-1 (mi-temps : 1-0) Grèce
Buts : Pologne : Lewandowski (17') ; Grèce : Salpingidis (51')
Avertissements : Grèce : Papastathopoulos (35', 44'), Holebas (45'+2'), Karagounis (54')
Expulsions : Pologne : Szczęsny (69') ; Grèce : Papastathopoulos (44')
Pologne : (1) Wojciech Szczęsny/(20) Łukasz Piszczek - (13) Marcin Wasilewski – (15) Damien Perquis – (2) Sebastian Boenisch/(11) Rafał Murawski – (7) Eugen Polanski/(16) Jakub Błaszczykowski(c) – (10) Ludovic Obraniak – (8) Maciej Rybus (70' (22) Przemysław Tytoń)/(9) Robert Lewandowski
Sélectionneur : Franciszek Smuda
Grèce : (1) Kostas Chalkias/(15) Vasilis Torosidis – (19) Sokratis Papastathopoulos – (8) Avraam Papadopoulos (37' (5) Kyriakos Papadopoulos) – (20) José Holebas/(2) Giannis Manatis – (21) Kostas Katsouranis – (10) Giorgos Karagounis(c)/(18) Sotiris Ninis (46' (14) Dimitris Salpingidis) – (17) Theofanis Gekas (68' (22) Kostas Fortounis) – (7) Giorgos Samaras
Sélectionneur : Fernando Santos
Homme du match : Robert Lewandowski (Pologne)

Ce match opposait, à Wroclaw, deux équipes que l'on avait pas vu à l'œuvre depuis longtemps, entre une Russie qui avait raté la dernière Coupe du Monde malgré un Euro 2008 réussi et une République Tchèque sur le déclin depuis huit ans. Les Russes étaient donnés favoris mais ce sont pourtant les Tchèques qui dominent le début du match. La Russie fait le dos rond en espérant planter des flèches en contre. Et la première banderille sera la bonne : sur une contre-attaque rapide, Zyrianov centrait pour Kerjakov dont la tête trouvait le poteau de Petr
Čech. Mais Alan Dzagoev avait bien suivi et marquait en force dans le but vide pour l'ouverture du score. Neuf minutes plus tard, Archavine réalisait une magnifique passe en profondeur qui trouvait Chirokov qui parvenait à devancer de justesse le gardien tchèque d'une jolie balle piquée. À la pause, la République Tchèque est menée 2-0 par une Russie très réaliste.
Les Tchèques ne se découragent pas pour autant et sont récompensés de leurs efforts à la 52ème minute, quand Pilař, bien lancé par Plašil dans la profondeur, parvenait à devancer la sortie de Malafeïev pour réduire la marque. Match relancé, pense t-on alors, mais la Russie prend à ce moment là le contrôle du ballon. Dick Advocaat réalise un coaching gagnant peu avant le dernier quart d'heure en remplaçant, Kerjakov, remuant mais inefficace (sept tirs pour aucun cadré) par Pavlioutchenko, l'un des meilleurs attaquants de l'Euro 2008, pourtant longtemps incertain en raison d'une blessure. Le nouvel entrant offre une passe décisive à Dzagoev (qui relevait lui aussi à peine de blessure) qui réalise le doublé à la 79ème minute avant d'inscrire en solo le dernier but russe trois minutes plus tard.
La Russie remporte 4-1 son premier match dans cette compétition face à une équipe tchèque trop faible défensivement. On a cru revoir par moments l'équipe de 2008. Cette victoire est déjà très importante dans l'optique des quarts de finale. La République Tchèque semble en revanche bien loin de son meilleur niveau.

Russie 4-1 (2-0) République Tchèque
Buts : Russie : Dzagoev (15', 79'), Chirokov (24'), Pavlioutchenko (82') ; République Tchèque : Pilař (52')
Russie : (16) Viatcheslav Malafeïev/(2) Alexandr Anioukov – (12) Alexeï Bérézoutski – (4) Sergueï Ignachevitch – (5) Iouri Jirkov/(6) Roman Chirokov – (7) Igor Denissov – (8) Konstantine Zyrianov/(17) Alan Dzagoev (84' (18) Alexandr Kokorine) – (11) Alexandr Kerjakov (73' (14) Roman Pavlioutchenko) – (10) Andreï Archavine(c)
Sélectionneur : Dick Advocaat
République Tchèque : (1) Petr Čech/(2) Theodor Gebre Selassie – (5) Roman Hubník – (6) Tomáš Sivok – (3) Michal Kadlec/(13) Jaroslav Plašil – (19) Petr Jiraček (76' (11) Milan Petržela)/(14) Václav Pilař – (10) Tomáš Rosicky(c) – (9) Jan Rezek (46' (17) Tomáš Hübschman)/(15) Milan Baroš (85' (21) David Lafata)
Sélectionneur : Michal Bílek
Homme du match : Alan Dzagoev (Russie)


Classement :
(Points, matchs joués, victoires, nuls, défaites, buts marqués, buts encaissés, différence de buts)
1. Russie (3, 1, 1, 0, 0, 4, 1, +3)
2. Grèce, Pologne (1, 1, 0, 1, 0, 1, 1, 0)
4. République Tchèque (0, 1, 0, 0, 1, 1, 4, -3)



Groupe B :


Résultats :

Versés dans le « groupe de la mort », les Pays-Bas avaient semble t-il la chance de démarrer dans la compétition face à l'équipe la plus faible du groupe, le Danemark, à Kharkiv, pour le premier match disputé en Ukraine dans cette compétition. Avec van Persie en lieu et place de Huntelaar en pointe ainsi qu'avec Afellay préféré à Kuyt sur le côté gauche de l'attaque malgré une saison quasi-blanche, les Néerlandais prenaient le contrôle des opérations face à une équipe scandinave attentiste. Sans réussite. Pire encore, à la 24ème minute, Simon Poulsen déborde et voit son centre contré sur son coéquipier Krohn-Dehli, dans la surface. Ce dernier efface van Bommel avant de glisser le ballon entre les jambes de Maarten Stekelenburg. Belle revanche pour ce joueur qui n'a jamais su s'imposer à l'Ajax Amsterdam. Peu mis en danger, les Danois ouvrent le score sur leur première offensive. Ce qui a le mérite de faire réagir les Pays-Bas. Robben profite d'une mauvaise relance du gardien Andersen mais tire sur le poteau (36') avant que van Persie ne s’emmêle les pinceaux face au portier danois (43'). À la pause, c'est la sensation.
La deuxième période est du même acabit, avec des Néerlandais offensifs et une sélection danoise patiente derrière. Huntelaar entre notamment en jeu et parvient à créer le danger sans être efficace. Les Pays-Bas auraient pu bénéficier d'un penalty en fin de match pour une main de Jacobsen mais celle-ci n'est pas signalée. Et le match se termine sur ce score de 1-0 en faveur du Danemark.
Dans un groupe aussi relevé, les Pays-Bas sont déjà en danger et n'auront plus le droit à l'erreur. Le Danemark a en revanche montré qu'il n'était pas un faire-valoir dans ce groupe et qu'il pouvait créer la surprise.
Pays-Bas 0-1 (0-1) Danemark
But : Krohn-Dehli (24')
Avertissements : Pays-Bas : van Bommel (67') ; Danemark : S. Poulsen (78'), Kvist (81')
Pays-Bas : (1) Maarten Stekelenburg/(2) Gregory van der Wiel (85' (7) Dirk Kuyt) – (3) John Heitinga – (13) Ron Vlaar – (15) Jetro Willems/(8) Nigel de Jong (71' (23) Rafael van der Vaart) – (6) Mark van Bommel(c)/(11) Arjen Robben – (10) Wesley Sneijder – (20) Ibrahim Afellay (71' (9) Klaas-Jan Huntelaar)/(16) Robin van Persie
Coach : Bert van Marwijk
Danemark : (1) Stephan Andersen/(6) Lars Jacobsen – (3) Simon Kjær – (4) Daniel Agger(c) – (5) Simon Poulsen/(7) William Kvist – (21) Niki Zimling/(10) Dennis Rommedahl (84' (23) Tobias Mikkelsen) – (8) Christian Eriksen (74' (14) Lasse Schøne) – (9) Michael Krohn-Dehli/(11) Nicklas Bendtner
Coach : Morten Olsen
Homme du match : Michael Krohn-Dehli (Danemark)

Premier véritable choc dans la compétition à Lviv avec cette rencontre entre l'Allemagne, l'un des favoris au titre, et le Portugal, outsider désigné. Mais la première mi-temps est d'un assez faible niveau entre des Allemands stressés et des Portugais craintifs, avec seulement deux temps forts : un très vilain tacle d'Hélder Postiga sur Neuer, qui aurait mérité plus qu'un carton jaune (13') et un tir de Pepe sur la transversale après un corner (45'). Pas de but à la pause et une affiche qui ne tient pas ses promesses.
La deuxième période démarre sur un rythme similaire. Cristiano Ronaldo pense pouvoir marquer à la 64ème minute mais un retour éclair de Boateng écarte le danger. Huit minutes plus tard, Khedira centre depuis le côté droit. Sa tentative est contrée par João Moutinho mais le ballon arrive sur la tête de Gómez qui ne se fait pas prier pour battre Rui Patrício. Préféré à Klose, qui allait d'ailleurs le remplacer peu après le but, l'avant-centre du Bayern justifiait la confiance placée en lui. Dès lors, les Portugais sortent de leur réserve et les occasions se multiplient devant le but allemand. Cristiano Ronaldo tente sa chance mais son tir est détourné par Neuer (83'). Puis un centre de Nani trouve la transversale, une minute plus tard. À la 83ème minute, Varela manque son face à face avec Neuer. Et enfin, Badstuber dévie dans les arrêts de jeu une frappe de Nani. Et on en reste à ce score de 1-0.
Sans briller, l'Allemagne obtient l'essentiel et prend un bon départ dans ce groupe. Le Portugal est en revanche déjà dos au mur.
Allemagne 1-0 (0-0) Portugal
But : Gómez (72')
Avertissements : Allemagne : Badstuber (43'), Boateng (69') ; Portugal : H. Postiga (13'), F. Coentrão (60')
Allemagne : (1) Manuel Neuer/(20) Jérôme Boateng – (5) Mats Hummels – (14) Holger Badstuber – (16) Philipp Lahm(c)/(6) Sami Khedira – (7) Bastian Schweinsteiger/(13) Thomas Müller (90'+4' (15) Lars Bender) – (8) Mesut Özil (87' (18) Toni Kroos) – (10) Lukas Podolski/(23) Mario Gómez (80' (11) Miroslav Klose)
Sélectionneur : Joachim Löw
Portugal : (12) Rui Patrício/(21) João Pereira – (2) Bruno Alves – (3) Pepe – (5) Fábio Coentrão/(16) Raul Meireles (80' (18) Silvestre Varela) – (4) Miguel Veloso – (8) João Moutinho/(17) Nani – (23) Hélder Postiga (70' (11) Nélson Oliveira) – (7) Cristiano Ronaldo(c)
Sélectionneur : Paulo Bento
Homme du match : Mesut Özil (Allemagne)


Classement :
1. Allemagne, Danemark (3, 1, 1, 0, 0, 1, 0, +1)
-------------------------------------------------------------
3. Pays-Bas, Portugal (0, 1, 0, 0, 1, 0, 1, -1)



Groupe C :


Résultats :

C'était le moment pour les champions en titre d'entrer en lice à Gdansk pour un match au sommet face à l'Italie. L'Espagne, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, se présentait dans une formation étrange sans attaquant de pointe, Fàbregas évoluant à ce poste. Peu en confiance après la correction encaissée en amical face à la Russie (0-3), l'Italie a quant a elle opté pour une stratégie prudente avec trois défenseurs centraux. L'Espagne développe son jeu habituel, basé sur la multiplication des passes. Un jeu qui s'avère être stérile, surtout sans avant-centre de métier. C'est d'ailleurs l'Italie qui se crée les meilleures occasions dans cette première mi-temps avec un coup franc de Pirlo bien détourné par Casillas (13'), un tir de Marchisio capté par le gardien espagnol (36') et surtout une tête de Thiago Motta dans les arrêts de jeu de la sur laquelle Casillas sauve véritablement son équipe. L'Espagne a aussi eu quelques opportunités, par Silva (11') et Iniesta (44') notamment. À la mi-temps, le score est nul et vierge mais la rencontre est très agréable à suivre.
La deuxième mi-temps ressemble à la première et les occasions sont toujours nombreuses. Fàbregas est le premier à prendre sa chance mais Buffon dévie son tir (49'). Deux minutes plus tard, Iniesta voit sa tentative déviée par De Rossi puis Buffon alors que sa frappe prenait le chemin du but. C'est le moment que choisit l'Italie pour se réveiller. À la 54ème minute, Balotelli profite d'un contre favorable et se retrouve seul dans la surface. Mais il tergiverse trop avant de frapper et Sergio Ramos en profite pour contrer la balle. Quasi-immédiatement après cette occasion manquée, Balotelli est remplacé par Di Natale. Coaching gagnant de la part du sélectionneur italien Cesare Prandelli puisque le nouvel entrant marque peu après l'heure de jeu, idéalement servi par un Pirlo qui avait réalisé un véritable festival juste avant. L'Espagne répond quasiment coup pour coup : à la 64ème minute, Silva sert subtilement Fàbregas et « l'attaquant malgré lui » égalise. Dix minutes après son but, le joueur du Barça est remplacé par Fernando Torres. Ce dernier est en jambes mais peu en réussite : il réussit sur son premier ballon à se démarquer mais il manque son crochet sur Buffon et se fait reprendre (77') avant de tenter un lob sur le gardien italien avancé (85'), toujours sans marquer. Score final : 1-1, après un match fort agréable à suivre.
L'Espagne est toujours au niveau et est favorite à sa propre succession. Quant à l'Italie, elle a su faire preuve de caractère pour réaliser une jolie prestation en dépit des tourments qu'elle traverse.
Espagne 1-1 (0-0) Italie
Buts : Espagne : Fàbregas (64') ; Italie : Di Natale (61')
Avertissements : Espagne : J. Alba (66'), Arbeloa (84'), Torres (84') ; Italie : Balotelli (37'), Bonucci (66'), Chiellini (79'), Maggio (89')
Espagne : (1) Iker Casillas(c)/(17) Álvaro Arbeloa – (3) Gerard Piqué – (15) Sergio Ramos – (18) Jordi Alba/(8) Xavi – (16) Sergio Busquets – (14) Xabi Alonso/(21) David Silva (64' (22) Jesús Navas) – (10) Francesc Fàbregas (74' (9) Fernando Torres) – (6) Andrés Iniesta
Sélectionneur : Vicente del Bosque
Italie : (1) Gianluigi Buffon(c)/(19) Leonardo Bonucci – (16) Daniele De Rossi – (3) Giorgio Chiellini/(2) Christian Maggio – (8) Claudio Marchisio – (21) Andrea Pirlo – (5) Thiago Motta (90' (23) Antonio Nocerino) – (13) Emanuele Giaccherini/(10) Antonio Cassano (65' (20) Sebastian Giovinco) – (9) Mario Balotelli (56' (11) Antonio Di Natale)
Sélectionneur : Cesare Prandelli
Homme du match : Andrés Iniesta (Espagne)

Il y avait une occasion à saisir pour le vainqueur de ce match après le nul entre les deux favoris quelques heures plus tôt. Outsiders dans ce groupe, l'Irlande et la Croatie s'affrontaient à Poznan. Et si les Irlandais, pour leur retour dans une grande compétition internationale, alignaient une équipe assez attendue, la composition croate réservait quelques surprises avec notamment la présence sur le banc de Kranjčar et de
Šimunić. Dans cette configuration surprenante, la Croatie ouvrait rapidement le score après trois minutes de jeu seulement grâce à une tête de Mandžukić. Un ballon plutôt anodin mais qui avec le rebond trompait Shay Given. Les Irlandais ne se découragent pas et égalisent à la 19ème minute sur une de leurs armes favorites : un coup franc de Aiden McGeady repris victorieusement par Sean St Ledger. Tout est à refaire pour la Croatie mais cette dernière se remet dans le sens de la marche au meilleur moment possible. À la 43ème minute, Jelavić surgit tel un renard des surfaces pour redonner l'avantage à son équipe. Le score à la mi-temps est de 2-1.
La Croatie plie ensuite le match à la 49ème minute sur une nouvelle tête de Mandžukić qui rebondit sur le poteau puis sur le gardien irlandais avant de rentrer. Elle se contente ensuite de gérer la fin du match. Les joueurs des Balkans s'imposent 3-1.
La Croatie prend le meilleur départ possible dans ce groupe et se place en outsider derrière les favoris espagnols et italiens. Elle est en tout cas en tête après cette journée. Quant à l'Irlande, on la voit mal passer le premier tour.
Irlande 1-3 (1-2) Croatie
Buts : Irlande : St Ledger (19') ; Croatie : Mandžukić (3', 49'), Jelavić (43')
Avertissements : Irlande : Andrews (45'+1') ; Croatie : Modrić (53'), Kranjčar (84')
Irlande : (1) Shay Given/(4) John O'Shea – (2) Sean St Ledger – (5) Richard Dunne – (3) Stephen Ward/(7) Aiden McGeady (54' (20) Simon Cox) – (6) Glenn Whelan – (8) Keith Andrews – (11) Damien Duff/(9) Kevin Doyle (53' (14) Jonathan Walters) – (10) Robbie Keane(c) (75' (19) Shane Long)
Sélectionneur : Giovanni Trapattoni
Croatie : (1) Stipe Pletikosa/(11) Darijo Srna(c) – (5) Vedran Ćorluka – (13) Gordon Schildenfeld – (2) Ivan Strinić/(8) Ognjen Vukojević/(7) Ivan Rakitić (90'+2' (16) Tomislav Dujmović) – (10) Luka Modrić – (20) Ivan Perišić (89' (22) Eduardo da Silva)/(17) Mario Mandžukić – (9) Nikica Jelavić (72' (19) Niko Kranjčar)
Sélectionneur : Slaven Bilić
Homme du match : Mario Mandžukić (Croatie)


Classement :
1. Croatie (3, 1, 1, 0, 0, 3, 1, +2)
2. Espagne, Italie (1, 1, 0, 1, 0, 1, 1, 0)
4. Irlande (0, 1, 0, 0, 1, 1, 3, -2)



Groupe D :


Résultats :

Enfin, on allait savoir ! L'équipe de France faisait son entrée dans cet Euro face à l'Angleterre, à Donetsk, et elle partait favorite face à une équipe diminuée par les blessures ainsi que par la suspension de Rooney. Face à des Français qui jouaient dans leur dispositif habituel, les Anglais adoptaient une tactique résolument défensive, en laissant la possession à leurs adversaires pour jaillir en contre. Une tactique presque payante : à la 14ème minute, James Milner était lancé en profondeur par Ashley Young. Il parvenait à devancer Lloris mais sans cadrer dans la foulée. La France reprend le contrôle des opérations mais sa possession est stérile et l'Angleterre en profite. À la demi-heure de jeu, Évra concède bêtement un coup franc sur lequel Gerrard sert parfaitement Lescott qui, de la tête, ne laisse aucune chance à Lloris. La France voit sa stérilité sanctionnée mais elle relève rapidement la tête. Cinq minutes après le but, toujours sur coup franc, Alou Diarra manque deux tentatives de la tête, la première étant repoussée par le gardien anglais Joe Hart et la seconde terminant à côté. Le portier anglais ne pourra en revanche rien sur la frappe de Samir Nasri à la 39ème minute qui permet aux Bleus d'obtenir une égalisation méritée. La France pousse et est à deux doigts de prendre l'avantage sur une frappe de Benzema contrée par Hart (44'). Score de parité à la pause, entre une Angleterre opportuniste et une France dominatrice.
La seconde période ressemble à s'y méprendre à la première, sauf que cette fois les tirs français se multiplient. Hart doit notamment s'employer sur des tentatives de Benzema (65', 90'+2') et Ribéry (75') et il a la chance de voir la volée de Cabaye qui prenait le chemin des filets déviée (80'). L'Angleterre parvient néanmoins a créer le danger en fin de match sur un centre de Milner repoussé in extremis par Mexès. Score final : 1-1. La France a été mal récompensée de sa domination tandis que l'Angleterre s'est contentée de défendre et a obtenu ce qu'elle cherchait.
C'est un bon point pour l'Angleterre mais la France aurait pu espérer mieux. L'avenir dira si elle regrettera cette entame. En tout cas, on ne s'est pas ennuyé : c'est déjà un plus en comparaison des autres phases finales disputées par les Bleus.
France 1-1 (1-1) Angleterre
Buts : France : Nasri (39') ; Angleterre : Lescott (30')
Avertissements : Angleterre : Oxlade-Chamberlain (34'), Young (71')
France : (1) Hugo Lloris(c)/(2) Mathieu Debuchy – (4) Adil Rami – (5) Philippe Mexès – (3) Patrice Évra/(6) Yohan Cabaye (84' (20) Hatem Ben Arfa) – (18) Alou Diarra – (15) Florent Malouda (85' (19) Marvin Martin)/(11) Samir Nasri – (10) Karim Benzema – (7) Franck Ribéry
Sélectionneur : Laurent Blanc
Angleterre : (1) Joe Hart/(2) Glen Johnson – (6) John Terry – (15) Joleon Lescott – (3) Ashley Cole/(16) James Milner – (4) Steven Gerrard(c) – (17) Scott Parker (78' (8) Jordan Henderson) – (20) Alex Oxlade-Chamberlain (77' (21) Jermain Defoe)/(11) Ashley Young/(22) Danny Welbeck (90'+1' (7) Theo Walcott)
Sélectionneur : Roy Hogdson
Homme du match : Samir Nasri (France)

C'est un pays organisateur qui a ouvert la compétition, c'est à l'autre de disputer le dernier match de cette première journée. À Kiev, l'Ukraine défiait la Suède dans une ambiance de folie pour ce match 100% « jaune et bleu ». Incertain car victimes de blessures à répétition, Andriy Chevtchenko était bien là dans une équipe ukrainienne assez offensive. La première occasion est suédoise avec un centre-tir d'Ibrahimović repoussé par Piatov (18'). Cinq minutes plus tard, Chevtchenko se met en évidence avec une frappe un peu trop croisée. Les deux équipes se procurent chacune une autre opportunité avant la pause : Voronine tente une frappe lointaine stoppée par Isaksson (35') et surtout Ibrahimović trouve le poteau de la tête (39'). Pas de but à la pause dans cette rencontre animée.
La situation se débride en deuxième période. Rosenberg, préféré à un Elmander convalescent, alerte la défense ukrainienne sur une frappe repoussée de justesse grâce à un retour du défenseur Seline (48'). Quatre minutes plus tard, Ibrahimović ouvre le score en reprenant un centre de Källström, un but contesté par l'Ukraine car dans le même temps Seline était au sol. La sélection de l'ancienne république soviétique répond de la meilleure des manières à la 55ème minute par l'intermédiaire de sa star Chevtchenko qui reprenait de la tête un centre de Iarmolenko. Et sept minutes après ce premier but, la légende vivante ukrainienne s'offrait le doublé en reprenant, toujours de la tête, un corner frappé par Konoplianka. Incroyable renversement de situation ! Les spectateurs sont passés par tous leurs états durant ces dix minutes. La Suède devait du coup pousser pour égaliser mais sans réussite. Ibrahimović voyait sa frappe lointaine repoussée par Piatov (76') tandis que la tentative de la dernière chance, signée Elmander, filait au dessus du cadre (90'). 2-1 au final : l'Ukraine réussit son entrée dans « son » Euro.
Grâce à cette victoire, les Ukrainiens prennent les rennes du groupe et peuvent croire à la qualification. Les Suédois devront vite réagir pour éviter une nouvelle élimination dès le premier tour.
Ukraine 2-1 (0-0) Suède
Buts : Ukraine : Chevtchenko (55', 62') ; Suède : Ibrahimović (52')
Avertissements : Suède : Källström (11'), Elm (83')
Ukraine : (12) Andriy Piatov/(9) Oleh Houssiev – (17) Taras Mykhalyk – (3) Ievhen Khatcheridi – (2) Ievhen Seline/(4) Anatoliy Tymochtchouk/(11) Andriy Iarmolenko – (18) Serhiy Nazarenko – (19) Ievhen Konoplianka (90'+3' (22) Marko Devytch)/(10) Andriy Voronine (85' (14) Rouslan Rotan) – (7) Andriy Chevtchenko(c) (81' (15) Artem Milevskiy)
Sélectionneur : Oleh Blokhine
Suède : (1) Andreas Isaksson/(2) Mikael Lustig – (3) Olof Mellberg – (4) Andreas Granqvist – (5) Martin Olsson/(6) Rasmus Elm – (9) Kim Källström/(7) Sebastian Larsson (68' (21) Christian Wilhelmsson) – (10) Zlatan Ibrahimović(c) – (20) Ola Toivonen (62' (8) Anders Svensson)/(22) Markus Rosenberg (71' (11) Johan Elmander)
Sélectionneur : Erik Hamrén
Homme du match : Andriy Chevtchenko (Ukraine)


Classement :
1. Ukraine (3, 1, 1, 0, 0, 2, 1, +1)
2. Angleterre, France (1, 1, 0, 1, 0, 1, 1, 0)
4. Suède (0, 1, 0, 0, 1, 1, 2, -1)



Buteurs :
1. Mario Mandžukić (Croatie) ; Alan Dzagoev (Russie) ; Andriy Chevtchenko (Ukraine) :
2 buts
4. Mario Gómez (Allemagne) ; Joleon Lescott (Angleterre) ; Nikica Jelavić (Croatie) ; Michael Krohn-Dehli (Danemark) ; Francesc Fàbregas (Espagne) ; Samir Nasri (France) ; Dimitris Salpingidis (Grèce) ; Sean St Ledger (Irlande) ; Antonio Di Natale (Italie) ; Robert Lewandowski (Pologne) ; Vaclav Pilař (République Tchèque) ; Roman Chirokov, Roman Pavlioutchenko (Russie) ; Zlatan Ibrahimović (Suède) :
1 but



Vingt buts ont été marqués durant ces huit premiers matchs : nous voilà partis sur une moyenne de 2,5 buts par match légèrement supérieure à celle de l'Euro 2008. Parmi les favoris, l'Espagne et l'Italie ont livré une jolie prestation et ont montré une qualité technique sans équivalent jusque là. L'Allemagne a fait le minimum tandis que les Pays-Bas et le Portugal sont dos au mur. La France et l'Angleterre n'ont pas vraiment séduit. Chez les outsiders, la Croatie, la Russie et l'Ukraine ont réussi leur entame avec des prestations convaincantes. Dans un autre style, le Danemark a également fait étalage de belles qualités.
Rendez-vous lors de la prochaine journée pour voir si ces tendances se confirment.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 11:30

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:52

Euro2012Ang.jpg

Angleterre : un petit tour et puis s'en va ?

En dehors de sa victoire lors de la Coupe du Monde 1966, à domicile, l'Angleterre n'a jamais réellement brillé sur le plan international. À l'image des Pays-Bas, on se dit en regardant les joueurs qui composent l'équipe que « cette année, c'est sur, ça sera la bonne ». Mais rien n'y fait. Pire encore, les Anglais ont même raté l'Euro 2008, une véritable humiliation assez paradoxale alors que la Premier League dominait assez largement le football de club. Depuis, la sélection s'est reprise et s'est qualifiée successivement pour le Mondial 2010 puis l'Euro 2012. Mais elle aborde cette compétition dans des conditions très difficiles avec la suspension de Rooney pour les deux premiers matchs, la démission de Fabio Capello et la nomination tardive de son successeur Roy Hogdson et enfin une cascade de blessures. L'Angleterre saura t-elle malgré tout briller malgré ces désagréments ?


Fiche pays :
Nom original : England
Capitale : Londres (London)
Superficie : 130.385 km²
Population : 52,2 millions d'habitants
Langue officielle : anglais (english)
Hymne national : God Save the Queen (Que Dieu protège la Reine)


Historique à l'Euro : (8ème participation)
1960 à 1964 : non qualifiée
1968 : troisième
1972 à 1976 : non qualifiée
1980 : élimination au premier tour
1984 : non qualifiée
1988 : élimination au premier tour
1992 : élimination au premier tour
1996 : demi-finaliste
2000 : élimination au premier tour
2004 : quart de finaliste
2008 : non qualifiée


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire :(groupe G)
Angleterre – Bulgarie : 4-0, 3-0
Suisse – Angleterre : 1-3, 2-2
Angleterre – Monténégro : 0-0, 2-2
Pays de Galles – Angleterre : 0-2, 0-1

1ère (qualifiée), 5 victoires, 3 nuls, 17 buts marqués, 5 encaissés

Calendrier du premier tour :
11 juin : 18h00 (Donetsk) : France – Angleterre
15 juin : 20h45 (Kiev) : Suède – Angleterre
19 juin : 20h45 (Donetsk) : Angleterre – Ukraine


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de 
sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))


Gardiens :
Hart.jpg

Cette fois, l'Angleterre croit enfin avoir trouvé son gardien en la personne de Joe Hart. Meilleur gardien de Premier League en 2011 et 2012 et encore jeune, tout récent champion d'Angleterre avec Manchester City, Hart semble enfin avoir amené un peu de sérénité dans les cages anglaises. Ses doublures sont deux joueurs de deuxième division : le peu rassurant Robert Green et le très jeune Jack Butland, appelé après le forfait de John Ruddy.

(1) Joe Hart (photo) (Shrewsbury, 19/04/1987 (25 ans), Manchester City ; 17/0)
(13) Robert Green (Chertsey, 18/01/1980 (32 ans), West Ham ; 12/0)
(23) Jack Butland (Bristol, 10/03/1993 (19 ans), Birmingham City ; 0/0)

Défenseurs :
Terry.png

Sans surprise, Ashley Cole, Glen Johnson et John Terry sont présents. La surprise vient de l'absence de Rio Ferdinand. Le défenseur de Manchester United n'a pas été retenu probablement en raison de la polémique autour de John Terry, accusé d'avoir proféré des propos racistes envers Anton Ferdinand, le frère de Rio. Le sélectionneur Roy Hogdson devait faire un choix : il a choisi la logique sportive en sélectionnant Terry. Plus surprenant encore, Ferdinand n'a pas été rappelé après la blessure de Gary Cahill, Hogdson lui préférant le jeune et inexpérimenté Martin Kelly.

(2) Glen Johnson (Greenwich, 23/08/1984 (27 ans), Liverpool ; 35/1)
(3) Ashley Cole (Stepney, 20/12/1980 (31 ans), Chelsea ; 93/0)
(5) Martin Kelly (Whiston, 27/04/1990 (22 ans), Liverpool ; 1/0)
(6) John Terry (photo) (Barking, 07/12/1980 (31 ans), Chelsea ; 72/6)
(12) Leighton Baines (Kirkby, 11/12/1984 (27 ans), Everton ; 8/0)
(14) Phil Jones (Preston, 21/02/1992 (20 ans), Manchester United ; 5/0)

(15) Joleon Lescott (Birmingham, 16/08/1982 (29 ans), Manchester City ; 15/0)
(18) Phil Jagielka (Manchester, 17/05/1982 (30 ans), Everton ; 11/0)

Milieux :
Gerrard.jpg

C'est le secteur le plus touché par les blessures. Durant la préparation, Gareth Barry (remplacé par Phil Jagielka) puis Frank Lampard (remplacé par Jordan Henderson) ont été touchés et ont du déclarer forfait. Le capitaine Steven Gerrard devrait être l'homme de base en compagnie de Scott Parker tandis que Walcott, Young, Milner ainsi que la surprise Alex Oxlade-Chamberlain devraient évoluer sur les ailes. Blessé durant toute la saison, Jack Wilshere n'a pu revenir à temps. Mais on le reverra sans ce jeune joueur (20 ans) à l'avenir.

(4) Steven Gerrard(c) (photo) (Whiston, 30/05/1980 (32 ans), Liverpool ; 91/19)
(7) Theo Walcott (Stanmore, 16/03/1989 (23 ans), Arsenal ; 23/3)
(8) Jordan Henderson (Sunderland, 17/06/1990 (21 ans), Liverpool ; 2/0)
(11) Ashley Young (Stevenage, 09/07/1985 (26 ans), Manchester United ; 20/6)
(16) James Milner (Leeds, 04/01/1986 (26 ans), Manchester City ; 25/0)
(17) Scott Parker (Lambeth, 13/10/1980 (31 ans), Tottenham ; 12/0)
(19) Stewart Downing (Middlesbrough, 22/07/1984 (27 ans), Liverpool ; 34/0)
(20) Alex Oxlade-Chamberlain (Portsmouth, 15/08/1993 (18 ans), Arsenal ; 1/0)

Attaquants :
Rooney.jpg

Suspendu pour les deux premières rencontres de la phase de groupe après avoir reçu un carton rouge lors du dernier match des éliminatoires, Wayne Rooney est quand même présent. Il faut dire que les autres attaquants sélectionnés ne font pas le poids face à lui. Defoe présente néanmoins l'avantage d'avoir une certaine expérience contrairement aux jeunes Carroll (qui a eu une saison difficile) et Welbeck.

(9) Andy Carroll (Gateshead, 06/01/1989 (23 ans), Liverpool ; 4/1)
(10) Wayne Rooney (photo) (Croxteth, 24/10/1985 (26 ans), Manchester United ; 73/28)
(21) Jermain Defoe (Beckton, 07/10/1982 (29 ans), Tottenham ; 46/15)
(22) Danny Welbeck (Longsight, 26/11/1990 (21 ans), Manchester United ; 4/0)

Sélectionneur :
Roy Hogdson (09/08/1947 (64 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 25,9 ans
Nombre moyen de sélections par joueur  : 26,2

Joueurs évoluant dans le championnat national  :23 (100 %)
À l'étranger : aucun

Clubs représentés : 9
Liverpool (6 joueurs), Manchester United (4 joueurs), Manchester City (3 joueurs), Arsenal, Chelsea, Everton et Tottenham (2 joueurs), Birmingham City et West Ham (1 joueur)


• Arrivé à la hâte en mai dernier après la démission surprise de Fabio Capello, en désaccord avec la fédération qui voulait retirer le brassard à John Terry, Roy Hogdson est le sélectionneur le plus récemment nommé de ceux des sélections participant à l'Euro 2012. Déjà contesté, il ne survivrait probablement pas à une élimination précoce.

• L'Angleterre est la seule sélection dont tous les joueurs sont issus du championnat local. Une preuve du bon niveau de la Premier League... ou du fait que les joueurs anglais ne savent pas s'exporter.

• Derrière Joe Hart, il n'y a que peu de gardiens anglais de bon niveau. Les deux autres gardiens sélectionnés, Jack Butland et Robert Green, évoluent en effet tous deux en deuxième division.

• Malgré une saison difficile en championnat (8ème), Liverpool est le club le plus représenté de la liste avec six représentants. Et si cela était lié au fait que Hogdson ait été encore récemment entraîneur de Liverpool ? Le plus étonnant, c'est qu'il a remplacé les deux derniers joueurs blessés par des joueurs de Liverpool, sans que ce choix ne s'explique vraiment. Surtout pour Martin Kelly.

• Quatre joueurs parmi les sélectionnés étaient du dernier Euro auquel a participé l'Angleterre, en 2004 au Portugal : Cole, Gerrard, Rooney et Terry. Auxquels on peut ajouter Lampard, absent de cet Euro 2012 pour cause de blessure.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:36

Euro2012Fra.jpg

France : oublier Knysna

Sans disposer de la meilleure équipe de la planète, la France dispose de très bons joueurs, mais elle semble se refuser à évoquer toute ambition. En cause : les échecs successifs de 2008 et surtout de 2010 où aux désastre sportif s'est ajouté une faillite morale avec l'histoire (très exagérée soit dit en passant) du bus de Knysna. C'est donc avec une certaine humilité que les Bleus abordent cet Euro 2012 pour lequel ils ont réussi à se qualifier en dépit d'un contexte initial très pesant. Mais également avec quelques ambitions.


Fiche pays :
Nom original : France
Capitale : Paris
Superficie : 543.965 km²
Population : 63,5 millions d'habitants
Langue officielle : français
Hymne national : La Marseillaise


Historique à l'Euro : (8ème participation)
1960 : quatrième
1964 à 1980 : non qualifiée
1984 : vainqueur
1988 : non qualifiée
1992 : élimination au premier tour
1996 : demi-finaliste
2000 : vainqueur
2004 : quart de finaliste
2008 : élimination au premier tour


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire : (groupe D)
France – Biélorussie : 0-1, 1-1
Bosnie-Herzégovine – France : 0-2, 1-1
France – Roumanie : 2-0, 0-0
France – Luxembourg : 2-0, 2-0
Albanie – France : 1-2, 0-3

1ère (qualifiée), 6 victoires, 3 nuls, 1 défaite, 15 buts marqués, 4 encaissés

Calendrier du premier tour :
11 juin : 18h00 (Donetsk) : France – Angleterre
15 juin : 20h45 (Donetsk) : Ukraine – France
19 juin : 20h45 (Kiev) : Suède – France


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de 
sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))


Gardiens :
Lloris.jpg

C'est le capitaine Hugo Lloris qui sera aligné dans les cages, secondé par Steve Mandanda. Au poste de troisième gardien, confiance a été maintenue à Cédric Carrasso. Déjà présent au Mondial 2010, le très bon gardien de Bordeaux a été préféré à des joueurs plus jeunes comme Costil ou Ruffier.

(1) Hugo Lloris(c) (photo) (Nice, 26/12/1986 (25 ans), Lyon ; 31/0)
(16) Steve Mandanda (Kinshasa (RD Congo), 28/03/1985 (27 ans), Marseille ; 15/0)
(23) Cédric Carrasso (Avignon, 30/12/1981 (30 ans), Bordeaux ; 1/0)

Défenseurs :
Mexes.jpg

Bacary Sagna étant blessé, c'est Mathieu Debuchy qui sera titulaire sur le côté droit de la défense. Rami et Mexès seront dans l'axe tandis que Patrice Évra, sélectionné malgré ses frasques de 2010, devrait être titulaire à gauche en l'absence d'Éric Abidal qui a connu une rechute de sa tumeur au foie. En l'absence de Kaboul, lui aussi forfait sur blessure, Clichy, Koscielny et Réveillère seront les doublures dans une liste qui ne comporte « que » sept défenseurs après que Laurent Blanc ait choisi d'exclure Mapou Yanga-Mbiwa.

(2) Mathieu Debuchy (Fretin, 28/07/1985 (26 ans), Lille ; 4/1)
(3) Patrice Évra (Dakar (Sénégal), 15/05/1981 (31 ans), Manchester United (Angleterre) ; 40/0)
(4) Adil Rami (Bastia, 27/12/1985 (26 ans), Valence CF (Espagne) ; 18/1)
(5) Philippe Mexès (photo) (Toulouse, 30/03/1982 (30 ans), Milan AC (Italie) ; 24/1)
(13) Anthony Réveillère (Doué-la-Fontaine, 10/11/1979 (32 ans), Lyon ; 16/1)
(21) Laurent Koscielny (Tulle, 10/09/1985 (26 ans), Arsenal (Angleterre) ; 1/0)
(22) Gaël Clichy (Toulouse, 26/07/1985 (26 ans), Manchester City (Angleterre) ; 11/0)

Milieux :
Nasri.jpg

Yann M'Vila est bien présent malgré une blessure qui devrait l'empêcher de participer au premier match face à l'Angleterre. Ce qui devrait profiter à l'ancien capitaine Alou Diarra. La plupart des autres joueurs évoluent dans un registre plus créatif à l'image de Cabaye, Martin ou Nasri. L'expérimenté Florent Malouda a été sélectionné malgré un temps de jeu limité à Chelsea tandis que Yoann Gourcuff n'a pas été retenu.

(6) Yohan Cabaye (Tourcoing, 14/01/1986 (26 ans), Newcastle United (Angleterre) ; 11/0)
(11) Samir Nasri (photo) (Marseille, 26/06/1987 (24 ans), Manchester City (Angleterre) ; 29/3)
(12) Blaise Matuidi (Toulouse, 09/04/1987 (25 ans), Paris Saint-Germain ; 4/0)
(15) Florent Malouda (Cayenne (Guyane), 13/06/1980 (32 ans), Chelsea (Angleterre) ; 75/8)
(17) Yann M'Vila (Amiens, 29/06/1990 (21 ans), Rennes ; 18/1)
(18) Alou Diarra (Villepinte, 15/07/1981 (30 ans), Marseille ; 39/0)
(19) Marvin Martin (Paris, 10/01/1988 (24 ans), Sochaux ; 10/2)

Attaquants :
Benzema.jpg

Par attaquants, on entend ici les avant-centres et les ailiers. Mais seul l'incontournable Benzema ainsi que le meilleur buteur de Ligue 1 Olivier Giroud sont de véritables joueurs d'axe, et ce bien que Ménez puisse dépanner de temps à autre. De retour en forme et auteur d'une excellente saison avec le Bayern, Franck Ribéry fait partie de la liste tout comme Hatem Ben Arfa, auteur d'un come-back fracassant. Loïc Rémy est en revanche absent car blessé, alors qu'il partait pourtant pour être titulaire.

(7) Franck Ribéry (Boulogne-sur-Mer, 07/04/1983 (29 ans), Bayern Munich (Allemagne) ; 58/8)
(8) Mathieu Valbuena (Bruges, 28/09/1984 (27 ans), Marseille ; 11/2)
(9) Olivier Giroud (Chambéry, 30/09/1986 (25 ans), Montpellier ; 4/1)
(10) Karim Benzema (photo) (Lyon, 19/12/1987 (24 ans), Real Madrid (Espagne) ; 43/13)
(14) Jérémy Ménez (Longjumeau, 07/05/1987 (25 ans), Paris Saint-Germain ; 11/0)
(20) Hatem Ben Arfa (Clamart, 07/03/1987 (25 ans), Newcastle United (Angleterre) ; 9/2)

Sélectionneur :
Laurent Blanc (19/11/1965 (46 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 27,2 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 21

Joueurs évoluant dans le championnat national : 12 (52,2 %)
À l'étranger :11, dont 7 en Angleterre, 2 en Espagne, 1 en Allemagne et Italie

Clubs représentés :16
En France : Marseille (3 joueurs), Lyon et Paris Saint-Germain (2 joueurs), Bordeaux, Lille, Rennes et Sochaux (1 joueur)
À l'étranger : Angleterre : Manchester City et Newcastle United (2 joueurs), Arsenal, Chelsea et Manchester United (1 joueur) ; Espagne : Real Madrid et Valence CF (1 joueur) ; Allemagne : Bayern Munich (1 joueur) ; Italie : Milan AC (1 joueur)


• Avec seulement 21 sélections par joueur en moyenne, la France est l'équipe la moins expérimentée de cet Euro 2012.

• C'est aussi l'équipe la plus équilibrée dans le rapport entre joueurs de Ligue 1 et joueurs évoluant à l'étranger : il y a 12 « locaux » pour 11 « expatriés ».

• Malgré une saison difficile en championnat (10ème), l'Olympique de Marseille est le club le plus représenté dans la liste avec trois joueurs sélectionnés. Trois joueurs qui devraient néanmoins être remplaçants.

• Parmi les 23 sélectionnés, ils sont 10 à avoir été de l'aventure sud-africaine et donc du fameux épisode du « bus de Knysna ». Neuf en réalité, Cédric Carrasso étant rentré en France prématurément pour cause de blessure.

• De l'équipe vice-championne du monde de 2006, il ne reste que trois survivants : Alou Diarra, Florent Malouda et Franck Ribéry. Cinq joueurs étaient du fiasco de l'Euro 2008 : Benzema, Malouda, Mandanda, Nasri et Ribéry.

• Thierry Henry a été le dernier champion du monde 1998 à prendre sa retraite internationale, après la Coupe du Monde 2010. La dernière fois que l'équipe de France a abordé une compétition sans lui, c'était lors de l'Euro 1996.

• C'est la première fois que les quatre membres offensifs de la fameuse « génération 1987 » seront réunis en équipe de France pour une grande compétition internationale. Si Benzema et Nasri avaient déjà participé à l'Euro 2008, Ben Arfa et Ménez n'avaient en revanche jamais disputé de tournoi avec les Bleus.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:17

Euro2012Sue.jpg

Suède : pour embêter les favoris ?

À l'Euro 2008, la Suède avait alignée l'équipe la plus âgée du tournoi. Pour récolter au final une piteuse élimination dès le premier tour. Dans la foulée, la transition a été difficile et les Scandinaves ont manqué la qualification pour la Coupe du Monde 2010. Cet échec a marqué la fin de l'ère Lars Lagerbäck, aux commandes pendant neuf ans. Mais la Suède a su se relever et se qualifier pour cet Euro 2012 au terme d'une brillante campagne qualificative où elle a notamment battu les Pays-Bas (3-2) pour obtenir une place de meilleure deuxième qui lui évite les barrages. À l'occasion de cet Euro, la Suède aura un rôle d'outsider et elle s'appuiera sur son individualité numéro 1 : son avant-centre Zlatan Ibrahimovi
ć.


Fiche pays :
Nom original : Sverige
Capitale : Stockholm
Superficie : 441.369 km²
Population : 9,1 millions d'habitants
Langue officielle : suédois (svenska)
Hymne national : Du gamla, du fria (Toi l'antique, toi le libre)


Historique à l'Euro : (5ème participation)
1960 à 1988 : non qualifiée
1992 : demi-finaliste
1996 : non qualifiée
2000 : élimination au premier tour
2004 : quart de finaliste
2008 : élimination au premier tour


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire : (groupe E)
Suède – Hongrie : 2-0, 1-2
Suède – Saint-Marin : 6-0, 5-0
Pays-Bas – Suède : 4-1, 2-3
Suède – Moldavie : 2-1, 4-1
Suède – Finlande : 5-0, 2-1

2ème (qualifiée en tant que meilleur deuxième), 8 victoires, 2 défaites, 31 buts marqués, 11 encaissés

Calendrier du premier tour :
11 juin : 20h45 (Kiev) : Ukraine – Suède
15 juin : 20h45 (Kiev) : Suède – Angleterre
19 juin : 20h45 (Kiev) : Suède – France


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))


Gardiens :
Isaksson.jpg
L'incontournable Andreas Isaksson, ancien du Stade Rennais aujourd'hui au PSV Eindhoven, sera bien évidemment titulaire. Ses doublures, qui sont restées dans son ombre, seront Johan Wiland, déjà présent en 2008, et le plus jeune Pär Hansson.

(1) Andreas Isaksson (photo) (Trelleborg, 03/10/1981 (30 ans), PSV Eindhoven (Pays-Bas) ; 91/0)
(12) Johan Wiland (Borås, 24/01/1981 (31 ans), FC Copenhague (Danemark) ; 7/0)
(23) Pär Hansson (Vejbystrand, 22/06/1986 (25 ans), Helsingborgs IF ; 2/0)

Défenseurs :
Mellberg.jpg

Le vétéran et baroudeur Olof Mellberg est toujours présent en défense centrale, où il devrait être accompagné d'Andreas Granqvist. Les autres défenseurs sélectionnés sont généralement plus jeunes, moins connus et moins expérimentés.

(2) Mikael Lustig (Umeå, 13/12/1986 (25 ans), Celtic Glasgow (Écosse) ; 23/1)
(3) Olof Mellberg (photo) (Gullspång, 03/09/1977 (34 ans), Olympiakos Le Pirée (Grèce) ; 112/7)
(4) Andreas Granqvist (Helsingborg, 16/04/1985 (27 ans), Genoa (Italie) ; 16/2)
(5) Martin Olsson (Gävle, 17/05/1988 (24 ans), Blackburn (Angleterre) ; 8/4)
(13) Jonas Olsson (Landskrona, 10/03/1983 (29 ans), West Bromwich Albion (Angleterre) ; 6/0)
(15) Mikael Antonsson (Karlskrona, 31/05/1981 (31 ans), Bologne (Italie) ; 4/0)
(17) Behrang Safari (Téhéran (Iran), 09/02/1985 (27 ans), RSC Anderlecht (Belgique) ; 23/0)

Milieux :
Svensson.jpg

L'inoxydable Anders Svensson, très populaire dans le championnat suédois mais qui n'a jamais réussi dans un championnat européen majeur, est toujours présent aux côtés du Lyonnais Kim Källström notamment ainsi que de l'ancien nantais Christian Wilhelmsson, aujourd'hui en Arabie Saoudite. En dehors de ce trio plutôt expérimenté, les autres milieux de terrain sont plutôt jeunes et ils ont déjà réussi à s'exporter.

(6) Rasmus Elm (Kalmar, 17/04/1988 (24 ans), AZ Alkmaar (Pays-Bas) ; 22/1)
(7) Sebastian Larsson (Eskilstuna, 06/06/1985 (27 ans), Sunderland (Angleterre) ; 39/5)
(8) Anders Svensson (photo) (Göteborg, 17/07/1976 (35 ans), Elfsborg ; 126/18)
(9) Kim Källström (Sandviken, 24/08/1982 (29 ans), Lyon (France) ; 90/16)
(16) Pontus Wernbloom (Kungälv, 25/06/1986 (25 ans), CSKA Moscou (Russie) ; 21/2)
(18) Samuel Holmén (Annelund, 28/06/1984 (27 ans), Istanbul BB (Turquie) ; 25/2)
(19) Emir Bajrami (Pristina (Kosovo), 07/03/1988 (24 ans), FC Twente (Pays-Bas) ; 15/2)
(21) Christian Wilhelmsson (Malmö, 08/12/1979 (32 ans), Al-Hilal (Arabie Saoudite) ; 72/8)

Attaquants :
Ibrahimovic.jpg

Le capitaine et star de cette équipe Zlatan Ibrahimovi
ć, meilleur buteur du championnat d'Italie sous les couleurs du Milan AC, incarne à lui seul les espoirs de cette équipe. Il faut dire que ses coéquipiers en attaque, bien que talentueux, sont loin d'avoir un niveau équivalent. L'ancien toulousain Johan Elmander, Markus Rosenberg ou Ola Toivonen sont néanmoins des joueurs de talent.

(10) Zlatan Ibrahim
ović(c) (photo) (Malmö, 03/10/1981 (30 ans), Milan AC (Italie) ; 75/29)
(11) Johan Elmander (Alingsås, 27/05/1981 (31 ans), Galatasaray (Turquie) ; 63/16)
(14) Tobias Hysén (Göteborg, 09/03/1982 (30 ans), IFK Göteborg ; 21/7)
(20) Ola Toivonen (Degerfors, 03/07/1986 (25 ans), PSV Eindhoven (Pays-Bas) ; 22/4)
(22) Markus Rosenberg (Malmö, 27/09/1982 (29 ans), Werder Brême (Allemagne) ; 30/6)

Sélectionneur :
Erik Hamrén (27/06/1957 (54 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 28,3 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 39,6

Joueurs évoluant dans le championnat national : 3 (13 %)
À l'étranger : 20, dont 4 aux Pays-Bas, 3 en Angleterre et Italie, 2 en Turquie, 1 en Allemagne, Arabie Saoudite, Belgique, au Danemark, en Écosse, France, Grèce et Russie

Clubs représentés : 22
En Suède : Elfsborg, Helsingborgs IF et IFK Göteborg (1 joueur)
À l'étranger : Pays-Bas : PSV Eindhoven (2 joueurs), AZ Alkmaar et FC Twente (1 joueur) ; Angleterre : Blackburn, Sunderland et West Bromwich Albion (1 joueur) ; Italie : Bologne, Genoa et Milan AC (1 joueur) ; Turquie : Galatasaray et Istanbul BB (1 joueur) ; Allemagne : Werder Brême (1 joueur) ; Arabie Saoudite : Al-Hilal (1 joueur) ; Belgique : RSC Anderlecht (1 joueur) ; Danemark : FC Copenhague (1 joueur) ; Écosse : Celtic Glasgow (1 joueur) ; France : Lyon (1 joueur) ; Grèce : Olympiakos Le Pirée (1 joueur) ; Russie : CSKA Moscou (1 joueur)


• La Suède était la sélection la plus âgée lors de l'Euro 2008. Ce sera aussi le cas à cet Euro 2012, avec une moyenne d'âge de 28,3 ans. Un « titre » partagé avec l'Irlande et la Russie.

• La dernière compétition internationale que la Suède a disputé sans
Henrik Larsson, c'était l'Euro 1992.

• 22 clubs différents sont représentés dans cette sélection : la Suède n'égale pas la Serbie du Mondial 2010 (23 joueurs dans 23 clubs différents) mais c'est un record parmi les équipes qualifiées. Seul le PSV Eindhoven compte plus d'un représentant.

• Ils sont onze parmi les sélectionnés à avoir participé à l'Euro 2008 et huit à avoir participé à la Coupe du Monde 2006. Ibrahimović, Isaksson, Svensson et Mellberg étaient déjà là lors de la Coupe du Monde 2002, le dernier cité ayant même participé à l'Euro 2000.

• Brillant sous les couleurs d'Anderlecht, Christian Wilhelmsson ne s'est jamais véritablement remis de son transfert raté à Nantes en 2006. Après des passages mitigés à la Roma, à Bolton et à La Corogne, il s'est décidé à rejoindre le club saoudien d'Al-Hilal en 2008. En dépit de ce choix de carrière surprenant, le joueur est toujours convoqué par le sélectionneur Erik Hamrén. Il sera avec Robbie Keane l'un des deux seuls joueurs présents à cet Euro qui évoluent hors d'Europe.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:00

Euro2012Ukr-copie-1

Ukraine : première !

La première qualification de sa (jeune) histoire pour un Euro, l'Ukraine ne l'a pas obtenu sur le terrain mais en coulisses le 18 avril 2007 lorsque l'UEFA lui a confié, avec la Pologne, l'organisation de cet Euro 2012. Un choix encore contesté aujourd'hui à quelques jours du début de la compétition Quart de finaliste de la Coupe du Monde 2006 pour sa première participation à une phase finale, l'Ukraine aborde cet Euro avec beaucoup d'interrogations et une équipe en majorité composée de joueurs locaux issus d'un championnat moyennement relevé mais en plein essor. À domicile, poussé par son public et emmenée par la légende Oleh Blokhine (qui entrainait déjà cette équipe en 2006), l'Ukraine saura t-elle renverser des montagnes ?


Fiche pays :
Nom original : Україна (Oukraïna)
Capitale : Kiev (Київ : Kyïv)
Superficie : 603.700 km²
Population : 45,1 millions d'habitants
Langue officielle : ukrainien (українська : oukraïns'ka)
Hymne national : Ще не вмерла Українa (Chtche ne vmerla Oukraïna : L'Ukraine n'est pas encore morte)


Historique à l'Euro :
(1960 – 1988 : URSS et 1992 : CEI) (voir
Russie)
Même remarque que pour la Croatie et la Yougoslavie. Bien que la FIFA ait accordé à la Russie la succession du palmarès et du passé de la sélection soviétique, il serait injuste de marginaliser la contribution ukrainienne. Le Dynamo Kiev n'est-il pas le club le plus titré du pays ? La génération dorée de 1986 – 1988 n'était-elle pas majoritairement constituée de joueurs issus du glorieux Dynamo Kiev de Valery Lobanovski ?
(depuis 1996 : Ukraine) (1ère participation)
1996 à 2008 : non qualifiée


Euro 2012 :
Parcours éliminatoire : qualifiée d'office en tant que pays organisateur

Calendrier du premier tour :
11 juin : 20h45 (Kiev) : Ukraine – Suède
15 juin : 20h45 (Donetsk) : Ukraine – France
19 juin : 20h45 (Donetsk) : Angleterre – Ukraine


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))
(NB : translittération des noms en français et non en anglais ; noms écrits en ukrainien et non en russe comme souvent)

Gardiens :
Piatov

Aucun des trois sélectionnés n'aurait du être là. L'Ukraine a en effet subi ces derniers mois une véritable hécatombe chez ses gardiens. En janvier dernier, Olexandr Rybka a été suspendu deux ans pour dopage après avoir pris un produit illicite pour perdre du poids sans l'avis des médecins de son club, le Chakhtar Donetsk. Puis c'était au tour d'Andriy Dykan, le gardien du Spartak Moscou, de devoir déclarer forfait, victime de plusieurs fractures au visage. Et enfin, c'est le vétéran Olexandr Chovkovsky qui devait renoncer après une blessure à l'épaule. Résultat : l'Ukraine part à l'Euro avec trois gardiens sans expérience internationale. Koval et Piatov sont même souvent remplaçants dans leurs clubs respectifs.

(1) Maxym Koval (Zaporijia, 09/12/1992 (19 ans), Dynamo Kiev ; 0/0)
(12) Andriy Piatov (photo) (Kirovohrad, 28/06/1984 (27 ans), Chakhtar Donetsk ; 25/0)
(23) Olexandr Horiainov (Kharkiv, 29/06/1975 (36 ans), Metalist Kharkiv ; 1/0)

Défenseurs :
Rakitskiy

L'Ukraine comptera sur beaucoup de jeunes joueurs inexpérimentés dans ce secteur de jeu. Les « vétérans » Chevtchouk, Koutcher et Mykhalyk devraient encadrer la jeune garde symbolisée par Iaroslav Rakitskiy, le prometteur défenseur du Chakhtar Donetsk. À noter l'absence de l'ancien joueur du Barça Dmytro Tchyhrynsky (plus souvent orthographié « Chygrynskiy »).

(2) Ievhen Seline (Novoaidar, 09/05/1988 (24 ans), Vorskla Poltava ; 6/1)
(3) Ievhen Khatcheridi (Melitopol, 28/07/1987 (24 ans), Dynamo Kiev ; 9/0)
(5) Olexandr Koutcher (Kiev, 22/10/1982 (29 ans), Chakhtar Donetsk ; 28/1)
(13) Viatcheslav Chevtchouk (Loutsk, 13/05/1979 (33 ans), Chakhtar Donetsk ; 20/0)
(17) Taras Mykhalyk (Lioubechiv, 28/10/1983 (28 ans), Dynamo Kiev ; 26/0)
(20) Iaroslav Rakitskiy (photo) (Perchotravensk, 03/08/1989 (22 ans), Chakhtar Donetsk ; 15/3)
(21) Bohdan Boutko (Donetsk, 13/01/1991 (21 ans), Illichivets Marioupol ; 8/0)

Milieux :
Tymochtchouk.jpg
L'autre symbole de la sélection ukrainienne, c'est lui. À 33 ans, Anatoliy Tymochtchouk sera au rendez-vous. Il sera accompagné de joueurs au profil plutôt technique, à l'image du redoutable tireur de coup francs Aliiev ou encore de joueurs comme les jeunes espoirs Harmach et Konoplianka ou les expérimentés Narazenko et Rotan.

(4) Anatoliy Tymochtchouk (photo) (Loutsk, 30/03/1979 (33 ans), Bayern Munich (Allemagne) ; 115/4)
(6) Denys Harmach (Milove, 19/04/1990 (22 ans), Dynamo Kiev ; 4/0)
(8) Olexandr Aliiev (Khabarovsk (Russie), 03/02/1985 (27 ans), Dynamo Kiev ; 26/6)
(9) Oleh Houssiev (Stepanivka, 25/04/1983 (29 ans), Dynamo Kiev ; 70/10)
(14) Rouslan Rotan (Poltava, 29/10/1981 (30 ans), Dnipro Dnipropetrovsk ; 56/6)
(18) Serhiy Nazarenko (Kirovohrad, 16/02/1980 (32 ans), Tavriya Simferopol ; 48/12)
(19) Ievhen Konoplianka (Kirovohrad, 29/09/1989 (22 ans), Dnipro Dnipropetrovsk ; 17/5)

Attaquants :
Chevtchenko.jpg

Bien que gêné par des blessures à répétition ces derniers mois, le légendaire Andriy Chevtchenko a tenu à être au rendez-vous pour sa dernière compétition internationale, à domicile qui plus est, lui qui a annoncé vouloir mettre un terme à sa carrière en sélection après l'Euro. L'incontournable Voronine l'accompagne sur le front de l'attaque, aux côtés de joueurs au talent reconnu dans le championnat ukrainien comme l'attaquant serbe naturalisé ukrainien Marko Devytch ou encore Milevskiy et Selezniov, meilleur buteur des deux derniers championnats, ainsi que le jeune Iarmolenko.

(7) Andriy Chevtchenko(c) (photo) (Dvirkivchtchyna, 29/09/1976 (35 ans), Dynamo Kiev ; 106/46)
(10) Andriy Voronine (Odessa, 21/07/1979 (32 ans), Dynamo Moscou (Russie) ; 71/8)
(11) Andriy Iarmolenko (Saint-Pétersbourg (Russie), 23/10/1989 (22 ans), Dynamo Kiev ; 19/8)
(15) Artem Milevskiy (Minsk (Biélorussie), 12/01/1985 (27 ans), Dynamo Kiev ; 44/8)
(16) Ievhen Selezniov (Makiivka, 20/07/1985 (26 ans), Chakhtar Donetsk ; 28/5)
(22) Marko Devytch (Belgrade (Serbie), 27/10/1983 (28 ans), Metalist Kharkiv ; 19/2)

Sélectionneur :
Oleh Blokhine (05/11/1952 (59 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 27,3 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 33,1

Joueurs évoluant dans le championnat national : 21 (91,3 %)
À l'étranger : 2, dont 1 en Allemagne et Russie

Clubs représentés :8
En Ukraine : Dynamo Kiev (9 joueurs), Chakhtar Donetsk (5 joueurs), Dnipro Dnipropetrovsk et Metalist Kharkiv (2 joueurs), Illichivets Marioupol, Tavriya Simferopol et Vorskla Poltava (1 joueur)
À l'étranger : Allemagne : Bayern Munich (1 joueur) ; Russie : Dynamo Moscou (1 joueur)


• Le Dynamo Kiev fournit à lui seul neuf joueurs à cette sélection. Aucun autre club n'est autant représenté au sein des équipes nationales.

• L'élite est très resserrée en Ukraine. Ainsi, seules huit équipes sont représentées dans la liste : aucune autre sélection ne fait aussi peu.

• Huit joueurs parmi les sélectionnés ont participé à la Coupe du Monde 2006, lors de laquelle l'Ukraine a atteint les quarts de finale. À l'époque, le sélectionneur s'appelait déjà Oleh Blokhine.


• Marko Devytch n'est pas le seul joueur naturalisé dans cette sélection. Né en Biélorussie, Artem Milevskiy a évolué dans sa jeunesse au sein des équipes de jeunes de la sélection de son pays natal mais il a finalement opté pour la nationalité ukrainienne après avoir rejoint, très jeune, les rangs du Dynamo Kiev. Un autre joueur naturalisé aurait pu participer à cet Euro : le joueur du Metalist Kharkiv Edmar, né au Brésil et qui a récemment acquis la nationalité ukrainienne. Il compte une sélection et était présent dans la liste de réserve.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 12:05

Euro2012Cro.jpg

Croatie : en position d'outsider

Brillante lors de l'Euro 2008, la Croatie n'a pas été capable de se qualifier par la suite pour la Coupe du Monde 2010, handicapée par les blessures ainsi que par la retraite ou les méformes de certains joueurs majeurs. Elle a également souffert pour se qualifier pour cet Euro 2012, contrainte de passer par les barrages. Mais la Croatie, qui n'a raté que deux rendez-vous internationaux majeurs depuis son indépendance
1, est bien au rendez-vous. Dans un groupe difficile, les Croates pourront compter sur leurs atouts offensifs pour espérer passer le premier tour et pourquoi pas aller plus loin.

(1l'Euro 2000 et la Coupe du Monde 2010)


Fiche pays :
Nom original : Hrvatska
Capitale : Zagreb
Superficie : 56.542 km²
Population : 4,3 millions d'habitants
Langue officielle : croate (hrvatski)
Hymne national : Lijepa naša domovino (Notre belle patrie)


Historique à l'Euro :
(1960 – 1992 : Yougoslavie
1) (4 participations)
1960 : finaliste
1964 : non qualifiée
1968 : finaliste
1972 : non qualifiée
1976 : quatrième
1980 : non qualifiée
1984 : élimination au premier tour
1988 : non qualifiée
1992 : disqualifiée ²
(depuis 1996 : Croatie) (4ème participation)
1996 : quart de finaliste
2000 : non qualifiée
2004 : élimination au premier tour
2008 : quart de finaliste

(1le palmarès et le passé de la Yougoslavie sont généralement attribués à la Serbie, mais il s'agit ici de ne pas marginaliser la contribution de la Croatie à ce qu'a pu être cette équipe par le passé. Ajoutons également que la Croatie est le seul représentant de l'ex-Yougoslavie qualifié à l'Euro 2012)
(² qualifiée sur le terrain pour l'Euro 1992, la Yougoslavie a été disqualifiée en raison de la guerre civile qui faisait rage dans le pays. Elle a été remplacée par le Danemark, deuxième de son groupe éliminatoire... qui finira par remporter le tournoi !)



Euro 2012 :
Parcours éliminatoire :(groupe F)
Lettonie – Croatie : 0-3, 0-2
Croatie – Grèce : 0-0, 0-2
Israël – Croatie : 1-2, 1-3
Croatie – Malte : 3-0, 3-1
Géorgie – Croatie : 1-0, 1-2

2ème (barragiste), 7 victoires, 1 nul, 2 défaites, 18 buts marqués, 7 encaissés
(barrages)
Turquie – Croatie : 0-3, 0-0

Calendrier du premier tour :
10 juin : 20h45 (Poznan) : Irlande – Croatie
14 juin : 18h00 (Poznan) : Italie – Croatie
18 juin : 20h45 (Gdansk) : Croatie – Espagne


Effectif :
(lieu et date de naissance (âge au coup d'envoi de la compétition), club en 2011/2012 ; nombre de sélections/nombre de buts (au 29 mai 2012))

Gardiens :
Pletikosa.jpg

Croyez le ou non, les trois gardiens retenus ont tous un rapport avec la France. Le titulaire (et très bon par ailleurs) Stipe Pletikosa, qui a profité du chômage de Vedran Runje pour redevenir titulaire en sélection, a effectué un essai à l'OM en 2001. Sa doublure Danijel Subaši
ć évolue à Monaco, où il s'est illustré en marquant sur coup franc direct lors de la dernière journée de Ligue 2. Ivan Kelava était quant à lui dans les buts du Dinamo Zagreb lors du fameux 7-1 encaissé face à Lyon.

(1) Stipe Pletikosa (photo) (Split, 08/01/1979 (33 ans), FK Rostov (Russie) ; 90/0)
(12) Ivan Kelava (Zagreb, 20/02/1988 (24 ans), Dinamo Zagreb ; 0/0)
(23) Danijel Subašić (Zadar, 27/10/1984 (27 ans), Monaco (France) ; 4/0)

Défenseurs :
Simunic.jpg

Le Lyonnais Dejan Lovren étant forfait car insuffisamment remis de sa blessure, la défense centrale devrait s'articuler autour de l'expérimenté Šimunić et de Schildenfeld. Les côtés devraient être occupés par Ćorluka, Pranjić ou Strinić.

(2) Ivan Strinić (Split, 17/07/1987 (24 ans), Dnipro Dnipropetrovsk (Ukraine) ; 16/0)
(3) Josip Šimunić (photo) (Canberra (Australie), 18/02/1978 (34 ans), Dinamo Zagreb ; 94/3)
(4) Jurica Buljat (Zadar, 12/09/1986 (25 ans), Maccabi Haïfa (Israël) ; 2/0)
(5) Vedran Ćorluka (Derventa (Bosnie-Herzégovine), 05/02/1986 (26 ans), Bayer Leverkusen (Allemagne) ; 54/3)
(6) Danijel Pranjić (Našice, 02/12/1981 (30 ans), Bayern Munich (Allemagne) ; 42/0)
(13) Gordon Schildenfeld (Šibenik, 18/03/1985 (27 ans), Eintracht Francfort (Allemagne) ; 11/0)
(21) Domagoj Vida (Osijek, 29/04/1989 (23 ans), Dinamo Zagreb ; 9/0)

Milieux :
Modric.jpg

Le joyau de ce milieu de terrain est bien évidemment Luka Modrić, le très créatif joueur de Tottenham et accessoirement sosie de Johann Cruyff. Il sera entouré de joueurs techniques comme le capitaine Srna, Kranjčar ou Rakitić mais également par des joueurs au profil plus défensif à l'image du rugueux Ognjen Vukojević.

(7) Ivan Rakitić (Möhlin (Suisse), 10/03/1988 (24 ans), FC Séville (Espagne) ; 40/8)
(8) Ognjen Vukojević (Bjelovar, 20/12/1983 (28 ans), Dynamo Kiev (Ukraine) ; 38/4)
(10) Luka Modrić (photo) (Zadar, 09/09/1985 (26 ans), Tottenham (Angleterre) ; 54/8)
(11) Darijo Srna(c) (Metković, 01/05/1982 (30 ans), Chakhtar Donetsk (Ukraine) ; 90/19)
(14) Milan Badelj (Zagreb, 25/02/1989 (23 ans), Dinamo Zagreb ; 4/1)
(15) Ivo Iličević (Aschaffenbourg (Allemagne), 14/11/1986 (25 ans), Hambourg SV (Allemagne) ; 5/1)
(16) Tomislav Dujmović (Zagreb, 26/02/1981 (31 ans), Real Saragosse (Espagne) ; 17/0)
(19) Niko Kranjčar (Zagreb, 13/08/1984 (27 ans), Tottenham (Angleterre) ; 70/14)
(20) Ivan Perišić (Split, 02/02/1989 (23 ans), Borussia Dortmund (Allemagne) ; 9/0)

Attaquants :
Eduardo.jpg

Coup dur avec la blessure lors d'un match amical face à la Norvège d'Ivica Olić, l'attaquant du Bayern Munich, qui a été remplacé par Nikola Kalinić. Les clés du secteur offensif devraient donc revenir à Mandžukić ainsi qu'au joueur d'origine brésilienne Eduardo da Silva, absent de l'Euro 2008 en raison d'une grave blessure alors qu'il était en pleine bourre. La sélection croate dispose également d'un joker intéressant en la personne de Nikica Jelavić. À noter que l'ancien nantais Ivan Klasnić ainsi que Mladen Petrić ne faisaient même pas partie de la pré-sélection.

(9) Nikica Jelavić (Čapljina (Bosnie-Herzégovine), 27/08/1985 (26 ans), Everton (Angleterre) ; 18/2)
(17) Mario Mandžukić (Slavonski Brod, 21/05/1986 (26 ans), VfL Wolfsbourg (Allemagne) ; 28/5)
(18) Nikola Kalinić (Solin, 05/01/1988 (24 ans), Dnipro Dnipropetrovsk (Ukraine) ; 13/5)
(22) Eduardo da Silva (photo) (Rio de Janeiro (Brésil), 25/02/1983 (29 ans), Chakhtar Donetsk (Ukraine) ; 46/22)

Sélectionneur :
Slaven Bilić (11/09/1968 (43 ans))


En chiffres :
Âge moyen : 26,7 ans
Nombre moyen de sélections par joueur : 32,8

Joueurs évoluant dans le championnat national : 4 (17,4 %)
À l'étranger : 19, dont 6 en Allemagne, 5 en Ukraine, 3 en Angleterre, 2 en Espagne, 1 en France, Israël et Russie

Clubs représentés : 16
En Croatie : Dinamo Zagreb (4 joueurs)
À l'étranger : Allemagne : Bayern Munich, Bayer Leverkusen, Borussia Dortmund, Eintracht Francfort, Hambourg SV et VfL Wolfsbourg (1 joueur) ; Ukraine : Chakhtar Donetsk et Dnipro Dnipropetrovsk (2 joueurs), Dynamo Kiev (1 joueur) ; Angleterre : Tottenham (2 joueurs), Everton (1 joueur) ; Espagne : FC Séville et Real Saragosse (1 joueur) ; France : Monaco (1 joueur) ; Israël : Maccabi Haïfa (1 joueur) ; Russie : FK Rostov (1 joueur)


• Ce sera la dernière compétition de Slaven Bilić à la tête de la sélection croate. L'ancien défenseur central, connu pour avoir fait expulser Laurent Blanc en demi-finales de la Coupe du Monde 1998, rejoindra le Lokomotiv Moscou après l'Euro.

• La Croatie disputera tous ses matchs du premier tour en Pologne, à Gdansk et à Poznan. Dommage, car nombre de ses joueurs se seraient senti à leur aise en Ukraine : cinq joueurs évoluent dans ce championnat. À part l'Ukraine, aucune équipe ne fait mieux.


• Dix joueurs étaient présents à l'Euro 2008. Sans compter Ivica Olić, initialement présent dans la liste mais finalement blessé. En revanche, ils n'étaient que cinq à avoir participé à la dernière Coupe du Monde disputée par la Croatie, en 2006, toujours sans compter Olić.

• Jurica Buljat, joueur du Maccabi Haïfa, sera le seul représentant du championnat israélien à l'Euro.

• Le Dinamo Zagreb a beau être passé complètement à côté de sa Ligue des Champions la saison dernière (6 défaites en 6 matchs, 3 buts marqués pour 22 encaissés), il reste le club dominateur dans le championnat croate puisqu'il a remporté les sept derniers titres de champion. Les quatre joueurs « locaux » de la sélection croate pour l'Euro 2012 sont issus de ce club.

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