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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 20:48

 

Résumé du chapitre précédent :
Nommé sélectionneur en juillet 2004 après le fiasco de l'Euro, Raymond Domenech sait rapidement qu'il doit faire sans de nombreux cadres pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2006. Mais sa jeune et inexpérimentée équipe a bien du mal à s'en sortir et est mal placée pour se qualifier pour le Mondial.



Chapitre II : road to Berlin

IL EST DE RETOUR ! Le 3 août 2005, près d'un an après l'annonce de sa retraite internationale, Zinedine Zidane fait enfin son retour avec l'équipe de France, accompagné par Claude Makelele et Lilian Thuram. Annoncé comme un canular par le journal L'Équipe durant le mois d'avril, ce retour a été rendu possible par le lobbying de Raymond Domenech, appuyé par son relais Patrick Vieira, auprès du joueur du Real Madrid qui disait ressentir un manque durant les trêves internationales. Une voix entendue dans la nuit (celle de son frère!) aurait achevé de le convaincre de prendre la décision de revenir.
Le retour du capitaine et meneur de jeu de cette équipe ainsi que ceux de Makelele et Thuram sont nécessaires pour une équipe mal en point dans la course à la qualification pour le Mondial 2006 et qui a perdu sept places au classement FIFA en quelques mois (de la deuxième à la neuvième place). De plus, deux déplacements difficiles, en Irlande puis en Suisse, attendent les Bleus sur la route qui mène à l'Allemagne.
Mais c'est par un match amical que l'équipe de France démarre la saison 2005/2006. Pour la première fois de leur histoire, les Bleus affrontent à Montpellier la Côte d'Ivoire, le 17 août. Face à la nation montante du football africain, ils s'imposent sans trembler (3-0). L'effet « retour des anciens » ? Zinedine Zidane aura fêté son retour par un but et Claude Makelele aura réalisé un très bon match. Seul point noir : la sortie sur blessure de Thuram au bout de 23 minutes.
L'équipe de France renoue avec les éliminatoires de la Coupe du Monde 2006 le 3 septembre avec la réception des modestes Îles Féroé. La victoire attendue a eu lieu (3-0) grâce notamment à un excellent Djibril Cissé, auteur d'un doublé et à l'origine du troisième but. Quatre jours plus tard, un terrible déplacement attend les Bleus du côté de Lansdowne Road, à Dublin, en Irlande. D'une sublime frappe enroulée (ici, avec le défunt Thierry Gilardi aux commentaires), Thierry Henry offre aux Français une victoire capitale (1-0). La qualification n'est plus très loin.
Les Bleus retrouvent les éliminatoires du Mondial le 8 octobre. Une victoire en Suisse, dans un Stade de Suisse (Berne) flambant neuf et la France validera son billet pour l'Allemagne. Problème : après les blessures successives de Thierry Henry puis de David Trezeguet, l'équipe de France n'a plus vraiment de solutions en attaque. Djibril Cissé semble être le choix qui s'impose mais Domenech surprendra tout le monde en préférant aligner ce jour-là un Sylvain Wiltord non spécialiste du poste à la pointe de l'attaque française. Cissé entre néanmoins à la pause et se distingue en ouvrant le score peu après son entrée en jeu. La France n'a plus qu'à tenir pour arracher sa qualification mais les Helvètes égalisent à dix minutes du terme grâce à un coup franc de Ludovic Magnin malencontreusement dévié par Lilian Thuram. Score final : 1-1. Conséquence : pour se qualifier, la France devra battre Chypre le 12 octobre au Stade de France. En cas de nul ou de défaite suisse, qui se déplace en Irlande, cette condition sera suffisante, sinon il faudra absolument aux Bleus s'imposer avec un écart minimum de quatre buts supérieur à celui de la Suisse (si la Suisse gagne 1-0, la France devra gagner 5-0...). Grâce à des buts de Zidane, Wiltord et Dhorasoo (son premier en sélection), les Bleus prennent rapidement les devants et pendant ce temps le score est toujours nul et vierge entre l'Irlande et la Suisse. La deuxième période se déroule cependant beaucoup moins bien, avec un Djibril Cissé incroyablement inefficace. Ludovic Giuly ajoute un quatrième et dernier but dans une fin de match sous tension. Le soulagement éclate finalement lorsque le coup de sifflet final retentit à Dublin, scellant un nul (0-0) entre l'Irlande et la Suisse. L'équipe de France termine assez miraculeusement en tête de son groupe et pour que la fête soit complète Raymond Domenech décide de faire entrer Franck Jurietti pour terminer le match. L'ancien latéral de Bordeaux s'est ainsi offert une carrière internationale de cinq secondes avec l'équipe de France, un nouveau record.
La France finit donc en tête d'un groupe incroyablement serré, où les quatre équipes de tête (France, Suisse, Israël et Irlande) se sont tenues en trois points et ont toujours fait match nul entre elles tout en battant Chypre et les Îles Féroé. Seule exception : la victoire des Bleus en Irlande, qui aura au final été déterminante. L'équipe de France termine ces éliminatoires avec 20 points (5 victoires et 5 nuls), 14 buts marqués contre 2 encaissés.
La qualification enfin acquise, Raymond Domenech et ses hommes peuvent donc enfin s'atteler à préparer la Coupe du Monde 2006 en Allemagne. Première étape de la préparation en novembre 2005 avec deux matchs amicaux, face au Costa Rica (le 9, à Fort-de-France, dans le cadre d'un hommage aux Martiniquais décédés dans le vol 708 de la West Caribbean) puis à l'Allemagne (le 12, à Saint-Denis). Surprise dans la liste de Raymond Domenech : Nicolas Anelka fait son retour trois ans et demi après sa dernière sélection.
L'attaquant de Fenerbahçe est même titularisé sur la terre de ses origines face au Costa Rica aux côtés de Thierry Henry. Cette rencontre marque aussi le retour de Fabien Barthez dans les cages, de retour après une longue suspension mais désormais mis en concurrence avec Grégory Coupet qui a assuré un excellent intérim. Le gardien historique de France 98 réalise une piètre première période en encaissant deux buts avec une erreur d'appréciation coupable sur la deuxième réalisation costaricaine. Mais au prix d'une seconde période incroyable, et alors qu'elle était menée 0-2 à la pause, l'équipe de France parviendra à s'imposer 3-2 grâce à Anelka, Cissé et Henry. Explosion de joie à Fort-de-France ! Et si une équipe était née ce jour-là ? Beaucoup moins enthousiasmant est le match face à l'Allemagne, qui se solde par un match nul et vierge qui permet néanmoins à la France de finir l'année 2005 invaincue.
Le 9 décembre a lieu à Leipzig le tirage au sort du Mondial 2006. Malgré ses résultats récents, l'équipe de France est tête de série. Elle est placée dans le groupe G. Raymond Domenech grimace et pour cause : les Bleus vont retrouver la Suisse, aux côtés de la Corée du Sud et du Togo. Un groupe accessible, finalement.

C'est sur un autre tirage au sort que débute l'année 2006 : celui des éliminatoires de l'Euro 2008, le 27 janvier à Montreux, en Suisse. Tête de série, la France hérite cette fois d'un groupe bien plus compliqué avec son traditionnel rival italien, l'Ukraine, l'Écosse, la Lituanie, la Géorgie (deux sélections qui n'ont encore jamais affronté la France) et les Îles Féroé. Un groupe à sept équipes, douze matchs à jouer : c'est un véritable parcours du combattant qui attend les Bleus. Mais avant de penser à l'Euro, il y a une Coupe du Monde à disputer.
Le calendrier étant surchargé, il n'y a plus beaucoup de place pour les matchs internationaux. Seule une date est disponible avant l'annonce des listes, le 15 mai. Le 1er mars, la France affronte la Slovaquie au Stade de France, sans Makelele (laissé au repos) et sans Gallas, blessé et absent pour la première fois d'un match de l'équipe de France depuis le début de l'ère Domenech. Deux joueurs font en revanche leur retour dans la liste après une longue absence : Philippe Mexès et Louis Saha (Eurosport titrera à ce sujet sur son site internet : « Louis – Philippe : retour royal »). Plus surprenant, le sélectionneur français fait appel à deux novices : François Clerc et Jérémy Toulalan. Aucun des joueurs précédemment cités n'est toutefois présent sur la pelouse face aux Slovaques. Emmenée par un duo offensif Anelka – Trezeguet, l'équipe de France domine mais bute sur le portier slovaque Ľuboš Hajdúch, qui fête ce soir-là sa première sélection. Et sur deux frappes improbables en seconde période, l'équipe de France s'incline malgré l'égalisation entre temps de Sylvain Wiltord sur un penalty discutable. Cette première défaite de l'ère Domenech inquiète à une centaine de jours du coup d'envoi du Mondial allemand.
Information importante : le 25 avril, Zinedine Zidane annonce la fin de sa carrière à l'issue du Mondial 2006. Ce sont donc ses derniers matchs qu'il jouera en Allemagne. Reste à savoir jusqu'où iront les Bleus.
Arrive donc le 15 mai, date limite décidée par la FIFA pour le dépôt des listes finales de joueurs pour la Coupe du Monde 2006. Raymond Domenech décide d'écarter Robert Pires, sans surprise, mais également Ludovic Giuly et Nicolas Anelka. L'absence du premier cité n'est qu'une demi-surprise car il ne semblait plus faire partie depuis longtemps des plans du sélectionneur malgré une bonne fin de saison avec Barcelone. Ne pas voir le second est en revanche plus surprenant étant donné qu'il semblait enfin sur la voie de la rédemption chez les Bleus. Ses trois précédents matchs en sélection ont été de plus d'excellente facture. À un degré moindre, les absences de Sidney Govou et de Jérôme Rothen sont également des surprises car ces joueurs avaient la confiance de Domenech. On note aussi dans cette liste les retours de Louis Saha et Mickaël Silvestre, qui ont réalisé une bonne fin de saison sous le maillot de Manchester United. Et comme il faut toujours des surprises, Raymond Domenech a aussi choisi d'emmener avec lui Franck Ribéry, révélation de la saison avec Marseille, et plus surprenant encore Pascal Chimbonda, élu meilleur latéral droit du championnat anglais sous le maillot de Wigan. La « guerre des goals » est quant à elle enfin tranchée : Fabien Barthez sera le numéro 1 au détriment de Grégory Coupet. Le sélectionneur a préféré la légitimité à la forme du moment. Ce choix ne satisfera pas le portier lyonnais qui sera à deux doigts de quitter le groupe lors du stage de Tignes.
La liste finale ressemble finalement beaucoup à celle qui a échoué au Portugal (16 joueurs sur 22) deux ans auparavant, ce qui marque l'échec de la reconstruction prônée par Raymond Domenech. Jamais l'équipe de France n'aura aligné une équipe aussi âgée. Voici cette liste :

Gardiens :
(1) Mickaël Landreau (date de naissance : 14/05/1979, club : Nantes)
(16) Fabien Barthez (28/06/1971, Marseille)
(23) Grégory Coupet (31/12/1972, Lyon)

Défenseurs :
(2) Jean-Alain Boumsong (14/12/1979, Newcastle (ANG))
(3) Éric Abidal (11/09/1979, Lyon)
(5) William Gallas (17/08/1977, Chelsea (ANG))
(13) Mickaël Silvestre (09/08/1977, Manchester United (ANG))
(15) Lilian Thuram (01/01/1972, Juventus Turin (ITA))
(17) Gaël Givet (09/10/1981, Monaco)
(19) Willy Sagnol (18/03/1977, Bayern Munich (ALL))
(21) Pascal Chimbonda (21/02/1979, Wigan (ANG))

Milieux :
(4) Patrick Vieira (23/06/1976, Juventus Turin (ITA))
(6) Claude Makelele (18/02/1973, Chelsea (ANG))
(7) Florent Malouda (13/06/1980, Lyon)
(8) Vikash Dhorasoo (10/10/1973, Paris Saint-Germain)
(10) Zinedine Zidane(c) (23/06/1972, Real Madrid (ESP))
(18) Alou Diarra (15/07/1981, Lens)
(22) Franck Ribéry (07/04/1983, Marseille)

Attaquants :
(9) Djibril Cissé (12/08/1981, Liverpool (ANG))
(11) Sylvain Wiltord (10/05/1974, Lyon)
(12) Thierry Henry (17/08/1977, Arsenal (ANG))
(14) Louis Saha (08/08/1978, Manchester United (ANG))
(20) David Trezeguet (15/10/1977, Juventus Turin (ITA))

Après le classique stage de préparation à Tignes, l'équipe de France entame sa préparation par un match amical contre le Mexique, au Stade de France, le 27 mai. Quelques faits marquants autour de cette rencontre : c'est la centième sélection en équipe de France de Zinedine Zidane et son dernier match au Stade de France ; Raymond Domenech choisit un système en 4-4-2 avec un trio Vieira-Makelele-Malouda derrière Zidane ; William Gallas est (enfin) installé dans l'axe de la défense aux côtés de Lilian Thuram, laissant le poste de latéral gauche à un vrai spécialiste en la personne d'Éric Abidal. Les Bleus peinent, à l'image de l'inefficace duo offensif Cissé-Trezeguet. Seul un éclair de Malouda juste avant la pause permet à l'équipe de France de s'imposer (1-0).
Pour son deuxième match de préparation, quatre jours plus tard, l'équipe de France quitte le froid et hostile public de Saint-Denis pour Lens où elle reçoit un meilleur accueil avant d'affronter le Danemark. Avec un milieu et une défense inchangée mais avec un duo d'attaque Saha-Henry, les Bleus réalisent une meilleure prestation et s'imposent 2-0. Henry avait rapidement ouvert le score avant que Wiltord ne donne plus d'ampleur au succès des Bleus en doublant la mise sur un penalty provoqué par Franck Ribéry qui entrait en jeu pour la deuxième fois après le match face au Mexique.
Dernière étape de la préparation le 7 juin, soit deux jours avant le coup d'envoi de la compétition, du côté de Saint-Étienne pour la première confrontation de l'histoire entre la France et la Chine. Le premier fait du match est un drame : Djibril Cissé doit céder sa place après 13 minutes de jeu après une double fracture tibia-péroné. Pas de Mondial pour le joueur de Liverpool qui était pourtant annoncé titulaire. Son remplaçant David Trezeguet ouvre le score à la demi-heure de jeu. En deuxième période, Zidane manque un penalty et la Chine égalise à vingt minutes du terme, toujours sur penalty. La France semble se diriger tout droit vers un match nul qui ferait tache mais un incroyable but contre son camp d'un défenseur chinois qui voulait simplement dégager un centre de Franck Ribéry redonne l'avantage aux Bleus en toute fin de match (ici) avant qu'un dernier but de Thierry Henry ne vienne donner plus d'ampleur au succès français.
Quelques enseignements à tirer de ces matchs : le 4-4-2 en losange ne semble pas fonctionner, Patrick Vieira n'est pas adapté au poste de milieu « axial droit » et semble complètement hors de forme à l'instar de Zinedine Zidane et Franck Ribéry a réalisé de très bonnes entrées en jeu. Alors que l'on attendait Nicolas Anelka, c'est finalement Sidney Govou, un ailier, qui remplace Djibril Cissé, blessé, dans le groupe qui ira en Allemagne. Signe d'un changement de stratégie ?
Malgré ce pessimisme ambiant, l'engouement est de retour juste avant le coup d'envoi de la compétition. Sorte d' « effet Coupe du Monde ». La France ne possède t-elle pas des joueurs qui sont titulaires à leur poste dans les plus grands clubs européens ?

Raymond Domenech semble en tout cas avoir tiré les enseignements des matchs de préparation au moment du premier match des Bleus dans la compétition, le 13 juin à Stuttgart face à la Suisse. C'est la cinquième fois en trois ans qu'ils affrontent une sélection helvète de plus en plus coriace (1). Au coup d'envoi, l'équipe de France est alignée en 4-2-3-1. Unique certitude en attaque, Thierry Henry est finalement aligné seul en pointe derrière une ligne offensive composée de Wiltord, Zidane et Ribéry, titulaire surprise en lieu et place de Malouda, victime d'hémorroïdes. Patrick Vieira est aligné quant à lui à la récupération aux côtés de Claude Makelele. Ce système est censé permettre à tous les joueurs d'évoluer à leur meilleur poste tout en déchargeant Zinedine Zidane des taches défensives. Dans la fournaise de Stuttgart, la France est tout d'abord victime de l'arbitrage après qu'une main du défenseur suisse Patrick Müller en pleine surface n'ait pas été sifflée. L'intention avait pourtant claire d'autant plus que le tir de Thierry Henry semblait prendre le chemin des filets. Le poteau puis Barthez évitent ensuite à la France une déconvenue avant que Dhorasoo ne manque en toute fin de match l'occasion de remporter la mise pour les Bleus. Score final : 0-0. Inquiétant.
Une réaction est attendue à Leipzig, le 18 juin, face à la Corée du Sud. Le système reste le même, l'équipe aussi à une exception près : Florent Malouda revient à la place d'un Ribéry encore tendre. La rencontre débute sous les meilleurs auspices : Thierry Henry ouvre le score après seulement neuf minutes. C'est le premier but français en Coupe du Monde depuis le but inscrit par Emmanuel Petit en finale du Mondial 1998 ! À l'image de Patrick Vieira, les Bleus paraissent en meilleure forme. Le milieu de la Juventus parvient même à inscrire un but de la tête sur corner, injustement refusé alors que le ballon avait entièrement franchi la ligne de but. Encore une erreur d'arbitrage qui finira par coûter cher aux Bleus. La fin de match est catastrophique : Park Ji-Sung profite d'un enchaînement d'erreurs défensives pour égaliser à la 81ème minute. Pire encore : Éric Abidal et Zinedine Zidane sont avertis en fin de match, ce qui les privera du dernier match face au Togo. Le meneur de jeu des Bleus sort durant les arrêts de jeu et lance un regard noir à son sélectionneur. Score final : 1-1. La situation est grave : la France n'est que troisième de son groupe (2 pts) derrière la Suisse et la Corée du Sud (4 pts). Mais elle n'est pas désespérée pour autant puisqu'une victoire sur le Togo par au moins deux buts d'écart suffit, sauf en cas de victoire de l'une ou l'autre des deux équipes dans le match Suisse – Corée du Sud.
Cologne, le 23 juin. La France affronte le Togo pour un match décisif et doit faire sans Abidal et Zidane, qui fête ce jour-là ses 34 ans. Silvestre remplace poste pour poste Abdial tandis que David Trezeguet est titularisé en pointe aux côtés de Thierry Henry dans un 4-4-2 où une nouvelle chance est donnée à Franck Ribéry, titulaire au poste de milieu droit. Les occasions manquées sont nombreuses pour les Bleus en première période. Mais, première bonne nouvelle, la Suisse ouvre le score à la 23ème minute face à la Corée du Sud. Une victoire suffit désormais, peu importe le score. L'équipe de France fait ensuite le travail en deuxième mi-temps : un Patrick Vieira retrouvé ouvre le score le jour de son anniversaire, lui aussi (30 ans) à la 55ème minute avant que Thierry Henry ne double la mise six minutes plus tard. Score final : 2-0 et mission accomplie ! Mais comme la Suisse s'est de son côté imposée face à la Corée du Sud (2-0), la France ne termine qu'à la deuxième place de son groupe, ce qui la condamne à retrouver une Espagne flamboyante durant le premier tour en huitièmes de finale.

Il faut savoir qu'à cette époque l'Espagne n'est pas la machine qu'elle est aujourd'hui. Elle a du passer par les barrages pour se qualifier mais elle a réussi à remporter ses trois matchs du premier tour dans un groupe certes largement à sa portée (4-0 face à l'Ukraine, 3-1 face à la Tunisie, 1-0 face à l'Arabie Saoudite en faisant largement tourner). La prudence est de mise côté français... mais pas en Espagne, où Marca annonce « vamos a jubilar a Zidane » (on va envoyer Zidane à la retraite). Ce à quoi Éric Abidal a répondu en conférence de presse, avec une pointe d'ironie : « le ballon ils ne l'auront pas, ce sera à eux de venir le chercher. Parce que nous on a Zidane, eux ils ne l'ont pas ».
Après les provocations et autres petites phrases, place au jeu ! Ce huitième de finale a lieu du côté de Hanovre, le 27 juin. Profitant du retour de suspension de son capitaine, Raymond Domenech décide de revenir au 4-2-3-1. David Trezeguet sort de l'équipe mais Franck Ribéry est maintenu sur le côté droit. Enfin, Éric Abidal est de retour après avoir purgé sa suspension. La partie démarre mal pour les Bleus qui concèdent un penalty pour une faute dans la surface de Thuram sur Pablo Ibáñez. David Villa, qui n'est à l'époque qu'un jeune joueur relativement méconnu, transforme la sentence à la 28ème minute et donne l'avantage à la Roja. La France revient rapidement grâce au premier but international de Franck Ribéry à la 41ème minute. Une égalisation au meilleur moment possible. Dans les dernières minutes, les Bleus plient définitivement l'affaire. Patrick Vieira donne l'avantage à l'équipe de France de la tête (83') avant que Zinedine Zidane ne porte le coup de grâce après un slalom magnifique dans la défense ibérique (ici) dans les arrêts de jeu. Vieira – Zidane : le duo symbole des difficultés des Tricolores avant la compétition est celui qui porte désormais l'équipe de France vers le haut. Victoire des Bleus (3-1, c'est à ce jour la dernière défaite de l'Espagne dans un match à élimination directe en compétition officielle si l'on excepte la Coupe des Confédérations) qui retrouveront le Brésil, le 1er juillet. Et leçon d'humilité donnée ce jour-là aux médias espagnols.

Avant le Mondial, le Brésil était désigné comme LE favori. Depuis leur victoire durant le Mondial asiatique en 2002, les Brésiliens ont tout raflé : la Copa America 2004 puis la Coupe des Confédérations 2005. Du reste, ils se sont facilement qualifiés pour cette Coupe du Monde en remportant les qualifications sud-américaines. Sur le terrain, la Seleção aligne une équipe de rêve, bien que vieillissante. Chaque ligne présente son lot de cracks et le quatuor offensif Kaká – Ronaldinho – Ronaldo – Adriano n'a pas d'équivalent dans le monde. Pourtant le Brésil, à l'image de Ronaldinho, n'est pas flamboyant depuis le début de la compétition et ses résultats (quatre victoires en autant de matchs) sont assez trompeurs.
Les prestations de son équipe n'ont sans doute pas échappé à Carlos Alberto Parreira au moment d'affronter une équipe de France sur une bonne dynamique et qui est réputée pour être la bête noire du Brésil. À Francfort, le sélectionneur brésilien décide d'adopter une tactique plus prudente, en 4-2-3-1, laissant Adriano sur le banc au profit de Juninho. Raymond Domenech conserve la même équipe que celle qui a affronté l'Espagne : c'est désormais SON équipe-type.
Les craintes brésiliennes étaient fondées. La France domine les débats grâce à un Zinedine Zidane de gala, qui semble avoir retrouvé les jambes de ses 20 ans. Roulettes, sombreros, passements de jambe, le n°10 déroule toute la panoplie du grand technicien sous les yeux de Brésiliens médusés (ici). Zizou parachève son récital en offrant sur coup franc le but de la victoire à Thierry Henry à la 57ème minute. Le buteur d'Arsenal marque enfin sur une passe décisive du meneur de jeu français, en profitant bien du marquage fantôme de Roberto Carlos. Malgré quelques frayeurs en fin de rencontre, les Bleus s'imposent avec la manière et avec une confiance et une maitrise qui semblent inébranlables (voir icicette lucarne assez drôle). Ils ont réalisé un exploit que l'on pensait impossible à réaliser quelques semaines plus tôt. Les voici prêts à disputer la quatrième demi-finale de Coupe du Monde de leur histoire, face au Portugal.

Ce match, programmé le 5 juillet à Munich, se déroule dans un contexte toujours très particulier. Premièrement, trois joueurs portugais évoluent en Ligue 1 (Pauleta au PSG, Tiago à Lyon et Helder Postiga à Saint-Étienne). Deuxièmement, une forte communauté portugais réside en France. Et enfin, peu de gens auront oublié cette demi-finale de l'Euro 2000 où les Bleus étaient parvenus à battre les Lusitaniens au bout de la prolongation grâce à un penalty de Zinedine Zidane encore très contesté du côté du Portugal (pour les nostalgiques, c'est par ici). À l'occasion de ce match, Raymond Domenech reconduit l'équipe qui a battu l'Espagne et le Brésil.

Face au vice-champion d'Europe 2004, la France éprouve les pires difficultés mais elle obtient contre le cours du match un penalty à la demi-heure de jeu, que se charge de transformer Zinedine Zidane. La France tient ensuite bon grâce à une défense solide, emmenée par un Lilian Thuram de gala. Face à des Portugais réputés truqueurs et accrocheurs, l'objectif est aussi de ne pas prendre de cartons synonymes de suspension pour la finale. Seul Louis Saha écope finalement d'un avertissement suspensif. Score final : 1-0. Ce fut très difficile face au Portugal, la manière n'y était pas mais peu importe : huit ans après, l'équipe de France retrouve une finale de Coupe du Monde. Le pari de Raymond Domenech est réussi, lui qui avait donné rendez-vous aux Français le 9 juillet, avant la compétition. Reste maintenant à concrétiser.

L'ultime adversaire des Bleus dans cette Coupe du Monde 2006 est l'Italie, un autre rival traditionnel qui n'a pas encore digéré la finale de l'Euro 2000 (les nostalgiques, c'est encore ici) et déterminé à prendre sa revanche par tous les moyens. Retrouver l'Italie en finale est quelque peu surprenant puisque beaucoup des joueurs de la Squadra Azzura évoluent à cette époque à la Juventus, un club alors mouillé dans un scandale impliquant des arrangements dans le choix des arbitres. Mais en dépit de cette affaire les Italiens réalisent un excellent Mondial durant lequel ils ont notamment éliminé l'organisateur allemand en demi-finales.
La tache s'annonce délicate pour l'équipe de France dans cette finale. Les Bleus démarrent de la meilleure des manières possibles : en tout début de match, l'arbitre argentin Horacio Elizondo siffle un penalty généreux pour les Français, la faute de Materazzi sur Malouda ne semblant en effet pas évidente. Qui s'élance pour tirer ce penalty ? Zinedine Zidane bien sur. Pour le dernier match de sa carrière, le numéro 10 des Bleus réalise une magistrale Panenka, qui touche la transversale, franchit la ligne, retouche la transversale avant de sortir. Le tout face à Gianluigi Buffon, le meilleur gardien du monde ! Au bout de sept minutes de jeu, les Bleus mènent 1-0 et sont en route vers la légende.
Loin d'être assommée, l'Italie prend par la suite peu à peu le contrôle du match. Et ce qui devait arriver arriva à la 19ème minute : Éric Abidal concède bêtement un corner que Andrea Pirlo dépose sur la tête de Marco Materazzi. Le défenseur central italien rattrape son erreur initiale sur le penalty en catapultant le ballon au fond des filets de Fabien Barthez. 1-1, un score plus conforme à la physionomie du match. L’Italie manque même de prendre l'avantage à la 36ème minute : toujours Pirlo au corner mais cette fois c'est Luca Toni qui prend le ballon de la tête... et cette fois la transversale sauve Barthez. À la pause, la France s'en sort plutôt bien avec ce score de un partout.
Les intentions françaises sont meilleures en seconde période mais un événement viendra tout chambouler. 56ème minute : Patrick Vieira, énorme depuis quelques matchs, doit céder sa place sur blessure. Le joueur ne se sentait visiblement pas bien physiquement comme le prouve son marquage approximatif sur le but de l'égalisation. Deux minutes avant, les Bleus auraient pu bénéficier d'un penalty pour une nouvelle faute de Materazzi sur Malouda, bien réelle cette fois mais non sanctionnée par l'arbitre, sans doute dans une volonté de compenser le premier penalty plutôt généreux. Mais plutôt que de faire rentrer un attaquant supplémentaire pour mettre la pression sur une équipe italienne de plus en plus à la peine, Raymond Domenech choisit de faire du poste pour poste en faisant entrer Alou Diarra.
Luca Toni pense avoir donné l'avantage à l'Italie à la 62ème minute mais son but était logiquement refusé pour hors-jeu. Les Italiens se procurent une autre grosse occasion en fin de match (77') par Pirlo, dont le coup franc passait juste à côté des buts de Barthez. Il reste dix minutes dans le temps réglementaire quand Zinedine Zidane se plaint d'une vive douleur à l'épaule. Malgré la douleur, le capitaine des Bleus restera sur le terrain. 1-1 à la fin du temps réglementaire et place aux prolongations.
L'entame des trente minutes additionnelles est française. Le néophyte Franck Ribéry manque l'occasion de donner l'avantage aux siens à la 99ème minute mais sa frappe croisée passe à côté des cages d'un Buffon cette fois archi-battu. Dans la foulée, Raymond Domenech fait entrer Trezeguet (enfin) puis Wiltord, les deux buteurs de la finale de l'Euro 2000.
L'un des tournants du match se situe à la 103ème minute : Zinedine Zidane reprend de la tête un excellent centre de Sagnol mais Buffon réalise une parade extraordinaire, empêchant le meneur de jeu des Bleus d'entrer définitivement dans la légende. C'est sur un autre coup de tête que Zinedine Zidane se distinguera huit minutes plus tard. Provoqué par Marco Materazzi, le joueur du Real Madrid frustré à la fois par son raté et par sa blessure assène un violent coup de boule dans le plexus de l'infâme défenseur italien. On se souvient encore des paroles prononcées à ce moment-là par feu Thierry Gilardi : « Pas ça, Zinedine... Oh non ! Oh non, pas ça ! Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait ! ». L'arbitre n'hésite pas à sortir le carton rouge, offrant une bien triste sortie au meneur de jeu français. Plus rien de notable ne se déroule jusqu'à la fin du temps réglementaire et ce sont donc les tirs aux but qui vont déterminer le nouveau champion du monde.
Andrea Pirlo est le premier à s'élancer. Spécialiste de l'exercice, il ne tremble pas et marque. Sylvain Wiltord égalise pour l'équipe de France mais Materazzi redonne l'avantage aux Italiens. Vient alors le tour de David Trezeguet, bien décidé à jouer de nouveau un vilain tour à l'Italie. Le joueur de la Juventus frappe fort... sur la barre transversale ! Si Abidal et Sagnol parviennent à marquer les deux tirs aux buts français suivants, c'est aussi le cas de De Rossi et de Del Piero côté italien. Fabio Grosso a le but du titre de champion du monde au bout du soulier. Son tir bat Fabien Barthez et offre la victoire à l'Italie.
Les regrets français seront éternels tant les Bleus ont manqué à plusieurs reprises l'occasion de faire la différence. Reste aussi un sentiment d'inachevé par rapport à la sortie de Zidane : qu'a dit Materazzi ? L'arbitre a t-il utilisé la vidéo pour sanctionner Zidane, et ce alors qu'il était loin de l'action ?
Mais surtout, à qui imputer cet échec ?
Domenech ? Il aurait sans doute pu faire entrer un attaquant supplémentaire après la blessure de Vieira en début de deuxième période, alors que le score était de 1-1 et que les Italiens commençaient à baisser le pied. Mais pouvait-il prendre le risque de s'exposer ainsi face à une équipe aussi redoutable en contre ?
Zidane ? On peut comprendre son geste, mais face à ce genre de provocateurs il faut parfois être capable de garder ses nerfs.
Trezeguet ? Il était sans doute difficile pour un joueur si peu utilisé durant la compétition de prendre une telle responsabilité durant la séance de tirs aux buts. Mais à quelques centimètres près, son penalty raté termine dans la lucarne d'un Buffon pris à contre-pied. Le gardien italien n'aura d'ailleurs pas été décisif sur cette séance.
Barthez ? Arrêter un penalty n'est pas une chose facile et les tirs aux buts italiens étaient particulièrement bien frappés.
L'arbitre ? Il a pris la bonne décision en excluant Zidane, mais il aurait pu sanctionner Materazzi pour sa provocation. S'est-il servi également de la vidéo du quatrième arbitre pour prendre sa décision ? On ne le saura jamais.
Materazzi ? Il devait connaître les antécédents de Zidane en la matière. Sa manière de faire est contestable mais malheureusement trop fréquente dans le football mondial.
Le fin mot de l'histoire ? Zinedine Zidane est malgré tout élu meilleur joueur du Mondial mais est condamné à 4.750 € d'amende et 3 matchs de suspension (qu'ils ne purgera pas, logique) tandis que Materazzi est condamné à 3.200 € d'amende et 2 matchs officiels de suspension.
Et aujourd'hui ? Zinedine Zidane est considéré comme l'un des meilleurs footballeurs de l'histoire tandis que Materazzi ne vit et ne vivra toute sa vie que sur cette histoire et est actuellement en perdition sur le banc de touche de l'Inter.
À noter que les deux joueurs se sont dernièrement réconciliés.

Grâce à ce magnifique parcours en Coupe du Monde, l'équipe de France a retrouvé de la confiance, de la fierté et son public. On est désormais bien loin du Stade de France à moitié vide lors du premier match des éliminatoires du Mondial face à Israël.
Raymond Domenech est logiquement reconduit mais il devra maintenant tenter de se qualifier pour l'Euro 2008, avec notamment une confrontation à venir face à... l'Italie. Sans Zidane, mais peut-être avec Makelele et Thuram qui n'ont pas annoncé officiellement la fin de leur carrière internationale.

Résultats :
17/08/2005 (amical, Montpellier) : France 3-0 Côte d'Ivoire
(William Gallas (28'), Zinedine Zidane (62'), Thierry Henry (66'))
© Zinedine Zidane

03/09/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Lens) : France 3-0 Îles Féroé
(Djibril Cissé (14', 76'), Súni Olsen (18' csc))
© Zinedine Zidane

07/09/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Dublin) : Irlande 0-1 France
(Thierry Henry (68'))
© Zinedine Zidane

08/10/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Berne) : Suisse 1-1 France
(SUI : Ludovic Magnin (80') ; FRA : Djibril Cissé (53'))
© Zinedine Zidane

12/10/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Saint-Denis) : France 4-0 Chypre
(Zinedine Zidane (29'), Sylvain Wiltord (32'), Vikash Dhorasoo (44'), Ludovic Giuly (84'))
© Zinedine Zidane

09/11/2005 (amical, Fort-de-France) : France 3-2 Costa Rica
(FRA : Nicolas Anelka (49'), Djibril Cissé (79'), Thierry Henry (87') ; CRC : Alvaro Saborio (14'), Rolando Fonseca (41'))
© Lilian Thuram

12/11/2005 (amical, Saint-Denis) : France 0-0 Allemagne
© Lilian Thuram

01/03/2006 (amical, Saint-Denis) : France 1-2 Slovaquie
(FRA : Sylvain Wiltord (75' sp) ; SLQ : Szilárd Németh (62'), Jozef Valachovič (81'))
© Zinedine Zidane

27/05/2006 (amical, Saint-Denis) :
France 1-0 Mexique
(Florent Malouda (44'))
© Zinedine Zidane

31/05/2006 (amical, Lens) :
France 2-0 Danemark
(Thierry Henry (13'), Sylvain Wiltord (76' sp))
© Zinedine Zidane

07/06/2006 (amical, Saint-Étienne) :
France 3-1 Chine
(FRA : David Trezeguet (30'), Wang (90' csc), Thierry Henry (90'+2') ; CHI : Zheng Zhi (69' sp))
© Zinedine Zidane

13/06/2006 (Coupe du Monde 2006, premier tour, Stuttgart) :
France 0-0 Suisse
© Zinedine Zidane

18/06/2006 (Coupe du Monde 2006, premier tour, Leipzig) :
France 1-1 Corée du Sud
(FRA : Thierry Henry (9') ; CDS : Park Ji-Sung (81'))
© Zinedine Zidane

23/06/2006 (Coupe du Monde 2006, premier tour, Cologne) :
Togo 0-2 France
(Patrick Vieira (55'), Thierry Henry (61'))
© Patrick Vieira

27/06/2006 (Coupe du Monde 2006, huitièmes de finale, Hanovre) :
Espagne 1-3 France
(ESP : David Villa (28' sp) ; FRA : Franck Ribéry (41'), Patrick Vieira (83'), Zinedine Zidane (90'+2'))
© Zinedine Zidane

01/07/2006 (Coupe du Monde 2006, quarts de finale, Francfort) :
Brésil 0-1 France
(Thierry Henry (57'))
© Zinedine Zidane

05/07/2006 (Coupe du Monde 2006, demi-finales, Munich) :
Portugal 0-1 France
(Zinedine Zidane (33' sp))
© Zinedine Zidane

09/07/2006 (Coupe du Monde 2006, finale, Berlin) :
Italie 1-1 a.p., 5-3 t.a.b. France
(ITA : Marco Materazzi (19') ; FRA : Zinedine Zidane (7' sp))
© Zinedine Zidane

Bilan :
Amicaux :7 matchs, 5 victoires, 1 nul, 1 défaite, 13 buts marqués, 5 encaissés
Éliminatoires Coupe du Monde 2006 :4 matchs, 3 victoires, 1 nul, 9 buts marqués, 1 encaissé
Coupe du Monde 2006 :7 matchs, 4 victoires, 3 nuls, 9 buts marqués, 3 encaissés
Total :18 matchs, 12 victoires, 5 nuls, 1 défaite, 31 buts marqués, 9 encaissés

Buteurs :
1. Thierry Henry :
8 buts
2. Zinedine Zidane :
5 buts
3. Djibril Cissé :
4 buts
4. Sylvain Wiltord :
3 buts
5. Patrick Vieira :
2 buts
6. Nicolas Anelka, Vikash Dhorasoo, William Gallas, Ludovic Giuly, Florent Malouda, Franck Ribéry, David Trezeguet :
1 but
(+ csc de Wang (Chine) et de Súni Olsen (Îles Féroé))

Capitaines :
1. Zinedine Zidane :
15 matchs
2. Lilian Thuram :
2 matchs
3. Patrick Vieira :
1 match


(1) Les Bleus face à la Suisse (2003-2005) :
1. 20/08/2003 (amical, Genève) : victoire 2-0
2. 21/06/2004 (Euro 2004, premier tour, Coimbra) : victoire 3-1
3. 26/03/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Saint-Denis) : nul 0-0
4. 08/10/2005 (éliminatoires Coupe du Monde 2006, Berne) : nul 1-1



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